Rien qu’une vie

Posté par BernartZé le 3 mars 2017

Hic & nunc

Drunk

 

             L’optimisme n’est pas de mise…

 

     Entre folie et décadence chercher une porte de sortie équivaut à s’égarer sans fin.

 

Le pire étant toujours envisageable il faut être sportif pour supporter les épreuves successives que la vie nous impose sans se soucier jamais de nos doléances.

Inutile de protester ou de pleurnicher quand on sait qu’il nous faudra tous en passer par là.

Impitoyablement piétinés, seuls les meilleurs résilients (oh ! ce mot répété en écho) seront admis dans la classe supérieure.

Merci à ceux qui nous ont seriné cette rengaine abrutissante et particulièrement source d’exclusion.

Autrement dit : « si t’es pas cap tu es un moins que rien » !

Comment ferions-nous sans cette leçon de vie et ses humiliations récurrentes ?

 

     Ivres de douleur les « moins que rien » (donc) ignorent l’allégresse et la légèreté.

On est bien peu de choses et sans rose amie étrangement seul au monde.

Elle Rose défunte qui est morte ce matin (ah ! vous ne le saviez pas ?) se moque désormais des pseudo-psys professionnels, n’ayant pas ignoré dès sa naissance que son temps serait compté.

Elle a vécu au gré du soleil et des alizés, résistante jusqu’à se faner et logiquement mourir.

Songez à sa lutte invisible.

Honte à ceux qui voudraient lui reprocher une endurance défaillante…

 

     Le bonheur est-il obligatoire pour ceux qui font preuve d’un manque flagrant de prédispositions ?

Sans être précisément à la recherche du traumatisme perdu se pourrait-il que nous ne soyons pas tous égaux pour supporter les aléas de l’existence ?

Si certaines pilules amères sont plus difficiles à avaler que d’autres il n’est pas étonnant que des pavillons soient baissés avant l’heure, de guerre lasse ou d’épuisement.

L’absence d’envie de vivre constitue un mot d’excuse qui ne devrait pas souffrir de discussions déplacées.

Emportés par leurs désillusions certains y succombent quand d’autres préfèrent les oublier quitte à les nier.

Les coups de bottes dans la dépression et le refus d’une thérapie de groupe (drôle d’idée de raconter sa vie à de parfaits inconnus dans l’espoir d’une « guérison » ; ah ! cette manie du…partage) ne suffisent parfois pas à se sauver.

 

            Le parfum de vanille peut s’avérer aussi fade qu’enivrant.

 

 

Bougie verre vanille  Pâle comme…

(© 2017/droits réservés)

4 Réponses à “Rien qu’une vie”

  1. Christine dit :

    Stop, je vous arrête !
    Qui a prétendu que la vie doit être aimée à tout prix ?
    Ne peut-on vivre sans aimer vivre et sans que cela mène à la dépression ?
    La vie peut être vécu en la regardant se défiler sans autre forme de procès que celui d’en être son seul libre détenteur.

    • BernartZé dit :

      Certainement pas moi !
      Mais « aimer la vie » doit bien aider à mieux vivre, autant que je puisse…l’imaginer ;) .
      Les causes d’un front dépressionnaire sont multiples et ce manque total d’appétence n’arrange sans doute rien.
      Vivre sa vie en simple spectateur comme on regarde passer les nuages ?…

      B.

  2. Christine dit :

    sur la dune assis
    le plus petit nuage
    invente le ciel

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