Quête des sens

Posté par BernartZé le 24 mars 2017

Bah !

Quel zèbre

  

            Une pause s’impose.

 

     Trop de mots accumulés finissent par user jusqu’à la corde le fil tendu au-dessus du vide au point de rendre l’équilibre précaire.

 

Quand l’aquoibonisme reprend le pouvoir les bras tombent naturellement inertes le long du corps et plus rien ne sert à rien.

Tout semble vain et inutile ; à force d’être répétés les mots s’égarent, perdant le sens commun jusqu’à la déraison.

Lâché en chemin l’esprit est privé de son mode d’expression usuel ; interloqué il ne peut que se taire, désarmé.

Le siècle n’est plus aux lumières, les ombres dangereuses s’étendent se multiplient, envahissent et dévorent telles des rapaces l’espace partagé de moins en moins humain.

Démuni l’être affaibli file dans la coulisse cacher sa honte, anéanti par son sentiment d’impuissance.

 

     Oui une Pause est devenue nécessaire, non pour « se ressourcer » mais pour survivre tout simplement.

Revenir au plaisir originel de l’écriture (presque) insouciante sera-t-il possible afin de retrouver l’envie et la justification indispensable à tout projet, même le moins ambitieux ?

En espérant qu’il ne s’agira que d’un léger report Sine die de rendez-vous.

 

            Le zèbre ne fait pas l’idiot pour se faire remarquer ou pour se rendre intéressant, il porte ses rayures.

  

 

Zébrures  Que sera sera…

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Entre les flots

Posté par BernartZé le 21 mars 2017

Bouddha tête penchée

Mélancoliaque

  

            Qu’il est triste de voir tenir en deux ou trois phrases impersonnelles la réponse d’un ami ; rien de plus.

 

     Les routes se croisent et se décroisent un jour.

C’était écrit.

La prédiction était facile, fatale et évidente.

Les hasards de la vie conduisent parfois à un délitement progressif du sentiment ; en amitié aussi.

Et tout au bout ne reste qu’un champ de désolation Champ de désolation à l’horizon bouché ; à pleurer.

En vain, il est trop tard.

 

     La sécheresse du message, digne d’un courrier administratif, fait longtemps froid dans le dos alors qu’il confirme seulement ce qui couvait depuis un bon moment.

Inutile de tomber accablé Homme assis avec la tête penchée (Kafka) sur le parquet vitrifié.

Bien que plus verni, il ne saura apporter aucun réconfort pour soulager la peine.

Alors malgré soi on se souvient.

 

     Plus qu’une histoire achevée tout un pan de vie vient de s’écrouler.

Des décennies emportées remontant parfois à l’enfance ou à l’adulescence, bref à la prime jeunesse.

Un âge où tout semblait possible et sans limites, où les rêves lâchés suivaient leur cours au gré du vent.

L’âge des délires et des improvisations, celui de la spontanéité basée sur la complicité le même sens de l’humour et de la dérision.

Et puis -surtout- la vie, tout simplement.

Les enfants qui grandissent haut et forts, adultes à leur tour faisant leur vie, comme les heures plus douloureuses des deuils des doutes et de la maladie.

Mutuellement présents pour l’autre jusqu’au jour où un grain de sable s’est immiscé.

Quel quiproquo quelle offense quelle affliction tue, quel hôte imprévu est-il parvenu à rompre cet accord ?

Le temps n’est plus aux explications ni à l’orage ; l’indifférence polie et muette a pris place.

Avec elle le silence dévorant obsédant absurde et indécent ; et l’incompréhension.

 

            Les serments implicites d’amitié sont-ils plus fiables que les serments d’amour déclarés et réitérés à diverses personnes ?

 

     La question reste posée…

  

  

Malentendu

(© 2017/droits réservés)

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Mauvaise coordination

Posté par BernartZé le 18 mars 2017

Heure écrite

Timing

  

            Le message précisait bien qu’il fallait être à l’heure.

 

     Deux jours plus tôt la boîte-aux-lettres creusée à même la pierre du muret du jardin lui avait réservé une drôle de surprise.

Au milieu d’une multitude de prospectus et de feuilles de chou de quartier il avait découvert une lettre.

Enveloppe toute blanche, adresse manuscrite, rien au dos.

L’écriture ne lui parut pas familière tout en éveillant une curiosité légitime.

Léger coup de scalpel Coupe papier ; quelques lignes penchées sur la droite lui proposaient un rendez-vous en place de Grève à midi et quart du jeudi à venir, soit quarante-huit heures plus tard.

Le lieu lui évoqua la capitale, l’hôtel de ville et…la guillotine.

Mais dans sa ville de 1335 habitants il ne pouvait s’agir que de la petite place située devant la mairie et sur laquelle il y avait un (seul) banc.

 

     La lettre, ou plus exactement la missive, n’était pas signée.

Presque pas, juste l’esquisse d’une initiale : N.

Noémie ? Noa ? Nathalie ? Tout de même pas Néfertiti ! 

Il passa deux jours et deux nuits à essayer de se souvenir, tentant de faire défiler des visages et de se remémorer de lointaines histoires.

Mais sa mémoire infidèle lui joua des tours.

Incapable de la moindre certitude il faillit renoncer et faire le mort.

Ne pas aller au devant d’une rencontre hasardeuse aurait été plus sage.

Ce n’est qu’à trois-quarts d’heure de…l’heure H qu’il prit sa décision et se dépêcha de se préparer.

Vite la douche, vite le choix des vêtements, vite la voiture qui toussa et dut rester alitée dans le garage.

Vite à vélo mais pas suffisamment.

 

            Il faisait grand soleil, la place rougie était vide, Nathalie (ou une autre) ne l’avait pas attendu.

 

 

Toujours en retard

(© 2017/droits réservés)

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Libre

Posté par BernartZé le 18 mars 2017

Thaurr

Thaurr

  

                Dieu ou démon, tonnerre ou giboulée

                Tu es passé.

                Mythe d’une ancienne légende,

                Parti vivre ailleurs tes renaissances.

               

                En quête d’autres aventures imaginaires

                Peut-être en Abyssinie ou en Asie Mineure ;

                Où en es-tu de tes vies

                Passées à rompre et à courir ?

 

                Sage ou fou…

 

 

 

Chat égyptien (2)  (Tous tes mystères tu garderas)

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Défaillance

Posté par BernartZé le 15 mars 2017

C’est Louche

  

            Patchwork et bouts collés.

 

     Il faudrait changer de Disque et cesser d’illustrer les mots d’images redondantes qui noient le texte rendant plus difficile sa compréhension.

N’est-il pas un peu pitoyable de tenter de dissimuler le vide de sa pensée derrière de jolies photos le plus souvent empruntées à autrui sans vergogne ?

La tentation est grande de compenser ainsi un évident manque d’inspiration ; navrant.

 

     Il est des nuits où rien ne va ni vient, où la moindre idée voit le jour avec peine et ne mérite pas d’être développée.

Avant même d’être intellectualisé le phénomène est perceptible intuitivement.

Vite déprimant il peut rendre malheureux en confortant le sentiment d’illégitimité : écrire ne devrait se faire qu’après mûre réflexion et à condition d’amener du sang neuf même si l’on n’ambitionne pas de construire une œuvre.

Le talent n’est pas universel et la mesure de son absence devrait convaincre les récalcitrants de renoncer.

Et pourtant peu acceptent de le faire, refusant le verdict du silence qui s’impose.

Au contraire ils insistent et ne cessent d’essayer.

Peut-être -d’une autre façon- est-ce aussi admirable ; ne jamais admettre sa défaite, faute de lucidité, demande du courage et une vraie endurance.

 

     Tout travail nécessite (sueur et larmes) un véritable acharnement au prix d’une volonté parfois farouche qui se révèle au fil des ans.

Pour trouver il faut chercher ; lapalissade qui suggère mal le degré de concentration indispensable pour conduire sa quête.

Ceux qui souffrent d’un TDA (Trouble du Déficit de l’Attention ; mal relevant de la psychiatrie) partent avec un handicap certain et ne peuvent se contenter de remettre sur le métier cent fois leur ouvrage ; ils doivent s’y reprendre mille fois au minimum !

Sans cesse devoir relire ce qui a été lu l’instant d’avant et dont le souvenir s’est égaré parmi d’autres pensées transversales est épuisant pour l’âme et le corps.

Ce qui était à l’origine un plaisir d’écriture peut devenir une souffrance offrant des idées mortifères.

Déprime en prime pour poursuivre le combat contre soi-même et ses propres manques.

 

     Les bons conseils de Dame Raison voudraient que l’on s’abstienne dans un jour (ou une nuit) sans -redouté des sportifs- pour éviter de perdre son temps et celui d’un éventuel lecteur.

Peut-être serait-ce en effet plus sage, mais qui ne se risque pas accepte vite de perdre une bataille en refusant de s’engager.

A chacun malgré tout son libre arbitre…

 

     Mais pour certains le besoin d’essayer d’écrire s’impose à eux de manière absurde et souvent incompréhensible.

Il revient sans cesse tel le ressac, incapable pourtant de briser définitivement la détermination empêchant de se coucher.

Tant pis si au bout de la nuit des larmes amères viennent à l’ultime relecture.

Tant pis si le dépit est le seul sentiment né après tant d’efforts.

Tant pis si un deuil s’avère nécessaire pour une nuit perdue de plus en attendant de meilleurs auspices.

 

            Il faudrait savoir « se taire » lorsque l’on n’a rien à écrire sans craindre de perdre momentanément un fil que l’on
retrouvera demain (?)

 

  

Chat pacha  (Seule chose à faire : s’écraser sur sa couche ?)

(© 2017/droits réservés)

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Détournement hasardeux

Posté par BernartZé le 12 mars 2017

Vieux cliché d'autrefois

La dictature du souvenir

(subtils détours)

  

            Il suffit parfois de presque rien pour que remontent des images et des fantômes du passé.

 

     Rien ne se perd tout se recycle semble-t-il ; notamment grâce aux internautes obsédés par l’idée d’informer de leur existence l’humanité entière en semant des traces un peu partout tels des incontinents des réseaux sociaux.

Ils se racontent se « selfient » et s’auto-promeuvent à tout va pour se mettre en valeur ou (peut-être ?) apaiser quelques angoisses.

Être en vue pour (se) prouver qu’ils existent et qu’ils sont nés pour de bonnes raisons, à savoir jouer un rôle important ici-bas.

 

     Les personnalités publiques ont de tous temps montré la voie, qu’ils soient artistes politiques ou criminels ; certaines interférences entre ces catégories ne manquent par ailleurs pas de sel (!).

Pour les individus lambda le besoin de reconnaissance est souvent tel qu’ils ne peuvent se contenter -comme autrefois- de passer à la télé ou de faire la une des journaux.

Il leur est indispensable de se mirer dans les regards si possible admiratifs du plus grand nombre.

Se paître et se repaitre du sentiment de leur importance devient vite une addiction.

En guise de preuves ils s’abreuvent de chiffres qui sont supposés être les indices de leur notoriété grandissante.

Qu’il s’agisse de « like » (l’image du pouce levé Like correspond-il au verdict des arènes romaines ?) de « followers » (toujours en alerte) ou de « retweets » copiés/collés machinalement à l’infini, tout est bon pour prendre la mesure de sa part d’audience au cœur des médias.

Jusqu’à l’excès l’overdose et le suicide parfois.

 

     En gage d’estime d’affection voire d’amour ils se contentent de signes de messages ou de déclarations écrites (non sans fautes de grammaire et d’orthographe Dislike) généralement dépourvues d’argument.

Un temps rassurés, leur quête sans fin doit reprendre sans tarder.

L’inquiétude de perdre l’attention des suiveurs est omniprésente, dévorante, obsessionnelle.

La lumière peut s’éteindre à tout moment et d’autant facilement que la renommée est faite de vent.

Le filtre de la toile est un voile qui leur cache la vérité de ce qu’ils ne sont pas.

L’anonymat permet tous les mensonges, toutes les flagorneries toutes les supercheries.

Il est plus de oisifs que de surfeurs en mer.

  

            Et c’est ainsi que l’on découvre un jour par hasard sa bobine sur une vieille photo de classe dont on ne se souvenait même pas.

Troublant, un brin perturbant…d’autant plus que l’on se reconnaît à peine faute de ne pas avoir consacré toutes les années passées à se regarder dans le miroir.

A la loupe on scrute on observe on cherche à se souvenir.

Que font donc là ces têtes inconnues, celles qui ne disent strictement plus rien ?

Et lorsque l’on se rappelle seulement sept ou huit noms des camarades d’autrefois, l’alerte Alzheimer semble devoir être lancée !

La question immédiate « que sont-ils tous devenus ? » laisse rapidement place à celle qui interroge sur les raisons qui font que certains se sont finalement avérés plus mémorables que d’autres.

Est-ce une question de personnalité ou d’affinités d’alors ?

 

     Nathalie Jérôme Christine Marc Frédérique Bertrand Bruno Suzette (…j’ai un doute) je ne vous avais apparemment pas totalement oubliés.

 

            Ne pas se fier à l’apparente véracité d’une photo détournée…

 

  

Malouinière

(© 2017/droits réservés)

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Suite hôtelière

Posté par BernartZé le 9 mars 2017

358—>353

La chambre d'à côté

Changement de chambre

(suite *)

  

            La porte d’à côté…

 

     Au bout de vingt-neuf jours d’enfermement absolu dans la chambre 358, poussé par l’ennui la faim et la soif (plus rien à boire ni à grignoter), je me suis décidé à sortir.

Très affaibli, les jambes flageolantes, j’ai retrouvé le couloir Couloir-aux-quatre-vents aussi désert et venteux que le jour de mon arrivée.

Par simple curiosité j’ai frappé à la porte 354 supposée ouvrir sur la chambre mitoyenne de la mienne.

Sans réponse je l’ai poussée pour découvrir qu’elle ne donnait pas sur une autre pièce mais sur un vestibule distribuant deux nouvelles chambres bien cachées de cet étrange hôtel ; deux numéros impairs : 351 et 353.

Je suis entré au hasard dans la chambre 353, peut-être contiguë à « la mienne ».

 

     Elle m’a immédiatement paru plus petite que celle que j’occupais depuis quatre semaines.

Pas de léopard au mur ni de dunes namibiennes ; ce gain de place évident permettait de disposer d’un lit plus vaste et d’un confort visuel donnant l’illusion de respirer plus largement.

Je me suis vite assis sur le lit (les chaises étaient décidemment toutes bannies de cet établissement) pour réfléchir et me reposer un peu.

Sans m’en rendre compte j’ai rapidement glissé à l’horizontal et me suis endormi.

L’état second dans lequel je me trouvais expliquerait certainement bien des choses et notamment pourquoi j’ai rêvé que j’étais enfermé dans la chambre 358 et que lors d’un face-à-face avec le léopard nous décrivions tout deux sur le sol des volutes Infiniment huit pour nous observer nous séduire ou nous éviter ; surtout moi qui craignais qu’il ne finisse par me prendre pour une proie facile à déguster en guise de petit-déjeuner.

Mettant fin à nos pas de danse il s’est contenté de s’asseoir et de me regarder longuement avant de retrouver sa place sur le poster du mur d’en face.

Ma vie fut ainsi sauvée par mon aspect peu appétissant !

 

A mon réveil -hébété- j’ai pris la décision de m’installer là, passant du 358 au 353 quitte à commettre un impair.

 

     Depuis près de trois semaines j’ai eu le temps de m’interroger sur le mode de fonctionnement particulièrement mystérieux de cet hôtel.

Un monde invisible où l’on ne croise jamais ni client ni personnel d’entretien.

Pas d’accueil ni de responsable de direction ; peut-être pourrait-on même quitter les lieux sans payer !

Pourquoi cette numérotation de chambres incompréhensible avec des nombres pairs allant de quatre en quatre ?

Et soudain la découverte d’une échappée, d’un couloir transversal débouchant sur deux chambres aux numéros impairs.

En existe-t-il d’autres dissimulées dans des couloirs tapis entre deux chambres visibles de l’étage ?

A force de penser à cette multitude de chiffres, je me suis vu dans un monde parallèle régi par une mystérieuse loi des nombres.

De quoi avoir des maux de tête…

 

     Je vais sortir un jour, quitter cette 4ème dimension, ces chambres paires ou impaires, cet hôtel fantôme, ce quartier et retrouver ma vie ou ce qu’il en restait.

J’étais venu là par hasard pour oublier le poids de ce qui m’échappait jour après jour.

A peine allégé rien n’aura changé c’est sûr, mais il me faut cesser de fuir, apprendre à affronter l’avenir, le regarder au fond des yeux.

Retrouver la vie et la ville lavées à grandes eaux ; d’autres giboulées d’autres bouleversements et de nouveaux deuils viendront.

Et l’espoir fou et illusoire d’une vie moins diabolique. 

 

 

            Larmes à boire…

  

(* http://bernartze.unblog.fr/2017/02/04/quelques-jours-sinon-rien/)

Blondin (Paris au bord des larmes, 1990)

(© 2017/droits réservés)

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Fonctions (sur)naturelles

Posté par BernartZé le 6 mars 2017

Respire (clip Mickey 3D, 2003)

Respire

  

            Qui ne sait plus n’en peux plus.

 

     Depuis votre tout premier cri dont vous n’avez gardé aucun souvenir vous respirez à pleins poumons sans y penser à condition d’avoir la chance de ne pas souffrir d’une grave maladie handicapante (asthme, mucoviscidose, cancer, allergies…).

Cette fonction naturelle offerte en cadeau de naissance est indispensable à qui souhaite vivre longtemps et mourir vieux et en bonne santé (!).

 

La déglutition salivaire est un réflexe inné que vous pratiquez inconsciemment environ deux fois par minute.

La déglutition alimentaire se déroule…lors des repas (quelle découverte !) ainsi que vous l’avez appris bébé à grands renforts de Bavettes et de Parapluies bis pour vos parents.

Sans doute avez-vous alors beaucoup grimacé recraché tempêté à la face de vos géniteurs qui ne désiraient que votre bien ; ils ne vous en n’ont même pas voulu.

C’est grâce à cet apprentissage que vous avez grandi, avalant soupes et légumes avec le sourire http://www.dreamstime.com/royalty-free-stock-photos-spinach-cream-soup-smile-image25918628.

 

     Quand la machine s’enraye c’est à vos dépens que vous apprenez que pour manger et avaler il faut respirer…par le nez.

Ben oui ! Essayez juste pour voir d’ingérer un morceau de n’importe quoi en vous bouchant le nez (avec une pince à linge si vos deux mains sont réquisitionnées), votre déglutition se fera avec peine vous menant peu après à l’étouffement et la suffocation ; manger et respirer par la bouche sont deux actions physiologiques incompatibles.

Ce jeu stupide le temps d’une expérience se transforme en calvaire pour qui ne sait plus ou ne peut plus respirer naturellement.

Impossible de se nourrir ou d’avaler 1ml de sa propre salive, plus rien ne (dé)passe le pharynx, obstruant la voie vers le larynx et la trachée Système respiratoire.

L’impasse peut s’avérer évidemment parfois mortelle et toujours douloureuse.

Il est quelque peu gênant de ne plus pouvoir ni respirer ni avaler et ni entendre correctement.

Quant à parler…!

 

            En imaginant que l’on meure plus vite d’une déficience respiratoire que d’une carence de nourriture aucune de ces perspectives ne paraît très réjouissante.

A ne pas même souhaiter à son pire ennemi…sauf si vous êtes d’une nature (très) méchante.

 

 

Respire (tant que tu le peux) 

(© 2017/droits réservés)

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Rien qu’une vie

Posté par BernartZé le 3 mars 2017

Hic & nunc

Drunk

 

             L’optimisme n’est pas de mise…

 

     Entre folie et décadence chercher une porte de sortie équivaut à s’égarer sans fin.

 

Le pire étant toujours envisageable il faut être sportif pour supporter les épreuves successives que la vie nous impose sans se soucier jamais de nos doléances.

Inutile de protester ou de pleurnicher quand on sait qu’il nous faudra tous en passer par là.

Impitoyablement piétinés, seuls les meilleurs résilients (oh ! ce mot répété en écho) seront admis dans la classe supérieure.

Merci à ceux qui nous ont seriné cette rengaine abrutissante et particulièrement source d’exclusion.

Autrement dit : « si t’es pas cap tu es un moins que rien » !

Comment ferions-nous sans cette leçon de vie et ses humiliations récurrentes ?

 

     Ivres de douleur les « moins que rien » (donc) ignorent l’allégresse et la légèreté.

On est bien peu de choses et sans rose amie étrangement seul au monde.

Elle Rose défunte qui est morte ce matin (ah ! vous ne le saviez pas ?) se moque désormais des pseudo-psys professionnels, n’ayant pas ignoré dès sa naissance que son temps serait compté.

Elle a vécu au gré du soleil et des alizés, résistante jusqu’à se faner et logiquement mourir.

Songez à sa lutte invisible.

Honte à ceux qui voudraient lui reprocher une endurance défaillante…

 

     Le bonheur est-il obligatoire pour ceux qui font preuve d’un manque flagrant de prédispositions ?

Sans être précisément à la recherche du traumatisme perdu se pourrait-il que nous ne soyons pas tous égaux pour supporter les aléas de l’existence ?

Si certaines pilules amères sont plus difficiles à avaler que d’autres il n’est pas étonnant que des pavillons soient baissés avant l’heure, de guerre lasse ou d’épuisement.

L’absence d’envie de vivre constitue un mot d’excuse qui ne devrait pas souffrir de discussions déplacées.

Emportés par leurs désillusions certains y succombent quand d’autres préfèrent les oublier quitte à les nier.

Les coups de bottes dans la dépression et le refus d’une thérapie de groupe (drôle d’idée de raconter sa vie à de parfaits inconnus dans l’espoir d’une « guérison » ; ah ! cette manie du…partage) ne suffisent parfois pas à se sauver.

 

            Le parfum de vanille peut s’avérer aussi fade qu’enivrant.

 

 

Bougie verre vanille  Pâle comme…

(© 2017/droits réservés)

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