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Demain, dès l’aube…?

Posté par BernartZé le 2 avril 2017

Tout doucement - Bibie (1985)

Tout doucement

(retour)

  

            En souvenir des âmes mortes aux confins d’un désert (bien connu) il faut renaître.

 

     Simplement -si possible- revenir vers la vie ; entendre son appel et écouter ses chants, ses rires.

Se lèvera bientôt peut-être un nouveau jour au sortir des brumes matinales Brumes matinales qui révèleront d’autres désirs.

 

     Comme dans un rêve s’endormir entre ses propres bras E.J. (Sleeping with the past, 1989) pour se réveiller autre et mieux disposé.

Enfin de la douceur menant au goût de vivre ?

 

            Qui vivra verra

   

 

Pasion vida  N’exagérons rien (tout de même !)

(© 2017/droits réservés)

Publié dans Question de point de vue | 2 Commentaires »

Chassez le naturel…

Posté par BernartZé le 2 avril 2017

Arbre pascal

L’art de se perdre

(en tentant de se trouver)

 

            Perché dans les arbres…

 

     Bientôt reviendra le temps de la chasse aux œufs et aux lapins de garenne Lapin alu ; inutile de leur tirer dessus ils se livreront sans reddition, prêts à se laisser déguster.

Sans présumer du nombre de victimes il y a fort à parier qu’elles souffriront nettement moins que celles qui tomberont au champ du déshonneur en septembre prochain lors de joyeuses chasses à courre où seuls les chiens transpireront tandis que leurs « maîtres » cavaleront dignement sur leurs montures Œufs de...suspension

 

     Sans fusil ni étalon ni canidé, sans doute aurais-je alors fini de m’égarer en chemin à force de chercher une issue à ma voie.

Quête solitaire de preuves d’une existence bradée à bas prix.

L’heure de la révolte avait pourtant sonné ainsi que la volonté d’en finir avec la dispersion tous azimuts et les égarements sans fin.

Passer constamment du coq à l’âne est une gymnastique épuisante, autant pour l’esprit que pour le corps.

A force de tirer sur son col pour garder le cou au chaud on risque l’étranglement et le manque d’oxygène.

 

     Retrouvée dans une boîte mal rangée au grenier la photo floue Le ''père à l'enfant'' d’un père souriant à son enfant.

Improbable image d’un lointain passé fantasmé ; vaine prouesse du cerveau pour tromper l’autre ?

Les soubresauts du corps confirment le degré d’enfermement de l’âme en faillite.

L’ennemi dans la glace a-t-il fini par prendre toute la place L'ennemi dans la glace (''Neuf'' - Alain Chamfort, 1993) ?

La poursuite de la lutte aux confins de l’absurde a-t-il un sens ?

Ou bien n’est-ce que pure déraison et entêtement idiot ?

 

            L’art de se perdre…l’art de se pendre au crochet Point d'interrogation retourné de l’ultime question.

 

     Joyeuses Pâques Œufs de Pâques !

 

 

 

 

Jane Birkin - L'aquoiboniste 

(© 2017/droits réservés)

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Raté !

Posté par BernartZé le 2 avril 2017

Surfeur in the sky

Comme un éjaculat sur le bord d’une falaise

  

            Le vent venait du large ce jour-là et arrivé tout près des côtes, il se faisait plus caressant.

L’herbe tendre se dressait hardiment, telle une crête coiffant la crique.

Le pâle soleil de cette matinée tranquille suffisait à iriser la rosée alors que Nathanaël et Rose rajustaient leurs boutons en se regardant toujours. 

 

     Ils avaient l’air serein et idiot, et sereins ils étaient.

Un colibri passant par là sortit une petite loupe de sa poche arrière et se mit à étudier scrupuleusement l’herbe alentour, comme si c’était sa seule mission ici-bas.

Il était concentré et appliqué. Il inspectait chaque brin d’herbe, chaque goutte de rosée, chaque petite bête croisant son chemin en quête d’un petit-déjeuner.

Rien ne l’étonnait jamais ; il avait tant vécu et tellement voyagé qu’il pensait avoir tout vu ou presque.

Il n’avait pas tort sur ce point et c’est pourquoi il ne s’étonna pas quand il aperçut au milieu de cette jungle une goutte de sperme agonisante égarée parmi les habitués attablés à cette heure printanière.

Il fronça juste le sourcil gauche en se disant que de nos jours la nature était devenue une vraie déchetterie tout en lançant à la cantonade : « C’est rien, ça ne compte pas ! », d’un air un petit peu dédaigneux.

Personne ne l’écoutant, nul ne l’entendit, et il s’enfuit vexé de constater une fois de plus que son travail n’était pas pris en considération, alors qu’il s’y était de tous temps consacré avec ardeur et abnégation.

     Il n’aurait jamais dû changer de contrée en acceptant de surcroît un déménagement à ses frais ; on ne l’y reprendrait pas de sitôt !

 

          STOP ! !

    

            Bon je sais c’est n’importe quoi !

Je voulais simplement tenter de faire de la provocation facile, histoire de me mettre à la page, d’être enfin à la mode.

Je m’espérais chébran, « in » comme on disait autrefois ; c’est complètement raté !

Toutes mes excuses !

 

     Je n’ai pas la bonne formation, je n’ai pas le bon diplôme, je n’ai pas le talent nécessaire pour plaire au plus grand nombre.

De nos jours c’est navrant, voire franchement honteux. Et surtout cela ne ressemble à vraiment rien qui puisse intéresser qui que ce soit.

J’ai commencé dans un style collection « bouton de rose » alors que je visais réellement le genre trash, pas du tout porno soft, surtout pas dans une veine flou pseudo artistique légèrement inspirée d’un cinéaste gentillet vaguement photographe.

Non ! En aucune façon !

 

En fait je voulais me lancer dans le hardcore littéraire, avec un vrai fond et des sentiments. J’avais plein de douleurs, de tristesse, de misères sexuelles à exprimer, à raconter, celles des autres évidemment.

Et puis j’ai dérapé sans trop savoir comment ni pourquoi.

Glissement progressif qui a fini par m’échapper totalement en me laissant stupidement sur le carreau, l’air niais et déconfit.

Je ne suis pas fier de moi, encore moins de mon incapacité à rebondir, à trouver un nouveau souffle, un nouvel air à respirer et à chanter, un air susceptible de fasciner les foules, de monopoliser l’attention, d’attirer les médias, de les séduire, quitte à apprendre à leur faire la danse du ventre qui nécessite une souplesse que je n’ai pas à priori.

 

     Mais que vais-je bien pouvoir devenir ? Quel avenir m’attend ? Quel destin me guette ?

Mon Dieu aidez-moi !, inspirez-moi !

Permettez-moi d’avoir mes entrées dans le cercle des Élus !

Je veux que l’on me jalouse, je veux que l’on m’admire, avec un soupçon de crainte et d’étonnement parce que j’aurai su faire des vagues à l’instant idéal et bien calculé, avec de plus une touche de fausse candeur, un subtil décalage dans le regard.

Je dois pouvoir atteindre le degré de cynisme nécessaire pour mener à bien une telle entreprise.

Achetez mon âme si vous voulez ; elle est à vendre ! Et si vous n’en voulez pas, soyez assez aimable pour faire passer le mot à votre ennemi intime.

Il est moins regardant sur la qualité et avec un peu de chance, il sera tenté par ma proposition.

 

     Le doute m’envahit subitement en songeant à la concurrence et je crains fort de ne pas avoir la moindre chance de sortir du lot, encore moins de me faire remarquer pour des qualités qui ne sont pas miennes.

 

            Décidemment quoi que je tente il me semble échouer.

Je suis irrécupérable faute de pouvoir me réinventer.

 

     [Cette vaine expérience a failli me faire oublier que je n’ai jamais été prêt à marchander mon âme]

 

 

Trident

(© 2002-2017/droits réservés)

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