Dé pipé ?

Posté par BernartZé le 12 mai 2017

Sade - The remix collection bis

Oh ! My god !

  

            J’avais fait le pari que nous nous reverrions un jour…peut-être.

 

     Nombre de mes amis d’alors m’avaient convaincu au fil des années de l’absurdité de mon fol espoir.

Il ne reposait effectivement sur rien, ou presque.

Seuls mes sentiments le faisaient vivre et perdurer irraisonnablement.

Au fil de mes lectures j’ai longtemps cherché des signes et des mots auxquels me raccrocher.

A plat ventre A plat ventre sur mon lit ou penché sur mon vieux secrétaire je croyais pouvoir découvrir dans les livres le secret d’un futur recomposé.

Tu vois combien je ne t’oubliais pas.

Dans le même temps j’imaginais que tu vaquais à ta nouvelle vie, sans rien en connaître.

J’ai plus d’une fois cru t’apercevoir en ville quand des amis bien intentionnés -toujours eux- me disaient que tu étais partie loin, peut-être dans un autre pays ; le Venezuela revenait souvent.

Un jour ils ont poussé la plaisanterie (le vice ?) jusqu’à vouloir me faire croire que j’avais reçu une carte postale de toi…qu’ils avaient en fait simplement glissée dans ma boîte aux lettres.

Carte postale Venezuela Ce n’était pas ton écriture et l’adresse n’était pas la mienne.

Carte volée ou détournée ; je ne fis qu’esquisser un sourire en réponse à leur grossière supercherie pour taire leur indélicatesse.

 

     Cet épisode me marqua plus que je ne l’aurais cru et mit une sérieuse distance entre mes « amis » et moi.

Une année plus tard, un seul faisait encore partie de mon carnet d’adresses ; le moins coupable sans doute ?

Je reconnais aujourd’hui que le plus cruel avait été de devoir m’avouer l’illusion entretenue dans laquelle je vivais.

Ma prise de conscience brutale me fit l’effet d’un Uppercut (2).

Dans mes rêves je revoyais toujours ta nuque Nuque que j’aimais tant effleurer.

Ton long cou de cygne m’avait toujours ému et troublé.

 

     Ma vie s’est écoulée, blanche et insipide, vaine et sans heurts.

En changeant de siècle j’ai eu le sentiment de faire un voyage immobile, hors du temps.

Je me suis efforcé d’aller vers les autres, pour te retrouver peut-être ou pour te remplacer.

Je n’ai pas aimé à nouveau, pas réussi à faire semblant.

Étrange impression de passer au travers de toutes choses.

Tu sais, lorsque la foi ne suffit plus à entretenir la flamme, on s’étiole on s’éteint.

Il aurait mieux valu apprendre à faire le deuil afin de me libérer de tes chaînes.

Je ne t’en tiens pas rigueur ; quand je t’aimais toujours tu étais déjà loin.

 

            Si j’avais moins erré…

  

 

Coup de dés  Pari perdu !

(© 2017/droits réservés)

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Sur place

Posté par BernartZé le 3 mai 2017

Bagage en cuir vintage  Valise de voyage (2)

Prisonnier

  

            J’ai définitivement rangé mes valises et mes bagages, je n’en ai plus besoin.

Je n’irai plus nulle part.

 

     L’inquiétude sourde avait grandi, longuement murie dans un coin.

 

Les premiers temps, en revoyant les photos et les diapositives d’un récent voyage, le sourire montait naturellement aux lèvres en revivant les semaines de découvertes et de traversées d’un ou de plusieurs pays lointains, tous différents et captivants.

La curiosité et la soif avaient eu de quoi se repaître et s’étancher.

Tant de gens rencontrés, tant de cultures et de rites révélés qui avaient laissé des traces.

Heureusement.

 

     C’était il y a longtemps, un autre siècle une autre vie.

Une époque révolue dont il avait fallu à tous crins se détourner, faute de forces.

Les trains les avions les cars les rickshaws s’en iraient désormais sans moi.

Jamais plus de partances ni d’envolées lointaines, le canoë restera enlisé Canoë rose enlisé dans un coin du port.

Inutile de refuser l’évidence : quand le corps et la tête s’accordent pour baisser les bras il devient vain de protester.

Trop de douleurs auront eu raison d’avoir le tort de ne cesser de nuire.

Les excès de faiblesse ne trouvent pas d’excuse, pas même celle d’une maladie réelle ou illusoire.

 

     Barreaux de cellule La cellule de prison n’a pas besoin de clé quand on n’en peut s’évader.

Côte à côte, os contre os, la partie d’Osselets bis est jouée d’avance.

Une fois lancés certains iront malencontreusement se carapater sous un coin de tapis bien caché sous un meuble.

Le renoncement obligé à toute forme d’espoir suffit à vaincre sans gloire l’illusion d’un heureux revers de fortune.

 

            Je ne reverrai pas Non plus la mer et mon corps ne revivra pas une dernière fois le bonheur de se fondre dans l’eau.

  

  

Les nuages...  Au loin ne s’en iront pas les nuages

(© 2017/droits réservés)

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Des routes

Posté par BernartZé le 22 février 2017

Toi

Se souvenir de toi

  

            Quand tu m’as oublié…

 

    « I miss you » disent trompeusement les Anglais pour signifier combien tu me manques.

En fait : je manque de toi…tout simplement.

 

     Me manquent toi nous nos jours heureux et malheureux.

     Me manquent notre première rencontre et ton sourire discret.

     Me manquent ta peau diaphane et ton évanescence.

     Me manquent ton cou gracile et ta tête inclinée.

     Me manquent tes regards et tes longs silences.

     Me manquent ton visage souvent triste comme tes éclats de rire.

     Me manquent nos discussions sans fin et nos moments de pur délire.

     Me manquent nos longs tête-à-tête et nos folles échappées musicales et dansées.

     Me manquent nos heures passées pendus au fil du téléphone.

     Me manquent nos retrouvailles tes bras et tes baisers.

     Me manquent tes pas légers sur les trottoirs détrempés.

     Me manquent même tes éclipses qui se finirent en pointillés.

 

            Je manque de tout ce que tu fus pour moi.

 

 

Je manque de toi - Peter Lorne (1990)

(© 2017/droits réservés)

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Fatalitas ?

Posté par BernartZé le 1 février 2017

Retraite

Lentement mais sûrement

  

            De plus en plus lentement, de moins en moins sûrement…

 

     Toujours poussés plus loin plus bas et plus avant l’antichambre se rapproche, nous cognons à sa porte…sans en avoir conscience.

 

Depuis les premiers babillages le chemin aura été long et difficile pour le plus grand nombre.

Commencée en rampant à quatre pattes la vie se finira peut-être de même.

Certains auront été jetés à terre par les aléas d’une existence qui aura pris un tour imprévu.

Ils avaient rêvé d’autre chose, ils ont dû se contenter de moins, de beaucoup moins parfois, presque rien pour certains.

 

     Surligneur orange Surlignons ! Surlignons à tout va (il en restera toujours quelque chose) nos travers et nos petites médiocrités !

Pour éviter de nous leurrer, avant que de nous plaindre de notre sort, exhortons-nous à redoubler de lucidité pour tenter de comprendre pourquoi les déceptions purent faire place au dépit.

Blessures d’orgueil et d’amour-propre, blessures de guerre lorsque souvent contrés par des événements inattendus nous nous relevions encore du champ de bataille, le cœur moins léger.

Un peu de distance, à la hauteur d’une vue imprenable, nous permettrait de réaliser combien navrants et lamentables nous avons été en de graves occasions.

Fuir nos engagements en déclinant toute responsabilité ne fut pas le moindre de nos exploits.

Mises en boîte, de quelles splendeurs nos vies ont-elles été privées Glory box - Portishead (1994) ?

Muselées elles s’étouffèrent de ne pas s’exprimer.

Tant d’autres routes étaient espérées Anothers roads…à défaut d’être offertes.

 

     Doucement acheminés ou violemment poussés vers la sortie arrivera l’heure de mettre la touche finale à ce grand carnaval grotesque et incisif The Grotesque (by Muirin).

Joie de vivre, bonheur de donner et de recevoir ; le programme initial de la grande épopée se sera révélé au final moins lyrique (pour beaucoup).

 

            Bah ! Y avait-il réellement un moyen de relever le défi ?…

 

 

Portishead (by Gogadze) 

(© 2017/droits réservés)

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L’autre avenir

Posté par BernartZé le 15 novembre 2016

Vroum vroum

Vroum vroum !

  

            Avec sa petite voiture elle irait à grands pas.

 

     Sa vie changea complètement dès le retour de l’enterrement.

Sortant d’un épais brouillard et de longues journées de bruine elle réalisa subitement qu’elle n’avait plus de chauffeur.

Embêtant.

C’était tout de même bien pratique d’être conduite partout où elle voulait par tous les temps et en toutes saisons.

Non pas qu’elle n’aimait pas marcher mais il était assez délicat de ramener du supermarché ses courses à bout de bras depuis qu’elle avait passé l’âge de ce genre de défi sportif.

De même il lui était difficile de transporter à dos de Chameau sa Cornemuse pour traverser la cité et rejoindre (certes plus qu’une seule fois par mois par manque de souffle) le bagad de sa jeunesse dont les répétitions se déroulaient à une dizaine de kilomètres de chez elle.

Elle n’avait plus d’autre solution que de s’acheter une voiture.

 

     Autrefois bien sûr elle en avait eu une à sa disposition, une petite citadine du genre de celle-ci Peugeot 104 (2)…d’un effroyable marron glaçant ; c’était une occasion dont elle n’avait bien sûr pu choisir la couleur.

Malgré tout, au fil des ans, elles s’étaient toutes deux bien entendues.

Mieux encore, son mari la lui empruntait quand elle n’en faisait pas usage pour de simples questions de circulation et de stationnement, sa propre voiture étant beaucoup trop encombrante.

Jusqu’au jour où -après des décennies de bons et loyaux services- elle décida de s’en séparer la jugeant de moins en moins indispensable à son quotidien de retraitée.

Le garage changea soudain de dimensions et elle d’habitudes.

Elle marcha plus encore qu’avant, s’offrant de belles promenades en bord de mer Le long de digue et des retours de marché les bras chargés.

Les « grandes courses » se faisaient bien sûr avec chauffeur.

En quelques années, qu’elle ne vit pas passer, elle perdit totalement l’habitude de conduire par la force des choses.

 

     Elle mit plusieurs mois à choisir le modèle qui lui siérait le mieux.

La note esthétique compta beaucoup mais aussi son idée d’un confort à sa dimension.

En consultant des sites de constructeurs des magazines spécialisés et des dizaines de dépliants publicitaires elle finit par se décider sans se soucier vraiment de ce qui se cachait sous le capot et qui l’intéressait peu ; réalité trop déprimante Sous le capot.

Sa nouvelle voiture serait design, jaune et noire.

 

            Ne restait plus qu’à reprendre des leçons de conduite pour ne pas risquer de jouer les fous du volant…

  

 

Bonne conduite 

(© 2016/droits réservés)

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La vie la nature son œuvre

Posté par BernartZé le 16 septembre 2016

Gone with the wind

Comme des mouches

  

            Toutes elles tomberont bientôt emportées par le vent.

 

     Pour l’instant insouciantes elles se pavanent encore arborant des couleurs étonnamment estivales Pink ladies.

Mais la nature impitoyable saura veiller à mettre bientôt le holà à cette inconvenance.

Dame Nature, rebelle à toutes les modes, a besoin de changer de tête tous les trois mois Les 4 saisons ; autrefois on appelait cela des saisons, pas des caprices.

A présent que le papier à musique Papier à musique ne règle plus rien et surtout pas les humeurs météorologiques, il faut bien admettre que tout part à vau-l’eau.

Impossible de se fier à son calendrier tant le ciel maniaco-dépressif semble à fleur de peau, constamment pris entre l’envie de bronzer et le besoin de se laver jusqu’à essorage.

 

Toutes elles tomberont bientôt emportées par le vent et nous aussi fatalement.

 

     Juste bons à ramasser à la pelle, nous payerons le prix de nos erreurs et de nos manquements, comme celui de nos défaillances et de nos lâchetés.

A force de courir après le temps et de jouer la montre viendra le jour où il nous faudra accepter d’être un à un rattrapés par l’inexorable.

Alors l’heure viendra de lâcher doucement prise sans pourtant baisser pavillon.

 

     Est-ce pour s’épargner l’inéluctable que certains glissent lentement vers l’oubli d’eux-mêmes Fol au vent en perdant les repères qui ont fait toute leur vie ?

Oublier les sauve-t-il de la douleur du souvenir Puzzle en déconstruction ?

Nos propres remparts contre les agressions de la vie demeurent souvent des mystères pour nous-mêmes.

Sans même permettre de se rendre compte que les proches se sentent totalement impuissants et démunis face au vol d’un être cher, les absences progressives finissent par tout faucher jusqu’à la conscience de soi.

 

            Que diable avons-nous eu l’idée de naître pour finir ainsi par tomber comme des mouches !

  

 

Souffle le vent

(© 2016/droits réservés)

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L’élan retour

Posté par BernartZé le 7 septembre 2016

Femme en buste, de face, une main posée sur la joue droite (Eugène Carrière)

J’ai senti une main se poser sur ma joue

  

                Le souvenir des êtres passés est étrange.

 

     Les années filent parfois sans que l’on trouve le temps de se poser et de réfléchir.

Les années parfois filent de façon décousue et sans y prendre garde vient le jour où, dans un moment de faiblesse, le passé nous revient en nous forçant à nous rappeler un fol emportement.

J’ai retrouvé une vieille photo de moi cheveux au vent L.M. (''Les fous de Bassan'', 1987) quand j’étais très jeune et déjà folle, disons peu raisonnable.

Quelle idée aussi de m’enticher si vite d’un homme qui ne me voulait pas !

Quelle idée aussi de me mettre à l’espionner et à le traquer, de le suivre d’enquêter et de le pourchasser jusqu’à deux pas de chez lui.

Quelle erreur de vouloir le contraindre quand ses sentiments le portaient ailleurs.

 

     Il n’a jamais rien su de mon élan tant j’avais -tôt- appris à dissimuler et à rester dans l’ombre de peur d’être découverte.

J’avais instinctivement peur, sans savoir précisément pourquoi et j’avais honte de cette peur maladive qui -je le sentais bien- me faisait mal agir, me réduisant à l’état d’une bête traquant sa proie.

Mon cœur battait la chamade dès que je l’apercevais et mon cerveau s’enflammait ; j’avais l’impression de perdre le contrôle de mon esprit et de ma capacité de réflexion en même temps que celui de mes sens.

Ma vue même se brouillait et mon élocution devenait dangereusement approximative.

Je ne savais pas que l’on pouvait devenir si stupide.

 

     L’intelligence n’a rien à voir avec les sentiments.

Plus ils sont contrariés, plus l’on s’entête jusqu’à perdre toute lucidité.

Je me suis mue en une sorte de statue brisée Broken statue la tête détachée du corps et plus très en jambes.

Par la force des choses je me suis absentée ; partie ailleurs, personne ne venant me récupérer, j’ai fait seule le long trajet retour suivant lentement le chemin qui devait me ramener à la vie.

Suis-je véritablement revenue ? Étais-je seulement partie ou bien avais-je inconsciemment choisi de fuir une réalité dérangeante qui m’empêchait de vivre ?

Je l’ignore encore faute d’avoir vécu.

 

            Ce matin-là, après une nuit agitée, je me suis réveillée une main écrasée sous la joue.

 

 

Théâtre des illusions 

(© 2016/droits réservés)

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Échec et mat

Posté par BernartZé le 12 juin 2016

Bougie vacillante

Devoir se brûler pour rire

 (une dernière fois)

  

            Cette fois était la bonne ; la bonne raison d’en finir.

En finir avec les allumettes les libellules et les papillons, les crimes en tous genres et les armées de reproches.

Les reproches étaient vains et cent et mille, les crimes étaient lésions, les lésions multiples et l’amertume en bout de course, toujours.

Fallait-il être naïf pour croire à une histoire sans fin ?

Est-ce un crime de désirer encore quand le désir s’en est allé Sade (Is it a crime, 1985) ?

 

 

     L’aventure a duré autant qu’elle a pu, même un peu plus.

Les excuses ne servent à rien lorsque le doute s’est immiscé et que chaque mot vient à sonner comme un mensonge.

Brûlant échec madame Mat en plein cœur le coup porté fut fatal.

Tout le monde eut tort alors, surtout celui de nier l’évidence du délitement et de la distance qui n’allait faire que croître.

Peut-on sortir grandi d’une telle épreuve sans décider un jour qu’elle était nécessaire ? ; humaine impitoyable mais cependant nécessaire.

Bien sûr ensuite, malgré les derniers feux et les ultimes illusions, vint l’heure du partage des fautes précédant celui du départ.

Valises sous le bras dos à dos ; le lieu du crime vidé de toute substance devint évidemment inhabitable.

 

     Les liaisons dangereuses ne donnent pas toutes des œuvres que la postérité retiendra ; heureusement pour elle qui déborderait d’histoires aussi singulières qu’ineptes.

 

Liaison dangereuse (Mes poisons délicieux - Viktor Lazlo, 1991) 

Les leurres d’un amour perdurent souvent à nos corps défendant.

Il pleut sur Vienne, amen.

 

            Rire à présent ? Bien sûr pourquoi pas jaune Rire (muet) jaune, ou la main à portée d’une autre flamme.

 

 

Sade (by Helen Fionesade)  (Le crime ne paie pas selon Agatha Christie)

(© 2016/droits réservés)

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Rien de plus

Posté par BernartZé le 4 avril 2016

En boucle

Et de la répétition naquit l’ennui

(Résumé d’une vie ?)

 

            Le ciel n’était pas bleu, le cercle pas vertueux.

 

     Lorsque les jours qui se suivent finissent par trop se ressembler, quand la vie se limite à des gestes sans cesse renouvelés, alors il faut savoir donner des coups de pieds.

Et vlan dans sa destinée !

 

     Les convections intimes ne suffisent guère pour bien vivre et mènent souvent au rhum faute de chaleur humaine.

Mauvais calcul et peine perdue sauf si l’on veut remporter le concours de la plus belle cirrhose du foie.

Sous forme d’épanchement immodéré ce sport a ses adeptes ; de là à le conseiller aux néophytes…

Pour les buveurs d’eau plate ou gazeuse, il semble préférable de revenir aux valeurs fondamentales en se référant à sa bonne éducation reçue ; certes les « nuances » sont nombreuses et il est facile de glisser Oups sur la première peau de banane rencontrée.

De toute façon, qui ne glisse jamais est de bois (sans sève) ou bien doté d’un sens de l’équilibre digne d’un chat.

Des chutes et des années plus tard, il faut parfois reconnaître -non sans courage- que la vie manque de sel de terre et de feu.

Vite de l’Ô dans l’R Eau et R pour une belle échappée !

Un peu de poésie ne saurait nuire à une triste vie.

Finis les « je ne t’aime plus » et les « nous nous retrouverons un jour » à l’heure d’accepter la défaite.

Plus de mensonges ni d’illusions inutiles ; soyons légers et lucides en attendant de devenir adultes…un jour.

 

            Quand tout sera fini nous remplirons les cimetières et il sera trop tard pour toutes formes de regrets.

 

 

 

Loin - Alex Beaupain (2016)  Antoine Houdar de la Motte (Lui…n’était nullement sympathique)

 

 (© 2016/droits réservés)

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Digression

Posté par BernartZé le 26 mars 2016

Téléphone à manivelle

Dieu, que tu étais jolie ce soir au téléphone

  

            Vous si charmante étiez l’autre jour si belle.

            Ravi par vos paroles, porté par l’émotion

            De vous entendre sourire au creux de mon oreille,

            Je me pris à rêver par pure dévotion.

 

            Pouvoir vous célébrer serait mon ultime vœu

            Avant de m’en aller où vous ne serez pas ;

            Vous dire enfin aussi que vos robes ici-bas

            M’ont bouleversé au point d’étouffer mes aveux.

 

            Votre allure, vos alliances, vos manières votre esprit

            M’ont à jamais marqué, me mettant au défi

            De me taire à jamais ; alors je me suis tu

            Et c’est pourquoi vous ne m’avez pas reconnu.

 

     Bigophone C’était hier ou bien dans une autre vie.

Il n’importe pas davantage de savoir qui fut à l’origine de ce jeu d’échecs.

Sans être dupes nous avons trop longtemps fait semblant de nous croire différents des autres, capables de nous sauver in extremis.

Parler durant des heures pour extirper le mal de nos cœurs et de nos âmes ne fit rien passer d’autre que l’envie de poursuivre notre vie à deux.

Tu avais beau me téléphoner d’un ton léger sous de futiles prétextes Jacqueline Delubac (Mon père avait raison, 1936), tu savais bien que nous ne pourrions pas échapper à l’inéluctable.

La fin de route était toute tracée.

Mais quel talent fut le tien pour nous permettre d’éviter le cynisme et l’acrimonie !

Je t’en saurai éternellement gré.

 

            Aujourd’hui nous sommes seuls, chacun de notre côté.

 

 

Tout contre (SG)

Sacha Guitry (par Marie Madeleine Gérard) 

(© 2016/droits réservés)

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