Grand risque de noyade

Posté par BernartZé le 3 juillet 2016

Novembre hélas

Y’a plus de saisons !

(lapalissades)

  

            Mais de qui se moque-t-on ?

 

     À l’heure où les juilletistes partent se refaire une santé dans l’espoir de prendre des couleurs durant deux petites semaines, le coq déchante et les biches sont aux abois Biches aux abois en mal de repères.

La nature est véritablement impitoyable ; pour elle c’est déjà L'automne (l’automne) comme si elle voulait nous rappeler à l’ordre en nous intimant plus de respect et plus d’égards.

Le nez collé derrière la vitre Vitre en larmes il ne nous reste plus que nos yeux pour pleurer de concert sans pourtant parvenir à nous faire une raison.

Une seule solution : rallumer les bougies -faute de cheminée- pour trouver la lumière et sortir les pelotes de laine pour se remettre au tricot Pelotes de laine…dès que le chat aura cessé de confondre ces fils avec des spaghettis Quel gamin !.

 

     Alors que les vacanciers rêvaient de ciels lumineux Rai lumineux ils doivent supporter des tourments cycliques Tourments marins.

Tout fait plus penser à l’approche de Noël qu’à un été rayonnant ; déjà l’automne Lane avec peupliers (Van Gogh, 1885) ?

Ces belles couleurs que l’on n’espérait pas revoir si vite emplissent tout notre espace mental au point de l’enrhumer ; les courants d’air ont chassé le soleil et nos mines de papier mâché agrémentent nos visages renfrognés.

Si en plus de tous nos récents deuils il nous faut faire celui de l’été, il est à craindre que certains ne finissent par entrer en dépression voire par se pendre dès la prochaine pleine lune (dans moins de trois semaines) Pendaison sous la lune.

Avec pour seul témoin le corbeau du cimetière !

 

     La vente des Bikini est en chute libre et même la crème solaire se désole de devoir s’enterrer la tête dans le sable façon autruche Crème solaire pour fuir la triste réalité météorologique.

Il est grand temps de prendre des mesures drastiques.

Arrête ton char Hélios et descends parmi nous !

 

            Un nouveau jour vient de se lever…

 

Hélios sur son char

(© 2016/droits réservés)

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L’esprit de plume

Posté par BernartZé le 15 juin 2016

Le philosophe (par André Martin de Barros)

Soyez philosophes !

(c’est le moment ou jamais)

  

            Souvenez-vous des livres que vous n’avez pas lus au cours de l’année scolaire…

 

     C’est l’heure de vous lever ; le Réveil matin tête-à-claques, déjà rouge de colère d’avoir dû vous sonner plusieurs fois, vous rappelle que cela va être à vous de raisonner ce matin.

Branle-bas de combat, tous sur le front, la tête entre les mains prêts à suer sang et eau pour faire couler l’encre sur le papier ; ça va saigner !

Petite précision non négligeable : il va vous falloir écrire, pas jouer des pouces et du clavier.

Le manque d’habitude pouvant chez certains virer à la course de fond (avec handicap) il est important de partir à point, voire d’arriver avant l’heure histoire de vous donner le temps d’assouplir vos dix doigts.

De l’importance de trouver la juste mesure entre le propera lente (hâte-toi lentement) et le hurry up http://www.dreamstime.com/royalty-free-stock-photo-busy-business-man-appointment-hurry-races-clock-to-rush-to-meeting-image37407865 !

Mais surtout pas de stress inutile susceptible de réduire vos chances de réussite.

Soyez calmes réfléchis et posés…tout en vous dépêchant un peu quand même.

 

     Assis devant la page blanche le concours du meilleur compositeur peut enfin commencer.

Quatre heures pour disserter penser réfléchir vous interroger et…vous souvenir.

Détendez-vous tout va bien se passer.

Contrairement aux idées reçues les notions de philosophie ne seront pas prépondérantes aujourd’hui ; même si quelques citations savamment saupoudrées feront joli dans le décor ; le plus important sera de réfléchir par vous-mêmes.

Inutile de chercher à faire un copier / coller mental de lectures que vous n’avez – peut-être – jamais faites, par manque de temps de courage ou d’intérêt.

L’heure n’est plus aux regrets mais au « recueillement » : entrez en vous, votre cerveau ne demande qu’à être activé.

Quel que soit le sujet, le bonheur le devoir ou la vérité (sujets incontournables depuis…toujours), il ne vous servira à rien de vous improviser philosophes -en faisant des efforts de mémoire- si vous ne faites pas celui de réfléchir.

Pas comme votre miroir qui vous renvoie tous les jours une image flatteuse et rassurante (si vous êtes myopes), mais comme un être doué de raison au sens le plus noble du terme.

Rien ne sert de courir il vous faudra simplement penser, ce qui vous demandera un minimum de concentration Concentration durant quatre heures.

Comme vous êtes (momentanément) privés de Téléphone portable et de tablette numérique cela devrait aller tout seul.

 

            Ceci n’étant pas une fiche de conseils, nul n’est obligé de les retenir.

Vous avez vu l’heure ? Vous êtes (presque) en retard !

  

 

Le penseur de Rodin 

(© 2016/droits réservés)

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Pigeons cherchent refuge

Posté par BernartZé le 31 mai 2016

Soleil noyé

Il est mort le soleil

(sniff !)

  

            Noyé par les flots !

 

     On nous l’avait d’abord voilé, puis caché et finalement dérobé ; il est à présent totalement perdu de vue.

Alerte enlèvement  Etat d’urgence suite à une disparition inquiétante : prénommé « Soleil », vieux comme le monde, souvent décrit comme un astre à la personnalité bipolaire d’humeur et d’intensité variable, sans autre adresse que le ciel, absent des réseaux sociaux, sur liste rouge ou impossible à contacter faute d’abonnement à l’année.

Certains témoins affirment qu’il faisait grise mine depuis plusieurs semaines ; d’autres pensent qu’il est parti se ressourcer dans une autre galaxie le temps d’une thalassothérapie bienfaisante, d’autres mers d’autres cieux.

Un bain de jouvence pour retrouver son chemin de lumière Thalasso.

 

     Mais il pleut et pleure toujours ici-bas.

Pluie (2)   

R.G. est d’ores et déjà en péril cette année, moins les terrains herbeux qui acceptent de boire de l’eau plus que de raison pour le grand plaisir des vingt joueurs se courant les uns après les autres comme des gamins.

Où donc est-il passé ce soleil qui autrefois savait nous réchauffer fidèlement à la belle saison…du temps où une année en comptait encore quatre, lorsque Vivaldi ou Arcimboldo avaient le loisir de les célébrer ?

Noé va-t-il devoir reprendre du service pour nous sauver encore une fois L'arche de Noé (par Mihoub) ?

Où bien nous faudra-t-il ressortir de sa cale le bon vieux canoë Même canoë (30 ans plus tard) d’autrefois ?

Pas sûr que nous puissions en sortir vivants à présent tant les dieux semblent nous être contraires !

L’heure de la punition et des représailles est venu ; il va falloir assumer nos manquements et nos actes en payant le prix fort.

La Nature a bien raison de nous condamner ainsi tant nous lui avons manqué de respect.

Trop longtemps tolérante elle peut bien aujourd’hui crier « vengeance ! » et demander des comptes à tous les êtres inhumains accueillis en son sein.

Il ne nous restera plus qu’à nous lamenter vainement lorsque ça délugera à toute vapeur Pluie d'arc-en-ciel indéfiniment.

 

            Des agressions répétées aux promesses non tenues nous avons fait tout notre possible pour faire partir le soleil ; s’il meurt nous mourrons tous, avant même d’avoir le temps d’aller à ses funérailles.

Mais comme il est moqueur, un brin joueur et espiègle, espérons qu’il reviendra bien vivant de sa thalasso, juste histoire de nous rappeler que sans lui nous ne sommes rien.

  

 

Et Si le soleil ne revenait pas (Claude Goretta, 1987) ?

(© 2016/droits réservés)

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Pas si noir

Posté par BernartZé le 3 février 2016

More than the sun - Black (1982)

Trouver encore l’espoir

  

            Noir c’est noir…

 

     Non. Ce ne sera pas un hommage, ni une cérémonie funèbre avec discours et mines affectées.

De ce satané coup du sort il faudra se remettre et tenter de se consoler ; même si une fois de plus Notre besoin de consolation est impossible à rassasier - Stig Dagerman, éternel et inévitable refrain.

Le pire est la mort soudaine ; un crissement de roues, un dérapage peut-être.

Et le deuil qui s’impose et la tristesse omniprésente qui s’étend sur les âmes et les cœurs.

Il n’y aura pas de remise de peine, il faudra la supporter jusqu’à ce que la vie réussisse presque à la dissoudre afin de reprendre ses droits ; tant bien que mal.

 

     Black (vinyl) Il est des noirs plein de couleurs et de largesses, des musiques et des voix qui nous accompagneront tout le long d’une vie ; certaines trop tôt éteintes continueront de nous hanter avec bonheur.

De l’au-delà peut-être elles nous reviendront en chœur sans foi ni loi.

Est-ce notre volonté qui les fera encore exister ou notre refus de les croire mortes à tout jamais ?

Qu’importe, quand les artistes qui sont passés par ici passent et repassent sans cesse en ignorant peut-être que leurs œuvres perdurent.

Il est des Clap de fin qui n’auront pas de fin, des cicatrices qu’il nous plaira de toujours caresser, des ombres aimables chaleureuses et fidèles.

 

     Il sera d’autres jours d’autres nuits où, pleins de doutes, nous nous souviendront de ceux qui nous ont éclairés.

 

            Plus fortes que le soleil des nuits…

 

  

Van Black (by Colin Vearncombe)  Une petite pensée pour K.B.

(© 2015/droits réservés)

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Nuit noire

Posté par BernartZé le 25 décembre 2015

Flûte à champagne (inv.)

La flûte en deuil

 

            Zut de Flûte à bec nom d’une fée Carabosse ! Je me suis fait enfumer cette nuit.

 

     Portée à bout de bras durant des heures, j’ai attendu attendu…il n’est jamais venu.

C’est la belle nuit de Noël, la neige étend son manteau blanc

Tu parles !

La nuit n’a pas été belle et il n’a pas neigé ; le Petit Père n’est pas passé, lui n’est jamais arrivé.

Mon beau sapin Sapin roi des forêts s’est vite éteint dans la nuit faute de foi.

Levant les yeux au ciel elle a pleuré de dépit avant de balancer rageuse un coup de pied dans la fourmilière ; l’idéal pour lui coller le bourdon jusqu’au matin.

Une promesse non tenue alors que tout était fin prêt Fête au champagne dans sa tête.

Pour se venger du mauvais sort (ou bien de quoi, de qui ?) elle a ressorti de ses archives Oratorio de Noël - Bach et ce fut parti pour près de trois heures de Ah ! et de Ô ! à ne plus en pouvoir ; soûlant à la longue.

À force de se resservir, c’est moi qui ai fini par trinquer pour la secourir.

 

     Elle avait rêvé de cheek to tchin Tchin !! jusqu’au petit matin ; au lieu de cela elle dut se contenter de boire pour se consoler.

Et soudain de me jeter dans l’âtre ; je n’en suis pas revenue !

J’ai appris plus tard par des voies détournées qu’elle m’avait remplacée par une Coupe à champagne pour finir lamentablement sa nuit éplorée.

 

            Ave Maria !

 

 

Points de suture

(© 2015/droits réservés)

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Subversif ?

Posté par BernartZé le 13 décembre 2015

Jeune pousse

Pousses !

  

            A bientôt l’heure où le chapon sera farci Chapon farci rendant nos foies plus gras, n’est-il pas temps de nous souvenir d’une option parallèle ?

 

     Mais oui mais c’est bien sûr ! Le retour de la vengeance des jeunes pousses d’épinards Jeunes pousses d'épinards ; en toutes saisons y’a bon !

Mal aimés par les enfants (faute d’éducation ou d’envie ?), ils sont plein de richesses et de goût à condition de ne pas les dénaturer.

A toute vapeur Vapeur pour plus de saveur, non sans précautions pour une meilleure adéquation.

Ces tendres feuilles (malheureusement difficiles à trouver hors des marchés) ne demandent pas mieux que de ravir les palais et d’alléger les panses.

 

            Mais qui songera à ces Tendres feuilles au moment de passer à table ?

  

 

Foie  (joliment gras)

(© 2015/droits réservés)

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Canicule canins félins et chocolat

Posté par BernartZé le 4 juillet 2015

Tablette numérique

Tous à vos tablettes !

  

            Mais non pas à celle ci-dessus bande de geeks fous de high-tech mais plutôt à votre réserve de celles de ce genre- là Tablette de chocolat !

 

     En ces temps de canicule (relative) il est une urgence autre qu’humaine qui ne tolère pas davantage de retard : vérifiez vos Placard mural !!

Que vous partiez en vacances ou pas, que vous ayez décidé d’abandonner sans états d’âme tous vos animaux domestiques sur le bord de la route Chiens et chats sans oublier votre poisson rouge Poisson rouge 2 déjà pris de panique depuis sa sortie de bocal en pleine sieste, pensez à vous réhydrater souvent et à vérifier régulièrement l’état du contenu de vos placards…de crainte que votre cœur ne saigne Un cœur qui fond dans quelques jours lorsque la température aura chuté de 20°c.

 

     Contrairement à une légende urbaine tenace, les tablettes de chocolat ne se conservent pas plus au réfrigérateur qu’elles ne supportent une température ambiante supérieure à 18°c ; leur goût s’abîme leur couleur se modifie et elles en perdent à tout jamais leurs qualités d’origine.

Faute de vigilance, vous retrouverez à coup sûr une de vos étagères d’un meuble de cuisine tartinée de traces chocolatées http://www.dreamstime.com/stock-image-chocolate-syrup-image14470381 !

Il  ne vous restera plus qu’à jeter vos munitions spéciale déprime et à jouer de l’éponge savonneuse et du coude pour effacer les dégâts.

A moins d’être doté d’un vrai talent afin de réaliser une œuvre d’art http://www.dreamstime.com/royalty-free-stock-images-chocolate-image19808219 (la nuance est certes subtile !).

 

            Laissez vos animaux préférés tranquillement se reposer à la fraîche A la fraîche !, et si vous avez décidé d’emprunter des routes Roads - Copie de vacance singulière, chemins de traverse ou voies exiguës, utilisez -pour une fois- à bon escient votre tablette (numérique).

Prenez le temps de vous renseigner pour les prémunir du froid du chaud des lâches abandons et d’un (possible ?) non retour de votre part.

 

     Et bon vent !…

 

Chocolat fondu 

(© 2015/droits réservés)

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Mamanoutai ?

Posté par BernartZé le 29 mai 2015

Bouquet ''Tendre bisou''

Bonne fête maman

 

            C’est ce que j’aimerais te dire dimanche, mais tu ne m’entendras pas.

     Partie ailleurs ; mes fleurs se faneront plus vite que mes regrets de ne pouvoir t’embrasser.

Les sons et les images de mon enfance se distordent en un mélange de souvenirs d’odeurs et de saveurs.

J’ai perdu le fil, le temps s’est rompu, arrêté.

Depuis, ton canoë Canoë rose (version étang vaseux) - Copie a dû te mener loin et te faire voguer au-delà des contrées où la mer et le ciel peuvent se discerner.

A moins qu’une lagune ne l’ait retenu pour toujours.

Je ne le saurai malheureusement jamais.

 

     J’ai retrouvé la Bague en acier bicolore poli et mat que tu avais perdue ou volontairement abandonnée ; c’est idiot de garder de telles reliques qui n’ont de valeur que celle signifiée par l’absence ; tellement peur d’oublier.

Mais comment serait-il possible d’oublier sa propre mère, même des années après ?

J’ai aussi retrouvé un vieux cliché édenté où tu posais, faisant semblant de jouer au badminton.

Un peu sépia un peu jauni Badminton ; c’est bête comme un souvenir impossible à rattacher au passé.

Je suis pris en Pince tenaille entre l’oubli et mon envie de te faire revivre le temps d’une fête symbolique sans queue ni tête.

De même que l’on peut se demander ce que « représente » réellement une femme avant ou après le 8 mai de chaque année, qu’est donc une mère pendant les trois-cent-soixante-quatre autres jours ?

Un meuble, une simple commode d’utilité…familiale ?

Voilà au moins une question dont je n’ai plus à me préoccuper.

 

          Allô maman bobo !

 

 

Perdue à jamais ; trop tôt dérobée, je ne te fêterai pas.

 

 

Allô maman bobo 

(© 2015/droits réservés)

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Un « conte » rond

Posté par BernartZé le 20 mai 2015

Bernardin de Sienne par Le Greco

Tout sauf un saint

  

            Mine de rien lui ne faisait pas semblant de paraître humble en inclinant la tête.

 

     C’était un grand bavard et un joyeux drille qui se moquait de tout, à commencer par lui-même ; il vient de nous quitter cette nuit à la première heure.

Né et mort pile poil le même jour de notre bon vieux calendrier grégorien et exactement à la même heure (1h15), il était en train de fêter ses trente-et-un ans quand le manque de souffle ne lui permit pas d’éteindre l’ultime bougie 31 bougies ; c’est bête.

Un bon ami le fit pour lui en retenant sa tête.

 

     Nardin, tous l’appelaient ainsi, se prénommait en fait Bernardin par un manque total d’imagination de ses parents qui attendaient une fille ; erreur de pronostic ou espoir déçu ?, nul ne s’en souvient aujourd’hui.

« Donnons-lui le prénom du jour » décidèrent en cœur les parents pris de court ; et ce fut fait sans état d’âme ni la moindre hésitation.

Merci papa maman ! ; peut-être auriez-vous pu trouver mieux que ce prénom un brin désuet et inadapté à son caractère comme les années suivantes le révélèrent rapidement.

 

     Il marcha tard, parla très tôt et souffrit d’énurésie jusqu’à onze ans.

Puis il fut premier de sa classe au collège et ne fit ensuite plus rien au lycée.

Malin débrouillard et sans scrupules, il obtint son bac Bac  sans efforts et en trichant un peu.

Ses parents furent ravis ; moins lorsqu’il les quitta définitivement sans prévenir trois jours plus tard en leur empruntant quelques milliers de francs.

Pas un mot d’explications ; enfant unique il s’ennuyait simplement trop en famille.

 

     Son casier judiciaire est resté vierge en dépit de menus larcins et d’un ou deux abus de confiance.

Mais il était si drôle qu’on lui pardonnait tous ses travers.

A vingt ans il était déjà rentier et hier encore il ne cessait de faire profiter son entourage de ses largesses.

Le cercle de ses amis était à la (dé)mesure de sa prodigalité et, pas dupe, il savait ne pouvoir compter sur personne.

Mais tous répondaient régulièrement à l’appel lorsqu’il faisait la fête.

Faisant habituellement semblant de mépriser les anniversaires il avait tenu à marquer différemment celui d’aujourd’hui, persuadé depuis toujours qu’il mourrait à trente ans.

Il se sera finalement trompé d’assez peu !

 

     Il avait tout prévu : les invitations (tous étaient conviés), le traiteur les cotillons et le gâteau ; même l’ultime surprise d’un goût discutable.

Il avait tout minuté, oubliant seulement l’heure de sa mort Partie d'échecs avec La Mort (''Le 7ème sceau'', 1957).

Il a juste manqué le bouquet final Gâteau surprise  qui fit flop quand personne n’avait plus le cœur à rire.

 

            St Bernardin de Sienne n’était pas un saint malgré les apparences et sa rémission complète de la peste (à l’âge de trente-et-un ans !).

Les années de méditation qui suivirent et une prise de « conscience claire de la pureté de sa vie » ne suffirent pas à atténuer par la suite une odeur poisseuse, proche de celle du choléra.

Son intolérance révélée lors de ses prêches fit périr des hérétiques des Juifs et des homosexuels sur le bûcher ; des supposées sorcières aussi.

C’était hier, il y a près de six-cents ans…

 

     Nardin aurait vraiment mérité de porter un autre prénom !

 

 

Le septième sceau - Ingmar Bergman (1957) 

(© 2015/droits réservés)

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Oh les vaches ! (2)

Posté par BernartZé le 22 avril 2015

La vache écrasée

Oh les vaches !

(Triste fin)

 

            Suite à mon abandon en bord de piste et à la faveur des croisements des vacanciers lors du week-end dernier, j’ai été retrouvée écrasée.

 

     Fin de périple à l’abattoir pour découpes minutieuses ; bon appétit messieurs et dames !

  

Plus meuh !  Plus de meuh !

(© 2015/droits réservés)

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