Que sera sera…

Posté par BernartZé le 30 juillet 2016

Paris (by Julie Bell)

Paris, l’été

            

            Paris sera-t-elle toujours la même désormais au mois d’août ?

 

     Hier encore quand revenaient les heures aoutiennes des étincelles de joie s’allumaient dans les têtes de ceux qui ne partaient pas.

Loin de chercher une consolation à cette privation de villégiature, ils se réjouissaient à l’avance.

Enfin la ville serait à eux…et à des milliers de touristes !

La capitale, soudain vidée de ses habitants, semblait s’époumoner plus largement De l'air ! De l'air !.

Les avenues étaient agrandies débarrassées de leurs flots de voitures hystériques, les rues pouvaient être traversées le nez au vent sans risque d’accident ; même le métro souterrain prenait des allures aériennes sans ses habituels encombrements.

La nature reprenant ses droits l’air devenait respirable et le ciel bleu était certains jours véritablement Un ciel tout bleu sans le moindre nuage ; si si !

Dans certains quartiers la ville était en sommeil comme à l’heure de la sieste et des persiennes mi-closes d’un sud lointain Persiennes en sommeil écrasé de lumière.

Les enfilades de commerces fermés donnaient une impression de grand désert plein de liberté.

La vastitude citadine se révélait.

 

     Bien sûr les grandes artères haussmanniennes et les quartiers supposés plus intellos Réputation où nul n’est censé mettre le pied sans des pompes bien cirées  Ça brille !(une légende urbaine de plus) restaient fréquentés durant l’été.

Mais quelque chose de différent – dans l’air peut-être – s’avérait perceptible.

Des langages et des accents multiples se laissaient entendre pour le plus grand ravissement des oreilles.

Ras-le-bol du français parisien ! Vive les sonorités chantantes fleurant bon l’exotisme estival.

Quel bonheur d’entendre une conversation à une terrasse de café sans rien y comprendre ; quel plaisir de croiser des visages différents aussi lumineux et curieux de tout.

Tous les sens en éveil…

 

     Et puis les rencontres de hasard et les aventures que l’on sait devoir finir.

Quelques jours ou semaines vécus intensément ; le plein d’insouciance avant l’heure des adieux ; pas de promesses inutiles ; des images gravées à jamais…

Paris au mois d'août - Charles Aznavour (1966)   

Viendra l’automne Leaf.

 

            Si seuls au mois d’août, apparemment si libres.

C’était encore hier.

 

     Que sera après-demain ?

A présent qu’une multitude de séismes ne cesse de bouleverser le quotidien de nos vies il nous faut dire adieu au calme et à la tranquillité.

C’était un luxe, nous ne le savions pas.

Paris ne sera sans doute plus tout-à-fait la même et malgré tout…

 

 

By night  By night…

(© 2016/droits réservés)

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