Débris d’être

Posté par BernartZé le 15 août 2017

Soleil 2

?

  

            C’est surtout une immense fatigue qui s’empare de tout le corps.

 

Et l’esprit ne tarde pas à le suivre dans cette zone dangereuse.

Ce qui pourrait passer pour un engourdissement progressif un relâchement ou un moment de léthargie s’avère plus proche de l’inertie glissant vers l’abattement.

 

Le corps meurtri, brisé, ne se relève pas de sa chute ; les os semblent de verre, le moral friable.

Surpris puis apeuré, là on l’on cherche un point d’appui ne se trouvent que des dérobades.

C’est la fuite en avant de tout et de tous pour le cas où le mal serait contagieux.

Ne plus compter que sur ses forces qui s’amoindrissent au risque de retomber.

Tous les muscles sont atones, refusant de répondre.

Ne reste plus qu’un être amorphe et flasque Buster Keaton.

 

     Faut-il pour autant se résigner ?

Sur l’instant comment serait-il possible d’envisager une sortie de tunnel ?

Comment entrevoir à nouveau la lumière quand chaque geste, chaque mouvement coûte ? ; les bras et les jambes pèsent des tonnes comme s’ils se rappelaient soudain toutes les années écoulées.

L’impuissance paraît alors si grande, la lassitude infinie.

C’est aussi un grand froid qui parcourt un être courbé.

A quoi pourraient encore servir les larmes ?

La colonne vertébrale s’affaisse, les côtes flottent davantage.

Plus rien ne tient debout, à peine assis.

Le mieux serait-il de se soumettre sans plus protester ?

Cela n’équivaudrait-il pas à une abdication définitive ?

Abandonner, s’abandonner…'Sea Boots' by Andrew Wyeth 1976 !

 

     Quel que soit le choix encore faut-il pouvoir le faire.

Rien n’est simple ; toute reconsolidation nécessite du temps et de la patience…même lorsque l’on se sent à bout.

Que ce soit à bout de forces d’envies de courage ou d’espérances, le plus difficile est de réussir à envisager la possibilité d’un retour ; un de plus !

 

            Tiens après pourquoi ne pas aller faire un tour en Islande…pour retrouver le soleil ?!

 

 

Islande (Le Routard) 

(© 2017/droits réservés)

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Des mots, des maux…

Posté par BernartZé le 13 août 2017

Soirée paisible

Une soirée paisible

  

            Entre chienet loup °°°

 

     Oh oui ! Comme il serait bon de passer un moment en tête-à-tête sous la lumière tamisée d’un lieu calme et tranquille.

Toi le chien guide et moi le loup qui hurle davantage aux abois ; ou bien inversement.

De toutes façons dans la pénombre nous ne verrions plus nos différences ni nos désaccords.

Serait enfin venu le temps de la trêve et l’heure du repos ; à nous de réussir à les prolonger l’une et l’autre le plus longtemps possible.

 

Nous saisirions l’occasion de nous écouter et de nous comprendre à nouveau, de nous entendre et de nous reconnaître à tâtons.

Ce ne serait pas exactement une « seconde chance », mais plutôt une opportunité de nous découvrir, moins jeunes et moins innocents.

Moins idéalistes également sachant ce que l’existence peut réserver à un être de bonnes et de mauvaises surprises ; alors à deux !

 

«Le mariage, c’est résoudre à deux les problèmes que l’on n’aurait pas eus tout seul» a dit une certain Sacha G. …grand spécialiste de la question.

Même si l’on n’est pas nécessairement d’accord avec lui (c’est tout de même dit non sans humour !) on peut reconnaître que la vie de couple n’est peut-être pas la solution idéale pour tout le monde ; il est des tempéraments réfractaires qui refusent tout compromis.

Contrairement aux apparences pour beaucoup l’amour n’est pas un jeu ; on ne badine pas sans risques ni dommages.

 

Nous sommes passés ensemble par ces contrées dangereuses qui réveillent les rancœurs et ne grandissent personne.

Nos mots ont souvent dépassés nos pensées, nos maux ont marqués nos corps et nos esprits indissociables dans les épreuves.

Combien de soirées nous ont-elles achevés seuls et dos-à-dos avec le sentiment amer de l’échec ?

Ce n’était pas la guerre c’était plutôt le mépris ou l’indifférence selon les jours, l’anamour et le dégoût le plus souvent.

C’était épouvantable à nos yeux d’en être arrivé là !

 

Thérapie de couple Une thérapie de couple ? Nous étions beaucoup trop orgueilleux pour nous laisser à ce point aller en faisant appel à une aide extérieure ; même nos amis ignoraient tout de notre conflit.

Nos problèmes devaient se régler uniquement entre nous pour sauver les apparences.

Elles le furent mais malheureusement pas nous.

Nous nous sommes enlisés chaque jour davantage jusqu’à l’irréparable.

Partir revenir devint un sport hebdomadaire des plus éprouvants et stupides.

Nos cœurs en perdirent la raison et nos fiertés déconfites apprirent que nous étions ordinaires contrairement aux prétentions de notre lointaine jeunesse.

 

            Ah oui ! Comme ce serait bon de passer une paisible soirée ; mais voilà…tu n’es plus là.

  

 

Veillée  (veillée funeste)

(© 2017/droits réservés)

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Épopée culinaire

Posté par BernartZé le 7 août 2017

Saumon fumé en tartare - Palais des Mets

Mais…

  

             Dare-dare dit le saumon.

 

     Au palais résidaient un lapin une carpe un poisson rouge et un saumon.

Ils vivaient là heureux ; jusqu’à ce que…

Jusqu’à ce qu’un étranger ne fasse irruption dans cet univers à l’origine bien ordonné qu’il bouleversa complètement en moins de temps qu’il ne faut à un poisson rouge pour faire le tour de son bocal.

 

     Dès son arrivée il parut à tous rugueux et sombre L'étranger (by Colin Vearncombe) dangereux et peut-être violent.

Il se présenta au maître des lieux comme étant le cuisinier envoyé par Sir d’Albray notable connu et respecté en Aveyron.

Depuis que le chef des fourneaux était accidentellement mort d’un coup de poêle bien asséné en guise de légitime défense (une vertu à sauvegarder) rien n’allait plus en cuisine.

Des ordres contraires volaient en tous sens et nul n’obéissait plus.

Son autorité naturelle suffit à mettre aussitôt le holà et chacun rentra dans le rang pour se consacrer uniquement à sa tâche.

Dès son entrée dans la place il fit clairement montre de sa préférence pour les viandes et de tout son art pour les accommoder.

La chasse au sanglier reprit de plus belle, les faisans et les perdrix firent leur apparition et d’énormes pièces de bœuf se frayèrent un chemin jusque sur les étals de cuisine.

On coupait découpait hachait scalpait et guillotinait à longueur de journée.

Sa spécialité : un tartare de bœuf étonnamment délicat que ses grandes mains sortaient de sa toque Tartare de bœuf.

Il recueillit aussitôt l’approbation et les louanges de la table d’hôtes.

Et pendant ce temps poissons lapin et carpe vivaient tranquilles.

 

     Plus pour longtemps.

Un jour d’humeur méchante ou particulièrement créative il décida de faire un sort aux rares poissons croisant encore dans un aquarium situé dans un angle au fond de la cuisine.

Et d’une anguille de plus de dix ans il fit un délicieux tartare.

Le saumon n’attendit pas pour prendre sa queue à son cou et filer dans la rivière la plus proche, abandonnant carpe et lapin.

Il fut pêché et dégusté en grillade moins de trois mois après son retour à la nature.

 

            C’était il y a fort longtemps dans un vieux château médiéval.

   

 

Château de Montrozier

(© 2017/droits réservés)

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Sur un coup de tête

Posté par BernartZé le 4 août 2017

#86 number

L’âge déraison

  

            De passage à Taba au Japon elle aurait pu fêter son quatre-vingt-sixième anniversaire.

 

     Bon pied bon œil elle s’était envolée pour Varsovie un 4 juillet.

Une idée comme ça qui lui était venue un soir de juin après avoir enterré son mari.

Il lui fallait partir vite et loin et si possible longtemps.

Seule désormais, plus rien ne la retenait à Pelleport son petit village de Haute-Garonne.

Plus de famille ni d’amis, plus rien à espérer non plus.

 

     Son projet était simple : partie de Toulouse, à une trentaine de kilomètres de chez elle, elle devait atterrir en Pologne huit heures plus tard en empruntant un vol économique deux fois moins cher qui devait (initialement) durer deux fois plus longtemps.

Mais quelques vents contraires rallongèrent son parcours.

 

     Avion noir Tout d’abord, à cause d’un orage, son vol partit avec une heure et demie de retard ; « pas grave » se dit-elle, elle avait tout son temps.

Mais en survolant la République Tchèque trois individus eurent la drôle d’idée de vouloir s’emparer de l’appareil, sans doute désireux de partir en vacances ailleurs à peu de frais (pour eux).

D’abord menaçants ils devinrent franchement inquiétants, suffisamment pour convaincre la compagnie aérienne de leur obéir.

Un seul autre problème logistique : le manque de carburant prévisible pour une bien plus longue distance.

Il fallut donc faire une halte en Ukraine pour un copieux ravitaillement ; la compagnie essaya tant bien que mal d’en profiter pour réclamer des victuailles supplémentaires sous l’œil vigilant des preneurs d’otages.

Elle n’obtint qu’une cinquantaine de plateaux repas pour poursuivre l’aventure et sustenter les passagers.

On s’organisa, certains affolés, d’autres étrangement sereins ou inconscients…comme elle.

Elle n’eut pas peur et pris ce coup du sort comme un regain d’aventure particulièrement excitant.

Quand l’avion redécolla elle apprit en même temps que tous qu’elle se réveillerait dans une dizaine d’heures au Pays du Soleil Levant.

 

     Ils atterrirent tous le lendemain du jour d’avant ou de celui de la veille ; plus personne ne savait l’heure qu’il était après tant de décalages et d’heures supplémentaires.

Les organismes étaient épuisés, les esprits à bout, et elle-même riait moins en commençant à sentir ses forces l’abandonner.

Pour la première fois depuis bien longtemps elle se souvint de son âge sans savoir qu’elle n’était pas la doyenne à bord.

Le mystère plana longtemps sur les raisons de ce détournement traité de façon mineure si l’on se fit à l’absence de couverture médiatique ; seule une ligne en bas d’écran d’une chaîne info.

Les trois preneurs d’otages furent cueillis à l’arrivée à Osaka, les passagers s’évanouirent dans la nature.

Personne ne songea même à se prendre en photo en souvenir !

 

     Bien que faible elle eut la curiosité de prendre un train au hasard histoire de jeter un coup d’œil au pays.

Elle s’arrêta à Taba et y mourut sans rien visiter de ce minuscule village encore plus perdu que le sien.

 

            Son corps ne fut pas réclamé et les autorités embarrassées décidèrent au bout d’un mois de la faire incinérer dans la ville d’à côté le jour de son anniversaire ; le dernier qu’elle n’aura pas eu le temps de célébrer.

La boucle était bouclée…

 

  

Drapeau japonais

(© 2017/droits réservés)

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Comme une autre

Posté par BernartZé le 1 août 2017

Compagnie macabre

Au coin du feu

  

            Douce lumière de l’âtre, la torpeur s’empare du corps et de l’esprit.

 

     Le rêveur solitaire s’abandonne dans son vieux fauteuil au cuir craquelé par les ans.

Il se promène dans sa tête, repensant nonchalamment au passé d’or et de poussière.

Dans l’immobilité de sa nuit il valse en silence avec des fantômes avant que quelques notes de piano ne ravivent de très lointains souvenirs.

                       

 

     Il revoit des visages et des maisons, les routes empruntées les chemins escarpés ; il revit des périples aussi.

Aux grandes heures furent les grands défis ; tous ne furent pas relevés mais chacun donna lieu à de belles empoignades avec la vie.

Il y eut les rencontres les amis les amours, des histoires et des désillusions, des accélérations et les temps d’arrêt.

Certes toute brutalité ne lui fut pas épargnée et il connut bien des tourments aux abords de certaines rives.

 

     Au cœur de la nuit il ne peut s’empêcher de s’attendrir sur son existence bien remplie.

Il pleure doucement en songeant aux amis qui l’ont déserté et qu’il a déçu.

 

Ne reste de tout cela qu’un amas de cendres et de poussières.

 

            Qui sera donc présent à ses funérailles ?…

 

 

Danse macabre - Zbigniew Preisner  (2010) 

(© 2017/droits réservés)

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Il était des vies…

Posté par BernartZé le 29 juillet 2017

Mechanism concept - 3d render

L’engrenage

 

            Non les nuits ne sont pas silencieuses, non les jours ne se contentent pas de passer.

Ils nous malaxent, elles laissent échapper des cris.

Et ces bouleversements s’avèrent irréversibles.

 

            Il est des vies comme ça, nul ne saurait dire pourquoi…

 

     Certains rêvent dès leur naissance, peu ont la chance de vivre dans cet état de lévitation permanente.

Le plus souvent l’enfance se charge sans douceur de ramener le rêveur à une réalité située plus en bas, proche du quotidien de la vie.

Et pour les mal prédisposés le choc peut être rude, violent voire quasi mortel faute de savoir s’adapter.

Alors ils marchent en crabe, essayant constamment de biaiser.

 

            Il est des vies ainsi, basées sur l’évitement…

 

     Les pires maux sont insidieux, ils travaillent sournoisement opèrent dans l’ombre et gangrènent les âmes et les corps.

Leurs attaquent se font en règle étage par étage.

C’est une guerre sans loi, une prise d’otage à vie sitôt qu’est mis un doigt dans l’engrenage.

L’enfer ouvre ses portes, la danse macabre peut commencer Danse macabre (La règle du jeu, 1939).

L’instinct de mort s’éveille, adieu les rêves adieu la vie !

L’existence bascule totalement pour tendre inexorablement vers le point zér0.

L’anéantissement est en marche, le déni sublimé.

 

            Il est des vies saccagées dont la moelle est pourrie…

 

     Telle une mer asséchée tout plaisir s’est retiré d’un corps et d’une âme définitivement aux abois.

Tout n’est plus que combats luttes et mortifications.

Tout est désolation et champ de mines.

Tout est…mine de rien à faire peur !

Reste à parachever l’œuvre de destruction en la signant.

 

            Ainsi furent des vies…

 

  

Wasserstiefel - Roman Signer (1986)  Ainsi font, font, furent.

(© 2017/droits réservés)

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L’espoir au loin…

Posté par BernartZé le 26 juillet 2017

Parapluies de couleurs (Portugal)

Que l’automne advienne

  

            Ressortir les parapluies et les parkas.

            Non loin la dépression…

 

     L’envie de pleurer peut venir devant le désolant spectacle d’une saison qui se délite déjà.

 Où sont passées les promesses ? Qu’est devenue l’embellie ?

 

Les yeux tournés vers les cieux de sombres oracles nous parviennent, tous s’ingéniant à accentuer notre inquiétude.

A croire que le meilleur ne peut durer, à croire que le pire nous guette toujours.

Les orages d’été ne manquent pas d’attrait lorsqu’ils ne servent qu’à laver le ciel, à le débarrasser de la lourdeur emmagasinée à force de chaleur et d’humidité Ciel d'été.

Mais lorsqu’ils laissent place à une accumulation de nimbus qui s’installent avec aplomb dans le paysage, le moral finit par baisser pavillon malgré une lutte digne d’estime.

Certains finissent même en cure de sommeil histoire de (tenter de) se défaire du gros bourdon.

 

     Rage que rage ! Ça va dépoter dans les grandes largeurs s’il faut supporter davantage cette atmosphère funeste nuisible et…inappropriée !

L’été n’est pas censé servir de défouloir aux frustrations des dieux de l’Olympe et d’ailleurs.

Qu’ils règlent autrement leurs problèmes existentiels et gardent rentrées leurs colères.

Qu’ils partent eux-aussi en vacances, le plus loin possible !

Qu’ils laissent l’humanité un peu tranquille en lui permettant de retrouver ses belles nuits étoilées Petunia Night Sky (pétunia cultivars).

 

     Mais on choisit rarement les ciels des lendemains qui dépendent bien souvent d’aléas échappant totalement à tout contrôle.

Et lorsque la pluie revient il ne reste plus qu’à les redessiner à sa convenance Autre voûte céleste en se berçant d’illusions.

 

            Que les vacanciers se rassurent : leur patience finira bien par être récompensée par le retour de quelques rayons de soleil victorieux d’une partie de cache-cache.

A défaut ils délaisseront le sable pour mieux se retrouver autour d’une grande tablée, toujours joyeux et pleins de vie.

 

     D’autres, pressentant l’automne, verseront moralement dans le fossé…

 

 

L'Automne - Giuseppe Arcimboldo (1573)

(© 2017/droits réservés)

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Babillage estival

Posté par BernartZé le 23 juillet 2017

Cup vermicelles de riz saveur poulet

Goûté et approuvé

 

            Avis des consommateurs testeurs :

            Soupe au Poulet :

            ·  Goût agréable, on sent bien le poulet, les pâtes sont bien cuites et l’assaisonnement est bien.

            ·  Belle couleur, très bon goût, odeur agréable, texture fondante.

            ·  Aspect de soupe asiatique, bouillon léger et parfumé, herbes agréables, les pâtes sont tendres et agréables en bouche.

     Enluminure

     Puisqu’ils le disent, autant les croire !

Ils…c’est-à-dire un panel de 30000 consommateurs dotés d’un sens supérieur du devoir qui chaque année remettent le couvert entre leurs repas (on peut aussi supposer que certains viennent manger à l’œil)

Dans un laboratoire d’évaluation sensorielle ils passent des heures à tester plusieurs produits et à les noter en fonction de divers critères liés à leur ressenti.

Chaque test donne lieu à une fiche d’appréciation remplie scrupuleusement.

Une précision d’importance : contrairement aux testeurs de vins…ils avalent ce qu’ils dégustent.

Une autre : « ils sont consommateurs du type de produit à juger pour que leur avis ait un sens » ; c’est effectivement préférable !

 

     Et cependant dans cet avis sur cette soupe au poulet des imprécisions voire de regrettables (!) erreurs peuvent être relevées.

« On sent bien le poulet »…leur appréciation gustative omet de signaler qu’il n’y a pas le moindre milligramme de poulet dans les ingrédients mais seulement des exhausteurs de goût et arôme poulet 0,5 % (dans l’assaisonnement et l’huile parfumée).

Autre point de détail : les « pâtes » n’en sont pas !

Pas dans le sens couramment répandu du plat de pasta italien Pasta fait à base de farine de blé.

Là il s’agit plus exactement d’une soupe de vermicelles de riz saveur poulet.

Les vermicelles de riz sont de très fins dérivés des nouilles de riz faites à base de…farine de riz (quelle surprise !)

Du riz et point de blé…

 

     L’importance de tout cela ?

Elle est dérisoire : selon le dicton populaire « tous les goûts sont dans la nature » ; autant dire que cet avis estampillé « saveur de l’année » par ce jury n’a la valeur que l’on accepte de lui accorder ou pas…à notre tour.

 

            Étrangement « Reconnu Saveur de l’Année » est une récompense qualité délivrée par des consommateurs qui ne font jamais mention de…bonne santé.

  

  

Logo ''Saveur de l'Année'' 

(© 2017/droits réservés)

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A votre santé !

Posté par BernartZé le 20 juillet 2017

Dépistage

Jeu de piste

(Interdit au moins de cinquante et aux plus de soixante-quatorze ans)

  

            Profitons de l’été pour nous amuser !

 

     Comme pour les enfants il existe depuis plusieurs années des cahiers de vacances pour adultes qui proposent de réviser tout ce que vous avez largement eu le temps d’oublier.

Supposés ludiques ils vous permettent également de vous miner le moral dès la première journée de travail.

Vous réaliser soudain que vous ne savez plus rien et que vous êtes devenus un parfait ignare dans toutes les matières !

De deux choses l’une : soit vous décidez de retourner sur les bancs de l’école Université du temps libre (université du temps libre…appelée autrefois du 3ème âge), soit vous persistez et signez en demeurant dans votre crasse ignorance.

A vous de voir.

 

     Si à force de bronzer et de ne rien faire de vos journées estivales vous en venez à vous ennuyer, vous allez pouvoir vous divertir en vous plongeant dans la lecture du petit fascicule que vous avez de nouveau reçu cette année le mois précédant votre anniversaire.

Par le passé vous l’aviez directement jeté à la poubelle en vous estimant peu concerné par le sujet ; mais, l’âge aidant, vous vous dites aujourd’hui que votre négligence pourrait vous coûter cher.

L’information est de taille : il vous est possible d’éviter de mourir (pour l’instant) en vous lançant sur la piste du cancer colorectal !

Pas de fausse pudeur : vous avez un côlon et un rectum, autant ne pas les ignorer.

Laissez-les s’exprimer et vous confier leurs états d’âme, ils pourraient vous surprendre.

Prenez cette écoute comme une nouvelle activité ou un jeu chic et choc.

Ce sera toujours mieux que de continuer à bronzer idiot sur la plage puisqu’un cancer de la peau vous est (presque) promis.

En plein cœur de l’été oubliez un peu votre apparence (non vous n’êtes pas en permanence sous les feux des projecteurs) et intéressez-vous à toutes les petites cellules de votre organisme.

 

     En résumé, comme à l’école : Test de dépistage ; reste à espérer que vous entretenez une relation de confiance avec votre médecin traitant.

Certains donnent envie de les revoir, d’autres…

 

            [Le message contenu dans ce jeu n’est en aucun cas parrainé ou validé par le Ministère de la Santé]

   

 

L’œil du côlon  (Dans l’œil du cyclone)

(© 2017/droits réservés)

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Clairement obscur

Posté par BernartZé le 17 juillet 2017

Banc (myosotis)

Ici et las

  

            A force de déambuler cela devait finir par arriver.

 

     Vive le temps des vacances !

On bourre les coffres des voitures, on case les grands-mères et les chats où l’on peut et en route pour la grande aventure.

L’occasion pour moi de me retirer dans ma maison et de partir définitivement en villégiature.

Ma chambre, puisqu’il ne s’agit que d’un « loft » de 20 m2 de la Logo Résidence les Tilleuls est des plus agréables.

La pièce Mon loft est lumineuse ensoleillée et avenante.

Pour célébrer mon arrivée j’ai reçu en cadeau de bienvenue ce magnifique ensemble Pyjama à porter de jour comme de nuit ; je ne le quitte plus désormais.

 

     Même appareillé je déambule de moins en moins facilement, souffrant d’un lymphœdème qui gagne mes deux pieds, remontant jusqu’au mollet de la jambe gauche.

Ce problème que j’avais négligé quand il était encore réversible est devenu un vrai handicap, permanent et à certains moments très douloureux.

J’ai parfois la sensation d’avoir deux pieds-bots ou d’être doté de pattes d’éléphants pesant chacune une tonne.

Je me fais l’effet de devenir progressivement un monstre de foire comme ceux que l’on exhibait bruyamment au XIXème siècle.

L’adieu à mes accessoires favoris Canne et chapeau ne s’est pas fait sans larmes ; je ne danserai plus jamais.

 

     A présent installé j’ai pris de nouvelles habitudes.

Mes journées sont réglées, calquées les unes sur les autres, toutes semblables et aussi ennuyeuses que possible.

On nous soigne on nous entoure ; pourquoi ce sentiment d’extrême solitude ?

Les enfants sont partis bronzer ailleurs, mon chat m’a abandonné pour vivre une autre vie ; je demeure là, seul et insoumis.

L’ennui me gagne me gangrène me dévore ; il est plus virulent que tout.

 

            Vivement la fin et l’oubli…

 

  

Fin de vie 

(© 2017/droits réservés)

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