L’araignée galopante

Posté par BernartZé le 25 septembre 2016

L'araignée galopante

Gommage

Retiens ta nuit

  

            Je voudrais oublier qu’il commence à perdre la mémoire.

 

     Quand le compte-à-rebours a-t-il été lancé ?

Je ne me souviens pas du premier signal d’alerte ni du jour où j’ai remarqué quelque chose de bizarre.

Il y a forcément eu une amorce du phénomène qui allait se révéler par la suite de plus en plus insidieux.

A vouloir à tout prix trouver un élément déclencheur on finit par perdre la raison.

Le besoin de comprendre doit vite laisser place à l’obligation d’admettre l’inéluctable.

Quand vient le jour où il n’est plus possible de nier l’évidence c’est un mur que l’on prend en pleine face, un séisme qui remue le ciel et la terre sur laquelle on pensait toujours pouvoir prendre appui.

 

     Saisons humaines Loin les vertes années et les heures insouciantes où nul ne songeait aux changements de saison.

Pourtant quand la nature se rebelle les êtres humains sont peu de choses.

Certains font face, d’autres fuient malgré eux.

Le temps passé à ne pas penser à l’horloge qui grignote nos jours finit par devoir se payer.

La fauche soyeuse L’œuvre du temps ne manque jamais sa cible.

Ce concours de lapalissades dissimule mal le malaise qui s’installe et le dépit à venir.

Jour après jour les signes -toujours plus inquiétants- se multiplient et l’angoisse devient envahissante omniprésente obsessionnelle.

La vie des proches semble désormais ne pouvoir se résumer qu’à ça.

Le conjoint, en première ligne, fait front le plus longtemps possible jusqu’au moment où tout devient irrespirable et invivable.

La vie suffoque faute d’air pur.

Comment s’échapper d’un tel enfer sans renier l’autre ni une vie entière amoureuse ?

 

     A quelques jours de leurs noces de diamond isolated on white background - 3d render ceux qui s’en faisaient une fête n’auront rien à fêter ensemble.

Toute une vie patiemment construite est en train de se déliter et aucune larme ne pourra réduire la distance entre eux.

Le couloir qui s’étire Sombre couloir est sans autre issue que celle que tous redoutent.

La dégénérescence avérée n’est (presque) rien en regard de la dissolution de l’union de deux êtres.

Il faut admettre l’inadmissible.

 

            Tête en feu Le feu est aussi déclaré dans ma tête…

 

   

Myosotis  (Souviens-toi de ne pas m’oublier)

(© 2016/droits réservés)

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Bah !

Posté par BernartZé le 22 septembre 2016

Jet de sang

Un éclat et des brisures

 

             Je n’avais jamais cru pouvoir réussir mon suicide.

Jusqu’au jour où…

 

     Durant de nombreuses années il me semble avoir à peu près tout essayé pour abréger une vie dont je ne voulais pas.

Cette activité prenante a occupé une grande partie de mon temps personnel au point de compromettre mon activité professionnelle ; j’étais juge pour enfants, supposé garant de leur avenir ou du moins censé leur faire entrevoir un lendemain plus souriant.

Difficile de se montrer crédible dans un tel rôle quand on se sent soi-même glisser sur une mauvaise pente.

Lourde responsabilité en cas d’erreur de jugement ou d’absence d’empathie.

 

     Simply Red - It's only love (A new flame, 1989) Tout n’est qu’une question d’amour, c’est bien connu.

Des autres évidemment mais aussi de soi.

Qu’y a-t-il de plus difficile que de s’aimer…lorsque l’on ne s’aime pas ?

Réussir son suicide quand on ne possède pas davantage les moyens logistiques que la recette infaillible.

On cherche on se renseigne (discret et honteux) on s’interroge ; les doutes grandissent comme si l’on ne pouvait s’empêcher inconsciemment de reculer devant l’obstacle.

Quand la peur de se manquer prend le pas sur la volonté d’en finir c’est le début des tourments incessants et de la valse hésitation.

Dansant d’un bord à l’autre, passant de la plus ferme des résolutions à l’effroyable angoisse de ne pas atteindre son objectif, on ose de moins en moins rêver à sa propre fin.

Est-ce qu’un simple pistolet à grenaille Pistolet à grenaille fera l’affaire faute d’une autorisation de détention d’arme de catégorie B ?

La lame de rasoir vaut-elle mieux que celle du cutter ?

La corde sera-telle suffisamment solide ? ; les roues du train sauront-elles me broyer d’un seul coup ?

 

     Ni fleur ni couronne hier matin je respirais encore.

J’avoue ne pas avoir tout essayé au cours des décennies passées.

J’ai refusé de me donner en spectacle et de déranger le public en plongeant sous des roues de macadam de voie ferroviaire ou de métro ; c’eut été pour ma part un manque de savoir-vivre.

La corde ne m’a pas tenté, la noyade encore moins (j’aime trop l’eau et mon corps flotte).

Le saut sans élastique ? Trop peur de ne pouvoir m’interdire de penser avant de m’écraser.

Les tendres lames Lame bis m’ont longtemps amusé, en vain.

Finalement moins d’échecs que de tentatives avortées !

 

     Et puis hier soir, mon pied droit a malencontreusement glissé sur le Skateboard bis de mon second fils ; et j’ai roulé roulé roulé jusqu’à la baie vitrée.

Je l’ai vue se briser Baie vitrée juste avant de la traverser.

 

            Goodbye Birdy !

 

 

 

Éclats de crêpe dentelle  (inoffensif)

(© 2016/droits réservés)

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Des silences effacés

Posté par BernartZé le 19 septembre 2016

Esquisse F.H. (Comment te dire adieu, 1968)

Pour toute réponse

  

            Je la savais capable de tout.

De tout quitter sur un coup de tête ; elle est partie ailleurs.

 

     Un soir elle m’a dit « J’suis pas bien » ; elle ne parlait jamais ainsi, c’est dire comme elle devait aller mal.

Il a fait particulièrement froid ce soir-là dans sa tête.

J’aimerais pouvoir lui présenter mes excuses pour n’avoir pas compris son mal-être.

 

     Elle avait fini par s’ennuyer ; je crois même que ce sentiment l’avait de tous temps envahie au point de devoir toujours lutter contre ce qu’il pouvait entraîner de malheurs.

Son BoVaRysme était inné ; son insatisfaction existentielle l’avait cueillie au berceau.

Elle avait grandi sans même savoir son inclination à la désillusion.

Je me souviens qu’elle aimait beaucoup cette aquarelle Fillette au chapeau bleu et noir - Marie Laurencin (1913 -14) dont l’attente muette lui ressemblait peut-être.

Je l’avais même surprise une fois s’abîmant dans la contemplation d’une petite reproduction qu’elle ne cachait plus, l’installant en bonne place sur sa table de nuit.

Elle n’eut pas à répondre à la question que je n’avais pas osé lui poser.

 

     Un matin où je m’étais levé après elle j’ai trouvé son trousseau de clefs Le trousseau de clefs rouillées d'après Line Chamaux sur la table du salon ; j’ai pensé à un oubli.

Elle n’est jamais rentrée n’éprouvant certainement plus le désir de le faire.

Ses clefs abandonnées n’avaient plus de sens pour elle, de même que toutes les affaires qu’elle avait laissées dans les placards et les tiroirs.

Je n’ai jamais su où et peut-être vers qui l’avait conduit son exil.

Des amis bien intentionnés m’avaient dit l’avoir vue en bonne compagnie ; d’autres l’avaient croisée lors d’un week-end à Londres ; quelqu’un l’avait vue de ses yeux vue au bord du Gange en train de faire ses ablutions du matin.

Mais pourquoi tous ces gens voulaient-ils à tout prix faire d’une histoire simple une légende ?

Pensaient-ils ainsi me consoler et répondre à mes interrogations ?

De mon côté j’ai préféré l’imaginer toujours diaphane évanescente dans un paysage à moitié effacé Crépuscule après l’orage (aquarelle de Jacques Albert) tout en me contentant de son silence pour toute réponse.

 

            Un sentiment demeure teinté d’une once d’amertume.

  

 

Ailleurs

(© 2016/droits réservés)

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La vie la nature son œuvre

Posté par BernartZé le 16 septembre 2016

Gone with the wind

Comme des mouches

  

            Toutes elles tomberont bientôt emportées par le vent.

 

     Pour l’instant insouciantes elles se pavanent encore arborant des couleurs étonnamment estivales Pink ladies.

Mais la nature impitoyable saura veiller à mettre bientôt le holà à cette inconvenance.

Dame Nature, rebelle à toutes les modes, a besoin de changer de tête tous les trois mois Les 4 saisons ; autrefois on appelait cela des saisons, pas des caprices.

A présent que le papier à musique Papier à musique ne règle plus rien et surtout pas les humeurs météorologiques, il faut bien admettre que tout part à vau-l’eau.

Impossible de se fier à son calendrier tant le ciel maniaco-dépressif semble à fleur de peau, constamment pris entre l’envie de bronzer et le besoin de se laver jusqu’à essorage.

 

Toutes elles tomberont bientôt emportées par le vent et nous aussi fatalement.

 

     Juste bons à ramasser à la pelle, nous payerons le prix de nos erreurs et de nos manquements, comme celui de nos défaillances et de nos lâchetés.

A force de courir après le temps et de jouer la montre viendra le jour où il nous faudra accepter d’être un à un rattrapés par l’inexorable.

Alors l’heure viendra de lâcher doucement prise sans pourtant baisser pavillon.

 

     Est-ce pour s’épargner l’inéluctable que certains glissent lentement vers l’oubli d’eux-mêmes Fol au vent en perdant les repères qui ont fait toute leur vie ?

Oublier les sauve-t-il de la douleur du souvenir Puzzle en déconstruction ?

Nos propres remparts contre les agressions de la vie demeurent souvent des mystères pour nous-mêmes.

Sans même permettre de se rendre compte que les proches se sentent totalement impuissants et démunis face au vol d’un être cher, les absences progressives finissent par tout faucher jusqu’à la conscience de soi.

 

            Que diable avons-nous eu l’idée de naître pour finir ainsi par tomber comme des mouches !

  

 

Souffle le vent

(© 2016/droits réservés)

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(Un peu, beaucoup…)

Posté par BernartZé le 13 septembre 2016

Bris de verre

Tous fêlés !

  

            Tant va la cruche à l’eau

 

     Qu’il s’agisse d’êtres humains de verres ou même de cruches nous sommes tous en sursis…pour finir tous brisés.

 

Le parcours de la peine J-L M. (extrait photo ''Face Nord'', 1994) qui vous heurte qui vous traîne tout au long de la route tout le long de la vie laisse des traces.

Des ébranlements et des rudesses naissent immanquablement des fêlures qui vous feront tomber en morceaux (plus de mille).

Au cours de notre obsolescence programmée adviennent des maux qui nous érodent et nous assaillent violemment au cœur de nos tempêtes ; à chaque fois vainqueurs, chaque fois affaiblis.

Certaines gens n’en ont pas conscience et sans doute s’en portent-elles bien mieux.

D’autres cependant…

 

     Coupe à champagne Silhouette Levons nos coupes à tous nos moments d’inconscience qui nous permettent de tenir de lutter et de durer encore un peu en dépit de nos fins prévisibles.

Levons nos verres avant qu’eux-mêmes ne se brisent et avec eux nos dernières prétentions nos dernières illusions.

Ne nous laissons pas aller vers nos penchants naturels pleins de pensées funestes à l’excès.

Il serait trop facile de porter à nos lèvres avant l’heure la dernière flûte Flûte de deuil arborant déjà notre deuil.

Que flottent nos âmes telles des cygnes à la surface de nos nuits les plus noires Extrait photo Jean-Louis-Murat - ''Morituri'' (2016).

Que nos corps se débarrassent du poids de notre culpabilité nous permettant ainsi de croire au retour d’une possible innocence.

 

            Que cette folle prière soit entendue…

  

 

Irradié de lumière  (vers la lumière ?)

(© 2016/droits réservés)

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La mer amère

Posté par BernartZé le 10 septembre 2016

Pavés de saumon agrémentés

Sous les pavés plus de plage

  

            Au cours de mes vacances j’ai croisé au large un saumon en larmes.

 

     Les dauphins n’ont pas le monopole des pleurs ; lui avait l’air si triste et dépité Saumon en pleurs qu’il m’a émue.

Éperdu orphelin et récemment en deuil de son frère il ne supportait plus l’idée que tous les siens soient menés à la baguette Sashimi de saumon et mangés crus marinés ou cuits à toutes les sauces !

Marre de savoir qu’ils aient pu finir salés poivrés et aromatisés.

Il avait contacté un Avocat ; on avait tenté de les marier de force pour les accommoder en makis.

C’était un juriste bien trop inexpérimenté pour lui apporter la moindre aide ; et manquant d’empathie il n’avait rien compris à son désarroi.

Alors il avait repris sa course désespérée toujours plus au large en espérant ne pas croiser des filets qui scelleraient son destin.

 

     Moi sirène c’est à bout de souffle V.L. - Breathless que je l’ai rencontré.

Il m’a raconté la folle traque des humains à travers le globe qui avait fini par mettre en péril toute sa vaste famille.

C’est pourquoi les hommes ont inventé la salmoniculture pour les exploiter plus encore sous prétexte de se nourrir.

Comme si la mer et les rivières manquaient d’autres poissons !

Tout ça à cause de ça Sushi et maki de ça Sushis œufs de saumon de ça (aussi) Œufs de saumon et puis bien sûr de ça Pavés de saumon un grand classique !

 

     En nous quittant nous ne nous sommes dits ni au revoir ni adieu ; inutile de nous mentir.

Il devait savoir que sa vie en liberté prendrait bientôt fin.

Son temps était compté et sans le dire il se doutait qu’il finirait tranché débité mis en pièces et assassiné pour la satisfaction d’un maximum de palais.

Fataliste.

 

            C’est fou le mal que la folie peut engendrer…

 

 

Pavés de saumon sous atmosphère protectrice  (finir conditionné sous atmosphère protectrice !)

(© 2016/droits réservés)

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L’élan retour

Posté par BernartZé le 7 septembre 2016

Femme en buste, de face, une main posée sur la joue droite (Eugène Carrière)

J’ai senti une main se poser sur ma joue

  

                Le souvenir des êtres passés est étrange.

 

     Les années filent parfois sans que l’on trouve le temps de se poser et de réfléchir.

Les années parfois filent de façon décousue et sans y prendre garde vient le jour où, dans un moment de faiblesse, le passé nous revient en nous forçant à nous rappeler un fol emportement.

J’ai retrouvé une vieille photo de moi cheveux au vent L.M. (''Les fous de Bassan'', 1987) quand j’étais très jeune et déjà folle, disons peu raisonnable.

Quelle idée aussi de m’enticher si vite d’un homme qui ne me voulait pas !

Quelle idée aussi de me mettre à l’espionner et à le traquer, de le suivre d’enquêter et de le pourchasser jusqu’à deux pas de chez lui.

Quelle erreur de vouloir le contraindre quand ses sentiments le portaient ailleurs.

 

     Il n’a jamais rien su de mon élan tant j’avais -tôt- appris à dissimuler et à rester dans l’ombre de peur d’être découverte.

J’avais instinctivement peur, sans savoir précisément pourquoi et j’avais honte de cette peur maladive qui -je le sentais bien- me faisait mal agir, me réduisant à l’état d’une bête traquant sa proie.

Mon cœur battait la chamade dès que je l’apercevais et mon cerveau s’enflammait ; j’avais l’impression de perdre le contrôle de mon esprit et de ma capacité de réflexion en même temps que celui de mes sens.

Ma vue même se brouillait et mon élocution devenait dangereusement approximative.

Je ne savais pas que l’on pouvait devenir si stupide.

 

     L’intelligence n’a rien à voir avec les sentiments.

Plus ils sont contrariés, plus l’on s’entête jusqu’à perdre toute lucidité.

Je me suis mue en une sorte de statue brisée Broken statue la tête détachée du corps et plus très en jambes.

Par la force des choses je me suis absentée ; partie ailleurs, personne ne venant me récupérer, j’ai fait seule le long trajet retour suivant lentement le chemin qui devait me ramener à la vie.

Suis-je véritablement revenue ? Étais-je seulement partie ou bien avais-je inconsciemment choisi de fuir une réalité dérangeante qui m’empêchait de vivre ?

Je l’ignore encore faute d’avoir vécu.

 

            Ce matin-là, après une nuit agitée, je me suis réveillée une main écrasée sous la joue.

 

 

Théâtre des illusions 

(© 2016/droits réservés)

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(Sans réel intérêt)

Posté par BernartZé le 4 septembre 2016

Pyjama ''Singing in the rain''

Pilou pilou !

  

            Les apparences sont trompeuses, l’automne approche.

 

     Après un bref épisode « caniculaire » (n’exagérons rien tout de même) et une fin d’été clémente viendra fatalement l’automne ses pluies et ses vents contraires.

Il nous faudra sortir couverts et ressortir les couvertures et toute la literie adéquate aussi pesante que supposée nous permettre de mieux souffrir l’hiver.

Enfin, cerise sur le gâteau, nous courrons tous retrouver nos pyjamas !

Adieu les tenues légères (ou l’absence de vêtement) autorisant à se glisser voluptueusement dans les nuits estivales ; les rigueurs à venir seront plus exigeantes, éprouvantes aussi.

Raison de plus pour se parer de réconfort et de tissus épais synonymes de chaleur et de…gilets pare-froid.

 

     Pyjama jogging Pyjama jogging ou pyjama de papa toute la question est là.

Le premier vous (pardon à toutes les femmes qui se sentiraient momentanément exclues du propos ; quoique les tenues mixtes…) donnera une allure (faussement ?) sportive et un air dégagé au sortir du lit, l’autre vous rappellera père et grands-pères en cas de choix hasardeux.

Rassurez-vous le mauvais goût est permis surtout si vous vivez seul.

Cela étant un brin d’humour  Motif ''Singing in the rain''(culturel !) est fort bienvenu surtout si vous avez tendance à vous lever en grommelant.

L’essentiel étant de ne pas attraper froid on peut aussi considérer que la notion de mode n’a rien à faire dans cette quête de bien-être et de chaleur…n’en déplaise aux fashion victims qui s’ennuient autant le jour que la nuit !

 

     En harmonie avec le temps qu’il fera bientôt vous pourrez peut-être danser et chanter sous la pluie Singin' in the rain…si vous savez danser et -surtout- si votre lit est grand.

Le pilou, 100 % coton pelucheux très confortable chaud et bien doux (oh ! le bel argument publicitaire), vous fera passer de douces nuits durant l’automne l’hiver et le printemps (…).

Prenez garde aux contrefaçons et à cet engagement non contractuel.

Les frileux de tous poils continueront à éternuer sous les draps et les couvertures.

 

            En cas dÉté indien ne suivez pas la flèche et oubliez ce scribouillis sans intérêt.

 

 

L'été indien  (Sait-on jamais quels seront les prochains caprices du temps…)

(© 2016/droits réservés)

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Quel dommage !

Posté par BernartZé le 1 septembre 2016

Fini août

Tout finit

(tout m’achève)

  

            J’aimais bien le mois d’août avec ses trous d’air ses grands espaces sa respiration autre et sa vacuité.

 

     Revoilà septembre et bientôt sa lumière déclinante Déclin d'automne.

Terminé les rues traversées hors des clous en regardant en l’air le bleu ; il va de nouveau falloir se garder des deux côtés avant de changer de trottoir.

Finie cette sensation de reprendre possession du quartier désencombré de ses voitures comme de ses habitants ; quelques vélos et Skateboard croisés tout au plus sans heurt ni dommage.

Comme chaque année cette illusion aura été de trop courte durée ; les gens décidemment ne savent (peuvent ?) plus véritablement partir en vacance(s) !

Du coup…pas même le temps de goûter pleinement l’absence des voisins de palier qu’ils sont déjà rentrés, bruyants et importuns ; quel manque d’éducation !

L’ascenseur lui-même pouvait se reposer longtemps au même étage sans devoir constamment jouer au Yoyo ; reprendre l’habitude…de le partager (!)

Adieu les supermarchés ressemblant à des Centre de loisirs, reviendront vite les longues files d’attente Ribambelle d'enfants (moins joyeuses).

 

     Jour de Rentrée scolaire.

Exclus ceux qui n’ont plus l’âge de retourner à l’école.

Bien heureux ceux qui ne l’aimaient pas tandis que d’autres ne feront jamais le deuil de cette joie intérieure qui les illuminait en septembre lors des retrouvailles avec les petits camarades ou les potes de collège et de lycée.

Et puis les enseignants que l’on retrouvait (pour la plupart) avec un immense plaisir à la mesure de ce qu’ils nous apportaient de connaissances et de réconfort moral et intellectuel.

Une ligne directrice une voie un chemin mais aussi le goût des échappées et des grandes enjambées.

 

     Très vite viendra l’automne et l’hiver et Noël et tout sera à recommencer.

L’après Fin août c’est la pente descente, la glissade vers le froid ; les illusions de l’été seront alors bien loin.

Il faudra penser à se couvrir pour se protéger des agressions hivernales ; l’idée de (devoir) ressortir le chauffage d’appoint donne à cette heure la nausée.

Les jours de « canicule » (impression subjective) semblent si proches encore ; autre page Lion (Oxford) à tourner sans rugir ni se révolter.

 

            C’était bien, c’était chouette le mois d’août cette année.

 

 

Les ''largesses'' du mois d'août  

(© 2016/droits réservés)

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Une idée (peut-être) ?

Posté par BernartZé le 29 août 2016

Là-haut dans les nuages

Vœu d’invisibilité

            

            C’est décidé je vais disparaître.

 

     A trop se consumer se consoler -sans se rassasier- on finit par s’épuiser.

Seulement voilà, il n’est plus temps de rigoler ; il faut légiférer.

Promulguons promulguons à tout va pour s’en aller tranquillement !

 

     Des éclats dans la tête par milliers et le corps à vau-l’eau il est temps de se montrer raisonnable.

De toute façon la cravate ne me seyait guère et je n’habite plus le costume humain depuis des décennies Costume d'homme invisible.

Il est logique d’aspirer à la transparence lorsque se soustraire aux regards devient impératif ; l’effort de paraître digne et souriant peut s’avérer une épreuve trop difficile.

A quoi bon cette contrainte s’il n’y a plus rien à sauver ?

Les meubles ont tous brûlé et les paradis depuis longtemps perdus n’abritent plus les rêves d’autrefois.

Il faut savoir s’effacer.

 

     Tel un ange déchu l’enfant de jadis s’est dissout au contact du sol ; on ne dira jamais assez la cruauté du macadam.

Et l’adulte mal grandi encombré par son deuil est risible quand il s’obstine dans ses erreurs.

Ses ailes atrophiées ne cessent de le faire trébucher.

Il se voulait génial et le voilà grotesque !

Le combat se pouvait-il égal quand -mauvaise donne- il s’était de lui-même condamné en ne songeant qu’à pourchasser ses chimères ?

Le dos courbé les mains croisées, pas gai pas triste il est à présent mortellement ennuyeux pour autrui.

 

     Oui c’est certain l’heure est venue de désencombrer le paysage.

Disparaître aux yeux de tous, devenir un ectoplasme Ectoplasme (par Ariane Lumen) qui ne brillerait plus que par son omniabsence ; quelle présomption cependant !

Un être immatériel et transparent qui ne serait plus tout à fait là ; juste à côté comme il l’avait toujours été.

Invisible ; et ce serait son ultime récompense.

 

            En un aveu d’impuissance, cours dire aux hommes faibles qu’ils ont le droit de l’être…

 

  

Cours dire aux hommes faibles - Jean-Louis Murat (1991)

(© 2016/droits réservés)

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