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Quête des sens

Posté par BernartZé le 24 mars 2017

Bah !

Quel zèbre

  

            Une pause s’impose.

 

     Trop de mots accumulés finissent par user jusqu’à la corde le fil tendu au-dessus du vide au point de rendre l’équilibre précaire.

 

Quand l’aquoibonisme reprend le pouvoir les bras tombent naturellement inertes le long du corps et plus rien ne sert à rien.

Tout semble vain et inutile ; à force d’être répétés les mots s’égarent, perdant le sens commun jusqu’à la déraison.

Lâché en chemin l’esprit est privé de son mode d’expression usuel ; interloqué il ne peut que se taire, désarmé.

Le siècle n’est plus aux lumières, les ombres dangereuses s’étendent se multiplient, envahissent et dévorent telles des rapaces l’espace partagé de moins en moins humain.

Démuni l’être affaibli file dans la coulisse cacher sa honte, anéanti par son sentiment d’impuissance.

 

     Oui une Pause est devenue nécessaire, non pour « se ressourcer » mais pour survivre tout simplement.

Revenir au plaisir originel de l’écriture (presque) insouciante sera-t-il possible afin de retrouver l’envie et la justification indispensable à tout projet, même le moins ambitieux ?

En espérant qu’il ne s’agira que d’un léger report Sine die de rendez-vous.

 

            Le zèbre ne fait pas l’idiot pour se faire remarquer ou pour se rendre intéressant, il porte ses rayures.

  

 

Zébrures  Que sera sera…

(© 2017/droits réservés)

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Entre les flots

Posté par BernartZé le 21 mars 2017

Bouddha tête penchée

Mélancoliaque

  

            Qu’il est triste de voir tenir en deux ou trois phrases impersonnelles la réponse d’un ami ; rien de plus.

 

     Les routes se croisent et se décroisent un jour.

C’était écrit.

La prédiction était facile, fatale et évidente.

Les hasards de la vie conduisent parfois à un délitement progressif du sentiment ; en amitié aussi.

Et tout au bout ne reste qu’un champ de désolation Champ de désolation à l’horizon bouché ; à pleurer.

En vain, il est trop tard.

 

     La sécheresse du message, digne d’un courrier administratif, fait longtemps froid dans le dos alors qu’il confirme seulement ce qui couvait depuis un bon moment.

Inutile de tomber accablé Homme assis avec la tête penchée (Kafka) sur le parquet vitrifié.

Bien que plus verni, il ne saura apporter aucun réconfort pour soulager la peine.

Alors malgré soi on se souvient.

 

     Plus qu’une histoire achevée tout un pan de vie vient de s’écrouler.

Des décennies emportées remontant parfois à l’enfance ou à l’adulescence, bref à la prime jeunesse.

Un âge où tout semblait possible et sans limites, où les rêves lâchés suivaient leur cours au gré du vent.

L’âge des délires et des improvisations, celui de la spontanéité basée sur la complicité le même sens de l’humour et de la dérision.

Et puis -surtout- la vie, tout simplement.

Les enfants qui grandissent haut et forts, adultes à leur tour faisant leur vie, comme les heures plus douloureuses des deuils des doutes et de la maladie.

Mutuellement présents pour l’autre jusqu’au jour où un grain de sable s’est immiscé.

Quel quiproquo quelle offense quelle affliction tue, quel hôte imprévu est-il parvenu à rompre cet accord ?

Le temps n’est plus aux explications ni à l’orage ; l’indifférence polie et muette a pris place.

Avec elle le silence dévorant obsédant absurde et indécent ; et l’incompréhension.

 

            Les serments implicites d’amitié sont-ils plus fiables que les serments d’amour déclarés et réitérés à diverses personnes ?

 

     La question reste posée…

  

  

Malentendu

(© 2017/droits réservés)

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Aquoibonisme

Posté par BernartZé le 13 février 2017

Le plein de doute

Le big doute

(la porte étroite)

  

            A quoi bon s’illusionner ?

            A quoi sert-il d’écrire si personne ne vous lit ?

 

     Bien loin l’âge du journal « intime » auquel on se confiait pour tenter de se comprendre ; au pire on pouvait y lire le résumé sans style de journées sans saveur, au mieux quelques tentatives d’analyses et autres recherches de sens.

Soir après soir la contrainte (acceptée) de coucher sur le papier (ça commençait souvent par un simple cahier d’écolier Journal ''intime'' qui prenait alors une valeur particulière) des questionnements et des états d’âme parmi les anecdotes quotidiennes participait à un rite, une sorte d’étape obligatoire avant d’atteindre le lit pour un sommeil supposé réparateur.

Comment, encore enfant, décide-t-on un jour d’écrire hors parcours scolaire ? ; plus question de rédaction avec sujet imposé, place à une autre forme d’expression et d’engagement.

Pourquoi ce qui prenait initialement à peine cinq minutes s’est étiré au fil du temps jusqu’à devoir rogner sur les heures passées à dormir ?

Comment cette idée saugrenue a-t-elle germé dans certains esprits tandis que pour la plupart des écoliers les leçons apprises et les devoirs vite faits donnaient droit aux jeux aux ébats sportifs et à d’autres divertissements bien mérités ?

 

     Mystère et... Qui saura jamais dire ce qui leur passe par la tête ?

Les enfants « solitaires » (ne vivant pas en bande) sont singulièrement tous différents ; eux-mêmes parfois ne s’expliquent pas les raisons qui les ont conduits sur un autre chemin.

Cancres ou premiers de leur classe ? Incompris ou mal aimés ? Têtes de turc ou/et victimes désignées ?

Malgré eux ils se font remarquer en ne se fondant pas dans la masse, apparemment incapables de faire comme tout le monde.

Autrefois ils ramassaient tout au plus plaisanteries et quolibets, aujourd’hui certains en meurent…

L’écriture serait-elle alors un refuge, une base de retranchement où trouver du repos faute de réconfort ?

 

     Un jour, plus tard, à force de balbutier les mots prennent de l’ampleur et s’envolent.

En tombant amoureux du verbe on se repaît de leur oxygène, et il n’est désormais plus possible de faire marche arrière.

Alors par goût, par jeu, on essaie d’écrire ; à l’aveugle, sans savoir où nous conduiront les phrases formées ni si elles feront sens.

Exercices ludiques en forme de poire de pomme ou d’ananas, vers prose vertige des sens dessus-dessous, c’est follement drôle même si c’est souvent n’importe quoi.

Trop tard pour renoncer quand l’addiction est avérée.

Parfois, littéralement en transe, on fait des bonds de joie en se sentant audacieux…avant de retomber le plus souvent sur sa chaise en se relisant !

Même s’il n’a duré qu’un court instant le plaisir proche de l’extase aura été immense.

Forcément, afin de revivre cet état de grâce, on se remet cent fois à la tâche, trouvant dans cette nouvelle habitude légèreté et divertissement.

Mais bien sûr rares sont les occasions de décoller à nouveau.

La lucidité oblige à la modestie et si la notion de « génie » existe elle ne peut s’appliquer qu’à autrui.

 

     La jeunesse ne manque ni d’audace ni de courage.

Le goût de l’aventure permet d’oser s’essayer à différentes formes d’écriture : poésie, théâtre, roman, billets d’humeur…

Et à force de rêver, un jour juste pour voir, on envoie des tapuscrits à des maisons d’éditions qui répondent ou pas.

Négativement le plus souvent, positivement parfois…généralement pour une publication à compte d’auteur.

Les avis exprimés manquent cruellement.

Les amis ne sont guère plus fiables, n’osant pas toujours dire combien les pages à lire leur sont tombées des mains ; il leur est beaucoup pardonné.

 

     Changement de siècle, autres possibilités.

La toile WWW donne la parole à tous, autorisant les excès comme les expérimentations.

Les sites et les blogs pullulent sous forme de tout et de n’importe quoi, le meilleur et le pire ; pourquoi ne pas tenter l’aventure de mettre en ligne -en lumière- des écrits sans prétention en espérant recueillir des « commentaires », positifs ou négatifs pourvus qu’ils soient argumentés ?

Le silence des premières années est aussi compréhensible que décevant.

Le temps de réaliser que les internautes sont principalement attirés par le sensationnel et l’on est face au choix : persévérer pour le plaisir du jeu ou renoncer.

Certains ont la sagesse de passer à d’autres formes d’expression, d’autres continuent à proposer la lecture de leurs mots ni copiés ni collés.

En toute humilité, sans risque ni péril si ce n’est celui de l’écho tu.

 

     Le silence qui perdure -devenu une habitude- permet de dépasser la déception qui consiste à ne pas savoir si les écrits présentés ont un quelconque intérêt.

Il faut accepter la règle du jeu qui inclut le droit à l’indifférence.

Il faut -c’est essentiel- continuer à s’amuser à jouer avec les mots pour le simple plaisir de jongler.

 

            Tant pis s’ils tombent à plat…

   

 

En toute quiétude  Tranquille cependant…

(© 2017/droits réservés)

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Problèmes épidermiques

Posté par BernartZé le 26 janvier 2017

Pommade Bepanthen

Apaiser protéger réparer

  

            Les fesses du nourrisson ne sont pas les seules lésées.

 

     Se coucher et dormir ; se coucher et rêver que tout va mieux, presque bien.

Pour se pommader l’âme, pour mettre du baume au cœur, en cas d’urgence tout est permis.

Se coucher dormir rêver et croire que l’on est enfin consolé de toutes ses peines, guéri de toutes les blessures.

Notre besoin...(d'après Stig Dagerman) Encore et toujours la même rengaine, les mêmes maux et les mêmes entraves à la vie.

Rêver d’une délivrance et d’une impensable liberté permettant au corps d’échapper à toute pesanteur quitte à changer de dimension.

Rêver de chaleur retrouvée Chaleur humaine ; retomber en enfance.

 

     Les troubles du comportement peuvent s’avérer terribles, parfois mortels.

Bizarrement de nombreux individus en souffrance choisissent de s’en prendre à eux-mêmes plutôt que de remonter aux origines du mal.

Passons sur les desperados qui s’enlisent et se noient jusqu’à plus soif pour oublier que tout leur échappe, les suicidés avant l’heure qui n’en pouvaient plus depuis trop longtemps et tous ceux qui tentent de remplir leur vide de nourriture ou essayent de garder le contrôle en s’en privant jusqu’à la mort.

Restent tous les autres, les plus anonymes, ceux qui se courbent fléchissent et résistent obstinément alors qu’ils aimeraient tant se coucher.

Ils ne sont plus déprimés ni même dépressifs, ils ont basculé au-delà de ces simples considérations humaines.

Ils sont passés dans une autre dimension où la douleur est devenue une telle habitude qu’ils en ont oublié le temps où ils vivaient encore et où la notion de plaisir avait un sens et une place dans leur existence.

Cette souffrance quasi christique Consolation (Jean-Georges Cornelius) peut paraître insensée ; elle l’est.

Et pourtant elle durera encore.

 

            A tous ceux-là j’aimerais dire…

 

  

Bébé Bepanthen  (bonne nuit)

(© 2017/droits réservés)

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Chronophagie

Posté par BernartZé le 11 janvier 2017

L’œil horloge

L’attente

  

            Le temps de courir à sa perte…

 

     Certes toutes les heures blessent et si la dernière tue elle met fin du même coup à l’angoisse qui nous ronge tout au long de la vie.

 

Qui n’a pas attendu, pupille plus ou moins dilatée, un train un coup de téléphone ou de sonnette à la porte, l’aimé(e) ou…le facteur parfois !

Pour un simple colis Livraison par drone qui n’en finit pas de ne pas arriver l’inquiétude peut grandir au point d’envahir l’espace mental empêchant toute réflexion et toute action.

Chacun des sens en éveil, l’oreille est à l’écoute du moindre bruit, du plus petit indice.

Telle Tatiana Samoïlova Tatiana Samoïlova (Quand passent  les cigognes, 1957) plus soucieuse de savoir quand passeront les cigognes (contre-sens assumé !) que de connaître l’heure de venue du facteur ; mais c’est un cas atypique.

L’anxiété qui a gagné son visage révèle l’intensité et les enjeux de son attente ; si elle savait la pauvre !

 

     Sommes-nous condamnés à patienter et espérer sans fin en nous tordant les mains et les jambes tels des gamins autrefois habitués à ce que leurs caprices soient immédiatement satisfaits ?

La délivrance vient-elle avec la mort ?

Si une attente pouvait se dérouler en connaissant son heure et sa date précise d’échéance le système nerveux s’en porterait bien mieux.

Mais non bien sûr, la vie coulerait trop facilement et nous n’aurions pas autant conscience de la précarité de nos existences.

L’incertitude est une menace permanente qui nous rend excessivement vulnérables et nous sommes impuissants à nous en défaire.

Pas étonnant si à force de se prendre des coups Uppercut nos âmes finissent défigurées au point de nous faire porter sur le visage les traces de nos heurts Visage tuméfié suivant le principe inverse de celui du fameux Portrait de Dorian Gray !

Ah ! les agressions du temps !

 

            N’ayant pas d’autre choix que d’attendre, attendons sans relâche, même si cela fait mal de devoir vivre avec une dangereuse Épée de Damoclès au-dessus de la tête.

Bienheureux ceux qui ne s’en doutent pas…

 

 

LE portrait de Dorian Gray (inv.)

(© 2017/droits réservés)

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Des orages à prévoir (jusqu’en fin de journées)

Posté par BernartZé le 4 octobre 2016

Grosse déprime

Prime à la déprime

  

            Pourquoi continuer à se prendre la tête si tout est déjà perdu ?

 

     A force de multiplier les échecs il se peut que vous vous voyiez tel un simple Un pion égaré, oublié là alors que la partie semble achevée ; encore debout mais titubant en songeant que votre vie s’est jouée sans vous.

Si ce sentiment revient sans cesse ainsi qu’une mauvaise habitude, c’est que vous êtes peut-être particulièrement doué pour répéter toujours les mêmes erreurs ; c’est inné.

Mieux vaut se faire une raison et l’accepter une bonne fois pour toutes.

Dites-vous qu’un front dépressionnaire a décidé de s’installer à demeure tout le long de votre vie.

La météo locale peut se révéler étonnamment cruelle…malgré les jolies couleurs affichées Front dépressionnaire 2.

 

     Cela étant, si vous persistez à nier l’évidence, lancez-vous alors dans des travaux de réflexion Réflexion intense.

Choisissez la méthode intensive et n’hésitez pas à vous employer sans compter quitte à faire appel à des spécialistes Travaux de ''voiries'' de terrain.

S’ils ne seront pas toujours de bon conseil, ils vous permettront de vous remettre -une fois de plus- en question(s).

Petit détail : préparez-vous à percevoir l’écho de votre propre vacuité ; rien qu’un mauvais « moment » de plus à (dé)passer.

Sous prétexte d’essayer de découvrir ce qui…cloche en vous, vous allez de surcroît vous infliger des heures et des pages d’écriture avec votre vieux stylo à bille hérité de votre grand-père paternel.

L’attachement sentimental envers cet objet de collection Stylo à bille de László Biró (1938) (vieux de près de quatre-vingt ans) vous inspirera peut-être des plongées en abîme supposées salutaires.

Au 36ème dessous vous ne saurez plus même où vous habitez et encore moins qui vous êtes ; rien d’extraordinaire à cela.

Devenez alcoolique Whiskey si ça peut vous permettre de mieux sonder votre âme (réserve d’usage : l’abus d’alcool est dangereux pour la santé…).

N’espérez pas guérir puisque vous n’êtes pas malade mais simplement né ainsi : viscéralement et constitutionnellement vous.

 

     Votre déni -in fine- vous aura occupé durant des décennies : dix quinze vingt ans ou plus à parler (plus ou moins) dans le vide face à un psychomachinchose Psychothérapeute ; des nuits entières à tartiner des pages de cahiers en tous genres : grands ou petits carreaux, lignes ou feuilles immaculées qui ne demandaient pas à devenir le « déversoir » de vos états d’âme.

Mais faute d’autre exutoire…

Manque d’amis ou d’amour ?…

 

            Vous aurez toujours froid, question de métabolisme, et rien ne pourra jamais vous consoler de vos peines.

Peut-être passerez-vous vos automnes à vous enrhumer et vos hivers à vous désespérer pour rien, pour tout.

En rêvant à une créature imaginaire Sonia Braga (dans ''Le  baiser de la femme araignée'') qui aurait pu vous sauvez de vous-même en vous extirpant de votre toile d’araignée.

 

     Mon dieu ! My god ! Votre lamentable histoire commence à me déprimer…

  

 

Extrait du ''Baiser de la femme araignée'' (Hector Babenco, 1985) 

(© 2016/droits réservés)

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Ben pourquoi donc ?

Posté par BernartZé le 2 août 2016

This is art

Ou bien

  

            A quoi sert-il d’avoir un corps ?

 

     Notre âme déjà lourde ne pourrait-elle pas se passer de ce genre d’encombrant ?

On la dit légère comme une Plume d'âme prête à s’envoler à l’instant de la dernière pesée 21 grammes - La pesée des âmes (2013) ; cette théorie un brin fumeuse remontant au début du siècle dernier et basée sur des expériences approximatives a fait son chemin jusqu’à devenir pour beaucoup vérité absolue.

 Ainsi, sur ce point précis, nous serions tous égaux ; une première dans toute l’histoire de l’humanité !

21 grammes, le poids de l'âme Ɂ Question naïve s’il en est ; aussi bien en regard de la considération qui lui est ainsi accordée par rapport à la masse corporelle que pour des motifs plus spirituels.

En résumé : l’esprit ne fait pas le poids !!

 

     Quitte à enfoncer des portes ouvertes (depuis longtemps béantes) reconnaissons qu’au premier regard Regard (pourquoi toujours bleu ?!) peu de gens voient l’âme de la personne qu’ils rencontrent.

Ils préfèrent s’attacher à des critères esthétiques, à l’aspect extérieur, aux apparences plutôt qu’aux transparences dont certains -de surcroît- se fichent complètement.

Faut-il les en blâmer ?

OUI / NON…biffez la mention qui vous semble inutile.

L’être humain est un animal, c’est-à-dire un « être vivant doué de sensibilité et de mouvement ».

Quelques agités du bocal s’excluent d’eux-mêmes de cette assemblée par leur comportement déplacé pour ne pas dire primaire ; peu leur importe l’activité du cerveau si le corps rencontré présente des courbes qui siéent à leur vision du genre humain.

Pour eux la question en préambule « A quoi sert-il d’avoir un corps ? » ne peut avoir qu’une seule réponse pleine entière et omnipotente.

 

     D’autres dans le même temps sont plus mesurés : ils s’intéressent au corps à l’âme à l’esprit à la matière à la métaphysique et à la transfiguration résultant d’une harmonie Harmonie (pouët !).

Le monde est f(l)ou, quelle découverte ! ; incertain hasardeux dangereux formidable étonnant généreux et plus encore…

Mettez le tout dans un Shaker et secouez fortement pour obtenir la vie…ou bien son apparence.

 

            Si nous n’étions qu’esprits serions-nous plus légers, plus insouciants ou plus heureux ?

Débarrassées de nos corps nos âmes exulteraient-elles autrement D.H. Lawrence ?

 

     Un 2 août à 0h47 et demie (!) une âme s’est envolée comme un petit Colibri Montre Colibri.

  

 

Colibri

(© 2016/droits réservés)

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Problème universel

Posté par BernartZé le 18 juin 2016

Toit et nous

Ne partez pas sans moi

  

            Nous n’avons plus vingt ans, surtout vous.

Ce n’est pas une raison suffisante pour filer à l’anglaise et me laisser seul éploré.

 

     Que ferai-je sans toit sans vous sans mon enfance, sans notre histoire et vos souvenirs ?

Après vous tout aura disparu, la maison s’écroulera sans ses murs et le froid, mon ennemi juré, m’envahira pour toujours.

L’angoisse me tord les doigts, mes ongles s’enfoncent dans ma propre chair à l’idée de n’avoir plus personne à qui demander mon chemin, personne pour me donner d’autres conseils…quitte à ne pas les suivre.

Je vous détesterai de vous en être allé.

 

     Je resterai ce gamin apeuré d’avoir été perdu dans un aéroport.

Ne pensez pas m’attendrir en me racontant qu’à présent vous êtes vieux et fatigués, presque pliés en deux au-dessus de vos tombes Courbés et que -bientôt peut-être- vous vous sentirez partir.

Je ne m’attendris pas, j’ai peur, plus froid encore.

Peur de ne pas être prêt, de ne pas être à la hauteur de mes devoirs.

Qui faudra-t-il implorer pour parvenir à me montrer digne et responsable, le fils que vous deviez rêver que je devienne ?

La faute m’incombera tout entière si je me révèle lâche et incapable.

Je n’ai jamais su comment organiser une fête, alors deux enterrements vous pensez !

Si vous me laissez tomber, voilà ce qui vous attend : vous resterez en chemin mal garés, quelque part en double file entre votre demeure et celle supposée devenir votre dernier lieu de résistance…résidence, pardon.

Vous aurez beau m’en vouloir pour ce manque d’égards et de reconnaissance, je serai obligé de ne pas vous entendre, sourd à vos doléances, par faiblesse ou extrême veulerie.

Dans mon égarement je ne sentirai plus la honte, égoïste et inquiet de mon possible effondrement.

« Probable » serait plus juste tant je ne vois pas de quelle façon je vais réussir à survivre à la perte des seuls êtres que j’ai jamais connus depuis mon premier jour.

Ma sœur vous a quittés avant que je n’arrive ; nous n’en avons jamais parlé mais j’imagine votre douleur restée muette pour m’épargner.

Vous avez eu cette force que je n’égalerai jamais.

 

            Me souvenant de la bonne éducation que j’ai reçue, je tente de me rassurer en me disant que le jour venu je saurai me montrer digne de vous ; soutien dérisoire en regard des doutes qui m’habitent à cette heure.

 

     En toute logique je ne vois que deux solutions à cet épineux problème : soit vous vous abstenez de mourir, soit vous me laissez le temps de partir le premier.

Par avance merci…

 

 

B85  Flash d’un lointain passé

(© 2016/droits réservés)

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Sans foi ni poids

Posté par BernartZé le 19 mai 2016

Tous plumés !

Ça va aller !

(façon méthode Coué)

 

             Mais bien sûr que tout ira bien quand nous n’aurons plus mal ni faim de rien.

 

     Tout de plumes vêtus, plus légers que l’air, nous décollerons de terre en route vers un ailleurs.

Nos coiffures d’iroquois, au naturel Isabelle A., Subway, 1985 ou pas Marlène D., Angel (E. Lubistch, 1937), faciliteront notre envol définitif.

Promis juré plus rien ne nous pèsera alors que nous aurons presque oublié notre bref passage ici-bas.

La peur et l’angoisse seront à jamais effacées, les âmes et les corps meurtris par la vie brilleront de nouveaux feux.

A peine si nous auront encore conscience d’avoir vécu.

 

     Mais que signifie « vivre » ?

Question naïve s’il en est que certains pourraient juger stupide ou vaine.

Qui s’aventurerait à faire de nos existences un seul et même portrait Esquisse où tous se reconnaîtraient ?

A la question super-banco du Jeu des Jeu des mille francs francs (autre temps autre monnaie et dernier billet en date le Richelieu 1000 francs Richelieu que très peu ont connus) l’enjeu pour celle-ci est conséquent et la réponse vaut sans aucun doute plus de mille euros (tout augmente !) pour qui saura en faire un résumé exhaustif.

 

[Une vie : naître et mourir, entre ces deux événements faire son possible (version minimaliste) ?]

 

La vie est merveilleuse Wonderful life - Black (1987)  comme chacun sait, faite de solitude de nuages et d’éclaircies entre deux ondées.

Le plus incroyable n’est-il pas de la trouver réellement ainsi alors que des -plus ou moins- semblables n’en retiennent que les douleurs et les (longues) épreuves ?

L’ironie de la chose est dans cette concomitance qui révèle l’humanité dans sa variété faite de contradictions (apparentes) : certains jouissent pleinement quand d’autres se désespèrent.

Ce qui dans l’absolu pourrait sembler injuste…ne l’est pas ; tout dépend des circonstances et du vécu de chacun.

Inutile d’invoquer la malchance ou une quelconque malédiction ; l’héritage explique beaucoup sans pourtant justifier ses dommages.

L’amour, son manque, font toute la différence.

Erasure - Oh L'amour (1986) 

 

            Oh oh Mister Coué !

Permettez-nous de douter de votre méthode basée sur l’autosuggestion qui -parfois- ne mène nulle part.

Moins l’on parvient à se sentir mieux, plus l’on se sent coupable d’échouer.

Et l’on se persuade de ne pas être capable de vivre comme les autres.

Tous les vides ne se comblent pas…

  

 

Emile Coué 

(© 2016/droits réservés)

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Méprises de guerre

Posté par BernartZé le 1 avril 2016

Poisson d'avril

Extrait pochette G.M.

Le jour où j’ai cessé de vivre

  

            Les pieds au-dessus du vide…

 

     Cesser de vivre...(Jean Racine) Je ne me souviens plus vraiment du début de mon voyage en solitude.

Très tôt les parfums de fin du monde m’ont captivé ; avant même de pouvoir en saisir toutes les fragrances j’ai senti instinctivement mes périls à venir.

En pleine lumière la sombritude me guettait déjà et j’entrevoyais les ruelles étroites Sombre ruelle qu’il me faudrait emprunter.

Quand d’autres paraissaient sûrs de leur avenir je ne cessais de faire semblant de rire aux éclats pour étouffer mes angoisses et divertir l’assemblée.

A croire que j’ai grandi dans l’antichambre d’une fin prochaine !

Et pour arranger le tout j’ai pris dès l’adolescence la mauvaise habitude de passer en boucle Tourne-disque des morceaux de musique à se pendre, histoire de mieux appréhender l’ampleur du désastre annoncé L'heure annoncée.

Je l’ai attendu épié et espéré mais à près de quatre-vingt-trois ans je ne suis pas encore définitivement mort ; ridicule et pathétique !!

 

     En regard de la vie la mort ne m’a jamais causé le moindre effroi.

C’est ainsi que j’ai toujours vécu, attendant une fin qui ne venait pas.

Malgré les épreuves du temps, les agressions physiques, les atteintes morales, j’ai bêtement résisté à toutes mes tempêtes.

Que personne ne songe à me plaindre je n’y pense pas moi-même !

Demain il fera nuit et l’éden Le langage oublié (extrait pochette G.M. 2004) promis me sera resté à jamais inconnu.

Ce devait être écrit quelque part sans doute et finalement quelle importance ?

 

     Depuis bien longtemps déjà, j’ai cessé d’être sans le vouloir.

Depuis fort longtemps j’aurais dû disparaître et me soustraire à une existence vide de sens.

Il y a malheureusement bien plus grave ailleurs que de passer à côté de sa vie.

 

            Est-ce ainsi que les hommes meurent sans la moindre importance ni plus de traces ?

 

 

Prisonnier de l'inutile - Gérard Manset, 1985  G.M.

(© 2016/droits réservés)

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