De circonstance…

Posté par BernartZé le 30 décembre 2010

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Ce jour-là

               

            Tout avait commencé différemment ; comment aurait-il pu en être autrement ?!

Pour la toute première fois, les enfants ne seraient pas avec nous ce soir.

Tous trois partis ailleurs, occupés à vivre leurs vies sans aucun doute.

A croire qu’ils s’étaient donné le mot. 

    

     A l’heure du petit-déjeuner pris séparément, à la fois une question de timing et le souci du (tranquille) réveil de l’autre, nous étions loin d’imaginer ce que ce soir nous réserverait.

    

     Profitant d’un soleil radieux défiant un froid revigorant, ma petite promenade matinale me permit, tout en longeant la mer, de repenser, malgré moi, à des réveillons passés et à l’excitation difficilement contenue des enfants jusqu’à l’ouverture des cadeaux à minuit (le plus souvent nous trichions tous, d’un commun accord).

En attendant le début des festivités, chacun se devait de s’occuper dans sa chambre, tout en rongeant -j’imagine- son frein.

Même si certains s’efforçaient de lire (la tête ailleurs !) et que d’autres faisaient semblant de préparer la rentrée des classes qui revenait toujours trop hâtivement l’année suivante, mieux vaut croire qu’ils n’y parvenaient « pas réellement ».

    

     Et paradoxalement peut-être, continuant à parcourir la digue, je revis davantage les heures consacrées à la préparation de la soirée.

L’heure du « top départ » étant entendue (jamais avant 19 heures et quelques), les enfants dévalaient soudain les étages, pour venir aux nouvelles et avoir confirmation du lancement des opérations.

Enfin « la cérémonie » pouvait commencer.

    

     Nous créions… (sans prendre de notes !) des canapés carrés ou en losanges, ronds, triangulaires, rectangulaires (voire parallélépipédiques), au lieu de nous soucier d’un plan de table pour (seulement) cinq personnes.

Et comme à notre habitude, nous tartinions à tout va !

Tout en révisant, mine de rien, les cours de géométrie dans l’espace, nous discutions à même le plan de travail et à bâtons rompus.

Il n’était pas singulier que des « confidences » se fassent alors…tout en continuant, avec application, à étaler le beurre, la mayonnaise, la crème de langoustine ou la pâte fromagère ail et fines herbes (pour ne pas la nommer) sur des biscottes ou sur du pain de mie.

Venaient ensuite à la rescousse des tranches de jambon, de saumon fumé ou de fromage, des œufs durs (et des œufs de lompes exclusivement noirs !), des concombres, des morceaux d’olives (noires), de tomates et de persil coupé pour la couleur ; un peu de pâté de foie, parfois.

Autant l’avouer ici, nous n’étions pas plus foie gras que Sauternes ; par manque d’un esprit exclusivement français, peut-être ?…

    

     Afin que le festin soit aussi bon que beau et rendu encore plus ludique, sont apparus sur la table (avec le temps) des demi-corps de homards (dressés) et des ananas en pirogues invitant des fruits exotiques (et ceux qui les goûtaient) à faire un long voyage (aller-retour ?) jusque dans l’autre hémisphère.

Chaque vaisseau arborait une rambarde de chantilly, histoire d’agrémenter la traversée et de mieux profiter du paysage au fil de la dégustation.

Les homards recelaient des trésors de saveurs nées d’un subtil mélange entre de fins morceaux de mandarine coupés et la chair même du crustacé.

Le pamplemousse rose (avec des herbes telles que l’estragon, l’aneth et la ciboulette) servait certaines fois de variante.

De l’eau (sans modération), des jus de fruits et nul autre vin que du champagne étaient à disposition.

 

     Deux évidences : le repas était entièrement froid (extrêmement pratique pour le service !) et aucune dinde ne s’est jamais vue contrainte de subir les derniers outrages par une farce aux marrons !

 

            En cette veille de Noël, vers 14h30, un coup de téléphone changea la donne de cette toute fin d’année.

Notre fille aînée nous appela pour nous prévenir d’une surprise imminente.

Elle annonçait sa venue aux alentours de 19h, précisant qu’elle ne serait pas seule.

Cet imprévu total me laissa d’abord interdite ; puis…me laissant gagner par une curiosité bien légitime, je ne vis pas l’après-midi s’écouler et n’eus pas le loisir de songer à la préparation d’un premier réveillon en tête-à-tête.

Après tout, autant lâcher -pour une fois- prise et…attendre tranquillement les événements venir à soi !

Ils ne tardèrent pas à nous surprendre et à ne pas nous décevoir.

 

     Comme promis, notre fille arriva, escortée d’un porteur aux bras chargés d’une incroyable quantité de paquets.

En l’espace de dix minutes, deux autres voitures suivirent le même mouvement ; en descendirent nos deux fils, chacun accompagné, tous amenant d’autres sacs plus ou moins volumineux.

Les présentations furent faites ; et en apprenant trois nouveaux prénoms, je me dis rapidement que nous serions huit au lieu de deux à table.

Tout en craignant de…manquer de chaises, je m’exhortais vite au calme : inutile de paniquer et tant pis si nous n’avions pas fait cette année un sapin comme autrefois !

L’important n’était-il pas le feu de cheminée et cette présence d’une chaleur inégalable ? (!)

 

     En deux temps et à peine plus de mouvements, notre fille prit, en cuisine, la direction des opérations, bien épaulées par les nouveaux venus, ainsi que par ses frères.

Leur père, comme toujours dispensé de cette corvée-là, ne les vit pas se mettre en œuvre et se répartir le travail d’une manière qui ne put que me faire sourire.

D’un claquement de doigts, les grands plats ressortirent tous ensemble des placards et des pains de toutes formes les recouvrirent en un éclair.

Je vis six paires de mains…tartiner à tout va !

Ma fille, s’inspirant sans doute de Mary Poppins, ordonna et régla le tout en un temps record.

Moins d’une heure plus tard, tous les toasts étaient disposés et la table dressée (huit chaises furent finalement trouvées !) dans un décor digne de…nos plus belles veillées.

A l’ananas que j’avais (tout de même) prévu, fut adjointe une bûche glacée.

 

     Dès l’entrée, la surprise, voire le clou de la soirée : du foie gras de canard accompagné de pain aux noix légèrement grillé et d’un Sauternes à la très belle robe jaune doré (!)

Le vin, si beau fut-il, ne me disait rien ; je goûtai un foie gras pour la première fois de ma vie.

Il ne me parut pas mauvais ; disons plutôt très gras, mais pas franchement mauvais.

La bûche aux trois chocolats me ravit, même si je n’avais plus -depuis longtemps- faim.

 

     Des cadeaux étaient également au menu : des chocolats en papillotes, des cartes et des messages signés, de petites choses en guise de clin d’œil.

 

J’eus la surprise de recevoir un tout petit pot en opaline potenopalineinv.jpg qui réveilla de très anciens souvenirs.

Juste de quoi y mettre un peu de crème cosmétique faite maison et 100 % bio !

Leur père eut droit à un casse-tête, nullement chinois, en forme de nouveau Rubik’s cube rond à 360°. rubikscube360rond.jpg 

Sans doute voulaient-ils nous occuper durant les longues soirées de nos prochains hivers ?… 

               

            Ils repartirent tous ensemble le lendemain, en fin de matinée ; après le flux, le reflux.

    

     Ce fut un beau et surprenant Noël.

Des images sont restées, susceptibles d’alimenter nos souvenirs…pour le cas -très improbable- où nous pourrions en manquer.

    

     A ma connaissance, un seul de ces trois couples est toujours.

C’est la vie…

(© 2010/droits réservés) 

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De circonstance…

Posté par BernartZé le 31 décembre 2009

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Sur mon 30,5

 

         Je réveillonne, avant l’heure officielle.

Juste parce-que ça m’arrange.

Pourquoi attendre la dernière ligne droite de la St Sylvestre, alors que j’espère bien être déjà couché quand les autres changeront ensemble d’année ?!

Autant prendre de l’avance et gagner un peu de temps sur la nouvelle décennie.

    

     Pour être exact, je ne fait que veiller, quand la plupart des gens dorment encore en prévision de ce qu’ils feront jusqu’à une heure indue.

Mon heure indue…c’est maintenant.

Quant à l’éternelle question « Boire ou conduire, il faut choisir », mon choix est fait depuis longtemps : je n’ai pas le permis et…je joue à domicile !

Mon menu est frugal : ni foie gras, ni homard, ni saumon, ni champagne ou vins délicats ; ni perdrix ou autres gibiers ; pas plus de bûche que de pavé glacé.

Un menu menu, quoi !

    

     Et avant moi, le déluge.

Il pleut ; pas même de neige pour le côté givré de la fête !

Tant pis ! Il faudra faire sans, ou avec d’autres artifices.

Je tends l’oreille (droite), rien de plus que le silence…de mon réfrigérateur en forme olympique.

    

     Comment font-ils pour dormir à cette heure, sans s’inquiéter de ce qui les attend bientôt ?

Si sereins, si sûrs du lendemain…

        

            Bon, ben, assez parlé, il (me) faut y aller.

 

trenteetun.gif (Bientôt…)

(© 2009/droits réservés) 

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