Reverdir

Posté par BernartZé le 11 octobre 2017

Portée musicale couleur

Au siècle dernier

  

            La musique s’écoulait à toute vitesse de la bande FM.

 

     C’était il y a fort longtemps, nous étions jeunes, la vingtaine à peine, et certains étaient beaux.

La musique prenait une bonne place dans notre quotidien, en plus de nos études et du cinéma bien sûr.

A cette époque elle n’était ni calibrée ni formatée ni prédigérée, elle était totalement libre, comme les radios.

Et tout le monde s’en donnait à cœur joie !

A l’image du groupe Matt Bianco Matt Bianco (1984) qui s’éclatait et nous avec lui.

Ça dansait ça pulsait en tous sens et tout le monde demandait « Whose Side Are You On ? »

Quelle question, tous du même !

La bonne humeur semblait régner partout, ce n’était bien sûr qu’illusoire mais pour nous -égoïstes à notre âge- l’important était de demeurer légers.

Parmi nous certains avaient connu des malheurs et des traumatismes qu’il était primordial de laisser derrière eux à défaut de les oublier.

Alors l’extrême variété des musiques des années 80’S fournissait l’occasion parfaite, non pas de « faire la fête » mais de nous évader.

 

     Parmi les artistes de cette décennie certains ont fait un tube et d’autres une longue carrière.

Un météorite peu connu laissa une drôle d‘impression dans le paysage tant la voix et les paroles paraissaient bizarres et étranges :

  J'étais venue pour dire bonjour, Amélie Morin (1981)

 A noter que c’était trois ans avant l’apparition d’une certaine Mylène F. auquel le fameux « Maman a tort » peut faire penser (le côté femme-enfant).

L’une est tombée dans l’oubli et l’autre est toujours bien là ; qui sait pourquoi ?

Certains crieront peut-être à l’injustice ou à la méconnaissance, mais cela a-t-il un sens dans un milieu artistique aussi…encombré ?

Nos grands compositeurs classiques se trouvent mieux aujourd’hui morts c’est sûr.

On ne cesse même d’en redécouvrir.

 

     Au XXIème siècle (c’est le vieux qui parle !) la musique paraît davantage nous agresser (nous « insulter » aussi) que nous porter ; pas de lévitation envisageable, condamnés à rester les deux pieds au sol dans la boue.

Un brin désespérant tout de même et de quoi déprimer plus encore les grands pessimistes.

La variété d’autrefois pourtant considérée comme « ringarde » séduit de plus en plus les jeunes d’aujourd’hui.

Ils la trouvent…joyeuse et dansante, loin du formatage actuel.

Une question se pose : serait-ce davantage une histoire de goûts que de génération ?

A moins qu’il ne s’agisse de milieu social ou d’influences (les bandes, les tribus…les cercles aussi).

Bref, rien ne meurt tout se recycle c’est bien connu !

Les platines vinyles reviennent en force et s’annonce déjà le retour des mange-disques !

 

            Ah là là ! ma bonne dame on n’a pas fini, nous les vieux, de nous éclater…

 

   

La baffle !

(© 2017/droits réservés)

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Il n’est pas toujours trop tard

Posté par BernartZé le 8 octobre 2017

By night (2)

Un jour presque ordinaire

  

            Elle s’était tranquillement levée ce matin-là, sans peine ni tourments pour une fois.

 

     Contrairement à son habitude elle avait pris le temps de petit-déjeuner Petit-déjeuner avant de se glisser sous la douche ; pas de pain mais de la confiture et un croissant sans beurre, c’est bon pour le moral.

Elle avait faim, faim de nouveauté et de changements.

A trente-six ans elle était lasse de bien des choses à commencer par son métier de secrétaire comptable qui ne l’épanouissait pas vraiment.

Même si elle avait toujours aimé les chiffres (dès l’école primaire elle s’amusait à faire de longues additions de tête), il était temps de passer à autre chose.

Pas d’idée précise mais une réelle envie : la photographie.

Du temps de l’argentique elle s’était offerte un splendide appareil reflex un peu comme celui-ci Appareil reflex argentique qu’elle s’était entraînée à maîtriser en photographiant toute la ville, surtout les petites rues les portes et les fenêtres ainsi que les bâtiments qui lui étaient chers.

Puis elle était partie un mois pour vivre sa folle aventure asiatique durant laquelle elle s’était adonnée au plaisir de saisir des instants qui attiraient particulièrement son œil.

Elle ramena vingt-cinq Pellicule 24x36 argentique (de trente-six poses) de son épopée !

Elle passa ensuite plusieurs semaines à les visionner, sur un rétroprojecteur qu’elle avait acheté dès son retour, et à les trier.

Vers la fin de ce travail c’était devenu astreignant elle fut heureuse de finir pour pouvoir enfin s’offrir une longue séance de projection de plusieurs centaines de clichés, les meilleurs selon elle bien sûr.

Certains amis les avaient vus et aimés…ou avaient fait semblant de s’y intéresser.

Elle eut la malheureuse idée de prêter son projecteur à l’un des couples et ne le revit jamais.

En se séparant l’un avait quitté la maison et l’autre avait déménagé peu après.

Où était passé son trésor ? Nul n’avait su lui dire.

 

     Le temps et la vie quotidienne lui firent totalement oublier son appareil photo rangé bien au chaud au fond d’une armoire.

En y repensant ce matin-là elle s’était vite dit que ce rêve était devenu impossible ; trop tard.

C’est un coup de téléphone soudain qui stoppa net ses réflexions.

Une lointaine cousine l’informa que sa mère était morte la veille d’une crise cardiaque ; elle n’avait pas soixante-dix ans.

Sa mère !

Sa mère qu’elle n’avait pas vue depuis très longtemps, depuis l’enterrement de son père très exactement ; quinze ans déjà.

Elles n’étaient pas fâchées, elles ne s’aimaient pas tout simplement.

Pas le moindre atome crochu, pas le moindre amour maternel.

Sa mère n’aimait pas les filles, elle aurait voulu deux garçons, elle n’eut qu’elle.

Son père qui la chérissait n’y pu jamais rien.

Il en fut juste mortifié.

 

     Cette nouvelle parvint en un éclair à lui gâcher cette belle matinée et toute sa journée.

L’enterrement était prévu trois jours plus tard, elle n’irait pas, hors de question !

Pas question de remettre les pieds dans cette maison Maison familiale de malheur(s) et de revoir des gens qui se sentiraient obligés de lui présenter leurs condoléances d’un air navré.

Seule héritière directe, la maison serait mise en vente aussitôt et en donnant procuration elle ne s’occuperait de rien.

 

     Les choses ne se passèrent pas aussi simplement et rapidement qu’elle l’avait voulu.

Il lui fallut encore un an avant de trouver acquéreur et trois mois de plus pour que tout soit signé et qu’elle soit enfin débarrassée de ce lourd fardeau familial.

Entre temps elle avait ressorti son appareil photo de sa cache et avait tranquillement vécu grâce à une somme conséquente d’argent également héritée.

Sans lui être le moins du monde reconnaissante, elle pouvait au moins remercier sa mère pour ça.

A présent que sa situation avait radicalement changé elle se sentait totalement libre de faire ce qui lui plaisait et l’idée de se remettre très sérieusement à la photographie germa naturellement dans son esprit.

Et si finalement il n’était pas trop tard ?

Personne n’était plus là pour lui recommander de rester raisonnable et de ne pas trop rêver.

 

     C’est ainsi qu’elle prit un aller simple (elle verrait plus tard pour l’éventuel retour) pour New York qui lui semblait l’endroit idéal, au moins pour commencer.

Un test grandeur nature d’une autre vie dans une autre ville, loin de ses habitudes.

 

            Se souvenant du fameux matin où elle s’était réveillée de bonne humeur près d’un an et demi plus tôt, elle sourit.

 

  

Rue de NY la nuit

(© 2017/droits réservés)

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Ça n’arrive pas qu’aux autres

Posté par BernartZé le 5 octobre 2017

http://www.dreamstime.com/royalty-free-stock-images-ripped-paper-sky-image14137529

Un ver dans le potage

  

            Que s’est-il soudain passé à l’instant du séisme ?

 

     A-t-on entendu un craquement sinistre, le bruit d’une explosion souterraine ou alors assisté à un immense déchirement du ciel ?

Non tout ça était impossible, cette chose-là ne concernait que lui et personne d’autre.

Le reste du monde n’en avait rien su et heureusement subi aucune conséquence fâcheuse.

Il serait resté bouche bée s’ils en avaient parlé au journal télévisé.

 

     Toute sa vie il n’avait demandé qu’une seule chose : vivre en paix et le demeurer le plus longtemps possible.

Ce n’était tout de même pas une attente extravagante dans l’existence.

Il n’avait jamais rêvé devenir riche et célèbre, ni espéré gagner un jour au loto (encore eut-il fallu jouer) ; il n’avait même pas recherché « la femme de sa vie » et aucune n’était venue le trouver.

Il avait simplement été un petit fonctionnaire gratte-papiers, un anonyme au milieu de tant d’autres.

Et c’était très bien ainsi.

Ses voisins d’immeuble ne le connaissaient pas, pas même ceux de son étage.

Il se cachait parfois pour ne croiser personne et évitait toujours de prendre l’ascenseur si quelqu’un s’y trouvait ; il préférait faire semblant de vérifier sa boîte aux lettres et attendre que la cabine redescende.

Pas sauvage, mais tout comme.

Il sortait peu, juste pour le strict minimum et ne partait jamais en promenade, ça l’ennuyait de marcher inutilement.

En fait il préférait largement passer son temps confiné chez lui à lire ou à écrire.

 

     Un jour il commença à se sentir un peu bizarre.

Sa vision se troublait par intermittence et sa main pour écrire paraissait mal assurée.

Il mit ça sur le compte d’un peu de fatigue et se coucha plus tôt que d’habitude.

Mais deux jours plus tard il se sentit faible et une de ses jambes faillit se dérober et le faire tomber.

Il prit de l’aspirine et attendit quelques jours avant de consulter pensant avoir attrapé un virus dans un lieu public.

On l’ausculta le palpa l’interrogea.

Puis vint la prise de sang vite suivie par d’autres examens de plus en plus poussés.

Entre temps sa vue avait baissée et il peinait pour lire correctement.

 

     Et le verdict tomba : ce n’était pas un virus mais une sclérose en plaques.

A cette annonce il fut prit de vertiges et son ciel s’assombrit.

Il en avait bien sûr entendu parler mais n’en savait presque rien.

Un médecin lui expliqua calmement la maladie et son évolution à court moyen et long terme.

Il lui parla aussi de traitements et de soins susceptibles de le soulager.

Il ne retint qu’une chose : un jour ou l’autre il ne marcherait plus et serait condamné au fauteuil roulant.

Son monde venait de s’écrouler sur lui.

 

     Les jours suivants il les passa à s’observer et à noter chaque changement, chaque trahison de son corps même le plus infime.

La liste s’allongea au fil des semaines et des mois.

 

Jour après jour il réfléchissait immanquablement à son futur hypothéqué.

Il pourrait très bien mourir d’une infection respiratoire ou d’une maladie opportuniste bien avant de finir en fauteuil.

Que préfèrerait-il ?

Pour lui en dehors de l’issue fatale sur roulettes, tous les maux semblaient se valoir à partir du moment où sa vie avait déjà changé.

Il ne pouvait plus vivre en paix et les jours d’angoisse se faisaient plus nombreux.

Sa vision parfois devenait trop trouble pour pouvoir lire ou écrire.

Alors il se couchait en s’efforçant de ne pas rêver, se contentant d’espérer que le lendemain serait une journée plus favorable.

 

            Ainsi serait désormais partagé son temps, balançant entre espoir et désespérance.

Incapable de prévoir quelle nouvelle surprise viendrait le cueillir, il avait bien du mal à rester philosophe.

Parfois sa situation le faisait suffoquer au point d’éprouver de grandes difficultés à respirer.

 

     Oui le ver était dans le fruit et lui serait de plus en plus souvent dans le potage…

  

 

Ruban de la sclérose en plaques 

(© 2017/droits réservés)

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Nous tous

Posté par BernartZé le 2 octobre 2017

Eraserhead (1977)Directed by David LynchShown: Jack Nance

Des étranges et des bizarres

  

            Nous sommes tous différents et au même titre humains.

 

     Contrairement à ce que certains voudraient laisser penser nous ne sommes pas faits pareils, sur le même moule ou à partir d’un modèle original photocopié à l’infini.

Ce serait bien ennuyeux et ne rassurerait que les imbéciles apeurés à l’idée d’être lâchés par un troupeau imaginaire.

 

A chacun sa vie et son parcours avec ses caractéristiques propres et uniques issues de son ADN de son éducation et de ses expériences.

Il ne peut donc pas exister sur terre deux êtres identiques ; même les vrais jumeaux ne le sont pas.

Et ce serait négliger la question du caractère et de la personnalité.

 

     Un monde étrange Oui le monde est bien étrange, peuplé de gens bizarres avec deux yeux un nez et une bouche.

Même les maisons ont un visage.

La norme et donc le terme « normal » ne reposent sur rien ; seule une majorité d’individus croyant se reconnaître entre eux a cru pouvoir imposer cette notion arbitraire, incapables de discerner leurs différences et leurs divergences.

Cela ne les empêchent pas de se rassembler en tribus en bandes voire en troupeaux bêlants de peur de se sentir seuls ou carrément ostracisés.

Cette majorité souffrirait-elle de la phobie de la solitude ?

D’autres pas du tout ; tiens une différence…

 

     L’union fait la force certes, mais il n’est pas dit qu’il faille nous faire tous rentrer bien recadrés dans un même rang ; laissons cela à l’armée puisque ça semble tant l’amuser.

Si seulement chacun pouvait se soucier des autres sans se soucier de leur ressembler à tout prix…moins de personnes seraient passées par l’épreuve du bistouri dans l’espoir de devenir la copie conforme du « Roi de la pop » (ce n’est qu’un exemple).

Cette quête d’une autre personnalité peut paraître triste à certains mais elle les rend heureux alors inclinons-nous.

Il serait d’ailleurs plus important de comprendre pourquoi la leur ne leur convient pas.

 

     Nul n’est parfait, c’est bien connu et c’est surtout parfaitement vrai.

Nos défauts sont aussi des richesses si nous savons les présenter sous leur meilleur jour.

Ils parlent de nous, de notre humanité, et des singularités qui nous rendent uniques…comme nos empreintes digitales.

Espérons que personne n’a jamais eu l’idée d’organiser un concours pour élire « les plus belles » !

Espérons surtout qu’un beau jour tout le monde pourra se montrer tel qu’il est sans craintes pour sa vie ni peur des regards de travers.

 

            Ce jour-là « tout ne sera qu’ordre et beauté, luxe calme et volupté ».

 

  

Le monde de l'étrange de Travis Louie

(© 2017/droits réservés)

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A chacun ses mystères

Posté par BernartZé le 29 septembre 2017

The Red Boy - Master Charles William Lambton (1825) by Thomas Lawrence

Des cigarettes et autres…

  

            L’enfant trônait sur le mur.

 

     Je me souviens très bien de ce tableau tranquillement installé dans son bureau au-dessus de deux vieux fauteuils de cuir rouge.

Il m’a toujours fasciné par la pâleur du visage mais c’est surtout son air rêveur qui me laissait à la fois étonné et admiratif.

J’aimais le contempler -parfois même en cachette- pour essayer de deviner à quoi il pouvait bien songer.

De plus je n’ai jamais cessé de me demander si l’enfant était assis dans un fauteuil ou sur un creux de rocher y ressemblant ; le confort n’étant pas tout à fait le même.

Mais « ce Petit Lord Fauntleroy » ne s’en souciait pas le moins du monde.

Il avait l’air pénétré et totalement perdu dans ses pensées.

Aurais-je voulu inconsciemment lui ressembler ?…

 

     Ce bureau était son antre, porte toujours fermée quand il y travaillait.

Il y passait de nombreuses heures chaque jour à peaufiner des problèmes de physique de chimie ou d’électronique pour ses élèves qu’il aimait bien obliger à raisonner et réfléchir, parfois jusqu’à la prise de tête (!).

En retour, il prenait du temps pour corriger en détails leurs copies.

En période d’examens on ne le voyait presque plus sortir que pour les repas.

 

Cigarettes Kent Ce n’était pas un secret, il y fumait aussi ; c’était le seul endroit où il y était autorisé par son épouse que la cigarette insupportait et qui refusait la moindre odeur de tabac froid dans tout le reste de la maison ; et puis pour les enfants tout de même !

La lecture occupait une grande part de ses loisirs ainsi que la musique classique (surtout Schubert) ; par contre il détestait l’opéra que son épouse adorait et qu’elle écoutait dans le salon à ses heures perdues…aussi rares que les siennes.

 

     Son studio, ainsi qu’il l’appelait en fait, était également la pièce où nous étions « invités » à l’heure des mises au point destinées à vérifier l’apprentissage de nos connaissances en maths physique et chimie.

Malheur à celui qui ne comprenait pas assez vite !

Et inutile de faire semblant au risque de se faire systématiquement piéger à la première question suivante.

L’exercice pouvait virer à la torture psychologique quand lui venait par impatience d’impressionnantes poussées de colère ; un poil soupe-au-lait le bonhomme !

Il faisait vraiment peur alors qu’il n’aurait jamais levé la main sur l’un de nous.

Mais les murs du studio paraissaient presque autant trembler que ceux qui avaient le sentiment de se faire remonter les bretelles.

Je jetais un coup d’œil à la dérobée au Petit Lord qui ne se rendait évidemment compte de rien.

 

     Table basse en verre La table basse en verre sise aux pieds des fauteuils subit un jour un terrible malheur.

Un grand maladroit eut la mauvaise idée de s’asseoir sur un bord et…crac plus qu’un tas de Verre brisé !

La colère s’abattant sur le coupable fut phénoménale ; il doit encore se souvenir de cet épisode marquant de son enfance, sauf s’il est déjà mort.

Bien sûr le tapis fut vite débarrassé des débris et ne demeurèrent que les pieds durant plusieurs jours ; étrange vision.

La table de verre fut remplacée à l’identique, taillée sur mesure.

Qu’est devenue la bibliothèque installée contre le mur faisant face au tableau ?

Elle avait une particularité : une planche de bois coulissante que l’on pouvait sortir de sa cachette pour se transformer en petit bureau…à condition d’y travailler debout !

Très pratique pour surveiller du coin de l’œil celui qui avait été mis là -quasiment au piquet- pour refaire des exercices qui venaient d’être réexpliqués ; hum…

 

            Qui était-il cet homme qui avait lui-même choisi cette peinture d’enfant ?

L’histoire ne le dit pas.

Sorti de son studio on ne sait rien de lui et pas davantage de sa femme.

Où vivait-il ?

A-t-il survécu lorsqu’il a dû prendre sa retraite ?

Sans doute est-il mort depuis longtemps laissant la peinture exprimer l’âme d’un jeune rêveur.

A moins que « le Petit Lord » ne soit sorti du cadre en quatrième vitesse avant la vente de la maison ou sa démolition…pour aller faire sa vie ailleurs.

 

     Dans d’autres circonstances cet homme aurait pu être mon père.

 

   

Sir Thomas Lawrence (autoportrait, 1788)

(© 2017/droits réservés)

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Jusqu’au-boutisme

Posté par BernartZé le 26 septembre 2017

La déchéance d'un homme (emprunt)

Presque mille ans

  

            Il restait assis là sans donner l’impression d’attendre quoi que ce soit.

 

     Il semblait juste décidé à ne pas bouger.

Fermement campé sur ses jambes il n’était ni dans la crainte des gelées blanches ni dans celle des grêlons.

Il faisait penser à un ranchero…japonais des temps modernes qui n’aurait jamais vu un rancho de sa vie.

En fait il était prisonnier de lui-même ; enfermé à domicile et non incarcéré.

 

     Barricadé chez lui de son propre chef, il faisait de la résistance muette contre le reste du monde qui n’en était pas même informé et s’en portait très bien ainsi.

Bientôt il cesserait de se raser puis de se laver.

Qu’avait-il contre le monde ?

Il lui reprochait de l’avoir abandonné et de n’avoir pas su lire sur son visage ses appels à l’aide.

Appels de détresse d’autant plus indéchiffrables qu’ils étaient restés inaudibles à l’intérieur de son cerveau.

Farouchement il en voulait à la terre entière de lui avoir arraché ses parents morts dans un accident d’avion au cœur de l’Amazonie.

Il avait quatre ans et ensuite, balloté de foyer en foyer, il n’était jamais parvenu à s’attacher à aucun des parents de substitution.

 

     En réalité dans son esprit les premiers responsables de sa révolte étaient ses amis, ses soi-disant amis !

Ah ! Ceux-là !

Tous, un à un, l’avaient laissé tomber au cours des dernières années à des moments cruciaux de sa vie où il aurait tellement eu besoin d’eux, d’une épaule d’une écoute.

Mais non, ils avaient préférés le fuir, de peur sans doute d’être contaminés par son humeur devenue plus que variable ou versatile.

Suite à une dépression il s’était avéré maniaco-dépressif Trouble bipolaire, atteint d’un « trouble bipolaire » comme l’on dit plutôt aujourd’hui.

Et les conséquences de cette maladie avaient été terriblement désastreuses.

Lui qui les faisait rire avec son sens de l’humour était devenu un véritable éteignoir apte à gâcher à lui seul l’ambiance d’une soirée entre « amis ».

Il s’efforçait pourtant de cacher le mieux possible aux autres sa tristesse et l’anxiété qui le rongeait chaque jour davantage.

Mais c’était peine perdue tant il était incapable de voir la figure de plus en allongée qu’il présentait malgré lui aux autres.

D’autre part sa maladie l’ayant privé de toute appétence il avait pris l’habitude d’oublier de se nourrir, perdant ainsi très vite de nombreux kilos.

Son visage s’était creusé laissant sévèrement apparaître tous les os ; il n’avait presque plus de joues et commençait sérieusement à faire peur.

La vision de l’être quasi cadavérique qu’il serait prochainement suffit à décourager les meilleures volontés autrefois amicales.

 

     Plus de vie sociale, il s’isola progressivement sortant de moins en moins.

De moments d’abattement en crises de désespoir il se laissa tenter par l’alcool avant de réaliser qu’il n’en aimait pas le goût.

Il dormait mal, s’égarant dans de longs tunnels où la lumière ne cessait de faiblir Tunnel.

Et puis il ne sortit plus.

Sa route sembla prendre un tournant radical dont il perdait la maîtrise.

A certaines occasions, conscient de sa déroute, il essaya d’envoyer des messages par courriels à ses anciens amis ; aucun ne prit la peine de lui répondre.

Il en fut d’abord dépité, puis abattu.

Vinrent l’écœurement la révolte et la colère ; celle-ci une fois retombée lui laissa un immense dégoût.

Il ne pouvait supporter ce silence général et souverain ; tous lui avaient fait faux bond, tous l’avait finalement trahi.

 

C’était donc cela l’amitié ?

Un sentiment qui se délite et s’enfuit lorsqu’apparaissent les vrais problèmes nécessitant soutien et compassion ?

La honte s’abattit sur lui en songeant à eux tous et aussi à lui-même.

Ils s’étaient avérés incapables de supporter ensemble le poids de sa maladie.

Lui n’avait certainement pas su leur faire comprendre combien il aurait eu besoin de les sentir plus que jamais proches et prêts à l’aider.

Mais ils avaient chacun leurs vies et leurs familles qui les occupaient largement.

Et leurs chemins s’étaient définitivement décroisés.

 

            D’ici peu il tombera de sa chaise et l’ermite qu’il sera devenu ne pourra pas se relever.

Plus de chair ni de muscles, déchéance absolue.

Dans fort longtemps on retrouvera peut-être simplement son Squelette bis sur le carrelage au pied d’une chaise en rotin gris.

 

  

Big Bang à rebours

(© 2017/droits réservés)

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Drôle d’histoire

Posté par BernartZé le 23 septembre 2017

31,6                       

Le pendu (1)

Le baiser du pendu

  

            Par les pieds ! Par les pieds !

 

     Vu son état d’excitation c’était la seule solution ; il se tiendrait ainsi un peu tranquille.

Drôle de traitement pour apaiser un esprit échaudé par trop de déceptions.

Selon les tarots de Marseille c’est une bonne façon de prendre le temps de la réflexion ; de là à l’appliquer à la lettre !

Lâcher prise et méditer afin de peut-être repartir sur un meilleur pied une fois la position verticale en contact avec le sol retrouvée.

 

     Pieds et poings liés pas d’autre choix que d’accepter le détachement et de passer par l’épreuve du renoncement afin de mieux avancer par la suite.

A certains stades de l’existence il est indispensable de se remettre en question, parfois même de toute urgence.

Qu’il est pourtant difficile de changer de point de vue quand on y est accroché depuis si longtemps.

On fait forcément de la résistance, mais tête en bas on se fatigue plus vite.

 

     Le pendu (2) Le but de ce temps de pause n’est pas de capituler mais de se donner celui de réfléchir dans l’espoir de découvrir des solutions qui serviront positivement l’avenir.

Et comme disaient nos grands-mères « il n’est jamais trop tard pour cesser d’être idiot », ou quelque chose d’approchant.

Le monde à l’envers offre des perspectives différentes et des angles de vue pouvant s’avérer surprenants.

Les choses apparaissent autrement et les gens sont reconsidérés, parfois réhabilités.

Présent et passé…tout à la Moulinette - Copie !

Mais c’est bien sûr pour la bonne cause, puisqu’il est l’heure de la grande lessive et des mea culpa.

Exercice difficile en forme de poire qu’il faut presser pour en extraire, outre le jus ; tous les pépins.

Si ceux du fruit sont comestibles, les vôtres, plus délicats et personnels, vous sont le plus souvent restés en travers de la gorge.

Il est grand temps de les recracher pour procéder à une analyse minutieuse de chacun.

Il vous faudra faire le tri, vous efforcer de comprendre les reproches et d’oublier les griefs.

Oh ! Certes ce ne sera pas facile mais c’est le prix d’une remise en question radicale.

Après cela vous vous sentirez nettement mieux, votre esprit sera dégagé et vous respirerez plus largement…enfin lorsque l’on sera venu vous dépendre.

Tout neuf (presque) et revigoré, vous serez prêts pour de nouvelles aventures, prêts à vous fixer d’autres objectifs.

 

            Les deux pieds au sol, il nous a tous embrassés en nous quittant.

Il ne cesse depuis de méditer…il est devenu moine bouddhiste.

 

 

Tarot (2)  Merci à Walter Boralis et/ou à ses multiples sources d’inspiration

(© 2017/droits réservés)

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Tout simplement

Posté par BernartZé le 20 septembre 2017

Paris au bord des larmes  

 

            Un jour comme un autre, ou presque.

 

     Ce jour-là était gris foncé dans sa tête sans raison apparente.

Depuis tôt le matin il avait commencé à décliner le nuancier des gris Nuances de gris passant rapidement d’une teinte à la suivante comme on descend un escalier.

Le midi il s’était à peu près stabilisé à la huitième couleur.

Pas faim ; sa pause lui avait une fois de plus permis d’aller rôder du côté d’un grand magasin fournisseur depuis trois ans qu’il travaillait à deux pas de bon nombre de ses disques.

Son choix se porta sur un requiem -un de plus dans sa collection- d’un parfait inconnu pour lui : Sigismond von Neukomm, auteur de cette œuvre de commande écrite à la mémoire de Louis XVI.

Son choix s’était fait intuitivement en tournant et retournant le cd ; au feeling comme d’autres disent.

Il aurait bien aimé pouvoir respirer son odeur, mais il était bien sûr sous film plastique et puis ce n’était (tout de même) pas un livre.

Il était content de sa découverte qui lui mettait du baume au cœur.

 

     L’effet ne dura qu’un instant car lorsqu’il ressortit il délugeait à toute vapeur, des trombes d’eau s’abattaient sur lui Déluge.

Il pressa le pas sous son parapluie cabossé ce qui ne l’empêcha pas d’arriver à moitié trempé au bureau.

Ses collègues finissaient à peine de manger en discutant des derniers bruits de couloir qui se portaient systématiquement sur les prétendues relations d’un tel et d’une telle ; les mêmes noms tournaient en boucle ; rasoir !

Il s’assit silencieux et repris son passionnant travail de plumitif qu’il faisait avec application mais de plus en plus à la limite de l’ennui.

 

     Une fois chez lui il se dépêcha de se débarrasser des vêtements encore mouillés pour s’installer et écouter sa nouvelle découverte.

 

 

Dès l’Introit, au fur et à mesure de la lente montée musicale, il commença à comprendre ; sa figure s’éclaira puis aussitôt s’assombrit.

Il la revit sur son lit de mort, telle qu’elle était partie vingt-trois ans plus tôt, le visage à peine touché par la maladie.

Mon dieu ! C’était donc ça depuis le matin, comment avait-il fait pour ne pas y penser dès son réveil ?

Chaque année il avait l’habitude d’aller se recueillir sur sa tombe avec un bouquet de lys roses, les fleurs qu’elle préférait entre toutes.

Ce soir il était trop tard ; c’était la première fois qu’il manquait leur rendez-vous.

Il irait demain.

 

Pour l’heure il revoyait des instants partagés au cours des trop courtes six années passées à l’aimer.

Elle était drôle intelligente fière et si douce.

Et elle détestait la musique classique qu’il n’avait jamais réussi à lui faire écouter plus d’une minute.

Son grand truc c’était le trip hop et le rock alternatif qu’il avait fini par apprécier à petites doses homéopathiques, pour lui faire plaisir aussi.

Ce soir-là il se perdit dans de lointaines pensées et préféra se coucher sans tarder.

 

            Tôt le lendemain matin, avant de partir travailler, il tint sa promesse.

Il ne pleuvait plus mais lui était au bord des larmes en revoyant la tombe toute simple -presque anonyme- qu’elle avait voulue ainsi.

Elle était morte un 22 janvier alors que la capitale était incroyablement tapissée de neige.

Il ne s’en était même pas rendu compte.

   

 

Requiem de Neukom (2017)

(© 2017/droits réservés)

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Noyade

Posté par BernartZé le 17 septembre 2017

31,8

Soleil jaune

Que la vue paraissait belle

  

«        J’ai tourné autour du soleil, m’y suis brûlé les ailes.

 

     Pour qui me suis-je pris ?

Icare ? Et puis…Et plouf ! !

Jour après jour, toujours plus loin, j’ai poussé la folie jusqu’à rompre mes digues.

Non pas que je me croyais invincible, mais j’avais tant de rêves sans lesquels j’étais sûr de ne pouvoir vivre et pour certains survivre.

Il ne m’a pas fallu attendre longtemps pour me trouver à bout de souffle.

Alors j’ai commencé à me penser fou, malade, pas tout à fait comme les autres.

Je crois que j’ai toujours été différent, dès le plus jeune âge.

Beaucoup d’enfants le ressentent ou l’espère ; je n’ai rien demandé, peut-être un sort m’a-t-il été jeté ?

J’ai grandi et beaucoup continué à rêver, trop.

J’ai rêvé d’être mille autres et pour ce faire j’ai pensé qu’il suffirait de travailler sans relâche.

 

     Baccalauréat en poche vite direction l’université ; j’aimais le statut d’étudiant…tout en sachant pertinemment que l’obtention d’un diplôme ne me servirait pas dans ma quête.

Une quête que mes créateurs considéraient totalement irraisonnable.

Quand bien même !

Au bout de quatre années inutiles je choisissais d’entrer dans le monde du travail.

Ce n’est que des années plus tard que j’ai découvert un cursus universitaire plus en rapport avec mes goûts et qui aurait (peut-être) pu me servir à progresser vers mon but ; cette voie existait-elle alors ?

Parallèlement à mon travail j’étudiais autrement dans un cours privé.

Plein d’enthousiasme de joie et d’envies je parvenais à croire à la concrétisation possible de mon rêve jugé fou.

J’étais intimement persuadé qu’au bout d’un long chemin difficile et laborieux je verrai la lumière.

Le travail et la foi ; vint le doute.

Et si je n’étais pas digne d’atteindre ce rêve que d’autres disaient insensé ? Et s’ils avaient raison ?

Et si -surtout- je m’étais fourvoyé dès mon plus jeune en m’imaginant que tel était mon destin ?

J’ai continué à travailler et à y croire le plus longtemps possible même si cela devenait de plus en plus difficilement compatible avec mon travail « officiel ».

 

     Tout en ayant la foi j’ai découvert que je pouvais accepter les sacrifices pas les compromissions.

Elles m’écœuraient, d’autres les ayant admises étaient parvenus à obtenir ce qu’ils désiraient.

Était-ce à dire que je n’étais pas prêt à tout pour que mon vœu se réalise ?

Ou bien que je n’étais tout simplement pas préparé à affronter la réalité d’un monde dont les règles m’échappaient ; trop innocent et désarmé.

 

     Ensuite très vite tout à commencé à m’échapper en même temps que mon rêve.

J’ai eu la sensation de me décomposer littéralement ; tout se désagrégeait dans ma tête et mon corps et devenait hors de contrôle.

J’étais pris à mon propre piège : ne pas pouvoir vivre sans ce rêve, à peine y survivre.      »

 

 Fioriture

 

            Tel est le témoignage écrit qui m’a été adressé par un ami que je n’avais pas vu depuis de longues années.

Il était accompagné d’une courte lettre rédigée par un membre de sa famille m’informant de son décès subit ; entre les lignes on pouvait deviner son suicide.

Je suis resté un long moment interdit avant d’essayer de me souvenir des images que j’avais conservées de lui.

Nous nous étions connus en faculté qui l’intéressait peu mais où il aimait vivre et rencontrer d’autres étudiants venus d’horizons divers.

Je me suis effectivement rappelé son exaltation et sa foi suprême en un avenir qui l’amènerait à atteindre son but.

Je me suis soudain senti très triste.

 

     C’était il y a plusieurs mois et j’ai depuis souvent repensé à son témoignage, essayant de comprendre ce qui lui était arrivé.

Mais les méandres du cerveau sont infiniment difficiles à appréhender.

L’être humain est ainsi fait que son esprit et son corps peuvent lui échapper sans qu’il ne soit conscient de l’ampleur de son mal.

Lui avait entrevu le soleil et la nuit l’a avalé.

 

 

                                                                             À D.A.

 

   

Soleil noyé

(© 2017/droits réservés)

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Couches multiples

Posté par BernartZé le 14 septembre 2017

31,9

Blouson

Du fourrage en prévision

  

            Y a plus de saison ma bonne dame !

 

     Et c’est reparti pour un tour avec ce bon vieux refrain qui convient au plus grand nombre.

Après celui de la rentrée des classes il faut bien trouver un sujet de conversation susceptible de meubler les temps d’attente aux caisses des supermarchés.

Et cette fin d’été qui prend l’aspect d’une déroute totale fournit une bonne occasion de se plaindre encore et toujours.

Où sont passés les 31,9 ° (et plus) des mois de juin et juillet ?

Largement envolés, et dès septembre se sont faites déjà entendre un peu partout les trompettes des éternuements en rafales.

Certains ont sûrement déjà allumé leur feu de cheminée ou relancé leur chaudière, alors que dans les immeubles à chauffage collectif…il faudra patienter.

Eh oui ! C’est la loi du plus fort ou du plus grand nombre ou…d’une personne dotée d’un métabolisme à haut concentration calorifère.

Pour tous les autres il sera nécessaire de se ruer sur les chauffages d’appoint (sujet largement traité précédemment !).

 

     Nos parents nous ont appris à juste titre que plus il fait froid, plus il faut se couvrir de plusieurs couches de vêtements.

Pour aller dans ce sens et de façon purement désintéressée, vous est proposé l’exemple du blouson visible en frontispice directement venu du Canada où les habitants savent ce que le grand froid signifie.

Roulements de tambour : mesdames et messieurs voici un magnifique blouson tricot…doublé polaire, c’est l’astuce !

Finitions de qualité : col montant, fermeture zippée, 2 poches côtés…etc.

Coloris noir et gris (pas d’autre choix)…sans doute pour vous convaincre de faire une croix définitive sur votre soleil d’été.

Afin de vous aider à parachever votre deuil, continuez sur votre lancée et équipez-vous en prévision du proche hiver.

Hormis le fait que vous pouvez parfaitement porter ce splendide blouson sur votre pyjama-jogging ou vos habits domestiques de pauvre parqué dans votre 12 m2 à l’isolation douteuse, il faut dès à présent ressortir de vos tiroirs et penderies (si vous en avez) gros pulls écharpes bonnets gants, parka matelassée ou chaud manteau en laine.

Ne craignez pas de friser le ridicule (selon quels critères ?) si vous ressentez le besoin de dormir avec un bonnet de nuit Bonnet de nuit bis et des chaussettes hautes ; cela vaut mieux que de devoir avaler des médicaments pendant plusieurs semaines.

L’automne est (officieusement) là, suivra vite l’hiver.

 

     Étoile des neiges Oh ! bien sûr vous reverrez le soleil qui, à défaut de vous réchauffer, vous tirera quelques sourires entre deux grimaces dues à vos mâchoires serrées en signe de résistance au froid.

Mais vous vous consolerez rapidement quand, le plus souvent avant même la Toussaint, commenceront à refleurir les premiers signes de…Noël !

Sous prétexte de célébrer tous les saints, réapparaîtront des sachets de chocolats et autres confiseries et les premiers ballotins.

Et dès que vous aurez le dos tourné, les grandes boîtes de chocolat envahiront les rayons.

Plus il fera froid, plus vous trouverez là matière à vous consoler ; c’est fait exprès !

Et les premiers calendriers de l’Avent seront disponibles…en novembre ; de quoi patienter jusqu’au 25 décembre en en achetant plusieurs à la suite pour faire plaisir aux enfants.

 

     « Noël au balcon, Pâques au tison » ou inversement ?

Soyez sûrs que vous aurez aussi droit à cette grande question existentielle qui démange la presse autant que le quidam chaque fin d’année.

Eh oui, qu’on le veuille ou non, la météo occupe nos vies les rythmant avec plus ou moins de bonheur.

 

            Méfiez-vous de ne pas trop espérer au début de la nouvelle année ; prémunissez-vous en vous disant que l’hiver n’aura fait que commencer et que vous n’en aurez pas fini d’avoir froid.

Désolé de jouer l’oiseau de mauvais augure mais c’est pour la bonne cause, la vôtre.

Outre des vêtements adaptés à la saison, le meilleur moyen de vous réchauffer tout le long de l’année le corps l’âme et le cœur serait sans nul doute l’amour tout simplement.

Si vous avez la chance d’aimer et d’être aimés en retour alors une douce chaleur compensera (partiellement) les rigueurs hivernales.

Ce sera votre privilège…

  

 

Coucou me revoilà !  (Il surgira bientôt de la nuit)

(© 2017/droits réservés)

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