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Un trop plein

Posté par BernartZé le 7 février 2014

Derrière la fenêtre

Les corps patients

            

            Assis là depuis des siècles ils semblent encore espérer.

Nul ne saurait dire où ils puisent le courage d’attendre, au risque de prendre racines.

Tels des êtres de pierre ils ne bougent plus d’un cil, immobiles désormais.

 

     Au fil du temps et des vagues Comme des vagues successives qui n'atteindront jamais le rivage successives, l’érosion les a à peine changés ; immuables ils demeurent.

Se meurent cependant les vivants au dehors ; ainsi va la vie !

Deux voies qui ne s’entendront jamais pour se croiser.

Etrange Sans issue pour ces cailloux qui ne saignent plus.

 

     Autrefois, dans leurs jeunes années, faits de chair et de sang, leurs Cœurs inflammables furent souvent mis à mal, se consumant et se craquant comme de simples allumettes Volutes....

Leurs cœurs en alerte permanente n’avaient de cesse de bondir, battant continuellement la chamade La chamade ; meurtris ils résistèrent longtemps jusqu’à ne plus pouvoir tenir.

Ils finirent par lâcher prise Lâcher prise, non de guerre lasse mais à force d’épuisement.

Et…boum patatras, ils devinrent aveugles Regard aveugle l’instant d’après !

Figés dans leur douleur Une oreille attentive, ils se fermèrent à tout sentiment à tout jamais ; que de tissus fanés et de poussière depuis retombée !

Réfugiés sur leur astéroïde B 612 (par exemple) Asteroide B612 (by Samuel Maurin), ils végétèrent mille ans.

Egalement à peine plus grande qu’une maison leur planète était pleine, non d’épines, mais de pics et de broches Planète piquante ; idéal pour un barbecue in the garden, moins pour une vie sereine.

 

     Jolie planète Terre ''revisitée'' que la leur ou rien ne risquait plus de les perturber, ni de les divertir.

Et pourtant…

Dansent les souvenirs Dansent les souvenirs quand reviennent sans relâche les images du passé ; profondément inscrites, enregistrées Impression de la mémoire en nombre, elles avaient empreint leurs corps de marques indélébiles dont ils ne pouvaient espérer se départir sauf si leur mémoire -malade- était venue à s’effeuiller La mémoire qui s'effeuille.

Mais elle releva l’épreuve du temps et ils durent tout à la fois renoncer au Luxe au Calme et à la Volupté d’être ; à toute vie simplement humaine !

 

     A force de patience, ils ne se souvinrent plus de ce qu’ils attendaient.

Comme si de la poudre d’oubli leur avait été traîtreusement versée dans leur boisson bien frappée préférée : Boisson frappée au chocolat MiForm ou Tequila frappée, selon l’heure du jour.

Le front collé derrière une vitre, ils regardaient au-dehors en ne voyant plus rien, incapables désormais de discerner les mouvements de la vie initiés par les autres.

A force de ne plus rien attendre faute de pouvoir espérer, ils se transformèrent en statues de sel fin…à gros grains A gros grains orageux !

Voie(s) sans issue(s) Pas davantage d’issues que de voies empruntables, un avenir leur parut tout tracé : droit vers la tombe ! ; mais ils ne mourraient pas.

Quelle triste désolation !

 

            Si seulement un serpent pouvait les aider à partir un jour…

 

 

5.0.2 LE serpent

(© 2014/droits réservés)

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De circonstance…

Posté par BernartZé le 7 février 2014

Pur symbolisme

Noblitude

 

            Le symbole était beau à l’origine.

 

Pierre de Coubertin

(© 2014/droits réservés)

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