Monochromie

Posté par BernartZé le 19 février 2017

Outrenoir, Soulages

Ma cheminée

  

            Le plein de cendres.

 

     Celle que j’avais rêvée source d’éternelle chaleur et de grand réconfort, s’est éteinte l’autre nuit.

Elle fait grise mine et froid dans le dos à la voir ainsi morte ; âtre sans âme qui n’a plus le cœur à rire ni la ressource d’espérer.

Âme en souffrance d’avoir trop bonne mémoire du passé et des flammes d’un feu allumé par des fous.

Combien de vies brûlées dans les fours d’un enfer terrestre qu’aucun dieu n’aurait jamais pu imaginer ?

Combien de deuils impossibles à faire qui empêcheront toujours d’avancer ?

 

     Cet antre noir fait presque peine à voir tant il semble vouloir taire sa douleur ; par pudeur ou besoin de soustraction.

Envahi de noirceur charbonneuse il rêvait encore il y a peu d’un fondu enchaîné sur un blanc immaculé synonyme pour lui de renaissance.

Mais ses cendres n’ont pu faire de lui un phénix en plein renouveau et il a dû capituler empli d’effroi.

Impossible de revenir au temps où toutes Flammes dehors sa lumière était source de chaleur et de vie.

Assis au coin du feu, musique en harmonie Sade (1984) il faisait bon passer une longue soirée seul ou à deux.

 

            Fin de partie La partie est finie & puis mille fois plus tard il n’est plus l’heure des regrets.

 

     Cette cheminée de cendres outrenoir dégage l’odeur de nos morts et des herbes amères.

  

 

Et l’Espoir dans tout ça ?

(© 2017/droits réservés)

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Pouce, je passe

Posté par BernartZé le 25 novembre 2015

Défaite

La défaite

  

                Pour faire rire j’ai fait n’importe quoi ; j’ai marché sur des braises.

 

     Tandis que d’autres trouvaient vite la Clés de la réussite je faisais des claquettes partout cherchant mon juste équilibre Paire de claquettes ; dans les ports comme dans les aérogares, mais surtout à l’école et…dans les magasins de chaussures.

Enfant déjà : je me souviens de l’achat d’une nouvelle paire ; quelques essais et très vite le dérapage tout en improvisades à même un parquet de bois incliné.

Un grand n’importe quoi qui fit s’enthousiasmer les vendeuses témoin de la scène.

Me croyant inspiré je m’étais imaginé porteur d’une Chaussure de claquettes volante à chaque pied.

Ne sachant pas danser et oubliant ma timidité, je m’étais autorisé à inventer des pas que je ne connaissais pas et qui pas-à-pas me mèneraient vers la gloire ; ou pas !

Mes parents un peu gênés furent finalement fiers et ravis d’entendre les louanges d’un enfant qu’ils n’avaient jamais pu prendre au sérieux, le pensant égocentrique et toujours cabotin ; amusant bon élève mais juste drôle et fatigant.

Un peu trop sans doute.

 

     Odeur de corne, de la brûlure ; celle de la méprise et de l’incompréhension qui marquent à jamais la chair.

L’enfer en absurdie ; sans m’en douter j’étais déjà barré sur mon petit canoë Canoë en bois qui allait rapidement apprendre l’amer puis l’eau.

De Charybde en Scylla, diraient d’autres plus savants, je suis tombé…jusqu’à me casser le dos et me prendre la tête ; quelle importance pour un bouffon Fou du roi ?!

Les années passèrent. Mal.

Après avoir beaucoup fait rire je n’ai plus distrait personne, n’étant plus divertissant.

A force de méprises et d’incompréhensions, je ne ressemblais plus du tout à celui que j’étais supposé être, ainsi que d’autres m’avaient défini.

J’étais devenu moi, malade et sinistre ; infréquentable.

Je ne riais plus et je n’avais plus envie d’amuser la galerie en faisant des galipettes verbales ; qu’ils s’amusent autrement !

 

            Un mal pour un bien peut-être ; même si mon Canoë rose (pris dans la vase) s’est définitivement embourbé.

 

     Mais comme « je » est un autre…tout est bien qui finit bien (mal ?).

 

  

Folle pirouette  Pirouette cacahuète…

(© 2015/droits réservés)

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Kaléidoscope

Posté par BernartZé le 20 septembre 2015

Disque de couleurs

Couleurs

(cri-ardes)

            

             Colère rouge Rouge ma colère, Peur bleue bleue ma peur.

 

     A la fois Vert de rage vert de rage et Blanc de peur blanc blême je n’en démords pas !

Et j’ai froid quand même.

Calmos les émotions !!

 

            A peur de flots

  

3d colorful background 

(© 2015/droits réservés)

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Le meilleur du pire

Posté par BernartZé le 27 août 2014

Lustre musette (chrome et cristal)

Elle attendit, puis se lassa

  

            Le ciel (et le lustre) avait failli lui tomber sur la tête à force d’ennui !

Elle en était désormais certaine : à trop tuer le temps c’est lui qui finit par gagner.

 

     Pas du genre à bovaryser mais bien décidée à mordre la vie à pleines dents comme dans une savoureuse tomate (ananas) Tomate ananas, elle avait -dès son plus jeune âge- beaucoup espéré de son existence future.

Elle s’était vite lancée dans le grand bain dès le lycée et y avait vu des reflets dorés Reflets d'or (au fond de la piscine) sans se méfier du fond.

Beaucoup de rencontres, d’aventures et de folles escapades ; elle découvrit des couleurs plus sombres Noire de Crimée d’autres formes et d’autres saveurs.

Celle-ci San Marzano se révéla traître la plupart du temps car manquant singulièrement de goût au point de sembler pâteuse.

Un peu trop de succulences espérées au départ, de sérieuses déceptions au bout du compte.

C’était la vie ! ; elle l’avait toujours su.

 

     Et puis vint le jour où son chemin croisa celui d’un drôle de zèbre Green Zebra, très jeune très vert, à l’humeur aussi douce qu’épicée.

Elle fondit devant lui tout en prenant bien garde de n’en rien laisser paraître.

Que perçut-il en rencontrant cette femme un peu plus mûre que lui ?

Mystère et boule de double gum vu qu’il n’en dit jamais rien.

Elle en vit des couleurs autres que le vert : des noirs des rouges des bleus des anthracites et même des indigos !

Toute une gamme de sentiments colorés resta en pointillés et en suspens ; inexprimés.

Il parlait avec parcimonie, semblant compter ses mots.

Constamment sur la réserve il passait en moins d’une journée de la fougue à une distance contenue comme s’il préférait se garder de tout débordement trop explicite.

Ce zèbre-là faisait de l’ambiguïté Yes or no Ɂ un art absolu.

Elle ne cessa plus de glisser comme l’eau sur la neige Water-on-snow et de déraper sur des plaques de verglas imaginaires.

 

     Sauvez-moi ! Arriva -inévitablement- le moment où elle cria littéralement « Sauvez-moi »…de lui et de moi-même ! 

Epuisée de l’avoir attendu, lassée par ses interminables silences et ses non-dits sans cesse perpétrés, elle sortit exsangue d’une histoire qui n’avait pas existé.

Mais elle était toujours en vie.

 

            C’est lui qui, quelques temps plus tard, est monté sur l’arbre et s’est pendu dans un jardin plein de tombes.

  

Jardin de Vienne

(© 2014/droits réservés)

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Le meilleur du pire

Posté par BernartZé le 25 septembre 2012

Le meilleur du pire dans Le meilleur du pire Découragement-Claudine-Cop-bis1

Ça va mal finir

           

            C’est assez effrayant et si ça l’était moins je crois que j’aurais peur.

 

     J’ai connu des moments de découragement intense Dur-dur...-150x150 dans Le meilleur du pire qui, mis bout à bout, firent malgré tout une vie.

Mais laquelle ?…

 

Découragement-Edvard-Munch-bis1

(© 2012/droits réservés)

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