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Obsession

Posté par BernartZé le 20 juin 2017

Notice

Avis de recherche

  

            Tant besoin de comprendre.

 

     Plein de questions Trop de questions me taraudent (une fois de plus) ; toujours les mêmes évidemment.

Pourquoi changer de refrain lorsqu’il revient sans cesse à raison et que les réponses se font toujours attendre ?

 

     Entre deux rares éclaircies les nuages s’amoncellent Morne plaine sur la plaine.

Les temps amers ne tardent jamais à revenir nous empêtrant dans des voiles complexes Sour times (Portishead).

Le funambule titubant en rebord de fenêtre ne peut guère espérer demeurer longtemps en équilibre.

Seul un miracle lui avait permis de s’aventurer jusque là en sachant que son obstination le mettait en péril.

Certains, maladivement malades, font la bascule quand d’autres s’interrogent encore (et toujours) repoussant à plus tard l’instant du sombre désastre SONY DSC.

 

     La vie à rebours pour remonter le temps et retrouver le fil.

Essayer de découvrir les mystères détenus par des êtres éclairés.

Lire et relire, voir écouter interroger sans fin.

Se méfier aussi : les philosophes en disent plus qu’ils n’en savent (!)

Des chercheurs plus humbles et discrets nous ont parfois donné matière à réfléchir sur qui nous sommes et pouvons devenir par la seule grâce de leur quête entomologique La trilogie de Kieslowski (1992-1994) ; l’espace d’un instant la lumière fut.

Sur les bords du trottoir les pas furent ensuite plus légers…

 

     Heureux ceux qui savent ou croient savoir, l’important étant d’être convaincu par ce que l’on pense avoir compris.

 

            Si seulement existait une notice pour expliquer la vie !…

 

  

Krzysztof Kieslowski  Merci

(© 2017/droits réservés)

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Lumière (?)

Posté par BernartZé le 30 avril 2017

D'après pochette ''Lumières'' (Gérard Manset, 1984)

Comment ne pas attraper froid ?

(ici-bas)

  

            Au loin la lumière des étoiles mortes.

 

     Un entêtant parfum de fin du monde menace de tous nous faire perdre la raison.

En pleine crise de paranoïa est-il encore temps de se calfeutrer dans l’espoir de s’épargner « la douleur de vivre » ?

Se cacher les yeux et se boucher les oreilles pour ne voir ni entendre le chaos et le fracas d’un monde à l’agonie n’est malheureusement pas une solution très réaliste.

Si seulement il était possible de fuir à toutes jambes ; mais pour aller où ?

 

     Se lever se laver tous les jours machinalement, marcher pour tenter d’avancer, ne pas trop penser à l’inanité de nos actes dans la quête pathétique d’un bonheur relatif…comme s’il nous fallait être « heureux » à tout prix.

Transformés en robots le choix n’est plus permis, la liberté est illusoire.

Et cependant chaque matin on nous remonte comme des horloges dont les aiguilles tricotent sans rechigner.

L’effroi total ''We carry on'' - Portishead (Third, 2008) est de devoir continuer !

L’angoisse existentielle n’est pas un vain mot quand elle prend en tenaille l’esprit et le corps, que les mains et les jambes se distordent pour témoigner de la violence infligée.

A s’en rendre malade, à en devenir fou.

 

     Le froid s’est immiscé partout, en nous et en toutes choses.

Nos squelettes claquent des dents dans l’impossibilité de réprimer leurs peurs !

Est-ce lâcheté que de refuser de s’enrhumer ?

Si le combat était perdu d’avance, fallait-il s’engager pour la seule beauté du geste ?

Fallait-il naître pour n’être finalement que ces personnages aux âmes prêtes à sombrer ?

Sans auteur pour donner à nos mots une substance, il ne nous reste plus qu’à filer droit dans la coulisse.

 

            Rejoindre les étoiles peut-être…

 

 

Vie et mort des étoiles   

(© 2017/droits réservés)

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Chassez le naturel…

Posté par BernartZé le 2 avril 2017

Arbre pascal

L’art de se perdre

(en tentant de se trouver)

 

            Perché dans les arbres…

 

     Bientôt reviendra le temps de la chasse aux œufs et aux lapins de garenne Lapin alu ; inutile de leur tirer dessus ils se livreront sans reddition, prêts à se laisser déguster.

Sans présumer du nombre de victimes il y a fort à parier qu’elles souffriront nettement moins que celles qui tomberont au champ du déshonneur en septembre prochain lors de joyeuses chasses à courre où seuls les chiens transpireront tandis que leurs « maîtres » cavaleront dignement sur leurs montures Œufs de...suspension

 

     Sans fusil ni étalon ni canidé, sans doute aurais-je alors fini de m’égarer en chemin à force de chercher une issue à ma voie.

Quête solitaire de preuves d’une existence bradée à bas prix.

L’heure de la révolte avait pourtant sonné ainsi que la volonté d’en finir avec la dispersion tous azimuts et les égarements sans fin.

Passer constamment du coq à l’âne est une gymnastique épuisante, autant pour l’esprit que pour le corps.

A force de tirer sur son col pour garder le cou au chaud on risque l’étranglement et le manque d’oxygène.

 

     Retrouvée dans une boîte mal rangée au grenier la photo floue Le ''père à l'enfant'' d’un père souriant à son enfant.

Improbable image d’un lointain passé fantasmé ; vaine prouesse du cerveau pour tromper l’autre ?

Les soubresauts du corps confirment le degré d’enfermement de l’âme en faillite.

L’ennemi dans la glace a-t-il fini par prendre toute la place L'ennemi dans la glace (''Neuf'' - Alain Chamfort, 1993) ?

La poursuite de la lutte aux confins de l’absurde a-t-il un sens ?

Ou bien n’est-ce que pure déraison et entêtement idiot ?

 

            L’art de se perdre…l’art de se pendre au crochet Point d'interrogation retourné de l’ultime question.

 

     Joyeuses Pâques Œufs de Pâques !

 

 

 

 

Jane Birkin - L'aquoiboniste 

(© 2017/droits réservés)

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Quête des sens

Posté par BernartZé le 24 mars 2017

Bah !

Quel zèbre

  

            Une pause s’impose.

 

     Trop de mots accumulés finissent par user jusqu’à la corde le fil tendu au-dessus du vide au point de rendre l’équilibre précaire.

 

Quand l’aquoibonisme reprend le pouvoir les bras tombent naturellement inertes le long du corps et plus rien ne sert à rien.

Tout semble vain et inutile ; à force d’être répétés les mots s’égarent, perdant le sens commun jusqu’à la déraison.

Lâché en chemin l’esprit est privé de son mode d’expression usuel ; interloqué il ne peut que se taire, désarmé.

Le siècle n’est plus aux lumières, les ombres dangereuses s’étendent se multiplient, envahissent et dévorent telles des rapaces l’espace partagé de moins en moins humain.

Démuni l’être affaibli file dans la coulisse cacher sa honte, anéanti par son sentiment d’impuissance.

 

     Oui une Pause est devenue nécessaire, non pour « se ressourcer » mais pour survivre tout simplement.

Revenir au plaisir originel de l’écriture (presque) insouciante sera-t-il possible afin de retrouver l’envie et la justification indispensable à tout projet, même le moins ambitieux ?

En espérant qu’il ne s’agira que d’un léger report Sine die de rendez-vous.

 

            Le zèbre ne fait pas l’idiot pour se faire remarquer ou pour se rendre intéressant, il porte ses rayures.

  

 

Zébrures  Que sera sera…

(© 2017/droits réservés)

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Entre les flots

Posté par BernartZé le 21 mars 2017

Bouddha tête penchée

Mélancoliaque

  

            Qu’il est triste de voir tenir en deux ou trois phrases impersonnelles la réponse d’un ami ; rien de plus.

 

     Les routes se croisent et se décroisent un jour.

C’était écrit.

La prédiction était facile, fatale et évidente.

Les hasards de la vie conduisent parfois à un délitement progressif du sentiment ; en amitié aussi.

Et tout au bout ne reste qu’un champ de désolation Champ de désolation à l’horizon bouché ; à pleurer.

En vain, il est trop tard.

 

     La sécheresse du message, digne d’un courrier administratif, fait longtemps froid dans le dos alors qu’il confirme seulement ce qui couvait depuis un bon moment.

Inutile de tomber accablé Homme assis avec la tête penchée (Kafka) sur le parquet vitrifié.

Bien que plus verni, il ne saura apporter aucun réconfort pour soulager la peine.

Alors malgré soi on se souvient.

 

     Plus qu’une histoire achevée tout un pan de vie vient de s’écrouler.

Des décennies emportées remontant parfois à l’enfance ou à l’adulescence, bref à la prime jeunesse.

Un âge où tout semblait possible et sans limites, où les rêves lâchés suivaient leur cours au gré du vent.

L’âge des délires et des improvisations, celui de la spontanéité basée sur la complicité le même sens de l’humour et de la dérision.

Et puis -surtout- la vie, tout simplement.

Les enfants qui grandissent haut et forts, adultes à leur tour faisant leur vie, comme les heures plus douloureuses des deuils des doutes et de la maladie.

Mutuellement présents pour l’autre jusqu’au jour où un grain de sable s’est immiscé.

Quel quiproquo quelle offense quelle affliction tue, quel hôte imprévu est-il parvenu à rompre cet accord ?

Le temps n’est plus aux explications ni à l’orage ; l’indifférence polie et muette a pris place.

Avec elle le silence dévorant obsédant absurde et indécent ; et l’incompréhension.

 

            Les serments implicites d’amitié sont-ils plus fiables que les serments d’amour déclarés et réitérés à diverses personnes ?

 

     La question reste posée…

  

  

Malentendu

(© 2017/droits réservés)

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Aquoibonisme

Posté par BernartZé le 13 février 2017

Le plein de doute

Le big doute

(la porte étroite)

  

            A quoi bon s’illusionner ?

            A quoi sert-il d’écrire si personne ne vous lit ?

 

     Bien loin l’âge du journal « intime » auquel on se confiait pour tenter de se comprendre ; au pire on pouvait y lire le résumé sans style de journées sans saveur, au mieux quelques tentatives d’analyses et autres recherches de sens.

Soir après soir la contrainte (acceptée) de coucher sur le papier (ça commençait souvent par un simple cahier d’écolier Journal ''intime'' qui prenait alors une valeur particulière) des questionnements et des états d’âme parmi les anecdotes quotidiennes participait à un rite, une sorte d’étape obligatoire avant d’atteindre le lit pour un sommeil supposé réparateur.

Comment, encore enfant, décide-t-on un jour d’écrire hors parcours scolaire ? ; plus question de rédaction avec sujet imposé, place à une autre forme d’expression et d’engagement.

Pourquoi ce qui prenait initialement à peine cinq minutes s’est étiré au fil du temps jusqu’à devoir rogner sur les heures passées à dormir ?

Comment cette idée saugrenue a-t-elle germé dans certains esprits tandis que pour la plupart des écoliers les leçons apprises et les devoirs vite faits donnaient droit aux jeux aux ébats sportifs et à d’autres divertissements bien mérités ?

 

     Mystère et... Qui saura jamais dire ce qui leur passe par la tête ?

Les enfants « solitaires » (ne vivant pas en bande) sont singulièrement tous différents ; eux-mêmes parfois ne s’expliquent pas les raisons qui les ont conduits sur un autre chemin.

Cancres ou premiers de leur classe ? Incompris ou mal aimés ? Têtes de turc ou/et victimes désignées ?

Malgré eux ils se font remarquer en ne se fondant pas dans la masse, apparemment incapables de faire comme tout le monde.

Autrefois ils ramassaient tout au plus plaisanteries et quolibets, aujourd’hui certains en meurent…

L’écriture serait-elle alors un refuge, une base de retranchement où trouver du repos faute de réconfort ?

 

     Un jour, plus tard, à force de balbutier les mots prennent de l’ampleur et s’envolent.

En tombant amoureux du verbe on se repaît de leur oxygène, et il n’est désormais plus possible de faire marche arrière.

Alors par goût, par jeu, on essaie d’écrire ; à l’aveugle, sans savoir où nous conduiront les phrases formées ni si elles feront sens.

Exercices ludiques en forme de poire de pomme ou d’ananas, vers prose vertige des sens dessus-dessous, c’est follement drôle même si c’est souvent n’importe quoi.

Trop tard pour renoncer quand l’addiction est avérée.

Parfois, littéralement en transe, on fait des bonds de joie en se sentant audacieux…avant de retomber le plus souvent sur sa chaise en se relisant !

Même s’il n’a duré qu’un court instant le plaisir proche de l’extase aura été immense.

Forcément, afin de revivre cet état de grâce, on se remet cent fois à la tâche, trouvant dans cette nouvelle habitude légèreté et divertissement.

Mais bien sûr rares sont les occasions de décoller à nouveau.

La lucidité oblige à la modestie et si la notion de « génie » existe elle ne peut s’appliquer qu’à autrui.

 

     La jeunesse ne manque ni d’audace ni de courage.

Le goût de l’aventure permet d’oser s’essayer à différentes formes d’écriture : poésie, théâtre, roman, billets d’humeur…

Et à force de rêver, un jour juste pour voir, on envoie des tapuscrits à des maisons d’éditions qui répondent ou pas.

Négativement le plus souvent, positivement parfois…généralement pour une publication à compte d’auteur.

Les avis exprimés manquent cruellement.

Les amis ne sont guère plus fiables, n’osant pas toujours dire combien les pages à lire leur sont tombées des mains ; il leur est beaucoup pardonné.

 

     Changement de siècle, autres possibilités.

La toile WWW donne la parole à tous, autorisant les excès comme les expérimentations.

Les sites et les blogs pullulent sous forme de tout et de n’importe quoi, le meilleur et le pire ; pourquoi ne pas tenter l’aventure de mettre en ligne -en lumière- des écrits sans prétention en espérant recueillir des « commentaires », positifs ou négatifs pourvus qu’ils soient argumentés ?

Le silence des premières années est aussi compréhensible que décevant.

Le temps de réaliser que les internautes sont principalement attirés par le sensationnel et l’on est face au choix : persévérer pour le plaisir du jeu ou renoncer.

Certains ont la sagesse de passer à d’autres formes d’expression, d’autres continuent à proposer la lecture de leurs mots ni copiés ni collés.

En toute humilité, sans risque ni péril si ce n’est celui de l’écho tu.

 

     Le silence qui perdure -devenu une habitude- permet de dépasser la déception qui consiste à ne pas savoir si les écrits présentés ont un quelconque intérêt.

Il faut accepter la règle du jeu qui inclut le droit à l’indifférence.

Il faut -c’est essentiel- continuer à s’amuser à jouer avec les mots pour le simple plaisir de jongler.

 

            Tant pis s’ils tombent à plat…

   

 

En toute quiétude  Tranquille cependant…

(© 2017/droits réservés)

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Problèmes épidermiques

Posté par BernartZé le 26 janvier 2017

Pommade Bepanthen

Apaiser protéger réparer

  

            Les fesses du nourrisson ne sont pas les seules lésées.

 

     Se coucher et dormir ; se coucher et rêver que tout va mieux, presque bien.

Pour se pommader l’âme, pour mettre du baume au cœur, en cas d’urgence tout est permis.

Se coucher dormir rêver et croire que l’on est enfin consolé de toutes ses peines, guéri de toutes les blessures.

Notre besoin...(d'après Stig Dagerman) Encore et toujours la même rengaine, les mêmes maux et les mêmes entraves à la vie.

Rêver d’une délivrance et d’une impensable liberté permettant au corps d’échapper à toute pesanteur quitte à changer de dimension.

Rêver de chaleur retrouvée Chaleur humaine ; retomber en enfance.

 

     Les troubles du comportement peuvent s’avérer terribles, parfois mortels.

Bizarrement de nombreux individus en souffrance choisissent de s’en prendre à eux-mêmes plutôt que de remonter aux origines du mal.

Passons sur les desperados qui s’enlisent et se noient jusqu’à plus soif pour oublier que tout leur échappe, les suicidés avant l’heure qui n’en pouvaient plus depuis trop longtemps et tous ceux qui tentent de remplir leur vide de nourriture ou essayent de garder le contrôle en s’en privant jusqu’à la mort.

Restent tous les autres, les plus anonymes, ceux qui se courbent fléchissent et résistent obstinément alors qu’ils aimeraient tant se coucher.

Ils ne sont plus déprimés ni même dépressifs, ils ont basculé au-delà de ces simples considérations humaines.

Ils sont passés dans une autre dimension où la douleur est devenue une telle habitude qu’ils en ont oublié le temps où ils vivaient encore et où la notion de plaisir avait un sens et une place dans leur existence.

Cette souffrance quasi christique Consolation (Jean-Georges Cornelius) peut paraître insensée ; elle l’est.

Et pourtant elle durera encore.

 

            A tous ceux-là j’aimerais dire…

 

  

Bébé Bepanthen  (bonne nuit)

(© 2017/droits réservés)

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Chronophagie

Posté par BernartZé le 11 janvier 2017

L’œil horloge

L’attente

  

            Le temps de courir à sa perte…

 

     Certes toutes les heures blessent et si la dernière tue elle met fin du même coup à l’angoisse qui nous ronge tout au long de la vie.

 

Qui n’a pas attendu, pupille plus ou moins dilatée, un train un coup de téléphone ou de sonnette à la porte, l’aimé(e) ou…le facteur parfois !

Pour un simple colis Livraison par drone qui n’en finit pas de ne pas arriver l’inquiétude peut grandir au point d’envahir l’espace mental empêchant toute réflexion et toute action.

Chacun des sens en éveil, l’oreille est à l’écoute du moindre bruit, du plus petit indice.

Telle Tatiana Samoïlova Tatiana Samoïlova (Quand passent  les cigognes, 1957) plus soucieuse de savoir quand passeront les cigognes (contre-sens assumé !) que de connaître l’heure de venue du facteur ; mais c’est un cas atypique.

L’anxiété qui a gagné son visage révèle l’intensité et les enjeux de son attente ; si elle savait la pauvre !

 

     Sommes-nous condamnés à patienter et espérer sans fin en nous tordant les mains et les jambes tels des gamins autrefois habitués à ce que leurs caprices soient immédiatement satisfaits ?

La délivrance vient-elle avec la mort ?

Si une attente pouvait se dérouler en connaissant son heure et sa date précise d’échéance le système nerveux s’en porterait bien mieux.

Mais non bien sûr, la vie coulerait trop facilement et nous n’aurions pas autant conscience de la précarité de nos existences.

L’incertitude est une menace permanente qui nous rend excessivement vulnérables et nous sommes impuissants à nous en défaire.

Pas étonnant si à force de se prendre des coups Uppercut nos âmes finissent défigurées au point de nous faire porter sur le visage les traces de nos heurts Visage tuméfié suivant le principe inverse de celui du fameux Portrait de Dorian Gray !

Ah ! les agressions du temps !

 

            N’ayant pas d’autre choix que d’attendre, attendons sans relâche, même si cela fait mal de devoir vivre avec une dangereuse Épée de Damoclès au-dessus de la tête.

Bienheureux ceux qui ne s’en doutent pas…

 

 

LE portrait de Dorian Gray (inv.)

(© 2017/droits réservés)

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Des orages à prévoir (jusqu’en fin de journées)

Posté par BernartZé le 4 octobre 2016

Grosse déprime

Prime à la déprime

  

            Pourquoi continuer à se prendre la tête si tout est déjà perdu ?

 

     A force de multiplier les échecs il se peut que vous vous voyiez tel un simple Un pion égaré, oublié là alors que la partie semble achevée ; encore debout mais titubant en songeant que votre vie s’est jouée sans vous.

Si ce sentiment revient sans cesse ainsi qu’une mauvaise habitude, c’est que vous êtes peut-être particulièrement doué pour répéter toujours les mêmes erreurs ; c’est inné.

Mieux vaut se faire une raison et l’accepter une bonne fois pour toutes.

Dites-vous qu’un front dépressionnaire a décidé de s’installer à demeure tout le long de votre vie.

La météo locale peut se révéler étonnamment cruelle…malgré les jolies couleurs affichées Front dépressionnaire 2.

 

     Cela étant, si vous persistez à nier l’évidence, lancez-vous alors dans des travaux de réflexion Réflexion intense.

Choisissez la méthode intensive et n’hésitez pas à vous employer sans compter quitte à faire appel à des spécialistes Travaux de ''voiries'' de terrain.

S’ils ne seront pas toujours de bon conseil, ils vous permettront de vous remettre -une fois de plus- en question(s).

Petit détail : préparez-vous à percevoir l’écho de votre propre vacuité ; rien qu’un mauvais « moment » de plus à (dé)passer.

Sous prétexte d’essayer de découvrir ce qui…cloche en vous, vous allez de surcroît vous infliger des heures et des pages d’écriture avec votre vieux stylo à bille hérité de votre grand-père paternel.

L’attachement sentimental envers cet objet de collection Stylo à bille de László Biró (1938) (vieux de près de quatre-vingt ans) vous inspirera peut-être des plongées en abîme supposées salutaires.

Au 36ème dessous vous ne saurez plus même où vous habitez et encore moins qui vous êtes ; rien d’extraordinaire à cela.

Devenez alcoolique Whiskey si ça peut vous permettre de mieux sonder votre âme (réserve d’usage : l’abus d’alcool est dangereux pour la santé…).

N’espérez pas guérir puisque vous n’êtes pas malade mais simplement né ainsi : viscéralement et constitutionnellement vous.

 

     Votre déni -in fine- vous aura occupé durant des décennies : dix quinze vingt ans ou plus à parler (plus ou moins) dans le vide face à un psychomachinchose Psychothérapeute ; des nuits entières à tartiner des pages de cahiers en tous genres : grands ou petits carreaux, lignes ou feuilles immaculées qui ne demandaient pas à devenir le « déversoir » de vos états d’âme.

Mais faute d’autre exutoire…

Manque d’amis ou d’amour ?…

 

            Vous aurez toujours froid, question de métabolisme, et rien ne pourra jamais vous consoler de vos peines.

Peut-être passerez-vous vos automnes à vous enrhumer et vos hivers à vous désespérer pour rien, pour tout.

En rêvant à une créature imaginaire Sonia Braga (dans ''Le  baiser de la femme araignée'') qui aurait pu vous sauvez de vous-même en vous extirpant de votre toile d’araignée.

 

     Mon dieu ! My god ! Votre lamentable histoire commence à me déprimer…

  

 

Extrait du ''Baiser de la femme araignée'' (Hector Babenco, 1985) 

(© 2016/droits réservés)

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Ben pourquoi donc ?

Posté par BernartZé le 2 août 2016

This is art

Ou bien

  

            A quoi sert-il d’avoir un corps ?

 

     Notre âme déjà lourde ne pourrait-elle pas se passer de ce genre d’encombrant ?

On la dit légère comme une Plume d'âme prête à s’envoler à l’instant de la dernière pesée 21 grammes - La pesée des âmes (2013) ; cette théorie un brin fumeuse remontant au début du siècle dernier et basée sur des expériences approximatives a fait son chemin jusqu’à devenir pour beaucoup vérité absolue.

 Ainsi, sur ce point précis, nous serions tous égaux ; une première dans toute l’histoire de l’humanité !

21 grammes, le poids de l'âme Ɂ Question naïve s’il en est ; aussi bien en regard de la considération qui lui est ainsi accordée par rapport à la masse corporelle que pour des motifs plus spirituels.

En résumé : l’esprit ne fait pas le poids !!

 

     Quitte à enfoncer des portes ouvertes (depuis longtemps béantes) reconnaissons qu’au premier regard Regard (pourquoi toujours bleu ?!) peu de gens voient l’âme de la personne qu’ils rencontrent.

Ils préfèrent s’attacher à des critères esthétiques, à l’aspect extérieur, aux apparences plutôt qu’aux transparences dont certains -de surcroît- se fichent complètement.

Faut-il les en blâmer ?

OUI / NON…biffez la mention qui vous semble inutile.

L’être humain est un animal, c’est-à-dire un « être vivant doué de sensibilité et de mouvement ».

Quelques agités du bocal s’excluent d’eux-mêmes de cette assemblée par leur comportement déplacé pour ne pas dire primaire ; peu leur importe l’activité du cerveau si le corps rencontré présente des courbes qui siéent à leur vision du genre humain.

Pour eux la question en préambule « A quoi sert-il d’avoir un corps ? » ne peut avoir qu’une seule réponse pleine entière et omnipotente.

 

     D’autres dans le même temps sont plus mesurés : ils s’intéressent au corps à l’âme à l’esprit à la matière à la métaphysique et à la transfiguration résultant d’une harmonie Harmonie (pouët !).

Le monde est f(l)ou, quelle découverte ! ; incertain hasardeux dangereux formidable étonnant généreux et plus encore…

Mettez le tout dans un Shaker et secouez fortement pour obtenir la vie…ou bien son apparence.

 

            Si nous n’étions qu’esprits serions-nous plus légers, plus insouciants ou plus heureux ?

Débarrassées de nos corps nos âmes exulteraient-elles autrement D.H. Lawrence ?

 

     Un 2 août à 0h47 et demie (!) une âme s’est envolée comme un petit Colibri Montre Colibri.

  

 

Colibri

(© 2016/droits réservés)

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