Rien que le quotidien…

Posté par BernartZé le 7 juin 2015

Guga

Nos « idoles »

  

            Pourquoi aimons-nous tant les revoir aujourd’hui telles qu’elles étaient hier ?

 

     Afin de respecter nos souvenirs et ceux qui continuent à les raviver, nous préférons ne pas lire sur leurs visages les signes du temps ; sans doute aussi pour nous rassurer un peu (beaucoup ?) sur nous-mêmes.

 

     Colchiques Colchiques dans les prés fleurissent fleurissent…et notre printemps refleurira sans cesse avec eux.

Pas d’automne pas d’hiver pas de vents tourbillonnants ni de fin d’été : le rêve absurde d’une éternelle jeunesse…

Indemnes au fil du temps et immuablement jeunes et pleins de vie !

 

     Ces exemples qui nous font encore (raisonnablement !) chavirer nous permettent d’envisager l’avenir sous un jour plus favorable.

Une sorte de baume au cœur en regard des aléas de la vie ?

Tout dépend de chacun de son parcours et des accidents rencontrés en cours de route.

D’où l’avantage de ne pas disposer du permis B !

Une simple voiturette Voiturette suffit à se déplacer en ville (à quoi bon rouler plus vite qu’une mobylette ?).

D’une course à l’autre, d’une déception à un espoir déçu (de plus), nous continuons à avancer dans nos vies banales et quotidiennes.

Et quandbienmêmeloeufpourra (traduction : « on fait c’qu’on peut ! »), bref autant se référer à ses propres fondamentaux.

N’y a-t-il pas quelque chose de merveilleusement idiot à s’entêter à ne pas vieillir ?

Et pourtant -plus que jamais- on nous encourage à alterner détox et botox, dans un rythme binaire.

Plus de rides, plus de graisse ; plus de pouls non plus !

 

     Bien évidemment les sportifs retraités ne se laissent pas aller et continuent à entretenir leur physique et leur mythe (pour les plus imbus).

On est d’autant plus admiratifs que leurs secrets de jouvence nous semblent proches des exploits sportifs qui nous ont fait les idolâtrer.

On est bien bête de croire à des légendes capables de perdurer.

Ils sont -ni plus ni moins que nous- des êtres humains, de simples bougres en somme.

(Certains ont même pris des rides du poids et de la bedaine ; quel scoop !)

 

            Et les Moulin à vent se noieront dans un flot de flots bleus.

Une phrase absurde, dépourvue de sens ?

Ben non, pas plus que la vie…

 

     Tiens ! Un certain retraité (depuis trente-quatre ans) a fêté hier ses -presque- soixante ans ; c’est fou non ?!

 

 

B.B. 

(© 2015/droits réservés)

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Les heures les jours les années

Posté par BernartZé le 23 mai 2015

C2 lnv

Allô E… ?

  

            Ça me fait tellement plaisir de t’entendre.

Après toutes ces années, je n’espérais plus la moindre réponse.

 

     Depuis le temps !…

Combien d’années de silence entre nous sans même pouvoir t’écrire avec l’espoir de lire quelques lignes en retour ?

Si tu savais le nombre de fois où j’aurais aimé discuter avec toi, ne serait-ce que cinq minutes !

Tu n’imagines pas à quel point ta voix m’a manqué ; je…comment dire ?, j’ai beaucoup souffert de ne pas comprendre les raisons de cet éloignement.

Tu as progressivement semblé ne plus avoir de temps à perdre tant ta vie était emplie : tes enfants ton mari la famille le travail le quotidien…

Plus de place pour autre chose ; pas même pour un ami ainsi -je te croyais- que tu me considérais.

Si tu te souviens bien, lors de notre rencontre il y a plus de vingt ans, je te disais déjà que j’étais persuadé que les chemins qui se croisaient se décroisaient un jour, fatalement.

C’est ce qui s’est passé pour nous, non ?

 

Longtemps tous les jours je me suis demandé ce que tu devenais ce que tu faisais, bref comment tu allais ; ça m’a beaucoup tourmenté.

Et puis, non sans efforts, j’ai dû me raisonner et me dire que je n’avais pas d’autre choix que d’accepter ta décision de te mettre aux abonnés absents…même si tu n’as jamais été explicite, cessant du jour au lendemain d’émettre le moindre signal.

Après le temps de la révolte et de l’incompréhension j’ai dû accepter ce qui me semblait inexplicable et surtout injustifié.

Une vraie punition que je ne pensais pas mériter.

Ça ne m’a pas empêché durant de longues années de chercher quel (monstrueux ?) impair j’avais pu commettre ; je n’ai jamais réellement trouvé.

Cela m’a tant pesé…

 

     Mais dis-moi enfin comment tu vas et ce que tu es devenue.

Allô E… C1 inv ?

Je t’entends mal ; je ne t’entends plus.

Sans doute ai-je imaginé que tu me répondais enfin… ?

 

            Au final ceci n’était pas un coup de fil, pas même une lettre ; une Bouteille à la mer échouée peut-être ? ; un vrai cliché !

 

 

Mrs Peel (en ombre chinoise bleu ciel)  You're needed (2) 

(© 2015/droits réservés)

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Accident de parcours

Posté par BernartZé le 25 avril 2015

Cette nuit-là

Cette nuit-là

 

           Trois décennies plus tard que restait-il ?

 

     Une course une folie un anéantissement un crime ; et des cris étouffés à se mordre le poing.

Une trahison surtout qui la mortifia tant qu’elle ne put s’en remettre ; jamais.

En plus des cicatrices Cicatrices sur son poignet, elle avait gardé un souvenir amer de ces années.

Ses amis l’avaient trompée, bon, mais le plus grave était qu’ils avaient tous -elle aussi-  fait semblant de s’en accommoder ensuite sans jamais en parler ensemble.

Progressivement, les jours suivants, elle avait fini par comprendre ce qui s’était passé, découvrant avec effarement Effarement l’ampleur de la faute.

Marquée à jamais ; et pourtant du déroulement de cette maudite nuit elle avait conservé peu d’images.

Elle se revoyait seulement très bien marchant le long d’une chaussée sans savoir pourquoi elle avait échoué là, si loin du campus.

Comment avait-elle réussi bien plus tard à regagner sa chambre avant de s’en prendre physiquement à elle-même Lame de rasoir (2) ?

Une fois de plus mais bien plus violemment et profondément que lors des « cérémonies » précédentes.

 

     Après des heures au bord du vide, après une nuit sans fin, après des pages griffonnées à la hâte pour tenter de se débarrasser des scories en appuyant là où ça faisait si mal, elle s’était réveillée au petit matin, après s’être finalement endormie, épuisée.

Hagarde, elle avait passé la journée entière à flotter de malaise en mal être…revoyant ses « amis » comme si rien n’était arrivé.

Mortelles pensées pour ses assassins devant lesquels elle s’obligea à sauver la face par pur orgueil ; hors de question d’afficher son dépit.

Apparemment elle y parvint si bien qu’ils ne semblèrent jamais deviner le feu qui la dévorait.

Ils n’ont jamais su ce qu’ils avaient fait.

Et elle leur avait pardonné…

 

     La vie reprit son cours sans qu’elle réussisse à guérir ; ils restèrent amis jusqu’à ce que leurs routes ne finissent par naturellement se décroiser.

Les nouvelles échangées se firent rares puis ne furent plus. Chacun prit son envol, mais elle resta à terre, décidemment réfractaire à toute forme de résilience ; bien incapable de renaître de ses cendres Cendres !

 

            « On n’oublie pas, on s’habitue » avait-elle écrit (pour elle-même) au cours de son dernier hiver, sans parvenir à croire à son mensonge.

Après avoir tout essayé pour résister farouchement, son cœur avait fini par lâcher prise, faute de volonté.

 

     Nerens, Nerens…

 

 

 

Campus

(© 2015/droits réservés)

 

Madrid

Nerens

 

 

            Nerens, Nerens, tu perds la mémoire de mes souvenirs heureux,

            Nerens, Nerens, tu revois le soir où je fus si malheureux,

            Perdu dans le noir suivant la trace j’ai poursuivi mon errance

            Mais tout au long de ce long couloir il n’y avait que toi Nerens.

 

            Soudain des bruits à peine perceptibles c’est alors que je m’enfuis

            A bout de souffle courant comme un fou je hurlais seul dans la nuit,

            J’ai tout compris en un seul éclair, foudroyé j’ai trébuché

            Sur mon amour imaginaire, détourné vol inachevé.

 

            Des larmes au cœur violence dans les yeux, j’ai laissé parler la haine

            Brûlante fièvre enflamme âme fiévreuse testant tension sur mes veines

            Sillons se creusent jusqu’à ce qu’elles cèdent, lame rencontrée dans le noir

            Fêlures d’amour m’ont tué ce soir, le rouge coule sans plus d’espoir.

 

            Nerens, Nerens, tu perds la mémoire de mes souvenirs heureux,

            Oubliée fin de mon histoire, est venu le temps des aveux

            Dérive d’un corps d’un cœur déchiré qui n’en peut plus des adieux,

            Nerens, Nerens, oublie-moi ce soir, j’ai la mort au fond des yeux.

   

Cendres de crépuscule, Stéphane Bernhardt (1988)

(© Stéphane Bernhardt et La Pensée Universelle, 1988)

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Malheureusement…

Posté par BernartZé le 19 avril 2015

Al Jolson (1927)

Je suis noir il est vrai

            

           Un peu grimé peut-être ; un peu masqué aussi.

 

     La toute première fois que l’on a essayé de me brimer et de me vexer j’avais à peine six ou sept ans.

J’ai d’autant moins bien compris ces cris de Y'a bon Banania que tous mes petits-déjeuners maison commençaient par un grand bol de chocolat au lait dont l’ingrédient essentiel était d’une autre marque Chocolat Poulain en poudre.

Et je n’ai jamais mangé de Banane avant de partir à l’école ; quelle drôle d’idée reçue.

 

     Cette forme explicite de racisme n’était pas rare alors, sans pour autant prêter à conséquence ; mais elle était d’autant plus exceptionnelle que nous étions la seule famille « de couleur » à vivre dans ce petit village niché au fin fond de la campagne bretonne.

Nous cinq étions des phénomènes de foire provoquant l’étonnement et déclenchant assurément plus de cris que de bravos.

Mes parents s’en indignaient, mes frère et sœur ne le supportaient pas ; moi je m’en fichais pas mal préférant mettre ces démonstrations sur le compte de la jalousie, ayant la mauvaise idée d’être premier de la classe.

De plus, la maîtresse que j’ai eu le bonheur d’avoir durant trois années consécutives semblait tant m’adorer qu’elle ne pouvait que déclencher l’hostilité à mon encontre.

Pleine d’égards, toujours attentionnée, sans doute s’efforçait-elle de faire barrage à toute forme de discrimination.

Femme trop généreuse ; un paravent, une seconde mère.

 

     Bien des années plus tard j’ai repensé à elle.

J’avais vingt ans. Étudiant dans une ville bien plus peuplée d’une autre province, j’ai été agressé verbalement physiquement moralement ; roué de coups laissé à terre.

Cinq semaines d’hôpital, des fractures des saignements et de réelles blessures malgré mes dires et mes dénégations.

Je souffrais et m’entêtais, voulant trop vite comprendre et pardonner.

J’ai cru comprendre, j’ai pardonné et je me suis dépêché de retourner à la fac pour apprendre et retrouver mes chers amphis.

Et un beau jour j’ai été incapable de m’extirper de mon lit.

Plus de volonté de courage ni de forces ; j’étais littéralement scotché entre mes draps.

Un gigantesque tube de glu était passé par là Tube de glu !

 

     Il m’a fallu très longtemps pour me dépêtrer de ma couette.

Tout d’abord pantois Pantois, j’ai mis deux décennies à me remettre de ce traumatisme.

M’en suis-je jamais remis ?

 

            Cette vieille image désuète Banania, ce vieux souvenir, réussit à me faire aujourd’hui sourire ; tombée de masques…

 

 

Le chanteur de jazz, 1927  

(© 2015/droits réservés)

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Triste tropique

Posté par BernartZé le 10 avril 2015

Ballon Fruit d'Or
La grande désillusion !

(la chute d’Icare)

  

            Un vrai désenchantement, une part d’enfance s’en est allée ; pas moins.

 

     On nous avait promis des monts et des merveilles, des envols soudains et des voyages célestes.

Au lieu de cela : le plancher des vaches est resté collé à nos semelles de doux rêveurs.

Quelle innocence fatale ; quelle bêtise plutôt !

 

     A quoi bon consommer de l’huile si légère qu’elle était supposée ensuite permettre de s’envoler Huile Fruit d'Or si légère !, si l’attraction terrestre s’entête à tenir son rôle d’éteignoir ?

C’est trop triste trop déprimant C'est vraiment trop inzuste ! trop réel ; bouh !!

Aucun enfant de moins de dix ans ne devrait subir ce genre de maltraitance.

Tous ne s’en relèvent pas…

 

            Soixante-quinze ans plus tard un vieil enfant s’est défenestré après avoir tenté d’user d’une autre méthode pour voler…

  

 

Henri Matisse, ''Jazz Icare'' (1943) 

(© 2015/droits réservés)

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Rendez-vous manqué

Posté par BernartZé le 4 avril 2015

Au bout de la nuit

Au bout de la nuit…

  

            Lorsqu’il n’est plus réellement d’heure, peut-être est-il enfin possible de s’alléger et de se divertir ?

 

     Honni soit qui mal y pense !

Il n’est pas ici question d’autre chose que de jeux…de mots avec plus ou moins d’esprit.

 

Un maman a tort...   « Un maman a tort

                                   Deux c’est beau l’amour

                                   Trois l’infirmière pleure

                                   Quatre je l’aime… »

 

Éternel retour à l’enfance ; plongée en apnésie dans l’espoir de cautériser et d’effacer ses plaies d’adulte.

 « Plus grandir pour pas mourir, pas souffrir ».

Bien vu ! Même si le défi semble impossible à qui ne sait arrêter le temps.

 

     Qu’y aurait-il à gagner d’ailleurs dans une éternelle enfance supposée « protégée » des agressions extérieures ?

Changement d’époque et de météo : plus que jamais l’enfance est crue, en péril, mise à nu Enchevêtrements célestes.

Le plus difficile à admettre- tant c’est inacceptable !- est de constater que seuls quelques privilégiés (chanceux) ne craignent pas pour leur existence d’enfant et leur avenir.

Tous les autres semblent avoir vécu la fin de l’innocence dès le plus jeune âge, à peine leur scolarité entamée.

 

     Et dire qu’en cette fin de nuit la légèreté était supposée de mise !

Oups la !…

Boum, échec sur toute la ligne ; plus de Des maux et des mots maux que de mots, point de jeux.

Impossible -surtout à cette heure- de comprendre et d’expliquer comment un état a pu s’égarer au point de mettre en danger ses propres enfants.

C’est aussi injustifiable qu’impardonnable, limite criminel.

Non ça l’est carrément !

Sauvez-les sauvez-nous, exhortez tous vos dieux à la miséricorde Miséricorde, implorez-les ; qu’ils servent enfin à instaurer la paix.

 

     La guerre n’est plus une vague notion lointaine et étrangère.

Elle n’est plus un souvenir historique, pas davantage « à nos portes ».

Elle semble aujourd’hui là bien présente, au cœur même de notre société et de nos vies.

Le cancer a gagné la cité et aucune médecine ne paraît plus capable de la soigner.

La guerre civile est déclarée et nous l’avons tous laissée faire.

 

     Adieu veaux vaches cochons poulets !

Qu’ils soient Halal Kasher bio fermiers ou rien de tout cela n’a plus la moindre importance aujourd’hui, pourvu qu’ils soient comestibles.

 

            Et dire que cette heure était censée offrir une parenthèse légère.

Raté !

Ce sera pour une prochaine fois, à condition d’être encore en vie… 

 

 

Sans logique  Merci à CSG pour sa contribution photographique involontaire

(© 2015/droits réservés)

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Abasourdie

Posté par BernartZé le 27 février 2015

Mère portant son enfant

C’est impossible !

  

            Je ne le crois pas -je ne peux pas le croire- mon premier demi-siècle m’a cueillie aujourd’hui à l’aube.

 

     Je pensais pourtant me souvenir qu’hier j’avais seulement la moitié de cet âge sur lequel je n’avais jamais fait la moindre projection.

Miroir Toi le miroir, mes yeux dans ton regard ne peuvent plus me cacher la vérité : j’ai oublié que, les années passant, je n’aurai jamais plus vingt ans, ni même trente, ni…

Rien que de très ordinaire en somme ; si ce n’est que mon fils, encore à l’école primaire, pourrait bientôt avoir l’idée (saugrenue) de me prendre pour sa grand-mère !

Absurde et cocasse à la fois pour un enfant bien entouré dont les deux grandmothers vivent pleinement et le voient souvent ; que ferait-il d’une…mémie ?!

Serai-je encore assez jeune quand il sera adolescent ?

 

     A l’âge où je prenais le temps de colorer discrètement mon visage Rouge à lèvres, histoire de paraître moins diaphane et évanescente, moins transparente et de passage ici-bas, je n’envisageais pas d’être mère et d’avoir cinquante ans.

Comme beaucoup d’autres jeunes femmes je passais des heures à rêver et à attendre ; ne décevons personne en laissant supposer le contraire.

C’est bien connu : tandis que les garçons de vingt ans sont pleins de projets et d’ambitions, les jeunes filles sont en Fleurs, rêvent au Prince Charmant Crapaud et s’abîment dans une contemplation absolue.

Pouët et re-pouët !! Tout faux, pour certaines en tous cas.

Principalement pour celles qui ne croient pas davantage au Père Noël qu’à la surprise de minuit Valsez, valsez... qui les fera valser valser valser jusqu’à plus d’heure.

Si j’avais attendu, je serai depuis belle lurette morte d’anémie !

 

     Mon fils ma bataille (les mères aussi) lui seul me préoccupe à présent.

Oublier mon âge et me consacrer entièrement à lui.

J’aimerais pouvoir dire aujourd’hui que ma vie est pleinement heureuse, entre un mari aimant et un travail épanouissant ; mais il n’en est rien.

Beaucoup d’ennui et de déceptions pour l’un, une frustration certaine pour l’autre.

C’est ainsi.

Mon paradis s’est perdu Les paradis perdus - Christophe (1973) et dissous dans la réalité du quotidien ; inévitable constat d’une ex jeune fille longtemps inadaptée.

Sans doute aurais-je pu (dû ?) partir à nouveau, mais le courage m’aura manqué et ç’eut été priver un fils de son père.

Il l’aime et l’admire tant que je me surprends parfois à en être un peu jalouse ; sans conséquences heureusement.

Si seulement cet enfant pouvait me prêter ses yeux pour regarder son père !

Si loin aujourd’hui, si proches et complices autrefois…

 

     Oui, j’ai eu cinquante ans ce matin.

Pas de quoi en faire un fromage, encore moins une raclette !

Dans mes crises d’optimisme (assez rares) je me dis qu’il me reste tant à vivre et tant de temps pour devenir enfin moi et voir grandir celui que j’avais fini par ne plus espérer.

Les autres jours -nostalgique-  j’ai le tort de regretter une jeunesse qui fut pourtant douloureuse et instable…

Jamais contente !

 

            Un jour lointain, heureuse, je sourirai sans doute en repensant à cette première moitié de vie toute symbolique.

Et je ne m’en voudrai plus…

 

     Au fait : Joyeux anniversaire à moi ! !

Quelle poétesse je fais…

  

 

Mes yeux dans...le miroir  

(© 2015/droits réservés)

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Apprendre toujours …

Posté par BernartZé le 21 février 2015

New day for you (Basia, 1987)

Avec son beau regard

  

            Comment ne pas la croire ? 

             « A new day for you » m’avait-elle déclaré en me regardant droit dans les yeux Don't look at me like that ! tout en  me suggérant d’avoir plus foi en l’amour, le meilleur étant -selon elle- à venir ; des promesses toujours…

Longtemps, du bout de son joli menton Du bout de son menton elle me fit mariner.

J’ai attendu, patiemment, un peu trop tout de même.

Elle m’avait promis d’être toujours là en cas de besoin et de ne jamais revenir sur le passé.

Finalement son petit accent british (agrémenté d’une pointe de polonais) et elle se sont tous deux envolés au bout de seulement trois années.

 

     Plus la moindre nouvelle depuis bientôt six ans ; largement le temps de repenser à nos heures les meilleures où, décontractée En jean et baskets, elle savait me faire rire et pleurer.

 

            J’ai récemment appris à faire taire mes larmes.

  

 

Basia - Time & Tide (1987) 

(© 2015/droits réservés)

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Suite de lit (le lendemain matin)

Posté par BernartZé le 15 février 2015

lave linge

Pourquoi pas un lave-linge ?

  

            Mais oui mais c’est bien sûr !

      C’est ça que j’aurais dû faire hier : lui offrir un sache-singe écolo Lave-linge écolo qui l’aurait sortie -à coup sûr !- de sa neurasthénie galopante.

Toute gaîte Toute ''gaite'' elle serait aujourd’hui.

 

     J’aurais dû me souvenir des bons conseils de Boris pour faire ma cour et lui exprimer la tendresse et l’intensité de mes sentiments.

J’aurais dû me rappeler cette fameuse complainte  qui permet à un couple de progresser et de gravir les échelons du mariage jusqu’à atteindre le nirvana (…)

J’aurais dû, j’aurais dû…

J’ai été en dessous de tout !

 

     Je crains que cela ne soit plus fort que moi  Beyond my control!

Ma part féminine ne s’accorde pas toujours avec sa part masculine ; s’ensuivent des heurts et des malheurs qui nous font mal à tous deux.

Elle est toutamoi, je suis toutaelle et cependant…

 

     Tout est de ma (très grande) faute, je n’ai jamais été suffisamment attentif à ses désirs et ses attentes, trop sourd et trop fermé sans doute.

Si j’avais mieux suivi les réclames de ma télévision Pub Atlantic j’aurais eu moins de déboires conjugaux.

Je lui aurais aussi permis de passer plus de temps à se pomponner Contortionniste sexy ; quoi que…le manque total de naturel d’une telle mise en fards, pleine de contorsions et d’artifices ne m’aurait sûrement pas séduit.

Serait-elle plus heureuse aujourd’hui ?

 

     Le temps des Lavandières d'autrefois a beau être largement révolu, je me demande si « le couple » a autant progressé que les arts ménagers.

 

            La Mère Denis Mère Denis…!

  

 

Boris Vian

(© 2015/droits réservés)

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…Et ses aléas

Posté par BernartZé le 31 janvier 2015

On the rocks (inv.)

L’anesthésie générale

  

            Peut-être le rêve ultime en somme !

 

     Lorsque la douleur (physique, morale…ou même les deux) s’avère trop vive, mieux vaut-il recourir à des drogues plus ou moins licites que de continuer à souffrir ?

Peut-on lutter contre le mal par un autre mal susceptible de détériorer une santé en péril (très éloignée du chef-d’œuvre Boite de jeu ''Chef-d'œuvre '' !) et de diminuer un espoir de vie déjà bien entamé ?

Avec la crainte de faire la bascule dans l’alcoolisme (hic !) et de plonger dans le désespoir absolu Le désespoir ce calcul n’est-il pas trop risqué ?

 

     Il nous faudra bien -tous- mourir de quelque chose et en mauvaise santé, ce n’est pas un secret.

Mais pourquoi certains semblent-ils vivre harmonieusement et sans trop de dommage(s) alors que d’autres ne connaissent que heurts et malheurs (à les en croire) ?

La vie est carabosse Carabosse ! et bien loin d’être tendre pour la plupart des vivants ici-bas.

Cependant il est des êtres mieux nés et de meilleure composition (ne parlons pas de chance) plus aptes à la vie qui savent instinctivement s’accommoder de ses aléas ; quel précieux talent !

Ils louvoient et se lovent tour à tour pour mieux se réchauffer à leur flamme et à leur foi inexorable.

Comment ne pas admirer cette propension à vivre le temps présent ?!

Ne pas les envier mais les féliciter d’avoir su percer le secret d’un bonheur sûrement mérité à force de travail et de persévérance.

 

     Sur des voies parallèles (ou des  Les chemins de traverse - Françis Cabrel (1979)?) d’autres, moins bien lancés, se sont finalement égarés, perdant tout sens de l’équilibre A force de... jouer avec le feu, de refuser les compromis ou de trop rêver.

On the rocks again On the rocks again, leur palais mis à feu et à sang ?

On the road again On the road... dans l’espoir de se trouver un jour ?

 

            Le rêve ultime, en guise d’anesthésie, ne serait-il pas pour les Desperados de plonger dans un coma définitif avant de basculer dans la mort plutôt que dans l’alcool Desperados red apparemment salvateur et faussement festif ?

 

  

 

J'ai peur ! La peur…

(© 2015/droits réservés)

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