A bout de force

Posté par BernartZé le 17 juin 2014

Alphabet en désordre

La tête à l’envers !

            

            De quoi en perdre son alphabet et son latin, et l’odorat in fine.

 

     Ce genre de choses n’arrive (bien sûr) que dans un monde parallèle situé dans des ténèbres Ténèbres aux confins de la folie.

Le plus démentiel est qu’une telle situation puisse s’installer et perdurer au-delà d’un temps raisonnable.

Mais quand ce mot n’a plus le moindre sens et que la raison n’est plus…

 

     Malheur à qui marche à côté de ses mocassins Mocassins en cuir matelassé en ce bas monde cruel et tangible !

Il faut savoir - Aznavour, 1961 « Il faut savoir mais moi je ne sais pas ».

Ainsi que le chantait Aznavour il y a plus d’un demi-siècle tout le monde n’est pas capable de…

Il parlait bien sûr de tout autre chose, mais dans une vie bête à pleurer les occasions de perdre sa dignité ne manquent pas face aux épreuves qui se présentent.

Et retenir ses cris de haine devant l’horrible injustice du destin relève quasiment de l’exploit.

 

     Juste le bon moment de rappeler Pauvre de moi ! à la rescousse, seul capable de suffisamment d’empathie.

Arrivé à un certain âge de peine et de douleurs en tous genres, la…baignoire vient à déborder.

Ce « capillotractage » n’est nullement innocent…puisqu’elle a fini par le faire réellement.

Il y a un deux six ou neuf mois (toute notion du temps se perd à force de ne plus en pouvoir), elle Baignoire en fonte a décidé qu’elle en avait trop bavé trop bu trop avalé !

Trop de couleuvres, de remontées acides ou calcaires, de refoulements et de vidanges de machine à laver.

Hors de question de continuer à supporter le fardeau d’une telle responsabilité.

Stop aux canalisations Réseau de distribution qui finissent par déverser leurs mauvaises humeurs en un seul point !

Maudite robinetterie !

 

     Écoper Ecoper tous les matins et tous les soirs finit par devenir une habitude nécessaire et indispensable au point d’en oublier son caractère déplorable.

Tout le monde ne disposant pas d’une baignoire pour (ne plus pouvoir) se laver, hors de question de se plaindre !

Adieu la ventouse de nos grands-parents, vive le déboucheur sanitaire à air comprimé Déboucheur sanitaire à air comprimé !

Il avait si bien fonctionné lors de toutes les crises précédentes ; pas cette fois !

Après des centaines de tentatives (plus d’une douzaine de déboucheurs achetés en vain) il fallut bien se résoudre à baisser pavillon.

Impossible de s’en sortir tout seul comme un grand.

L’appel à un professionnel s’avéra donc indispensable.

Le faire venir fut une autre source d’épuisement, principalement mentale.

 

            Plusieurs mois passés à se laver par petits bouts au-dessus d’une baignoire mal embouchée font que l’on finit par ne plus -du tout- se sentir.

Pour seule récompense de l’épreuve endurée une vision miraculeuse Enfin vide !!.

A se frotter les yeux pour croire qu’elle était enfin vide…

 

Trou baignoire 

(© 2014/droits réservés)

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A bout de souffle ?

Posté par BernartZé le 27 mai 2014

Un ange...juste un peu avant l'heure

Le besoin d’être et de vivre

(enfin)

  

            Parfois il ne suffit pas de désirer ni de vouloir ; il faut pouvoir.

Et tous non pas ce talent.

 

     Il est des êtres, peut-être un peu à part, qui sont nés sous une drôle d’étoile.

Ils peinent à trouver ce qu’ils cherchent et quand ils croient l’apercevoir, tout semble s’évanouir et leur échapper.

Jamais contents ni satisfaits de ce qu’ils ont diront sans doute les personnes sûres de leur fait et de leur expérience de vie ; une seule, la leur…

 

     Tous humains, différents, malgré les apparences et ce serait tromper nos enfants que de leur faire croire le contraire ; ils ne vivront pas tous la même vie.

Lapalissade ? Pas si sûr.

Sans revenir aux sempiternelles questions « ethniques » (oh ! le vilain mot désormais banni) ni à celles touchant au subtil dosage entre l’acquis, l’inné et l’héritage culturel, le caractère de chacun est bien loin d’être une donnée négligeable.

 

Sans nécessairement tenir compte de son horoscope (ni même le consulter !), on peut penser qu’un être naît sous certaines influences plus ou moins obscures.

Qu’elles lui viennent de la Lune ou du Soleil, de ses parents ou de l’un de ses trisaïeuls, qui sait si -dès son tout premier cri pas vraiment chuchoté- il n’est pas d’ores et déjà destiné à être toute sa vie optimiste ou pessimiste, artiste, ambitieux, obéissant, vindicatif…ou sérial-killer ?

Condamné à suivre toujours le même chemin, quitte à reproduire les mêmes erreurs… ?

 

    Et puis de temps en temps, béni ou maudit, un être touché par La grâce voit le jour LA grâce ; Hallejulah (הללויה) !

Plus souvent artiste que trader (par exemple), il semble naturellement flotter sur un nuage Sur un nuage, quoi qu’il puisse entreprendre de créer.

Certains peuvent l’admirer, d’autres douter de sa sincérité, voire de la vérité de son âme.

Autant dire que ceux qui le jalousent préfèreraient le maudire.

C’est souvent un enfant grandi trop vite, un peu trop solitaire ou obsédé par sa seule passion.

Nightmares by the Sea by Garry Linahan Des cauchemars récurrents et des noyades imaginaires l’assaillent fréquemment sans que personne ne puisse en découvrir la cause.

Lui-même, en toute inconscience, continue sur sa voie sans chercher autrement qu’en créant sans relâche, passionnément, avec autant de ferveur que de foi en l’avenir.

 

     Nightmares by the sea Voilà ce qui le guette !

Il grandit crée évolue se développe s’émancipe et s’affirme progressivement au point que son charisme en devient aveuglant.

Il rit Jeff Buckley sous cape, rêve dans son coin Renversant et gratte sa guitare Gratteur de guitare avec sa bande.

La reconnaissance ne changea rien à sa destinée ; il continua -apparemment- à surfer sur son petit nuage.

 

     Il aurait pu mourir en tombant d’une falaise ou au bas d’un escalier Un angle, des marches... mais non !

Il mourut noyé tout habillé sans sa guitare, peut-être pris par quelques vapeurs d’alcool mais surtout par les eaux sombres d’un affluent particulièrement boueux d’un grand fleuve Drowning.

 

            Trop de talent (?) mais pas celui de vivre longtemps et de résister aux appels de l’infini

 

  

Grace - Jeff Buckley (1994)  Sketches for My Sweetheart the Drunk - Jeff Buckley (1998)

(© 2014/droits réservés)

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A bout de souffle ?

Posté par BernartZé le 24 mars 2014

              Sur les ailes de la danse       

Programme minimum

 

 

            Petits peu, petits pas.

 

     Loin, très loin de pouvoir voler sur les ailes de la danse, quand l’heure est à la peine.

No Swing time.

Plus rien ne flotte, tant les semelles paraissent clouées au sol entre deux trébuchements.

Toute une suite de faux pas pour une vie bégayée.

Pas de quoi faire pleurer dans les chaumières ; surtout pas !

Aucune commune mesure entre une « attraction terrestre » désastreuse et une maladie incurable appelant régulièrement à une levée nationale de fonds.

 

Qu’on ne se méprenne point sur les intentions du doléant, du lamentin -pas le Lamantin tout penaud tout penaud-, ou du jérémiant qui ne cesse de pleurnicher sans se moucher !

L’insupportable geignard, le plaignant, ne réclame strictement rien d’autre que d’être enfin reconnu…sans (plus) jamais rêver d’être un jour entendu ou écouté.

 

     D’attractions désastreuses Des attractions désastre en voyages immobiles Un voyage immobile et...perché ! ne lui reste plus que l’inappétence à vivre.

Griffes rognées, crocs élimés ; comment deviner une vie au-delà du mur ?

 

     De quoi restons-nous à jamais le plus inconsolables ?

De ce que nous n’avons pas vécu ou de ce qui n’est (tout simplement) plus ?

 

             The last dance... Pour une dernière danse…

  

 

Danielle Darrieux  Hommage empreint de légèreté pour ses prochains ’ sept ans aux premiers muguets (officiels)

(© 2014/droits réservés)

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Un trop plein

Posté par BernartZé le 7 février 2014

Derrière la fenêtre

Les corps patients

            

            Assis là depuis des siècles ils semblent encore espérer.

Nul ne saurait dire où ils puisent le courage d’attendre, au risque de prendre racines.

Tels des êtres de pierre ils ne bougent plus d’un cil, immobiles désormais.

 

     Au fil du temps et des vagues Comme des vagues successives qui n'atteindront jamais le rivage successives, l’érosion les a à peine changés ; immuables ils demeurent.

Se meurent cependant les vivants au dehors ; ainsi va la vie !

Deux voies qui ne s’entendront jamais pour se croiser.

Etrange Sans issue pour ces cailloux qui ne saignent plus.

 

     Autrefois, dans leurs jeunes années, faits de chair et de sang, leurs Cœurs inflammables furent souvent mis à mal, se consumant et se craquant comme de simples allumettes Volutes....

Leurs cœurs en alerte permanente n’avaient de cesse de bondir, battant continuellement la chamade La chamade ; meurtris ils résistèrent longtemps jusqu’à ne plus pouvoir tenir.

Ils finirent par lâcher prise Lâcher prise, non de guerre lasse mais à force d’épuisement.

Et…boum patatras, ils devinrent aveugles Regard aveugle l’instant d’après !

Figés dans leur douleur Une oreille attentive, ils se fermèrent à tout sentiment à tout jamais ; que de tissus fanés et de poussière depuis retombée !

Réfugiés sur leur astéroïde B 612 (par exemple) Asteroide B612 (by Samuel Maurin), ils végétèrent mille ans.

Egalement à peine plus grande qu’une maison leur planète était pleine, non d’épines, mais de pics et de broches Planète piquante ; idéal pour un barbecue in the garden, moins pour une vie sereine.

 

     Jolie planète Terre ''revisitée'' que la leur ou rien ne risquait plus de les perturber, ni de les divertir.

Et pourtant…

Dansent les souvenirs Dansent les souvenirs quand reviennent sans relâche les images du passé ; profondément inscrites, enregistrées Impression de la mémoire en nombre, elles avaient empreint leurs corps de marques indélébiles dont ils ne pouvaient espérer se départir sauf si leur mémoire -malade- était venue à s’effeuiller La mémoire qui s'effeuille.

Mais elle releva l’épreuve du temps et ils durent tout à la fois renoncer au Luxe au Calme et à la Volupté d’être ; à toute vie simplement humaine !

 

     A force de patience, ils ne se souvinrent plus de ce qu’ils attendaient.

Comme si de la poudre d’oubli leur avait été traîtreusement versée dans leur boisson bien frappée préférée : Boisson frappée au chocolat MiForm ou Tequila frappée, selon l’heure du jour.

Le front collé derrière une vitre, ils regardaient au-dehors en ne voyant plus rien, incapables désormais de discerner les mouvements de la vie initiés par les autres.

A force de ne plus rien attendre faute de pouvoir espérer, ils se transformèrent en statues de sel fin…à gros grains A gros grains orageux !

Voie(s) sans issue(s) Pas davantage d’issues que de voies empruntables, un avenir leur parut tout tracé : droit vers la tombe ! ; mais ils ne mourraient pas.

Quelle triste désolation !

 

            Si seulement un serpent pouvait les aider à partir un jour…

 

 

5.0.2 LE serpent

(© 2014/droits réservés)

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A bout de course…

Posté par BernartZé le 16 janvier 2014

Épuisement

Fatigué, fatigué fatigué…

           

            Tellement au bord de l’épuisement que le rêve ultime serait d’aller mourir enfin au fond d’un canoë monoplace Canoë (2).

 

C’est dire !

 

Mort de fatigue

(© 2014/droits réservés)

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A bout de course

Posté par BernartZé le 26 décembre 2013

Noyade en profondeurs

Le monde du silence

               

            Ce n’est que plusieurs mois plus tard qu’elle donna de ses nouvelles.

 

     Elle s’était évaporée par une belle après-midi printanière, sans prévenir personne.

Peut être repartie du côté de la Thaïlande, pour un mystérieux voyage et d’autres explorations.

C’était encore le mois d’avril et il ne faisait pas très chaud dans nos contrées les plus proches.

 

Sans doute rêvait-elle d’images plus lumineuses et ensoleillées, quitte à verser dans les clichés communs du genre Un vrai cliché ou -pire encore- Coucher de soleil sur l'Île Surin.

Poisson d'avril en Thaïlande d’avril !

 

     Dans le même temps, le gilet marine en maille anglaise Gilet zippé et en pure laine (-acrylique !) était largement recommandé sous le duffel-coat ; à chacun sa croix et sa météo.

Au mois de mai, sans muguet ni signe de vie de sa part, ses amis les plus proches s’inquiétèrent plus sérieusement.

Au point d’aller enquêter jusque dans son antre, son ex-petit-ami ayant conservé un double des clefs.

Il retrouva dans sa cuisine, dans un état de conservation optimal, son chat Chat en chocolat en chocolat qu’elle ne s’était toujours apparemment pas décidée à croquer.

A force d’être beau et bienveillant dans sa boîte en plastique, il ne tarderait pas à ne plus être comestible ; certainement avant la fin de l’année.

Pour le reste, peu d’indices susceptibles de mettre le plus fin limier sur une quelconque voie.

La cuisine était impeccable, comme si elle n’avait jamais été utilisée depuis l’entrée intra-muros de la locataire ; le salon était tout aussi irréprochable.

Seules, sur une table basse, traînaient deux ou trois revues.

Elle semblait s’être tout bonnement envolée sans laisser de trace.

 

     A y regarder de plus près, un observateur plus avisé aurait pu se rendre compte de l’aveuglante vérité en prenant conscience de…son essence véritable Inscape - Roberto Matta (1943) !

Son Anamorphose était d’autant plus réussie qu’elle s’était secrètement réalisée.

Il était indispensable de modifier ses perspectives pour comprendre les raisons d’un départ semblable à une fuite.

Tel un kaléidoscope elle avait discrètement changé de couleur d’humeur et de dispositions aussi rapidement que de paire de chaussures ou de raison de vouloir s’en aller.

Parmi les trois revues sur la table basse, un magazine de psychologie et développement pouvait mettre la puce à l’oreille d’un bien entendant tandis qu’un mensuel de photographie révélait son goût prononcé pour l’image et l’ailleurs, autrement, sous toutes ses formes.

« Ailleurs et autrement »…aussi tentant d’aller voir que de s’y essayer.

 

     Sûrement était-ce cela qu’elle avait décidé de faire.

Ainsi que pouvait le laisser penser la troisième publication laissée là, elle s’était documentée afin de mieux connaître les sites de plongée de Thaïlande, plus précisément du côté des îles Surin à quelques coulées de Phuket.

Pas question pour elle d’envisager un séjour du genre Surin, les pieds dans l'eau les deux pieds en éventail au bord de l’eau !

Quelques cercles sur une carte laissaient penser qu’elle avait décidé de s’offrir un petit Paquet cadeau sous forme de package Magic package sans effet de surprise.

Mais quel voyage en perspective !

Vingt mille lieues sous les mers, des bouteilles et des apnées jusqu’à plus soif ; quel délice…

Le site de plongée retenu était apparemment connu pour être le plus beau site de corail peu profond en Thaïlande.

Situé à 1 km de l’île de Surin Sud, il promettait de rencontrer moult espèces d’animaux marins : gobies OLYMPUS DIGITAL CAMERA, raies manta Raie manta et coraux acropores Coraux acropores pour le décor.

Sans toutes ces illustrations fournies par le prospectus, l’enquêteur autoproclamé (l’ex-petit-ami) aurait été nettement plus perdu.

 

     En dépit de ces découvertes, faute de message explicite, il ne sut trop que penser.

Le goût du débotté lui étant totalement passé au-dessus de la caboche, il aurait certainement pu chercher longtemps encore.

Elle s’était échappée, tout simplement.

 

     On la retrouva finalement noyée huit mois après sa disparition.

Sa balise de poignée Balise poignet révéla plus tard bien des choses.

Elle avait dérivé pendant neuf jours durant lesquels elle avait laissé des messages enregistrés de plus en plus angoissés et désespérés.

Elle n’avait pas plongé seule ; on ne retrouva pas le corps de son partenaire, l’autre n’ayant jamais refait surface.

Nulle part et en aucune façon…

 

Le Monde du silence - Jacques-Yves Cousteau & Louis Malle (1956) 

(© 2013/droits réservés)

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A bout de course…

Posté par BernartZé le 30 juillet 2013

A bout de course… dans A bout de course the-drifters-bis1-150x96

Save the last dance

           

            Mon cœur s’affolera pour la dernière fois, pour la dernière fois, pour…

Rien ou presque !

 

francoise-hardy-150x150 dans A bout de coursesave-the-last-dance-for-me-the-drifters-1960-150x150

(© 2013/droits réservés)

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A bout de course…

Posté par BernartZé le 24 avril 2012

 A bout de course… dans A bout de course Soleil-trompeur

Soleil trompeur

 

            Un éblouissement, une ombre ; plus de temps, moins d’envie.

  

     Au départ, tous les possibles, et finalement une vie brutalement interrompue.

Faute de pouvoir, il n’est rien advenu.

Aux abords de la falaise Saint-Valery-falaise-soleil-après-les-nuages dans A bout de course la lumière était pourtant si belle.

En ouverture musicale, le tango avait semblé prometteur, invitant à la danse.

Et l’on avait dansé, tangué et puis valsé, jusqu’à perdre haleine et le souvenir de toute inquiétude.

La journée s’était tranquillement écoulée et le soir venu, il fallut bien accepter de se laisser prendre.

D’où l’épilogue funeste.

 

     Quand l’habit se dérobe, il faut le remonter à deux mains et reprendre courage.

Il avait tenu à consacrer ce dernier jour à sa famille.

D’où sa décision d’aller la visiter, quitte à la surprendre en pleine paresse dominicale.

Les bras chargés de cadeaux -autant bien faire les choses- il avait déboulé dès le réveil de la datcha et de toute la tribu.

L’accueil avait été, forcément, joyeux.

Et la représentation avait pu commencer…

 

     S’efforçant (y réussissant presque) à oublier Damoclès et son épée, il s’était montré enjoué et plein d’allant. 

Il avait tenu à faire bonne figure, autant qu’il lui fut possible, quitte à s’autoriser quelques menus excès Vodka-150x150 qui faillirent lui coûter cher lors d’une chute mal contrôlée suite à une glissade sur une plaque de verglas.

Sur le c… -plus précisément le Coccyx-150x30- il tomba ; à plat, à la renverse sur les deux fesses !

Par chance, hormis une douloureuse et désagréable sensation qui perdura, il évita d’avoir à se promener le reste de la journée avec un coussin médical Coussin-pour-le-coccyx-150x150 ou sa petite bouée de sauvetage  Bouée-150x116.

En bord de mer, tout dommage oublié, il n’avait pas hésité à jouer avec sa nièce qui n’en finissait pas d’éclater de rire à chaque fois qu’il l’envoyait valdinguer par-dessus ses épaules.

Cette joie partagée lui fit du bien…

 

     Après cette longue échappée dans un froid…revivifiant, toute la famille était rentrée se réchauffer à l’heure du goûter avec le sentiment diffus d’un…trop plein incomplet !

La table s’était vite garnie, recouverte de brioches, de scones, de muffins et de petits pains typiquement anglais ; seules les théières Théière-traditionnelle-russe étaient emplies d’arômes russes propres à étancher la soif de chacun.

Thés verts Thé-vert-Label-Impérial-150x150 ou noirs Thé-tchaï-noir-150x150, provenant le plus souvent de Chine (plus rarement du Japon) ou d’Inde Thé-noir-dInde-Darjeeling-150x150, toujours aromatisés d’agrumes -orange, citron, bergamote, baies d’argousier Baies-dargousier et autres fruits rouges…- et agrémentés de diverses épices -cannelle, racines de réglisse Lamelles-de-bois-de-réglisse-150x150, cardamome, gingembre…- histoire de relever le goût et d’exciter les papilles.

Un thé parfumé au chocolat pour le quatre-heures des enfants avait même été prévu !

Quelques gouttes d’alcool (sauf pour les mineurs de moins de quatorze ans !) distillèrent un peu plus de vie et d’ardeur dans cette belle fin d’après-midi.

Pas assez pour empêcher son coccyx de se rappeler à lui lorsqu’un éternuement ou une quinte de toux eut la drôle d’idée de le prendre.

 

     « Se souvenir de cet instant passé » ; c’est ce qu’il se répéta avant de devoir repenser à l’enjeu de sa dernière journée.

Se refusant à compter les heures, qu’il lui était pourtant impossible de ne pas dénombrer, il redoubla d’efforts pour profiter des ultimes plaisirs partagés. 

Sa famille, tous ses membres, avait toujours été primordiale ; c’est pourquoi il était essentiel de ne rien laisser paraître…

Pour chacun d’eux, il se devait d’offrir un bouquet d’adieux Bouquet-dadieu-150x120 aux seules couleurs de l’au revoir.

Cette formule, qu’il jugea aussitôt ridicule, le fit intérieurement sourire ; pas au point de faire abstraction de la suite des événements qui l’attendaient.

Les giboulées de mars repoussées en avril lui permirent de faire illusion.

Par contraste, il parut gai et lumineux jusqu’au bout.

Les routes se décroisant peuvent parfois surprendre par leurs cheminements (!)

 

     Au coucher du soleil, ainsi que prévu, on vint le chercher.

Discrètement, une voiture noire banalisée Voiture-noire s’était glissée jusqu’aux abords de la datcha, pour le cueillir.

Tout se passa rapidement, les adieux comme la montée en voiture ; il resta digne.

Sa famille n’y comprit pas grand-chose, à moins qu’elle fît semblant.

Elle crut entendre s’éloigner une musique ancienne sifflotée à l’air libre.

Un air léger, mélancolique, sans doute un peu tragique…

 

            Nul, heureusement, n’entendit la détonation.

 

 

Thé-noir-150x150(une urne funéraire, peut-être ?)  

(© 2012/droits réservés)

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A bout de course…

Posté par BernartZé le 3 février 2012

A bout de course… dans A bout de course Fauteuil-à-bascule-150x120

Cette bascule qui nous sauve

 

            Comme une échappatoire, faute d’un semblant d’espoir qui tue, surtout le soir, se tirer d’embarras en se carapatant.

Il est tant de façons de fuir, plus ou moins lâches.

 

     De revenir de loin…

 

Cheval-à-bascule-150x106 dans A bout de course

 (© 2012/droits réservés)

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Quel drame (la vie) !

Posté par BernartZé le 22 novembre 2011

seul.jpg 

Sniff !

 

                Oh ! Combien esseulé… 

                Et seulement aujourd’hui je me l’avoue enfin : 

                J’ai longtemps différé

                L’instant de reconnaître ma solitude, en vain.

 

                Je n’ai pas pu trouver 

                Simplement pas su dire les mots pour exister

                Aux yeux de ceux qui surent un par un se lasser.

                Comment les dénigrer ?

 

                                                                        unpeuperdu.jpg

              

                Un peu perdu, déboussolé, l’heure de partir

                Semble annoncer la fin 

                D’un temps trop incertain. 

                Face à sa destinée, mieux vaut rompre sans maux dire.

  

                Se taire et renoncer 

                À l’impérieux besoin d’expliquer les non-dits 

                Quitte à se museler.

                Les silences souvent savent occulter leur prix.

 

desanmonesdemer.jpg  julesverne.jpg 

 

                Vingt mille lieues sous les mers,

                Au fond, la brasse coulée s’avère bien avisée 

                Quand on ne sait pas faire 

                Preuve de naturel tout en sachant nager.

  

                Inutile de combattre des chimères homériques 

                Pour tenir hors de l’eau sa tête ; prendre ses cliques 

                Et des claques accomplit

                D’étouffer ses envies.

 

                                                                       loindurivageinv.jpg 

               

                Oh joie ! Suspends ton vol 

                Et abrège mon courroux 

                Qui ne cesse de gronder comme un fol ; tel un fou 

                Quitte l’amer et renonce à voguer vers le pôle.

  

                Tu n’as qu’une moindre idée de ce qui peut passer 

                Par l’esprit torturé d’un cerveau entamé

                Par des années d’errance

                Et de mal assurance.

                                                                         undlire.jpg

               

                Toi, moi, nous ; je délire,

                Renonçant à mourir

                Et à rendre les armes simplement sans lutter 

                Par un orgueil stupide, pathétique et butté.

  

                L’heure est pourtant venue

                De faire sa révérence

                En tirant les enseignements de ses souffrances

                Au risque de paraître fâcheux et malvenu.

  

                Qui na so qui te ba

                Qui ne peut qui pourra.

 

lonesometree.jpg 

(© 2011/droits réservés) 

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