A bout de course…

Posté par BernartZé le 20 juillet 2011

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Tout est si dérisoire !

               

            Et rien ne sert à rien.

Voilà, c’est dit.

      

     Après cela, allez vivre comme si vous l’ignoriez !

Une fois nés, continuez à croître jusqu’à maturité.

Braves gens, ne cessez pas de vous illusionner sous peine de vous tarir.

Belles plantes, n’arrêtez jamais de croire et d’espérer.

Ça peut toujours servir…

         

     Avec un peu de chance, une fois devenus grands, vous saurez étendre suffisamment vos bras pour embrasser le monde et recevoir ses offrandes, ses cadeaux, ses coups du sort et ses…pelles in the baba.

C’est un lot ; impossible de choisir, difficile de trier sans craindre de manquer à l’un de vos devoirs.

Autant vous l’avouer sans tarder, quitte à ne pas seulement tuer un faux suspense : vous serez forcément déçus.

Diantre fichtre ! Saperlipopette !

Ne cherchez pas votre paire de lunettes, vous n’y verriez pas mieux avec un télescope.

Ne reste plus qu’à accepter l’inconcevable.

Si cela vous chante, vous aurez encore le loisir de vous révolter, en pure perte…d’énergie, mentale et physique.

Sans perdre de vue l’inévitable : nous mourrons tous un jour ; bien heureusement !

    

     Il y aura donc une fin à ce « bagne terrestre » ; c’est aussi réconfortant que rassurant.

Si, si !

Vous pouvez en être certains et prendre cette nouvelle de la meilleure des manières : celle qui consiste à souhaiter que, même sans foi ni loi, viendra l’instant de la délivrance.

En l’attendant, cette perspective est source de chaleur et presque un luxe impossible à négliger.

    

     A n’en pas douter, bon nombre d’entre vous demeurerez dans le déni, refusant de penser à l’inéluctable qui n’a pourtant rien de si terrible.

Au contraire !

Songez au repos auquel vous aurez enfin droit…de façon définitive !

De grasses matinées en siestes fainéantes, vous sera offerte la possibilité de vous reposer et de vous étirer en tous sens et sans relâche.

Cependant, en (n’) attendant (pas) votre dernière heure, vous ne manquerez pas de construire votre vie, sous prétexte que c’est ce qui, communément, se fait…

    

     Des rencontres, des amours, des doutes, quelques peines et des désillusions plus tard, de certitudes en convictions, vous choisirez vos voies, personnelles et professionnelles.

Et vous vous sentirez libres de reproduire des schémas existants et de faire des enfants, comme d’autres font des scones en prévision de l’heure du thé sconesatteatime.jpg

Le vide n’est abyssal que s’il n’est pas empli (!) et la route noway.jpg  est sans fin…quand l’horizon lui-même tourne en rond.

Entre faire ce que l’on peut et faire ce que l’on veut, la différence est question de pouvoir.

Monsieur de La Palice n’aurait certes pu mieux dire !

   

     Soyons sérieux en évitant, naturellement, à tout prix de l’être.

La Vie ne rime à rien, pourtant il faut la vivre.

Emportés, dès la naissance par un mouvement originel, il est bien difficile de résister à cette marche en avant.

Tout vous oblige à ne pas renoncer, sous peine de vous voir marcher dessus et condamnés à l’infamie par le pire des jugements.

La sentence serait fatale, le verdict terrible : vous seriez plus que lâches !

Lâcher définitivement prise, c’est justement ce que certains voudraient pouvoir s’autoriser sans provoquer le moindre déplacement de foule, en toute intimité.

Ce serait, cependant, contreproductif et insultant.

Pour quoi ? Pour qui ?

Pour « la Vie » ; pas la vôtre, mais selon cette idée reçue qui consiste à penser qu’elle est sacrée, sous prétexte que plusieurs se sont battus pour ne pas mourir ou…pour procréer.

Toute démarche à contre-courant équivaudrait à un geste de rébellion longuement fomenté.

Ben voyons !  

   

     Initialement, le premier cri (ça fait mal aux poumons !), puis les nuits blanches à pleurer parce que faim ou gêné aux entournures, les premières angoisses, la peur de l’abandon et la nécessité de se faire entendre autant que comprendre.

Rapidement, sans en connaître le mot ou le sens, l’insatisfaction, puis la frustration ; très vite les premiers questionnements, suivis de quelques doutes, fautes de réponses satisfaisantes.

Si seulement les parents apprenaient à ne pas mentir pour ménager leurs rejetons !

Tant pis, ils continueront.

Une fois lancé, pourquoi ne pas poursuivre cette drôle d’expérience jusqu’à l’adolescence et ensuite l’âge adulte ?!

A quelques ecchymoses près, qui passeront vite…avec un peu d’eau quelquesgouttesnesuffirontpas.jpgun soupçon de patience et de foi en l’avenir, tout devrait bien se dérouler.

Sûrement !

C’est de notoriété publique, la Foi soulève des montagnes et…permet à chacun de ne pas s’égarer.

Encore moins aujourd’hui qu’hier ; grâce en soit rendue au GPS !

Impossible, désormais, d’être désorienté, même lorsque l’on se sent incapable de retrouver le Nord.

Plus jamais déboussolé, il sera facile de retomber sur ses pattes (de derrière), tel un félin chutant de quatre étages.

Qui ne saura en faire autant pourra être suspecté de mauvaise volonté flagrante !

Allez ! Un peu de courage ! Pas de quoi fouetter un chat !

Un dernier effort avant de reprendre la route.

Aussi vain de se plaindre que de se lamenter, une seule destination, un seul sens, droit devant !

Oubliez les doutes et les atermoiements, foncez…(directement dans votre mur ?)

     En quête de céleste, faites fi du dérisoire ledrisoireetlecleste.jpg  et frappez les esprits susceptibles de douter…principalement de vous.  

Apprenez à faire semblant d’allez on ne peut mieux ; annoncez, tel l’oracle, que vous avez enfin trouvé votre voie.

Ce sera du meilleur effet, tout en vous laissant le temps de réfléchir à ce que vous allez bien pouvoir inventer (pour vous sortir de cette impasse), quitte à choisir de vous carapater en quatrième vitesse, en guise d’ultime solution.

Ultime, non pas extrême, la nuance n’est pas négligeable.

Le bout (…du bout) du tunnel leboutdutunnel.jpg n’est éventuellement pas si loin que vous pourriez le craindre.

En cherchant bien et en clignant un peu des yeux, peut-être saurez-vous l’entrevoir…?

Trois pierres, un coin de ciel, de l’herbe et quelques plantes sauvages suffiraient à vous rendre à la vie, à condition d’apprendre à vous en contenter, le temps de retrouver le goût de…

     

     La voie royale n’étant plus (depuis belle lurette !) envisageable, il semble indispensable de revoir, quitte à en modifier les dosages, les ingrédients de votre recette.

Si vivre est tout un art, il doit bien être possible, d’une manière ou d’une autre, de l’appréhender afin de vous familiariser avec un monde jusque-là méconnu.

Et si l’approche s’avère délicate, c’est que l’enjeu est de taille.

Plus question de fuir, il vous incombe d’agir, en connaissance de cause (s) !

Il sera toujours temps, ensuite, de vous rétracter…en cas d’invincibles remords.

Si vous étiez, jusqu’à présent, de nature pessimiste, apprenez que c’est devenu totalement démodé !

Nul ne peut se permettre de faire un pas sans…marcher sur quelqu’un pour continuer à avancer.

Ça n’est pas nécessairement drôle, c’est néanmoins ainsi.

Soyez cyniques ou…mourez sur le champ !

Emmenez avec vous les derniers Mohicans mohicans.jpg

         

     Vu sous cet angle obtus, vous serez, sauf exception, difficilement heureux, au risque d’afficher un air éternellement triste.

Réjouissez-vous pourtant : votre conscience tranquille vous permettra d’attendre la mort -le mot est lâché- avec la sérénité d’un pessimiste dépassé (tel Hermann Hesse).

Devenez purement spirituels ; atchoum et à vos souhaits !…

                  

            Et surtout, n’oubliez pas que, pareille à une ardoise magique (fonction du flux et du reflux), la mer effacera sur le sable…vos meilleurs souvenirs, comme vos pires tourments.

  

  clapotis.jpg Tout n’est que clapotis

(© 2011/droits réservés)

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A bout de course…

Posté par BernartZé le 20 novembre 2010

commeuneraquettequivolenicolasmahutbattuau1ertourdewimbledon2010parjohnisner643667767068.jpg 

Le lâcher prise

               

                Comme une raquette qui vole au bout d’un passing shot…

  

 lionnefatigue.jpg

(© 2010/droits réservés) 

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