Des parallèles

Posté par BernartZé le 8 juillet 2017

Squelette marchant  Fauteuil roulant (2)

Seuls

 

            Elle marchait sans relâche se parlant à elle-même, tournant en rond dans le salon.

            Lui ne pouvait rouler très loin tant ses bras fatiguaient.

 

     Elle aimait bien l’idée de rester éveillée lorsqu’elle pensait que tout le monde dormait.

Lui était du genre insomniaque à tendance parano.

 

Elle griffonnait beaucoup la nuit, couchant des phrases sur le papier, se relevant sans cesse.

Il ne cessait de réfléchir en se tenant le ventre d’où remontaient ses plus sombres pensées.

 

C’est en essayant d’écrire, comme ça pour elle seule, qu’elle s’était soudain mise à revisiter son enfance.

Il ne comptait plus les heures passées à ressasser.

 

Elle allumait aux quatre coins de la pièce des bougies, fixant ses points cardinaux.

Il préférait demeurer dans la pénombre, surtout le jour, volets roulants toujours baissés.

 

Elle ne sortait plus très souvent, une fois tous les trois ou quatre jours le temps de faire quelques courses.

Dans la rue il roulait sur le trottoir en double file avec les poussettes et les tricycles.

 

Elle avait constamment chaud ce qui expliquait ses pieds nus sur le plancher, hiver comme été.

Il grelotait toujours assis dans son fauteuil, le corps à moitié mort.

 

            Elle ne lui a pas prêté attention l’autre jour en le croisant vers midi et quart ; il a remarqué son air triste et ses yeux sombres.

 

     Une même nuit pourtant ils ont vu une dernière lumière…

  

 

Une nuit... 

(© 2017/droits réservés)

2 Réponses à “Des parallèles”

  1. Christine dit :

    Conte de pleine lune.

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