Question de point de vue (part II)

Posté par BernartZé le 17 juin 2011

theavengersgnrique.jpg

Peel vs King

               

            Ça va saigner, le combat sera rude ; une seule en sortira vainqueur !  

 

 

 

     A ma droite, Mrs Peel, 1m.., ..kg, brune, cheveux longs, déterminée, spirituelle, intuitive, malicieuse, assurée, volontaire…

 

spirituelleisntshe.jpg.

A ma gauche, Miss King, 1m.., ..kg, brune ou blonde, cheveux plus ou moins longs, portant très souvent perruque(s), décidée, casse-cou, impétueuse, effrontée, espiègle, taraking2.jpg…amoureuse ?  

Deux femmes ; musique générique…tum, tum lun lun, tum, tum lun lun lun, tum lun lun lun lun lun lun lun lun (bis), lun lun lun lun lun lun lun lun lun

Et c’est parti !

    

     Historiquement parlant, John Steed n’a jamais réellement eu le choix de sa partenaire de travail.

Après avoir travaillé avec la très indépendante Cathy Gale, qui finit par partir en vacances (définitives ?), il fit équipe avec Mrs Emma Peel qui dû l’abandonner pour cause de…« non veuvage », aussi brutal qu’inopiné.

D’où cet épisode, unique et inoubliable, où ses deux partenaires successives se croisaient dans un escalier deprcieuxconseilschangs.jpgl’aînée donnant un précieux conseil à la cadette.

Et…quelle émotion à l’instant des adieux nemoubliezpas.jpg !

Il y a un demi-siècle (!), l’homme ne décidait déjà plus totalement de sa destinée…tout en gardant le sourire et son flegme légendaire.  

 

Certains malheureux changements ont été opérés depuis.   

   

     Revenons à ces dames et à leurs charismes respectifs.

Une chose est sûre, elles sont très différentes, tout en n’étant pas diamétralement opposées.

Si l’une est une femme de tête et de science(s), l’autre est une femme de cœur très impulsive ; parfois trop… !

Les deux étant prêtes à livrer le même combat pour réparer les injustices et venger les victimes.

A chacune ses armes et sa méthode, non pas pour « épauler » Steed, mais pour rendre leur collaboration la plus efficace possible.

              

     L’enjeu de cette série -créée au tout début des années 60- est bel et bien là.

Mettre en lumière (et en évidence) que, si les hommes et les femmes sont différents, ils peuvent parfaitement s’entendre pour apporter, également, leurs savoir-faire, nourris des expériences de vie de chacun ; rien que ça !

Et pour preuve des raisons de ce succès…l’accueil mitigé réservé à la première saison de ce qui deviendra -plus tard- à la télévision française « Chapeau melon et bottes de cuir ».

En ce temps-là (!), la « petite lucarne » proposait non seulement des émissions en noir et blanc, mais aussi très souvent retransmises en direct…sans songer à laisser de trace pour la postérité ; point d’enregistrement magnéto à tire-larigot !

Lors de la saison une, le personnage de John Steed n’était que secondaire (vaguement policier sans doute) et venait en aide au véritable héros (gentil, sympathique, mais un peu terne), le Docteur David Keel.

De même que ce programme diffusé « en direct live » (une performance, tout de même !), les intentions des auteurs semblaient particulièrement floues, à l’image des missions menées contre le crime !

Pas inintéressantes, pas passionnantes non plus, ces aventures paraissaient diriger ses protagonistes, comme les spectateurs, à vue.

Le flou artistique était à ce point le mot-clé que Steed lui-même ne portait pas encore le melon dans certains épisodes !!

Il arborait parfois un couvre-chef que l’on pourrait situer entre le borsalino borsalino.jpg et le chapeau mou chapeaumou.jpg.

De toute évidence, les producteurs et les scénaristes se cherchaient toujours.  

       

     Quand leur vint la lumineuse idée d’ajouter une touche féminine !

Dès la deuxième saison, exit le bon docteur, un autre médecin (généraliste) le remplace, afin d’assister (durant trois épisodes) Steed, devenu le véritable « héros » de la série.

Et arrivent (enfin !) les bottes de cuir en la personne de Cathy Gale, anthropologue à ses heures (perdues ?) !

Une autre femme, Vénus Smith (chanteuse de cabaret), l’aidera aussi au cours de ses enquêtes ; non dépourvue d’un charme très Swinging London, elle saura discrètement séduire le téléspectateur durant six épisodes.

Puis le melon et le cuir prirent entièrement l’ascendance en un duo de choc, souvent très physique du côté des bottes.

Elle est belle et intrépide ; il est plein d’élégance et d’humour et fait preuve d’un flegme typiquement britannique.

 

 

Toute la pleine mesure est donnée à la série ; ne manquent plus que l’intronisation de Mme Peel, une réelle complicité et de savoureux dialogues à double sens…

                 

     Et son apparition se produisit à l’orée de la quatrième saison.

 

 

Un jour nouveau en quelque sorte !

Elle fit immédiatement la conquête du plus grand nombre.

La plupart des téléspectateurs la trouvèrent moins froide et prétentieuse, plus fine et brillante ; plus humaine, finalement.

Assurément cruel pour celle qui l’avait précédée.

Cela suffit à l’adopter.

D’emblée, elle sut aussi bien faire preuve d’une redoutable efficacité que de sa propension à rire (de plus…un brin moqueuse !) et, tout en faisant jeu égal avec son partenaire, elle marqua la série de son empreinte grâce à son professionnalisme et sa légèreté.

L’équilibre était enfin trouvé : un homme, une femme, sans chabadabada, mais avec une évidente connivence.

Et même si parfois (peut-être… ?) Steed put donner l’impression de ne pas rester indifférent au(x) charme(s) de sa partenaire, ils demeurèrent tout du long sur un parfait pied d’égalité.

Tels des collègues de travail (!) dont l’amitié s’était développée au fil des ans et des aventures pleines de danger et de missions secrètes.

Quand vint l’heure des adieux byebye.jpgles producteurs de la série se retrouvèrent dans une impasse et John Steed pleura en cachette, dans son coin.

Et c’est une bleue qui la remplaça.

       

     Aussi bien fleur ditesleavecdesfleurs.jpg que risque-tout, elle dut faire à l’improvisade, avec son manque total d’expérience et son aplomb.

   

Introducing « Ta-ra Boom-di-ay » tararaboomdeay.jpg ; toute une histoire…

C’est son culot et son charme post-juvénile qui lui permirent de remporter la partie.

Elle semblait tout autant n’avoir peur de rien que de ne pas savoir où elle mettait les pieds.

D’où quelques sympathiques moments purement burlesques où elle donnait libre cours à une spontanéité débridée !

Loin d’elle l’envie ou l’idée de copier ses aînées ; pleine de bonne volonté, elle s’en donna à cœur joie.

En toute insouciance elle prit des risques et des initiatives, dans le but de bien faire et d’être appréciée.

En quête de légitimité, elle n’eut de cesse de recueillir l’approbation de ses supérieurs et de…Steed ; peut-être son talon d’Achille.

Un brin trop affectueuse et sentimentale, il lui arriva de s’égarer par excès d’enthousiasme, juste pour recevoir l’assentiment de son partenaire et de Mère-Grand.

      

     Les goûts et les couleurs…

Leurs appartements, leurs styles, leurs tenues vestimentaires, leurs relations avec Steed étaient tous et toutes fort différent(e)s.De quoi écrire une thèse…peut-être ?

Peut-être pas à ce point, mais de quoi disserter un moment sur chacune.

Sur l’indépendance affichée dcide.jpg d’Emma Peel, comme sur la dépendance affective unsentiment.jpg de Tara King.

Les apparences, cependant, étaient parfois trompeuses.

Madame Peel (« We’re needed » / « on a besoin de nous ») vaquait le plus souvent à ses occupations (recherches et articles scientifiques en cours, expérimentations physico-chimiques, sculptures au burin…) quand John Steed venait la trouver dans son appartement en vue d’une nouvelle mission.

Toujours très occupée, elle se rendait disponible pour les besoins du (secret) service.

Tara, sans doute plus rêveuse, semblait libre de répondre à l’appel de ses supérieurs, surtout quand celui-ci émanait de Steed.

En quête perpétuelle d’action, elle était prête à bondir sur la moindre occasion de partir à l’aventure en compagnie de son collègue.

Elle ne s’en priva pas.

     

     Chacune sachant se rendre indispensable, difficile de compter les points et de les départager.

Tout aussi efficaces, elles furent mieux que des adjointes pour John Steed.

Plutôt des perles rares, elles surent amener, tel un grand plus, l’élément féminin susceptible de faire la différence à l’instant crucial.

Dissemblables, mais tout autant opérationnelles au moment opportun ; impossible d’arbitrer en faveur de l’une ou de l’autre !

Lors du dernier épisode Tara, par inadvertance (?), s’envola avec Steed à bord d’une fusée montée de toutes pièces, façon Ikea.

Jamais on ne la revit ; pas davantage la fusée que Miss King !

    

 

     Et si, finalement, cela n’était qu’une vaste mais simple « question » d’affinité élective et de générations ?…

Sept années après ce débat sans fin apparut…Purdey purdeybis.jpgaussi belle qu’intrépide (bien épaulée par Gambit, certes).

 

De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace !

De quoi tout remettre en question…

         

     Après tous ces atermoiements ne serait-il pas piquant de connaître la coéquipière préférée de John Steed…?

Trop gentleman pour se prononcer, sans doute ne le saurons-nous jamais.

                            

            De toutes façons, quel qu’ait pu être l’objet de vos phantasmes, le champagne lechampagnepourlafin.jpg était -sans le moindre suspense- toujours pour la fin…

  

        

acommeavengers.jpg deuxpoints.jpglundeschapeauxmelondesteed.jpg plus.jpg bottesdecuir.jpg

(© 2011/droits réservés) 

 

 

Laisser un commentaire

 

60 millions de cons somment... |
riri1524 |
Le Plateau Télé de KeNnY |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Soft Liberty News
| t0rt0ise
| Bienvenue au Thomaland