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Tentative d’évasion

Posté par BernartZé le 14 juin 2017

Croix latine dans le lac de Starnberg en hommage à Louis II de Bavière

Retour en Bavière

  

            Ne m’écrivez pas, ne me téléphonez pas. Je ne suis plus là pour personne.

 

     Trop las j’ai envie de partir ailleurs pour m’oublier et me souvenir.

Ce fameux « lâcher prise » auquel je n’ai pas droit je voudrais le conquérir.

J’aimerais à mon tour connaître ce sentiment d’abandon possible au crépuscule.

Si la vie est une lutte de tous les instants peut-être est-il un lieu ou un refuge ici-bas susceptible d’accueillir les radeaux dérivant.

 

     Trop fatigué à l’idée de rester sur place ; une fuite en avant vaut mieux qu’un statu quo morbide et tant pis si l’échappée n’est pas aussi belle qu’espérée.

En y réfléchissant tôt ce matin j’ai trouvé 334 raisons de me fuir ; parmi elles une seule suffit à mon départ.

(Disparue morte ou envolée)

 

     Trop peu de courage et de forces pour prendre la mer, le premier train fera l’affaire.

Enfin plusieurs (faute d’avion) en enfilade jusqu’au bout de ma ligne Train bavarois.

Avaler les kilomètres comme des antidépresseurs pour tenir le cap et traverser un pays puis un autre ; remonter à la source, rejoindre l’autre rive.

Le dernier petit train saura m’y ramener.

(Avant elle)

 

     Là-bas tout est calme et recueillement, souvenir et respectueux hommage.

Les eaux dorment à jamais à moins qu’elles ne fassent semblant pour garder le mystère du passé.

En me couchant sur la rive peut-être trouverai-je à mon tour le repos tant attendu.

Ou bien repartirai-je (encore) destination est et changement de pays pour revoir Vienne (qu’elle a hanté) au crépuscule.

Ma ville natale saura-t-elle me reprendre dans ses bras le temps d’un réconfort ?

Au soir d’un apaisement je m’espèrerai serein, ne serait-ce qu’une heure.

Ensuite ?

Une fois de plus il me faudra certainement m’en aller pour retrouver ma vie et mes quatre murs étroits qui semblent se rapprocher au fil des années.

Sûrement une illusion d’optique ou une vue de l’esprit…

 

     Pour en finir avec l’idée de persécution j’espère que le destin vaudra bien me faire cadeau du pouvoir de l’oubli.

(Elle)

 

            Sans logique...

  

 

Sous les flots  Vienne au crépuscule - Arthur Schnitzler (1907)

(© 2017/droits réservés)

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