En absurdie (encore)

Posté par BernartZé le 3 février 2015

Bague en acier bicolore poli et mat

Belle comme un mensonge

            

            Je me marie demain.

 

     Voguant sur mon Petit Bateau je n’ai jamais trouvé la vie aussi belle et wonderful Wonderful life 1987 !

Yes, what a merveilleuse life ! (version multilingue)

 

     Je me marie demain, l’épouse l’ignore encore, peu importe.

La surprise la ravira à coup sûr.

La robe Robe mariée à ses mesures sera fin prête, les bijoux le bouquet et les accessoires rangés en file indienne sur le lit ont été tout spécialement choisis pour elle.

Elle sera ainsi parée pour le plus important jour de sa vie.

Sans doute ignore-t-elle combien je l’aime ; je suis moi-même surpris par mon élan et j’ai parfois peur de ne pouvoir le contenir.

J’ai hâte d’être à demain, et quand l’angoisse me prend, je crains une ultime désillusion qui verrait tous mes projets tomber à l’eau.

 

       Mon papillon Ma belle, mon papillon ne peut pas m’échapper sous peine de me broyer le cœur.

Humblement je l’avoue elle m’obnubile Obsession au point de ne plus pouvoir penser à mes autres études qui m’étaient pourtant chères.

En quelques mois elle m’a inspiré autant de rhapsodies que de lamentos Tasso à l'hôpital de St Anne Ferrara (Eugène Delacroix).

C’est elle que j’aime ; je ne peux que l’aimer tant elle Samantha E. m’est tout.

 

     Si la journée se déroule comme prévu, elle sera cueillie à l’aube, juste après que la rosée l’aura rafraîchie ; et une voiture l’emportera vers sa destinée, jusqu’à moi.

 

            Je ne suis pas L'obsédéthe collector1965réal : William WylerCollection Christophel le malade le pervers, le maniaque ou le meurtrier ; mais je crois aux mensonges…

  

 

The Collector - John Fowles 

(© 2015/droits réservés)

2 Réponses à “En absurdie (encore)”

  1. Christine dit :

    Pas lu (réparer ce manque ?)
    Un petit côté Misery le monsieur ?

    • BernartZé dit :

      Oh combien je vous encourage à le découvrir !
      C’est selon moi un véritable « petit chef-d’œuvre », autant par son style que par sa construction (à entrées multiples) servant admirablement l’intrigue comme la quête de l’auteur.

      Misery ? Pas vraiment.
      Elle est terrifiante, lui est monstrueux et totalement inadapté au « monde des humains ».
      Il n’est pas capable de faire la différence entre le plus beau des papillons et une jeune fille à son goût, observée et suivie à distance.
      Les aimant pareillement tous les deux, il lui faut à tout prix les mettre dans sa collection afin de les avoir toujours à portée de regard pour pouvoir les admirer à sa guise [...]
      Mais chut ! , je vous en ai déjà presque trop dit.

      Bon plaisir de lecture (peut-être)…

      B.

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