Spirale descendante

Posté par BernartZé le 3 novembre 2016

El Cid (par © Howard David Johnson)

Seul ici-bas

           

            Nous partîmes bien moins de cinq cents je crois.

            Et les renforts ne parvinrent jamais jusqu’à nous.

 

     Me suis-je trompé de route ? Ai-je perdu tous mes combats ?

D’égarements en repères défaillants faute d’orientation cela m’a conduit sur des chemins de traverse.

J’ignore le sens d’une telle méprise ; je sais simplement que j’ai cru perdre la raison Déraison.

Enfant d’un divorce entre l’esprit et le corps j’ai longtemps cherché à comprendre afin de les réunir et de les mettre d’accord.

L’échec, au regard d’une vie, n’en est que plus flagrant.

Mat en bout de course, étranglé par mon propre cordon Mat ! ; l’emprise s’est avérée totale !

J’avais 36,7% de chances de m’en sortir vivant.

Pourquoi ce nombre (inconstant) ? Chut ! Chut ! (L & H) ce sont des choses qui ne se disent pas.

 

            « Il n’y a pas d’échec, il n’y a que des abandons » disait l’autre Albert E..

Sans espérer encore je ne renonce pas étant toujours en vie bien malgré moi.

Je persiste et je Signature B toutes mes erreurs ; à tort et déraison.

 

     Le combat cessera quand faute de combattant il n’aura plus lieu d’être…

  

 

G.P. - Le Cid

 (© 2016/droits réservés)

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Pas cap !

Posté par BernartZé le 27 juillet 2016

Visage émacié

Ô temps ! Ne suspends pas ton viol

 

             Décharne érode émacie nos visages et nos corps jusqu’à ne plus en faire que nos squelettes à venir.

 

     Continue de tailler dans la chair à vif Tomate pelée nos traits futurs au gré de tes caprices et de nos émotions.

Nos cœurs s’affaiblissant seront tendres à souhait et nous n’aurons plus la force de lutter.

Parachevant ton œuvre tu auras le loisir de nous réduire à néant ; suivront nos cendres.

 

     Il suffit parfois de tomber par hasard sur une vieille photo d’identité pour constater, non pas les injures du temps, mais celles que nous nous sommes infligées avec un effroyable manque d’égards.

Qu’avons-nous fait de nous pour en arriver là ?

Certes beaucoup ont dû endurer les heurts extrêmes d’une vie difficile, plus occupés à sauver leur peau qu’à en prendre soin.  

N’ayez pas l’indécence de leur parler de toxine botulique et de comblements Injections cutanées alors que la vie ne les a pas gâtés !

La douceur leur a même peut-être été de tous temps étrangère.

Ceux dont la vie a été plus « rectiligne » se retrouvent malgré tout un jour face au miroir à essayer de reconnaître des traits familiers.

S’étant perdus de vue depuis longtemps, ils discernent avec difficulté des contours modifiés ; les courbes du visage changent parfois plus que celles du corps.

Le regard autrefois plein d’éclat semble s’être assombri, dissimulant mal le souvenir des épreuves traversées.

Nos yeux porteraient-ils en eux le deuil annoncé ?

S’ils ne sont pas encore éteints ils hurlent parfois muettement une détresse devenue impossible à cacher dans un visage durci.

Heureusement que…la chirurgie esthétique fait des miracles en s’avérant capable de les remonter jusqu’aux tempes tout en rehaussant les lèvres jusqu’aux pommettes Sourire Joker.

Maman j’ai peur !!

 

     Inutile de différer l’inéluctable quand on ne peut presque plus s’identifier d’une photo à une autre prises au détour de trois ou quatre décennies.

Nulle question d’apparence ou d’esthétisme mais plutôt d’une personnalité égarée saoulée de coups.

Ne plus se reconnaître n’est-il pas pire que d’être arrêté par la police pour suspicion de trafic de faux passeports ?

Et pourtant de nos jours…

 

            Anticipons les heures prochaines pour que cesse cette course inutile ; vivement l’Cendres !

Mais s’il plait à certains de continuer leur vain combat…

  

 

Cours toujours !  Rien ne servait de courir (on vous l’avait bien dit)

(© 2016/droits réservés)

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The big dodo

Posté par BernartZé le 25 mai 2016

Dolmen (Lanyon Quoit, Cornouailles - photo de Martin Eager)

S’en aller reposer

           

            C’était un aquoiboniste mi gai et un peu triste.

 

     Il rêvait de dormir, trop fatigué pour continuer à vivre ; un peu las par ailleurs.

Pensant avoir déjà tout vécu tout éprouvé tout ressenti il avait oublié ses révoltes et Lautréamont ; plus rien ne l’exaltait.

A force de déchanter et de se voir refaire les mêmes gestes chaque jour il avait failli se noyer dans l’ennui.

Hier ressemblant à demain il avait perdu la notion du temps et ses semaines pouvaient durer des mois comme ses mois des semaines.

Il était devenu si drôle et joyeux qu’un oiseau était tombé à la renverse de son rebord de fenêtre rien qu’en le voyant sourire !

De là à croire à un pouvoir maléfique…

Son sens de l’humour s’était dissous dans l’eau froide et il ne savait plus que grimacer.

 

     A quoi bon sortir pour se promener quand il pleuvrait sûrement ?

A quoi bon manger alors que tout lui paraissait insipide ?

A quoi bon se lever chaque matin pour affronter sans joie un nouveau jour qui l’épuiserait davantage ?

Et de se convaincre qu’il n’avait plus rien à faire ici-bas.

Trop vieux pour prendre la mer et fuir au large, il prit la tangente et commença à chercher sa sépulture.

L’idée lui vint un jour qu’un simple dolmen monté sur pilotis (ou quelques menhirs) ferait parfaitement l’affaire à condition de prévoir une ribambelle de coussins.

Enfin une perspective amusante.

Prenant son courage à deux mains et trois trains il visita le site de Carnac, ses pierres et ses pôles d’attraction ; à même la roche qu’il éprouva il se coucha à l’abri des regards.

Il faillit s’endormir à jamais ; le test était probant.

Un jour prochain, ici ou ailleurs, ses nuits seraient de nouveau douces.

 

            Un siècle (un jour un an ?) plus tard il trouva son bonheur l’élue de son cœur et le lieu où son âme pourrait enfin se reposer.

Une pierre juchée tout là-haut non loin du ciel dans les Cornouailles Lanyon Quoit.

Cette seule vue au bord de l’eau l’attira, l’étreignant, par ses couleurs et son ciel mouvant.

Son sang n’eut pas le temps de faire un tour que son billet d’avion, un aller simple, était pris.

Pas de nouvelles depuis.

 

     Faim de fin.

  

 

L'aquoiboniste - Serge Gainsbourg (1977) 

(© 2016/droits réservés)

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L’éveil des papilles

Posté par BernartZé le 10 novembre 2015

Sagittated Calamary Poulpe Seiche

Des goûts et des natures

  

            Certains ont des haut-le-cœur à la vue d’un calmar d’un poulpe ou d’une seiche ; y’a bon pourtant !

 

     Certes il n’est déjà pas facile de faire la différence entre ces trois drôles de bêtes qui sont toutes pourvues de tentacules et qui donnent l’impression de se prendre la tête à bras-le-corps.

Elles semblent devoir vous glisser entre les doigts en faisant « sglups ! ».

D’où le « beurk ! » en réaction émis par les allergiques ; rejet total mental ou épidermique, qui saurait dire ?

Pour les plus aventureux curieux ou moins intolérants, il est possible de les cuisiner ; si si !

Faut-il aimer la mer et nager voluptueusement comme un poisson une sirène ou un triton pour avoir l’idée de dévorer goulûment des calamars farcis Calamars farcis au chorizo (avec ou sans chorizo) ?

 

     Allez zou ! Tous à vos planches de travail vos éviers vos poêles et vos cocottes ; prévoyez de vous salir les mains et d’y passer du temps…beaucoup (prenez un RTT pour plus de sécurité !).

Le plus difficile étant de ne pas lâcher le céphalopode réputé pour sa tendance à vous glisser entre les mains, le reste n’est que travail patience et endurance.

Il vous faudra évider laver rincer essorer couper jongler nettoyer sans négliger de faire longuement mijoter la farce maison que vous aurez mis un siècle à préparer.

Mais aussi faire attention à ne rien abîmer par précipitation ; prendre soin de conserver entiers les corps sinon…changez de recette.

Quand viendra (enfin) l’heure de farcir les calmars faites résonner trompettes et tambours (pour le suspense) et retenez votre souffle pour ne pas rater cette étape cruciale.

Et puis poêlez cuisez et débrouillez-vous pour sortir la tête haute de cette longue épreuve.

 

     Allez dormir cinq ou six heures (minimum) en cas d’extrême fatigue ou d’un inévitable constat d’épuisement.

Et si, de nouveau debout, vous avez faim alors…bon appétit !

 

            Pour les flemmards, les moins doués ou courageux et ceux qui n’ont accès qu’à une kitchenette de 2 ou 3 m² : Encornets entiers farcis ; un truc en conserve composé d’encornets (63%) d’huile de tournesol (18%) d’oignon (8%) de riz (5%) de tomate (4%) d’épices et de sel. 

 

     C’est pas mauvais du tout.

   

 

Calmars entiers à l'encre  (ou bien)

(© 2015/droits réservés)

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L’heure suisse (2)…

Posté par BernartZé le 10 juillet 2015

Raquette de tennis

S.W. - Wimbledon 2015

In fine

(pour personnes averties)

  

            La parenthèse enchantée…

 

     Respectant la tradition propre au gazon londonien l’homme en pyjama (lire plus avant ou pas !) s’est présenté en tenue immaculée sur un fond vert fraîchement coupé.

Et flûte pas de chance ou mauvais choix tactiques il a perdu.

 

     Le reverrons-nous bientôt (à partir du 31 août) de l’autre côté de l’Atlantique en tenue de lit Déclinaison de couleurs ?

 

            Le suspense n’a jamais été aussi intense concernant le futur vainqueur de l’ultime tournoi du Grand Chelem de l’année…!

 

 

Stan Wawrinka (ESPN Body Issue 2015)  Sujet de débat : est-ce mieux qu’un « pyjama » ?…

(© 2015/droits réservés)

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Dans les secrets de l’histoire…

Posté par BernartZé le 13 juin 2015

1871

Poèmes d’amour et de sang

  

            Trois-quarts de siècle avant les lignes dédiées à Max Ernst par Louis Aragon -quel copieur celui-là !- a été publié un petit fascicule de vingt-cinq poèmes, un par page.

 

     Le titre « Poème de sang et d’amour » commis en 1946 par Aragon n’est que pur plagiat sous couvert d’inversion de mots.

Son sujet surréaliste n’ayant rien à voir avec l’œuvre de Paul Cézan il est pardonnable en regard de l’histoire de la littérature ; mais qu’on ne l’y reprenne pas (mort depuis quelques décennies les risques sont toutefois limités) !

 

     Le pauvre Cézan (rien à voir avec un peintre célèbre) n’est pas passé à la postérité, c’est le moins qu’on puisse dire.

Publiés d’abord à compte d’auteur puis par une petite maison d’édition suisse, ses vers ont sombré dans l’oubli.

Seule demeure en témoignage de ses amours contrariées pour Suzanne une statue (sorte de piéta sans enfant) OLYMPUS DIGITAL CAMERA ; œuvre de Paul Cabet son ami le plus proche.

Des vingt-cinq poèmes il n’y a étrangement que deux titres à retenir : « Je t’aime » et « Je te hais » ; alternés d’une page à l’autre, Cézan a de toute évidence cherché à exprimer la complexité d’une relation amoureuse aussi violente qu’impossible.

Suzanne et lui s’aimaient sans jamais se comprendre dans le même moment.

Apparemment, faute de certitude ou de traces écrites, elle était -parfois- la plus indifférente.

D’où la souffrance réitérée d’un poète démuni en mal de mots.

Leur relation ne dura que six années au cours desquelles il écrivit ce recueil énigmatique inclassable et parfois bouleversant.

 

     Chaque poème était constitué de seulement cinq lignes.

Un choix certainement formel.

 

Ces lignes relevées :

 

      «  Je ne te comprends plus

          Mais c’est plus fort que moi

          Aimer condamne et tue

          Et pourtant mon émoi

          Jamais ne m’a repu »

 

Pas terrible ni très original ?!

Pas de quoi tomber à la renverse ou envoyer un bouquet de fleurs Bouquet été ''Noces'' en urgence à sa dulcinée.

D’amour peut-être mais dans quelles veines le sang a-t-il coulé ?

Pour appréhender l’intention du poète il faudrait pouvoir lire les vingt-quatre autres pages qui justifient le crime de lèse-poésie apparent.

Seul l’ensemble de l’œuvre révèle le sang coulé.

Page après page les sentiments se tendent s’expriment se défient et se meurent avant de renaître.

 

            De toute évidence c’était plus fort que lui ; il n’a survécu que dix ans à cet amour lâche éperdu.

L’histoire ne retiendra même pas sa mort à trente-neuf ans en tombant de vélocipède…

 

     Il n’y a pas d’amour heureux

 

  

Vélocipède 

(© 2015/droits réservés)

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Une mauvaise habitude (de plus)

Posté par BernartZé le 26 mars 2015

Mitaines (2)

D’or et mitaines

            

            Et tirer sur chaque doigt sans relâche…

 

     Toujours plus froid dans les maisons et dans les cœurs, raison de plus pour porter des mitaines !

Les mains (comme toutes les extrémités du corps humain) étant particulièrement sensibles aux changements climatiques réclament beaucoup d’attentions et de considération.

Indispensable pour finir un bras, tenir une cuillère ou une porte ouverte, il ne faut jamais oublier d’en prendre soin et de la ménager.

Une main est un don précieux de la nature ; sans elle comment pourrait-on se donner des Gifle (par exemple) ?

 

     Toute sensation est personnelle par définition.

Plus encore lorsqu’il s’agit d’une perception liée à la température « extérieure ».

Suivant le métabolisme, certains ont chaud quand d’autres se sentent frigorifiés.

C’est plus drôle que comique et dans les cas extrêmes c’est aussi embêtant.

Ceux qui ont toujours chaud…ont toujours chaud, hiver comme été, et n’ont de cesse de se vêtir le moins possible.

D’où le port du tee-shirt et du Bermuda semblant défier une température hivernale ; les femmes se font rares dans cette catégorie de « super-héros ».

Les « toujours froid » grelottent en permanence, claquant des dents et connaissant parfaitement le sens de jusqu’aux os.

Une flamme, un feu vif est un espoir de survie ; un Radiateur est un aimant et un objet d’intense désir !

Tout est bon pour lutter contre l’impression de froidure.

Le grand classique : le tirage de manches, quitte à allonger son pull.

J’ai vu des cols roulés prendre carrément trois bras Col roulé !

 

            Si le silence est d’or (hors de propos ici) la mitaine est d’argent ; un bien précieux pour tous ceux dont les doigts se gercent en virant au bleu.

Généralement il n’existe qu’une même taille pour tous pour les paires de mitaines, les textiles les composant étant supposés extensibles.

Sans fin, sans limite, sans relâche ?

Le tic qui consiste à tirer sur les doigts ne risque-t-il pas à la longue de transformer les mitaines en « moufles ouvertes » ?

 

     Et pourtant toujours trop courtes pour les dernières phalanges…

  

Thermomètre 

(© 2015/droits réservés)

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Une lubie…

Posté par BernartZé le 3 février 2015

Égoïstes !!!!!

Égoïstes !

            

            Tous les hommes sont des égoïstes et les femmes aussi.

 

     Ach !!! Ach !! s’empressent-elles souvent de crier ; parfois à juste titre.

 Égoïste(s) nous demeurerons tous et toujours.

 

            Vraiment pas de quoi être fier(e)s…

  

Jeanne Mas & les Égoïstes (1996) 

(© 2015/droits réservés)

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Abracadabra !

Posté par BernartZé le 1 mars 2013

Abracadabra ! dans M'amuse... envoutante-bis1

Abracadabra !

               

            En un tour de passe-passe et un mouvement de nez, une génération entière d’enfants (quelques parents aussi) s’est trouvée abusée.

 

     En l’An 69 (du siècle précédent), la télévision américaine a accompli un véritable exploit, parvenant à substituer deux comédiens l’un à l’autre sans que personne ne s’en rende compte.

Pas moins !

Jean-Pierre remplaça Jean-Pierre (Darrin en v.o.) darrin-vs-darrin-bis1 dans M'amuse..., et Dick dick-sargent-bis prit la place de…Dick dick-york-150x150.

Ni vu ni connu.

               

            De quoi réfléchir à la question du moi

 

bouger-le-nez-bis1

(© 2013/droits réservés)

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M’amuse…

Posté par BernartZé le 25 août 2012

M’amuse... dans M'amuse... Real-TV-bis1

Façon real TV

           

            Avoir le vent en poulpe et la certitude que ce moment de gloire n’aura rien d’effet mère.

 

     Pas si bête de passer à la télé pour se donner les moyens de céder à un avenir doré.

Tout miser sur la toux charme plutôt que sur ses propres zap sens : cultiver le beau plus que le Bio-150x150 dans M'amuse....

Après tout, pourquoi ne pas croire en sa bonnet toile en tablant sur le physique avant ta jeu (-naisse et fuit) dont la nature nous a si généreusement doigtés ?!

 

     Nous sommes beaux, est-ce tes tiques, et alors ?!

Gare aux à part rances trompeuses !

Ce n’est pas parce que l’on sait naturellement s’habiller super branché que l’on ne sait rien faire d’autre.

On sait -aussi- tout de toutes les marques de fringues à la mode et des façons de les sortir.

Ce qui n’est pas un mince talon !

Sans parler de celui qui permet d’agrandir son réseau, en corps et toujours.

 

            De toutes façons, plus de temps à perdre avec ceux qui doutent ; comme l’a dit quelqu’un il y a longtemps, « pardonnez leur, ils ne savent pas ce qui fond ».

 

 

Mise-en-garde-bis

(© 2012/droits réservés)

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