En fin de ligne

Posté par BernartZé le 11 mai 2015

 Panneau départ trains

Et partir…

 

            Prendre un train au hasard Rails bis et sans plus hésiter s’en aller.

 

     Quitte à tout laisser, valait-il mieux fermer les yeux et se jeter dans le vide plutôt que de fuir ainsi sans emporter de valise ni même de brosse-à-dent (ce sera un problème, forcément) ?

Allez nous verrons bien, partons puisqu’il le faut.

Lâche est la fuite, sauf peut-être si elle traduit l’unique moyen de se sauver.

Question de vie ou de mort parfois, surtout si aucune Bouée sauvetage n’était en vue.

Des larmes qui montent au yeux mais qui ne sortent pas passent encore plus inaperçues dans l’eau ; touché coulé mais pas encore noyé.

 

     The little yellow train by jasmis Arrivée en rase campagne, les yeux groggy la vision déformée.

Arrivé en bout de ligne, descendre du train sans repères faute de Boussole bis.

Vers où marcher ? Quelle direction prendre ?

Faut-il courir pour se mettre vite à l’abri ? Une image du passé Basia Trzetrzelewska ressurgit ; la chasser s’il est encore possible.

La tête qui tourne et les jambes qui veulent se dérober n’aident pas à avancer.

Tiens un panneau Panneau directionnel ; autant le suivre, ne serait-ce que pour voir où il mène.

Encore un Bord de mer bord de mer ! ; l’invite semble soutenue, encourageant à plonger tête la première.

Le voyage était censé offrir une évasion, une ouverture, une opportunité d’échapper à l’inéluctable.

Et voilà que le destin dessine déjà la fin.

 

     Le Sable sous les pieds nus est si bon à fouler (tellement plus doux que le bitume !) ; l’idée de retomber en enfance et de lâcher prise.

Passer une nuit couché sur la Dune pour se souvenir…

Mais déjà les brisants Brisants constituent une menace.

 

            Il est temps de se décider à vivre ou mourir ; flûte de zut pas de Brosse-à-dents sous la main…

 

  

Des flots  Oh ! Les jolis flots bleus…

(© 2015/droits réservés)

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Une vie

Posté par BernartZé le 29 mars 2015

J.M. (2)

Les crises de l’âme

  

            Longtemps espéré le repos ne vint qu’après la mort.

 

     Toute une vie à l’attendre, toute une vie de combats acharnés livrés contre elle ; jamais de pauses, encore moins de trêves.

Petite fille elle avait été ; bien incapable de dire aujourd’hui si l’insouciance était parfois venue agrémenter ses premières années.

 

     Elle avait eu des parents adorables, prévenants et d’autant plus attentionnés qu’elle était leur premier enfant.

Ils n’eurent pas le temps d’en avoir d’autres.

Leur passion commune pour l’aéronautique leur fut un jour fatale ; ils ne revinrent jamais d’une petite escapade africaine.

De l’autre rive ils conservèrent un œil sur leur fille de trois ans qui fut adoptée en un temps record -moins de six mois- grâce à sa jolie frimousse et ses belles boucles blondes à la Shirley Temple Shirley Temple.

Ses parents adoptifs la choyèrent comme leur petite-fille, celle dont ils avaient rêvé à leur âge avancé.

 

     Elle grandit, devenant une jolie jeune fille.

Mais derrière la façade s’animèrent des ombres et des fantômes de plus en plus envahissants.

A elle seule elle devint un vrai cliché de l’adolescente qui se cherche : de noir vêtue l’œil charbonneux, la Lame était devenue son amie la plus proche. Les cérémonies de plus en plus longues et fréquentes la soulageaient de moins en moins.

Elle versa dans l’anorexie comme on tombe dans une embuscade à l’apparence d’abord avenante ; l’illusion de tout contrôler Contrôle du subconscient.

Ses parents ne virent rien. Elle était bonne dissimulatrice et son talent d’actrice se développa vite pour mieux se cacher et faire semblant.

Comment parvint-elle à échapper à l’hospitalisation ?

Nul ne saurait le dire ; elle expliquerait peut-être que des ressources qu’elle ignorait avoir lui avaient permis de tenir (debout) en dépit de toute logique et du bon sens.

Des cauchemars Noyade (cauchemar) sans fin dans lesquels elle ne cessait de se noyer l’assaillaient toutes les nuits.

Sa vie sans fond n’était plus qu’un simulacre, une vie inhumaine.

 

            Elle finit exsangue et épuisée quand son âme décida de la quitter.

Tant de guerres et de lassitude, il était temps de s’en aller.

Plus rien à espérer ni à perdre quand lui fut accordée la délivrance.

Elle avait dix-neuf ans et bien trop vécu.

Elle n’avait jamais lâché prise, l’idée même du suicide lui faisait horreur.

Simplement son âme…

 

     Ouf !! (c’est bon quand ça s’arrête).

 

Les crises de l'âme 

(© 2015/droits réservés)

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The end ?

Posté par BernartZé le 9 février 2015

Volets

Boire, déchanter et dormir

  

            Faute de meilleure solution, la décision finale fut avancée.

S’organiser pour en finir ; et vivre la volupté de ne plus être La volupté de ne plus être !

 

     Fermer les volets pour plus de quiétude et prendre le temps de s’installer confortablement ; un fauteuil, une petite table et un bon livre par exemple.

Se servir sans modération Boire et boire tranquillement sans se soucier des conséquences.

Plus rien à perdre, tout à gagner d’abord ; viendra bien assez tôt l’heure de déchanter Déchanter et de se maudire, puis de dormir Dormir.

 

     Selon la formule -et la chanson bien connue- c’était un aquoiboniste qui n’en pouvait plus de vivre et de se cogner contre tous les murs.

      

A quoi bon tant de tristesse et de désespérance, de peines perdues et de malheurs ici-bas ?

Quand il n’est plus de faux semblants, plus personne sous le costume Plus personne sous le costume, mieux vaut savoir tirer sa révérence dignement en toute discrétion.

Il avait pris le temps de réfléchir et de s’interroger sur le bien-fondé de ses motivations purement existentielles (!) ; son odyssée L'odyssée existentielle - Benjamin Fondane (autoportrait) touchait à sa fin, il était temps de trouver le courage de partir et de ne pas revenir sur son choix ultime.

Fin de route(s) Fin de routes, finis les dérapages, la sortie est là devant.

Un dernier tour de piste : double whiskey ''Double'' whisky dernier looping et hop !

Au-delà de l’oubli, ni remords ni regrets dans l’infini…

 

             Bougie funêbre Même la bougie funéraire continuera à se consumer de travers…

 

 

L'aquoiboniste - Jane Birkin 

(© 2015/droits réservés)

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En boucle

Posté par BernartZé le 24 décembre 2014

Palimpsestes, aude medori 2

Comme une histoire sans fin

  

            Comme un écrit jamais fini ; comme un cri dans le vide, comme un hurlement mal compris.

 

     Tranquillement assis sur son coussin rembourré Coussin confort Silicone-Flex à mémoire de forme, il songeait ; plus confortablement installé que l’autre pseudo penseur ''Le penseur'' de Rodin (par Karolus).

Donc, il pensait penser tout en temporisant et en vapotant Cigarette électronique afin de surveiller du coin de l’œil sa santé et sa consommation de dérivatifs à la vie.

Grâce lui sera faite de cette petite dérive afin de ne pas l’accabler davantage.

En relisant Stig Dagerman Notre besoin pour la cent-cinquante-et-unième fois, histoire de se donner de la profondeur (de champ ?), il admit -enfin- qu’il avait totalement raté sa vie…dans les grandes largeurs !

 

            D’un bel effet comique…

 

  

Ha...! !

(© 2014/droits réservés)

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Tout au bout…

Posté par BernartZé le 6 décembre 2014

Absolu (caractère)

Bof !

 

            Dans mon absolitude je me meurs.

 

     Tant plus mieux, tant moins pis…

 

Ras le bol !

(© 2014/droits réservés)

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Fin de course ?

Posté par BernartZé le 6 décembre 2014

Whisky

Seul l’alcool réchauffera mes vieux os

  

            C’est décidé, je commence demain.

Je vais devoir me mettre au whisky (ou bien ou scotch ?).

Je ne sais pas, je n’y connais rien.

 

     Je n’en peux plus d’avoir constamment froid chez moi ; j’ai à peu près essayé tous les radiateurs d’appoint, rien n’y fait, rien ne suffit à me réchauffer.

Le dernier en date (quelle escroquerie !) ne va pas tarder à me lâcher, déjà à moitié mort.

J’ai beau économiser ses faveurs (redoutant également la venue d’une prochaine facture d’électricité en burn-out), je ne peux ignorer l’épée de Damoclès Epée de Damoclès qui -très bientôt- ne manquera pas de me tomber dessus.

Et de mourir congelé…

 

     Ne pouvant déménager ni même investir dans un chauffage plus « haut de gamme », me voilà contraint de faire face à THE big choice !!, c’est-à-dire un choix qui dépasse mon entendement.

Il me faudrait un guide qui me conseillerait et me ferait visiter sa « cave » ''Cave'' de whisky afin de me déniaiser.

Devenir Alcoolique serait un moindre risque comparé à celui de finir en Glaçon (2) !

 

     Ce raisonnement est (totalement) absurde, pour ne pas dire stupide, mais qu’y-a-t-il de rationnel dans le fait de ressentir tout son Squelette assis (plus mal assis qu’il n’y paraît !) pris dans les glaces ?

Je ne peux tout de même pas passer le restant de ma vie au fond de mon lit, la tête enfouie sous les couvertures tel un chat bien décidé à hiverner Chat sous couverture en attendant le retour des beaux jours ; lui comme moi risquerions d’attendre longtemps !

D’où la nécessité de faire le tri et de choisir parmi pléthore de whiskeys ou de vieux scotchs Que choisir Ɂ for example.

A part -j’imagine- la question d’âge et de maturité, je ne peux qu’applaudir et admirer la variété des couleurs, incapable d’en supposer les nuances de goûts.

 

     Y aura-t-il de la neige à Noël St Malo sous la neige (09-01-2010) recouvrant tout le jardin ?

Vu que leThermomètreThermomètre n’en finit pas de virer au bleu de froid, il y a fort à parier que Noël (2) se passera « au tison »  et que, sans préjuger de ce que sera Pâques (selon la bonne formule populaire), faute d’une plongée dans 40 % de vol d’alcool, je serai mort avant l’année prochaine !

Et j’aurai beau écouter en boucle tout l’Oratorio de Noël de Bach Oratorio de Noël - Bach, cela n’aidera certainement pas mes vieux os à se réchauffer enfin.

Au feu ma cheminée ! Au diable mes tremblements et mes morsures hivernales !

Si séduisante que puisse être l’idée de ne pas devoir achever cette année (enfin, quel soulagement !), demeurerait alors le regret de ne pas finir tel un vieux malade alcoolique fumant le cigare Vieux malade alcoolique fumant le cigare ; quelle gueule quand même !!

 

            En attendant, j’ai froid…

 

  

A se damner Ɂ

(© 2014/droits réservés)

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Dérive automnale

Posté par BernartZé le 30 novembre 2014

Fenêtre à Vienne

L’automne à Vienne

            

            Aller sans se retourner.

 

     S’échapper brutalement sans prendre le temps de réfléchir ; nécessité soudaine de fuir.

La nuit tombée, atterrir et marcher au hasard ; s’égarer forcément dans cette ville étrangère sans pour autant se sentir plus étranger que chez soi.

Dîner de quelques napolitains Des napolitains dans un café Café Sacher croisé en chemin.

Marcher sous un léger crachin.

 

     Et se perdre définitivement au cours d’une ballade  ; tombée la nuit…

 

 

Vienne au crépuscule - Arthur Schnitzler (1907)  Viktor Lazlo 2014  

(© 2014/droits réservés)

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Encore ? (!)

Posté par BernartZé le 12 novembre 2014

Plonger (Matthew Mitcham)

Plonger…

 

            Au fond du lit j’irais volontiers me noyer afin de soigner ma dépression avant de mourir.

 

     Mais ce sont des choses qui ne se disent pas, ne se confient pas et qui -surtout- ne s’écrivent pas.

Pas de délivrance en forme d’aveu ; tant pis.

Continuons à faire semblant de vivre, continuons à nous efforcer de sourire ; plus qu’un rictus Rictus (détail) sur un visage figé.

Mettons cela sur le compte des années ; rideau de rides en attendant le tomber final Tomber de rideau.

 

     Mauvaise idée de passer en boucle pour la trois-cent millième fois (en une seule vie) Albinoni qui n’a pas écrit que cet adagio dont il n’est sans doute pas même l’auteur ( Remo Giazotto 2 ?).

Il n’est pas bon de s’écouter souffrir en pleurant sur son sort, traînant au ralenti sa vieille carcasse.

Essayons une Romance pour violon de Beethoven ; oui…mais non.

De toute façon ce sont des claques qu’il faudrait s’infliger !

 

     A force de serrer les dents Radio panoramique 2 et d’endurer, elles se sont diablement élimées et le dernier repas sera sûrement fait d’une bouillie.

Mais que la vie est belle et belle la résistance contre l’irrépressible envie d’aller se coucher comme un cheval fourbu, bientôt mort.

Résister encore et toujours, par orgueil comme par défi.

Apprivoiser la douleur et en faire son amie alors qu’elle n’aime personne et qu’il aurait été préférable qu’elle ne devint pas aussi familière au fil du temps.

Mais l’on choisit rarement, voire jamais, n’en déplaise aux incurables optimistes.

 

     En étant autre L'autre tout aurait été tellement plus simple ; mais tellement moins drôle la bataille.

 

            Il n’est plus l’heure, il n’est plus temps de plonger ou de se noyer ; un nouveau jour va bientôt se lever et il faudra regrouper toutes ses forces pour mener plus loin le combat.

Trop tard pour le repos, le lit et la dépression.

« La mort viendra et elle aura tes yeux »…

 

 

Cesare Pavese à 16 ans 

(© 2014/droits réservés)

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Des pressions ultimes…

Posté par BernartZé le 28 octobre 2014

Volcan

Dépression au-dessus du…volcan

  

            J’ai plus envie de rien ; j’ai plus envie du tout.

Plus envie de me battre ; plus envie de lutter.

Plus même envie d’y croire, plus la force d’espérer.

 

     Je ne suis plus qu’une pauvre âme Jane B. (inv.) versant vers son destin qui est proche de couler.

J’ai l’impression que c’est la fin ; Je ris comme je pleure Jane Birkin.

Je pleure sur ma bonne Etoile morte depuis si longtemps que je doute parfois qu’elle ait jamais existé.

Et quand bien même elle aurait été, moi je ne suis jamais née.

 

     Rupture au miroir Femme au miroir (Pablo Picasso, 1932) n&b d’une femme en colère portant la haine au front qu’elle retient de justesse d’envoyer s’écraser.

Voleur de temps Voleur, le temps m’a gâché la vie et j’ai perdu mon temps à m’acharner contre moi-même.

J’ai perdu plus que l’enjeu d’une vie ; j’ai tout piétiné Youpla boum ! comme une folle, tout détruit en hurlant Youpi.

Je n’ai pas joui de mon malheur ; la plupart du temps mélancolique Mélancolie dépressive j’étais dépressive au troisième sous-sol !

Et quand l’heure ne fut plus de jouer les jeunes filles perdues, j’ai continué bien malgré moi, en toute indécence.

 

     Dépression au-dessus de mon jardin d’épines Epines et roses noires ; c’est le volcan qui gronde à moins qu’il ne s’agisse seulement du chat Chat qui gronde de la voisine.

Quand la lave débordera Jet de lave

Je deviens folle Folle ou bien Ɂ ou bien est-ce l’insupportable douleur ?

 

            Tiens pour ta tombe Roses noires !

  

 

Volcan 2  Versions Jane 

(© 2014/droits réservés)

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Pseudo existentiellement vôtre…

Posté par BernartZé le 30 juin 2014

Et si...

Et si je n’existais plus…

 

 

            Rien ne serait changé.

 

     Pathétique et dérisoire ; quelle symphonie Pathétique ! !…

 

Joe Dassin 

(© 2014/droits réservés)

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