Fatigues

Posté par BernartZé le 18 mai 2017

Laissez-moi seule !  (par George Barbier, 1919)

Laissez-moi seule

            

            Si seulement

 

     Serais-je lasse des départs et des défections, des adieux et des désaffections ?

Les fuites et les soustractions se sont ajoutées au fil des années finissant par rejeter une vie dans l’ombre.

J’y joue avec mes papillons et mes oiseaux Dans la pénombre.

 

     Qu’en est-il des relâchements humains ?

Ces êtres s’enflamment vite, à l’excès parfois, et le plus souvent l’exaltation ne dure que quelques saisons.

L’enthousiasme retombe tel un soufflet.

La négligence ouvre sur le vide laissé par les amants et les amis.

Qui étaient-ils pour prendre tant de place dont la mesure n’apparaît que tardivement ?

Une place offerte par l’attente.

Quand il est désormais inutile de s’accrocher telle une championne en herbe jupette au vent Chris Evert à 16 ans (1er US Open, 1971) mieux vaut savoir s’effacer.

Alors on se fait rare, sortant de moins en moins, quitte à frôler l’enfermement, barricadée entre quatre murs.

Face à un monde sans saveur ni passion l’envie se tarit faute de pouvoir remonter à sa source.

Mieux vaut l’indifférence -même feinte- à l’amertume.

 

     La déception est sur les lèvres qui se déforment un peu pour étouffer le cri.

Pourquoi tant d’espoirs contrariés ont-ils mené à cette désillusion et à ce désenchantement absolu ?

Serais-je devenue folle de douleurs rentrées, de trop de pertes et de mensonges entretenus dans ma solitude ?

Le courage me manque.

 

            I (just) want to be alone…mais ne me croyez pas trop.

 

  

''Grand Hotel'' (1932) 

(© 2017/droits réservés)

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