Plus très méchant

Posté par BernartZé le 19 octobre 2016

Grrr

Scrogneugneu

 

            Je ne supporte plus les enfants !

 

     On me dit acariâtre sous prétexte que j’ose manifester ma mauvaise humeur en leur présence ; serais-je devenu un misanthrope atrabilaire plus du tout amoureux du genre humain ?

S’il m’arrive de me montrer hargneux c’est que les enfants d’aujourd’hui sont souvent très bruyants et toujours agités.

Ils ne cessent de geindre et de réclamer quelque chose à leurs parents, n’hésitant pas à entamer d’interminables négociations sans se soucier de leur autorité (présumée) ni du fait qu’ils se trouvent dans un lieu public.

Le plus inquiétant est que les parents finissent la plupart du temps par céder pour avoir enfin la paix.

Y’a plus de parents ni d’enfant et encore moins d’éducation !

 

     A quatre-vingt-treize ans n’ai-je pas acquis le droit de m’exprimer librement ?

Quitte à passer pour un vieux schmock (pour rester poli) Vieux schnock autant être sincère et ne plus se mentir.

Certains me rétorqueront sûrement « quel droit ? » me demandant en vertu de quoi j’estime mériter cette sorte de privilège.

Ils auront la réponse le jour où ils atteindront à peu près mon âge.

Ils sauront que les jours où la douleur n’est plus soutenable il est difficile de devoir supporter qui que ce soit.

Chaque être humain a ses limites ; le dépassement physique ne le rend pas particulièrement aimable ni fréquentable.

Et les enfants le moquent avant de le fuir à juste titre.

 

     Au début de cette année 1991 j’ai formulé un seul vœu : celui de revoir enfin mes enfants.

Sur cette photo d’entre deux guerres V.C. je pouvais encore sourire sous la moustache.

Pas même quarante ans et père de cinq enfants, j’aimais ma vie que je trouvais douce auprès de mon épouse.

Ma famille se portait bien (cela semble aujourd’hui stupide de le dire) et nous étions pleins de projets.

Inconscients alors nous ne réalisions pas qu’un fou furieux -un autre moustachu- avait déjà jeté une ombre sur toute une partie de l’humanité.

Très vite l’inquiétude a grandi ; les premiers autodafés Autodafé nous ont effrayés et « la Nuit de cristal » nous a laissés interdits.

En juillet 1942 la rafle a scellé nos sept destinées.

Finalement seuls ma femme et moi sommes revenus de cet enfer.

 

     Le parcours de ma peine m’a conduit jusqu’ici.

Mais veuf depuis peu je ne me sens plus le courage de poursuivre le combat de toute une vie ; sans amour, sans aide ni soutien.

Je repense à ces vers d’Hugo :

 

                « J’ai bien assez vécu, puisque dans mes douleurs

                Je marche, sans trouver de bras qui me secourent,

                Puisque je ris à peine aux enfants qui m’entourent,

                Puisque je ne suis plus réjoui par les fleurs. »

 

Le premier quatrain d’un poème appris dans mon enfance et qui m’a accompagné depuis le tout début de mes années de collège.

Veni vidi vixi (2) Je ressemble tant aujourd’hui à cet homme-là, courbé et fatigué.

 

     Les enfants sont aujourd’hui -comme de tous temps- bruyants et pleins de vie ; c’est bien normal, même si leurs rondes incessantes me fatiguent…alors que je ne les entends plus qu’à moitié faute d’appareillage que je me refuse à porter.

A quoi bon ?

 

           Je ne peux m’empêcher cependant de me demander ce qu’il adviendra d’eux le siècle prochain…

 

 

La canne de mon grand-père 

(© 2016/droits réservés)

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Hors du temps

Posté par BernartZé le 17 août 2016

Les lumières de la ville - Charlie Chaplin, 1936

Comme s’il était encore temps

(!)

  

            Les lumières de la vie s’étaient éteintes les unes après les autres.

 

     Tel un pavé de saumon (cru) Pavé de saumon (cru) incapable de remonter seul le courant il restait assis là inerte, les yeux rivés sur son assiette.

Plus la moindre envie de manger ni même d’ouvrir la bouche ; interloqué abasourdi muet.

Ne comprenant pas ce qu’il faisait encore ici-bas ses yeux ne cessaient de s’écarquiller en songeant au vide de son existence.

Il avait manqué tant d’occasions de s’échapper et d’en finir que, fort de ses expériences souvent ratées par inadvertance, il aurait pu écrire tout seul le contrepoint du fameux livre Suicide, mode d'emploi (de Claude Guillon et Yves le Bonniec, 1982) qui fit autrefois polémique jusqu’à être interdit en France (mais vendu aujourd’hui d’occasion à prix d’or sur des sites bien connus ; cherchez l’erreur) sur la base de la loi réprimant la provocation au suicide (kézaco ??).

Ses échecs successifs avaient fait moins de bruit.

Et quarante-douze mille ans plus tard il en était toujours au même stade ; Glory times Glory times - Portishead (1995) !

 

     Loin de se considérer comme un rescapé il n’avait pas le moindre respect pour lui-même, achevant de se haïr faute d’avoir pu découvrir une bonne raison de s’estimer.

Les jeux de miroirs avaient eu raison de lui.

A présent qu’il se retrouvait seul, l’ayant bien cherché, il pouvait contempler l’étendue des dégâts et de son royaume dont le sol ne cessait de se dérober à chaque pas.

Tomber se relever, tomber se relever, tomber se relever…basta !

Étant tombé bas (bien) plus de sept fois et n’étant pas Japonais, il s’était légitimement demandé si ce petit jeu de dupes -dont il était l’unique participant- allait durer encore longtemps ; la question ne se posait plus à présent.

Il savait que le cycle ne prendrait jamais fin et qu’il ne trouverait pas de répit.

A cent-cinquante-douze ans il serait encore assis sur cette même chaise Chaise musicale non musicale en attendant qu’elle ne cède par lassitude, le trouvant définitivement insupportable.

Avec un peu de chance son squelette, faute de peau restant sur les os, se romprait brutalement, s’éparpillant en mille morceaux.

Fin de cycle Fin (de non recevoir) !

Oublié le vieux refrain Comme j'ai mal ! et les sempiternelles jérémiades !

 

            Un nouveau jour s’était levé ; nouveau ?!!

 

 

Yeux écarquillés  Pris dans les phares…

(© 2016/droits réservés)

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Bof !

Posté par BernartZé le 28 novembre 2015

Mon œil !

Quand tout est mort

(interprétation libre)

            

            D’effroi fulgurant.

 

     Au fond de l’œil le vide ; tout foutu tout cassé, à tout perdre autant se faire du bien.

En panne sèche d’âme et de cœur le rêve serait de ne plus sentir son corps et de flotter sans fin.

Ne plus penser ni réfléchir ; ne plus souffrir enfin.

 

     Le nirvāṇa Le nirvāna (le pied le bonheur tant promis) serait-il à portée d’espérance en acceptant de tout lâcher et de ne plus rêver ?

A défaut de bien-être serait-il possible de retrouver le sens du mot « plaisir » et la chaleur promise ?

Un éclat et des brisures Éclaboussures plus tard se tenir encore debout relève presque du miracle.

Résister encore (à jamais, pour toujours…bla bla bli) n’est plus de mise.

Il faut faire mieux ou laisser rompre les digues.

Et quand bien même les vents seraient toujours contraires, il faudra les haïr pour mieux les détourner.

 

            Le fond de l’œil était trop frais, morné…

 

  

Coupe brisée - Copie  Bris de verre glaçant

(© 2015/droits réservés)

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Que mon corps lâche

Posté par BernartZé le 7 novembre 2015

Béquilles

J’ai bien assez vécu…

 

             Puisque je ne marche (presque) plus sans l’aide de béquilles ; le dos toujours courbé et les mains agrippées pour éviter de tomber encore.

 

     Puisque plus rien désormais ne peut se faire sans douleurs ni angoisses, puisque mes promenades quotidiennes ne me mènent plus guère qu’au bout de la rue en une demi-heure et davantage pour le retour.

Puisqu’au lieu de m’asseoir je m’écroule ; puisque la joie s’est envolée, puisque je me sens triste et incapable de pleurer.

Puisque je ne suis plus qu’une vieille femme Vieille femme qui lit dans les regards la pitié qu’elle inspire, puisque cette commisération me blesse et qu’il m’est devenu impossible de la supporter.

Puisque mon passé me rattrape ; puisque par la force du destin l’émigrée hongroise que je suis devenue n’avait pu épouser celui qu’elle aimait tant Miklós Radnóti et qu’une autre a perdu trop tôt par la faute d’un monde absurde et pervers ; puisqu’il était si drôle alors que les autres le croyaient irrémédiablement sombre et condamné de naissance.

Puisque j’entends le mortel silence des heures s’égrener de minute en minute, n’est-il pas temps de m’éclipser ?

Pourtant…

 

     Hier -pourtant- un jeune homme m’a tenu la porte de l’ascenseur Ascenseur, une porte beaucoup trop lourde pour mes béquilles et moi, attendant patiemment que j’en sorte lentement pas-à-pas.

Tandis que je progressais dans le hall à la vitesse d’une tortue, j’ai bien vu qu’il faisait semblant de vérifier le contenu de sa boîte aux lettres sans rien en sortir afin de se trouver à point nommé prêt à me tenir l’autre porte ouvrant sur le perron et la rue.

C’était je crois la deuxième fois que nos chemins se croisaient et qu’il me rendait cet immense service en souriant d’un air léger et complice.

Je ne sais qui il est ni l’étage où il vit mais je lui suis reconnaissante de tant d’égards.

Sans s’en douter, ou du moins sans en prendre la pleine mesure, il n’a pu deviner l’importance de son aide.

Il m’aura pour une fois -deux en l’occurrence- épargné une gymnastique incroyable et épuisante faite de coups de coudes et d’efforts réitérés.

A défaut de pouvoir m’offrir les services d’une aide médicale à plein temps, ses soins palliatifs m’auront soulagée un bref moment ; précieux.

 

            Je n’aurai pas toujours la chance de compter sur de tels heureux hasards ; un jour prochain je ne pourrai certainement plus du tout me porter.

Qu’adviendra-t-il de moi ?

Me faudra-t-il souscrire un crédit (qui me sera refusé à l’aube de mes quatre-vingt-dix ans) dans l’espoir d’acquérir une gold voiturette Fauteuil électrique à moteur susceptible de me faire encore sortir de chez moi ?

 

     Fatiguée et trop lasse ne pourrais-je pas enfin remettre ma vie en d’autres mains ?…

 

 

Sous d'autres cieux... 

(© 2015/droits réservés)

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… …

Posté par BernartZé le 29 septembre 2015

Un accord imparfait

Désaccords à l’amiable

               

            J’aurais aimé, tu aurais tant voulu ; et pourtant…

 

     Il n’y aura pas de ressentiments.

 

 

     Une lyre  (Délires en fuite)

(© 2015/droits réservés)

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Quelle galéjade !

Posté par BernartZé le 23 septembre 2015

Lâcher prise

Lâche

  

            Abandonne, abandonne tout, tout ne sera in fine qu’abandons.

 

     Repose-toi enfin ; écourte ta litanie de…Pleins & déliés.

Ne compte plus sur personne, pas davantage sur toi-même ; tu serais encore déçu.

Prends le temps de t’épargner d’autres peines quand bien même tu les aurais méritées.

 

     Abandonne tout espoir de pouvoir te sauver ; inutile de prendre tes jambes à ton cou, il est trop tard à présent.

Tu ne peux ignorer l’approche de la mort qui te délivrera.

Kaa Aie confiance petit homme mal grandi, mal poussé.

Renonce à user tes dernières forces dans une ultime lutte ; elle aussi serait vaine.

Et quand bien même le chant des sirènes Si reine... te séduirait en tentant de te faire croire que tu peux espérer encore, résiste-leur et fie-toi plutôt à moi ; j’en sais bien plus qu’elles toutes.

 

     Tu n’as pas pu, pas su ; trop décalé hors de ton temps, arraché à un autre siècle.

Nul ne t’avait préparé à affronter une violence sournoise à laquelle tu aurais voulu rester sourd.

Mais elle a résonné dans tes tympans et a failli te rendre fou, tout juste bon à enfermer parmi d’autres aliénés.

Par chance cette épreuve t’a été épargnée et tu as continué à faire semblant de vivre jusqu’à ne plus pouvoir tromper personne.

Et si tu l’avais croisée, peut-être ne l’aurais-tu pas même vue.

 

            « La mort viendra et elle aura ses yeux »…

 

 

Cesare Pavese…Cesare Pavese

(© 2015/droits réservés)

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Intermède…

Posté par BernartZé le 24 août 2015

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Il n’est plus l’heure

            

            Le refus de céder…

 

     Point de délire visuel, nulle illusion Illusions d'optique, ce court intermède ne va servir qu’à (tenter de) ne pas reproduire -in extremis- la même défaillance virale (?) en réutilisant des images déjà vues ici.

L’optique est simple et pathétique : ne pas souffler trop vite les dernières bougies OLYMPUS DIGITAL CAMERA faute d’un supplément de courage quand à cette heure la voie paraît naturellement sans issue OLYMPUS DIGITAL CAMERA.

La réserve de chocolats Réserve chocolat étant épuisée (fonte…estivale !), le caviste et le fournisseur de produits illicites n’étant pas encore revenus de leurs vacances Sable comment survivre à défaut de vivre ?

Pour les êtres plein d’équilibre la question n’a pas de sens ; pour les autres le regard Le regard au-delà doit voir au-delà de l’instant et de la douleur, plus loin que la solitude qui semble dévorante.

 

            Perdu, éperdu, pain perdu…la bonne blague !

  

Pain perdu 

(© 2015/droits réservés)

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Qui n’en peut plus en pleure encore

Posté par BernartZé le 6 août 2015

En haute mer

La mer me manque, l’amer me tue

            

            Depuis combien de siècles n’ai-je plus vu danser la moindre étendue maritime ; pas même un lac ou une simple mare Mare aux canards ?

Diable de Canard je ne m’en souviens pas !

 

     Travelling arrière Travelling arrière ; que s’est-il donc passé durant toutes ces années goudron ?

Du gris et des rues plus ou moins étroites en enfilade Rue étroite à perte de vie ; quelle sombritude [définition d’origine : « C’est très simple : c’est une nuit noire durant laquelle l’ultime rayon de lune s’est attardé, juste afin de témoigner de son intense obscurité. »] !

Et la perspective de…sombrer davantage sans pouvoir remonter.

L’excès de gris(aille) Gris nuit gravement à la santé, bien plus que la cigarette la fumette et toutes les addictions réunies.

L’excès de gris me nuit et m’amenuise.

Mon ciel de lit Ciel de lit à force de tempêtes a fondu sur moi et les efforts pour m’extirper de ce guêpier ont été…fort peu négligeables.

 

     L’amertume a fini par me prendre par mégarde et j’ai tout fait pour m’en débarrasser au plus vite.

Je persévère…

Si je ne rêve plus de golfes clairs Les golfes clairs ni de reflets d’argent j’espère un jour prochain parvenir à prendre le large Au large sur mon petit canot ; sans l’espoir d’un retour.

J’ai bien essayé de faire passer ma pilule amère avec des…suppositoires à la glycérine mais la relaxation n’est jamais venue.

 

            Respirer enfin, libre de toute entrave et revoir l’eau ; de là elle me semble si belle…

  

  

Suppositoires à la glycérine 

(Merci à B.B. pour son prêt photographique…qu’il avait lui-même puisé ailleurs)

(© 2015/droits réservés)

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Plus rien à espérer ?

Posté par BernartZé le 28 juin 2015

''Hier à Sousse'' - Alain Bashung (2008)

Hier à Sousse

 

            Ou quand l’incompréhension devient absolue.

 

     Il y a moins de deux jours encore, ce n’était qu’une chanson, un titre de Bashung.

                       

Pourvu qu’il ne se retourne pas dans sa tombe !

 

     Hier à Sousse, demain Paris... « Aucun cadran n’affiche la même heure » ; et pourtant…

Aujourd’hui deux traumatismes de plus frappent l’humanité des deux côtés de la même mer.

Comment accepter cette fatalité, comment justifier ce qui semble devenu inéluctable ?

En peu d’années les guerres de religions ont bel et bien été remises au goût du jour avec fracas et de plus en plus de pertes humaines.

Plus question de rire, nous ne sommes plus dans un jeu vidéo ou dans un jeu de rôles !

Les participants sont prêts à tout perdre, à commencer par leur propre vie.

Conditionnés pour défendre une cause -qui leur a été enseignée- aussi juste qu’essentielle ils ne pourront en réchapper.

Pas davantage leurs victimes…

 

            Au comble du malheur plus de miso soupe Soupe miso (Green Shoot) en plein été !

(Très égoïstement je trouve l’heure encore plus dramatique)

 

 

Bleu pétrole - Alain Bashung (2008) 

(© 2015/droits réservés)

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« Pinmorte »…

Posté par BernartZé le 17 mai 2015

Toile d'araignée

Et puis s’en fout

 

            Tous mes bateaux coulés, tous mes navires sabordés, tous mes poissons noyés, que me reste-t-il ?

 

     Je suis veuve.

Certains m’accuseront peut-être d’avoir tissé la toile dans laquelle je me suis moi-même laissé prendre ; qu’ils me pardonnent.

Avant que l’ombre ne vienne entièrement s’emparer de mes jours, je me dois de reconnaître mes torts.

 

     Tout le long de ma triste ronde je me suis demandé à quoi je servais ici-bas ; la réponse se fait (évidemment) encore attendre.

Suis-je condamnée à endosser le rôle de l’agnus dei afin d’expier toutes mes erreurs ?

Autant jouer à « âme stram gram » au Mikado aux Dominos…pour savoir enfin ce que je suis venue faire ici-bas.

Pas grand-chose ; on est tous des imbéciles, moi la première.

 

            Mes cheveux sont blancs ; bien heureusement bientôt mon cœur saura lâcher…

 

 

Pantin de bois  Chyld remixes 

(© 2015/droits réservés)

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