Peu de choses en somme

Posté par BernartZé le 5 janvier 2017

Couteau (de cuisine) Harakiri

Qui pleure kiri ?

  

            Hara 丹田 vidé…

 

     Passer tout à côté de tout.

 

Lune sans sommeil appelle astre moribond ; l’écho se perd entre leurs nuits.

Au fil des jours s’est réduit l’espace où les rires mènent aux larmes jusqu’à ne plus former qu’un minuscule territoire sur lequel tout se perd en se jouant de soi ; à force de tenter le diable nul ne peut demeurer le plus malin.

A force de coups de poings le Nombril s’est vidé de son sens ; il est devenu creux et avare d’une énergie dont il est désormais dépourvu.

Démission sans omission ; la vie s’en est tranquillement allée par tous les pores.

 

     Il fallait du talent pour réussir à manquer une à une toutes les marches.

De dérapages en glissades le parcours s’est révélé exemplaire : à en baver de joie !

Le bonheur embarrasse plus que la tristesse lorsque son exigence condamne en excluant l’échec.

Il est si facile de vivre heureux quand on naît bien disposé ; mais à force de remonter le courant le fameux Canoë rose (pris dans la vase) finit parfois par s’embourber définitivement.

 

     Plus rien n’est grave si rien ne compte plus ; pas davantage les jours qu’une vie perdue.

Passer tout à côté de tout n’est rien d’autre qu’une inaptitude à vivre l’instant présent.

Une croix définitive, claire et limpide, faite sur le http://www.dreamstime.com/royalty-free-stock-image-carpe-diem-inscription-illustration-pen-writing-white-background-image30424006 d’Horace.

Un renoncement, un deuil de plus.

 

            Juste une existence sans célébrations ni fêtes.

Comprends-le…

 

 

...Ou tu porteras mon deuil (1968) 

(© 2017/droits réservés)

2 Réponses à “Peu de choses en somme”

  1. Christine dit :

    Mais qu’est-ce donc une vie réussie ?
    A-t-on l’obligation du bonheur ?
    Ne peut-on vivre sans « réussir » sa vie ?
    Est-il si grave de perdre ses jours ?
    Échouer, s’échouer ou nager à contre-courant, nous sommes condamnés à ramer péniblement.
    Qu’importe le combat n’aura définitivement qu’une issue fatale.
    Il en est qui passent leur vie à combattre, certains les regardent, d’autres préfèrent contempler les nuages…

    • BernartZé dit :

      Quatre questions-pièges dont je n’ai pas réellement les réponses.
      J’essaie tout de même :
      1) euh…?
      2) non
      3) oui/non
      4) oui…peut-être
      Peu d’éléments de réponses en somme ;) .

      Seconde tentative en développant :
      Il me semble que seul celui qui la vit est habilité à dire si sa vie est un succès (« Les chiens aboient… »).
      Nul ne vous contraint au bonheur si vous préférez être malheureux(-se) ; une pression sociale existe cependant pour ceux qui se soucient du paraître.
      Vivre sans rien réussir / sans réussir sa vie…de multiples nuances non ?
      Il est certain que la frustration et les échecs répétés ne donnent pas davantage le moral que le sourire.
      Une vie perdue n’est rien à l’échelle planétaire (animaux et végétaux compris).
      De là à prétendre qu’elle fait se plier de rire l’intéressé(e)…??

      J’ai bien sûr trouvé votre « réponse » sur votre blog ; mais lorsque est atteint un degré extrême de noirzitude (invention personnelle) on ne voit (plus) ni les nuages ni le ciel et pas même le soleil quand il brille…

      B.

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