Un égarement de plus

Posté par BernartZé le 27 mai 2017

Fenêtre ouverte

Au-delà du gris

  

            Il peut suffire de presque rien.

 

     Quelques notes revenues du passé grésillent dans la mémoire et remontent le temps.

Sans doute est-il inutile de chercher à comprendre pourquoi subitement se lève un voile, laissant affluer les souvenirs.

La vieillesse a peut-être simplement besoin de se nourrir du sang neuf d’autrefois (?).

 

     S’il est effectivement impossible « d’être et d’avoir été », il n’est pas interdit de s’évader en se faisant la courte échelle.

Ni une ni deux, cinq ou six petites notes de musique suffisent à raviver une part d’enfance ou d’adolescence.

S’offrir cette danse avec piqûre de rappel n’a rien de honteux, même si elle peut sembler un brin pathétique.

L’évocation fait soudain affluer de lointaines images auxquelles on ne pensait même plus.

En « se sentant » tel que l’on fut on se plait à revivre les émotions vibrantes d’une innocence emplie d’espoirs.

C’est romanesque en diable ou niais au plus haut point !

Les avis resteront forcément partagés.

Les sentiments déboulent, plus vifs que l’eau sur roches Cascade et font monter les larmes aux yeux ; seule la pudeur empêche de déborder.

 

     Quand une fenêtre s’ouvre à nouveau sur un temps oublié mieux vaut se laisser délicieusement glisser dans ce couloir, sans crainte.

Qu’y aurait-il à perdre ?

C’est certes aussi un « bon » moyen de se lamenter encore sur le naufrage imposé par les années qui pèsent lourdement.

Il n’est cependant pas indispensable de radoter avant l’heure.

 

            On grisaille on grisonne on grésille…

 

    

 

     S’écoule le temps.

 

 

  

''Jean-Christophe'' - générique T.V. (Bruno Rigutto, 1978)  Klaus Maria Brandauer (''Jean-Christophe'', 1978)

(© 2017/droits réservés)

7 Réponses à “Un égarement de plus”

  1. Christine dit :

    Chacun sa part, pourtant je me demandais ce dernier chaud weekend encore la part d’idéalisation et de fantasme dans nos souvenirs. Odeurs d’enfance, bruits et chemins natifs font invariablement resurgir la nostalgie d’un temps qui ne sera plus, celui de l’enfance insouciante cheveux au vent.

    • BernartZé dit :

      Je crois que nous avons tous tendance à idéaliser certains « petits moments » du passé…comme pour les mettre sous cloche et les garder à portée du cœur.
      Nostalgie ? Sûrement !
      Par contre « l’enfance insouciante cheveux au vent » me laisse plus dubitatif.
      C’est très joli, mais…non, pour moi tous les enfants ne sont pas insouciants ; et il ne faudrait pas confondre l’insouciance avec une certaine inconscience [...]

      B.

  2. Christine dit :

    Idéal ici aussi, j’aime à croire que les enfants sont encore capables d’une certaine insouciance, pour l’inconscience, j’en doute ! La pression que leur impose leurs parents et la société ne leur laisse pas le choix, j’en suis souvent effrayée !

    • BernartZé dit :

      Insouciance ou inconscience…cela devient de plus difficile de faire le « tri » !
      Est-ce la faute des médias et notamment des journaux télévisés si les jeunes paraissent de moins en moins longtemps demeurer enfants ?
      Je vois trop souvent leur instinct grégaire développé mettre en avant un cynisme galopant et un goût surdimensionné pour « la frime » et l’argent facile obtenu sans effort ni travail ; pour beaucoup c’est un dû ou une revanche à prendre.
      Je souhaite vivement que la faute en incombe à mon pessimisme naturel qui me fait seulement voir la bouteille à moitié vide et que la notion d’idéal survit chez certains…sans la moindre cupidité.
      Dites-moi (s.v.p.) que je ne rêve pas totalement.

      …B.

  3. Christine dit :

    Je ne saurais vous dire, je crois que je suis trop tournée vers le passé, pas assez vers l’avenir (m’intéresse-t-il ?)
    Je crois que notre société bouge beaucoup, trop, pour que quiconque soit en mesure de mesurer l’impact de cette « évolution » exponentielle et sidérante sur le comportement de ses jeunes citoyens;
    je ne peux que constater leur désarroi et leur anxiété qui me font penser que les réponses que nous leur proposons sont en total décalage avec ce qu’ils vivent et ressentent.

    • BernartZé dit :

      Que deviendront-ils ? Là est peut-être la grande question.

      On n’a jamais autant entendu parler de « fracture sociale » et d’ascenseur…en panne.
      Même parmi les jeunes les écarts semblent se creuser de façon alarmante au point qu’il faille s’inquiéter des -déjà- laissés pour compte de quatorze ans à peine.
      Parents absents ou totalement démissionnaires car dépassés, « l’éducation » de la rue reste leur unique solution…qui les condamne dans la plupart des cas à un destin sacrifié.
      Quels que soient les torts de la société (que nous partageons tous) comment faire aujourd’hui comprendre à un jeune que l’argent n’est pas une idole pour laquelle on vend son âme et son corps ?
      Parallèlement je doute aussi de l’utilité de leur donner en exemple la réussite de tel ou tel sportif…comme pour les appâter.
      Chacun d’eux est unique et qui choisirait de suivre la voie d’un Yohann Diniz (50 km marche) plutôt que celle d’un footballeur dont les revenus et les voitures les font rêver ?

      In fine une pensée hautement philosophique : « Les jeunes sont des éponges, tout dépend du liquide » :-D .

      …B.

  4. Christine dit :

    Une pensée à développer ! :D

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