Contrescarpe

Posté par BernartZé le 5 juillet 2017

Gazpacho andalou

Mon gazpacho et moi

  

            …avions froid.

 

     C’était l’été selon tous les bulletins météorologiques et pourtant…

En place du soleil nous ne recueillions que les changements capricieux d’une saison annoncée merveilleuse, comme chaque année.

Selon l’habitude les belles promesses ne tinrent pas longtemps ; n’est-ce d’ailleurs pas leur fonction première ?

Dans ce marché de dupes les estivants sont les plus lésés.

Heureusement que je n’étais pas parti en vacances cet été là, essentiellement faute d’envie.

 

     J’avais suivi la route entre les voies du nord pour sortir de la ville et m’échapper du macadam Y'a une route - G.M. (1975) et d’un quotidien dans lequel j’étais enferré.

Il fallait retrouver le moyen de respirer.

Quitte à partir.

Alors que le courage me faisait défaut je pris la tangente qui me mena jusqu’en Islande, tout au bout d’un chemin en bord de falaise Petite maison.

Là une petite maison ; là un refuge.

L’exil définitif était tentant, ne serait-ce que pour chercher un sens à ma stupide existence de bagnard.

Ma retraite verglacée me permit de me relire et de m’entendre ; que d’années perdues sans écoute ni attentions !

Seul toujours mais enfin seul à décider de ma route…

 

     C’est ainsi que j’ai continué à vivre ; sans plus trop de soleil, mais sans fausses illusions.

Un peu plus calme et serein…peut-être.

 

            Je n’ai plus jamais eu de nouvelles de mon gazpacho.

 

   

Le sourire intérieur

(© 2017/droits réservés)

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