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Détournement hasardeux

Posté par BernartZé le 12 mars 2017

Vieux cliché d'autrefois

La dictature du souvenir

(subtils détours)

  

            Il suffit parfois de presque rien pour que remontent des images et des fantômes du passé.

 

     Rien ne se perd tout se recycle semble-t-il ; notamment grâce aux internautes obsédés par l’idée d’informer de leur existence l’humanité entière en semant des traces un peu partout tels des incontinents des réseaux sociaux.

Ils se racontent se « selfient » et s’auto-promeuvent à tout va pour se mettre en valeur ou (peut-être ?) apaiser quelques angoisses.

Être en vue pour (se) prouver qu’ils existent et qu’ils sont nés pour de bonnes raisons, à savoir jouer un rôle important ici-bas.

 

     Les personnalités publiques ont de tous temps montré la voie, qu’ils soient artistes politiques ou criminels ; certaines interférences entre ces catégories ne manquent par ailleurs pas de sel (!).

Pour les individus lambda le besoin de reconnaissance est souvent tel qu’ils ne peuvent se contenter -comme autrefois- de passer à la télé ou de faire la une des journaux.

Il leur est indispensable de se mirer dans les regards si possible admiratifs du plus grand nombre.

Se paître et se repaitre du sentiment de leur importance devient vite une addiction.

En guise de preuves ils s’abreuvent de chiffres qui sont supposés être les indices de leur notoriété grandissante.

Qu’il s’agisse de « like » (l’image du pouce levé Like correspond-il au verdict des arènes romaines ?) de « followers » (toujours en alerte) ou de « retweets » copiés/collés machinalement à l’infini, tout est bon pour prendre la mesure de sa part d’audience au cœur des médias.

Jusqu’à l’excès l’overdose et le suicide parfois.

 

     En gage d’estime d’affection voire d’amour ils se contentent de signes de messages ou de déclarations écrites (non sans fautes de grammaire et d’orthographe Dislike) généralement dépourvues d’argument.

Un temps rassurés, leur quête sans fin doit reprendre sans tarder.

L’inquiétude de perdre l’attention des suiveurs est omniprésente, dévorante, obsessionnelle.

La lumière peut s’éteindre à tout moment et d’autant facilement que la renommée est faite de vent.

Le filtre de la toile est un voile qui leur cache la vérité de ce qu’ils ne sont pas.

L’anonymat permet tous les mensonges, toutes les flagorneries toutes les supercheries.

Il est plus de oisifs que de surfeurs en mer.

  

            Et c’est ainsi que l’on découvre un jour par hasard sa bobine sur une vieille photo de classe dont on ne se souvenait même pas.

Troublant, un brin perturbant…d’autant plus que l’on se reconnaît à peine faute de ne pas avoir consacré toutes les années passées à se regarder dans le miroir.

A la loupe on scrute on observe on cherche à se souvenir.

Que font donc là ces têtes inconnues, celles qui ne disent strictement plus rien ?

Et lorsque l’on se rappelle seulement sept ou huit noms des camarades d’autrefois, l’alerte Alzheimer semble devoir être lancée !

La question immédiate « que sont-ils tous devenus ? » laisse rapidement place à celle qui interroge sur les raisons qui font que certains se sont finalement avérés plus mémorables que d’autres.

Est-ce une question de personnalité ou d’affinités d’alors ?

 

     Nathalie Jérôme Christine Marc Frédérique Bertrand Bruno Suzette (…j’ai un doute) je ne vous avais apparemment pas totalement oubliés.

 

            Ne pas se fier à l’apparente véracité d’une photo détournée…

 

  

Malouinière

(© 2017/droits réservés)

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Retrouve aïe !

Posté par BernartZé le 9 novembre 2016

504 Peugeot

Antipathie sélective

  

            J’ai connu autrefois une voiture blanche que j’ai tout de suite détestée.

 

     J’étais fort jeune encore ; sans doute est-ce ma seule excuse.

Nos atomes se sont immédiatement crochetés ; animosité au premier regard.

Je n’aimais pas plus sa tête que sa non couleur (je l’aurais préférée…noire !).

Mais pour être honnête je ne savais pas vraiment pourquoi je ne l’aimais pas.

Le gamin que j’étais la trouvait simplement moche ; c’était aussi bête que ça.

 

     Nous grandîmes ensemble malgré tout jusqu’au jour où elle me fit la joie…d’être volée dans le garage où elle dormait encore la veille de notre départ en (grandes) vacances.

J’étais ravi…même si nous dûmes rentrer à la maison en Petit tr en ne cessant de nous excuser d’encombrer le wagon avec tous nos bagages (le coffre était heureusement vide à deux ou trois babioles près).

Certes nous avons dû faire le deuil de notre villégiature cet été là qui fit le plein de soleil Plein soleil et de chaleur à nous donner la pépie.

 

     Les jours suivants, dans l’attente du résultat de l’enquête de police je croisais les doigts pour que l’on ne la retrouve pas.

Et je cherchais fiévreusement celle qui la remplacerait vite pour mon plus grand bonheur.

Une semaine de folie mentale durant laquelle j’ai laissé courir librement mon esprit débridé.

J’adorais la Renault 5 et j’étais plus encore obsédé par les essuie-glaces arrière Essuie glace arrière à en devenir frapadingue !

Mais pour voyager, cette voiture était supposée trop petite pour notre grande famille ; autre deuil.

Huit jours de délire jusqu’à ce qu’un coup de téléphone funeste nous apprenne officiellement que la voiture avait été retrouvée ; à mon grand dam évidemment.

 

     J’ai fait grise mine en la revoyant, incapable de cacher ma désespérante tristesse.

La vie reprit son cours, l’été était passé.

 

            C’est fou comme les enfants peuvent être parfois excessifs…

 

  

Satanée voiture  Retour à la case départ…le cœur retourné !

(© 2016/droits réservés)

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(Presque) Imaginaires

Posté par BernartZé le 14 août 2016

De l'intérieur

Un égarement de plus

  

            L’autre nuit je me suis laissé aller à me laisser porter par mon envie de dériver.

 

     Inconfortablement assis sur mon coccyx (on fait ce qu’on peut !), je m’imaginais jouant aux Jeu d'osselets tout en me remémorant des jours meilleurs.

J’ai repensé à Madrid Madrid Madrid (2) et aux churros Churros dont tu ne pouvais te passer de crainte de « défaillir » ainsi que tu ne cessais de le répéter.

Quel âge avions-nous ? Huit ou neuf ans peut-être.

Au bout de cinq jours nous avions tous vite émigré sur la côte est, à moins de cinquante kilomètres au sud de Valence je crois, je ne me souviens plus du nom de la commune.

Le lieu était paisible et la plage apparemment tranquille Plage C..

Madrid Madrid nous aurions dû y rester…

 

     Nous profitions pleinement des charmes de l’été Les charmes de l'été - 1975 ; oh pardon, tu ne peux pas te souvenir de cette image floue et à peine moins lointaine pour moi seul.

Temps superbe, mer à une température idéale, tout nous parut sublime durant ce mois de juillet.

Le souvenir du sable fin me revient soudain à l’esprit ainsi que le plaisir d’y plonger les mains goulûment ; un vrai bonheur, un moment apaisant.

A la plage nous passions notre temps à lire (un peu) et à filer droit vers la mer pour déborder d’éclats.

Jusqu’au jour où la mer nous déborda.

 

     Le temps mauvais était annoncé, le Drapeau rouge était hissé.

Et pourtant ce jour-là nos parents, toujours prudents, nous avaient laissé aller nous baigner à condition de porter nos Flotteurs.

Nous avions protesté, on nous prenait pour des bébés !

Un peu humiliés, nous avions tout de même couru nous jeter dans les vagues tête la première.

Concours d’immersions contrariées par les bouées, rodomontades jusqu’au moment où tu ne remontas pas.

Une vague Grosse vague qui me parut énorme nous avait engloutis.

J’avais failli étouffer sous l’eau alors que j’étais capable de flotter sans même avoir besoin de faire la planche ; mais là !

Notre père, qui gardait toujours un œil sur nous depuis la plage, était venu à la rescousse pour nous sauver de ce trop plein d’eau.

Mais tu avais définitivement sombré ; ton corps fut repêché trois jours plus tard.

 

     Essayer de te dire le cataclysme qui s’ensuivit serait peine perdue.

Aucun de nous trois ne réussit jamais à admettre l’inacceptable.

La vie dut continuer sans toi, omniprésent.

Nous avons tous grandi et vieilli ; nos parents sont morts.

Je reste seul.

Je reste seul et je me souviens.

Je me « souviens » que nous étions nés à quelques minutes d’intervalle, tous deux l’aîné de l’autre en dépit des légendes.

Ce débat sans intérêt n’a -malheureusement- plus lieu d’être.

 

            Partir à la dérive puisqu’il me faut partir ?…

 

 

Two in the pocket  

(© 2016/droits réservés)

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Petit détail olfactif

Posté par BernartZé le 6 juillet 2016

Poulet rôti

Là-bas sur les ghâts

  

            C’est vers deux ou trois heures du matin que nous déboulâmes au bord du Gange.

 

     L’épopée avait été longue et éprouvante : des heures interminables casés sur des couchettes étroites de trains Couchettes trains indiens, la citronnelle (odeur suffocante, allergie déclarée !) contre les Moustique d’une incroyable vitalité, puis des rues empruntées à toute vitesse par un auto-rickshaw Auto-rickshaw de fortune (celle de rester en vie !) et, enfin débarqués, il nous fallut descendre – chargés du poids des sacs-à-dos – une succession d’escaliers plus ou moins abrupts pour atteindre la rive.

 

     Notre première impression est demeurée inoubliable.

Un voile à mi-chemin entre le brouillard et le fog anglais s’était emparé des eaux que l’on discernait à peine Arrivée sur les ghâts (Varanasi) (bien moins encore).

Nous percevions une présence indéfinissable d’autant plus troublante que nos yeux ne pouvaient que la deviner.

Épuisés mais heureux nous avons remonté des marches jusqu’à trouver une pension un peu spartiate susceptible de nous accueillir pour la nuit ; le temps de prendre une bonne douche (à l’étage) indispensable après des jours d’incubation dans les trains et nous nous sommes écroulés sur nos lits en quête de salut.

 

     Sitôt le petit-déjeuner pris (ah ! les Banana lassi qui donnent la pêche !) nous sommes partis à la découverte d’une ville où tout converge vers le fleuve sacré…au point qu’il est presque impossible d’en décoller ou du moins de ne pas y revenir sans cesse, ne serait-ce que le temps de se reposer un moment pour boire un tchaï Tchaï à la cardamome (eau non potable issue du Gange ?!) le regard inévitablement tourné vers l’autre rive.

 

     Les ghâts à Bénarès Les ghâts sont à la fois un lieu de recueillement, de célébrations et d’étranges encombrements ; tout un peuple s’y croise sans cesse.

C’est lors d’une de nos multiples allées et venues le long du Gange que nous sommes tombés sur une Crémations ; « spectacle » évidemment interdit aux touristes.

Tout en respectant une cérémonie dédiée aux défunts, il est difficile -même à une distance convenable- de ne pas être intrigué donc curieux ; nos pratiques occidentales sont si éloignées de cette appréhension de la mort.

Il n’y a en fait rien de spécial à comprendre si ce n’est une tout autre façon d’accompagner les disparus, terme pudique s’il en est.

Là-bas tout finit dans le fleuve…après époussetage.

Nul manque de respect mais bien au contraire de l’admiration quant à cette capacité d’envisager naturellement une suite à notre vie terrestre.

 

            Le plus surprenant fut de constater l’odeur de poulet rôti prégnante qui remontait à nos narines.

L’expression « avoir la chair de poule » ne serait-elle pas seulement imagée ?…

  

 

Frites  (Mais où ont-elles pu passer ?)

(© 2016/droits réservés)

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‘L’amour en fuite’

Posté par BernartZé le 27 juin 2016

Extrait pochette R.E.M. (Out of time, 1991)

Le passé incertain

  

            Ni l’un ni l’autre ne comptait plus les années écoulées.

 

     Les images d’autrefois avaient basculé dans un autre monde, peut-être parallèle, qui leur semblait assurément aujourd’hui irréel.

Il leur arrivait parfois de douter de s’être jamais rencontrés.

Tout cela remontait à une époque si lointaine que des approximations concernant leur histoire ne pouvaient que la desservir.

Comme si un voile pudique discrètement jeté avait créé un flou artistique Tango amoureux (photo Nicole Miquel, 2007) qu’ils préféraient inconsciemment à une vérité dérangeante dont ils ne voulaient plus parler.

Le temps et la fatigue avait eu raison d’eux.

 

     En faisant un effort de mémoire ils pourraient dire qu’ils s’étaient vus pour la première fois sur un banc de lycée ou de faculté ; ou bien dans une cour un couloir, voire sous un préau.

Ils étaient très jeunes et crédules en tous cas.

L’un et l’autre rêvaient encore de leur vie future ; une discussion les avait rapprochés, les rendant plus impatients de commencer à vivre.

Ils se croisaient au début par hasard et…le hasard sembla rapidement bien faire les choses au point qu’ils se virent quotidiennement matin midi et soir…au rythme effréné d’une médication !

Ils se retrouvaient dans des cafés alentour, passant des heures à parler et partageant une sensibilité qui demeurait incomprise dans leurs familles.

Cette intensité commune scella une amitié qui leur faisait du bien, comme un baume apaisant les douleurs d’une plaie.

 

     A force de se voir ils devinrent complices, à force de complicité l’amour devint une évidence alors qu’il leur avait toujours paru étranger ; étrange et inaccessible sentiment auquel ils n’avaient pas été préparés ; des histoires de famille…

Ils se marièrent à la mairie -sans grande pompe ni déguisements- un 5 septembre ; pas de cérémonie religieuse ni de repas de fête pour mères pères cousins ou trisaïeuls qui n’avaient pas été conviés.

Deux témoins et puis hop ! Le saut dans l’inconnu et dans la vraie vie.

Ils apprirent la vie à deux, exercice difficile pour deux solitaires qui s’étaient approchés avec la démarche du crabe La démarche latérale du crabe, un peu en biais et sur la pointe des pieds en espérant (peut-être) ne pas entièrement apparaître sur la photo de l’album à venir.

Ils prirent ensemble de nombreux clichés : des paysages (pas toujours bucoliques) des rues des lumières dans la nuit et des mers, beaucoup de mers à marée montante et descendante et lors des grands débordements d’équinoxe Grande marée (Le Sillon), rarement d’eux-mêmes.

Ils n’eurent pas d’enfant.

 

     Quand ils comprirent qu’ils ne se désiraient pas le ciel leur tomba sur la tête ; les fracas et les pertes ne tardèrent pas à s’inviter (!) dans leur quotidien.

Ils en perdirent vite leur foi et toute fierté avant de comprendre qu’ils s’aimaient d’un amour exclusivement platonique dépourvu du moindre élan physique ; l’appel de la chair ne s’était jamais fait entendre.

Ils s’étaient consumés d’une flamme bleue et froidement cérébrale qui, malgré leurs efforts et leurs dénis, avait fini par les laisser exsangues.

Epuisés ils avaient dû se séparer.

La vraie vie était trop grande pour eux qui ne s’étaient nourris que de rêves et d’illusions ; la déception et le dépit étaient malheureusement prévisibles.

 

            In fine ?

Un divorce, jamais véritablement consommé, qui les fit tomber à genoux.

C’était il y a si longtemps ; leurs routes ne se sont pas recroisées.

  

 

Sade - Love is stronger than pride (1988)  Losing my religion - R.E.M. (1991)  (Voir et revoir mille fois le clip ; comment ne pas penser à Rembrandt, au Caravage, à Vermeer… ?)

(© 2016/droits réservés)

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De pires dépits

Posté par BernartZé le 13 mai 2016

En équilibre instable

Vingt coups de pieds dans la lune

  

            Tout un poème !

 

     Une vieille photo remontant à nos jeunes années suffit parfois à nous faire replonger dans des abîmes de perplexité.

Avons-nous bien vécu ? Avons-nous touché du doigt nos rêves d’enfant ?

En se penchant sur la photo on s’épanche et l’on se souvient.

La mémoire se réveille au fur et à mesure que remontent à la surface les images du passé.

Phénomène ordinaire en forme d’échappée pour trouver un peu de chaleur perdue quand le réconfort brille par son absence.

Comme s’il fallait toujours se faire consoler alors que, devenu adulte, il serait grand temps de s’assumer seul sans recourir à ce genre d’artifices en forme de planche de salut.

Certains repensent à un premier amour, d’autres au temps heureux où leurs parents plein d’attentions savaient les rassurer quand ils les surprenaient au bord des larmes.

Il existe aussi ceux qui se gavent tous les soirs de tapas Coques au naturel leur rappelant leurs origines méditerranéennes ou ceux-là qui s’abreuvent de potages (déshydratés !) aux vermicelles de haricot mungo Potage à la volaille dans l’espoir d’un retour en Asie où ils ont vu le jour et vécu leur enfance.

C’est par le ventre qu’ils se souviennent.

 

     A quoi sert-il de remonter sans cesse cette vieille toquante Vieille toquante qui nous accuse et nous montre de la pointe de ses aiguilles notre faiblesse et nos lâchetés accumulées au fil des années ?

L’espoir d’une rédemption ne suffira pas à nous sauver, pas même à toutes jambes.

Point de salut ni de soulagement en perspective ; pas moyen d’éviter la confrontation avec un sentiment sourd, une confusion qui temporise avant de délivrer son implacable verdict : nous avons tous échoué !

Seuls les vaniteux et les plus imbus s’inventent une glorieuse réussite en s’imaginant avoir réalisé tous leurs rêves ; ils oublient la multitude de concessions et de petits compromis égarés en chemin.

 

            L’équilibre d’une vie est instable ; un coup de vent, une vague, un front dépressionnaire et hop la bascule !

Il est vain de le nier et de donner des coups de pieds dans sa destinée.

L’indécision et le doute sont humains, la faiblesse également même si elle est rarement excusée.

Apprendre à se pardonner est peut-être le plus impossible des défis lancés à soi-même.

Comme si une force intérieure nous empêchait toujours d’accepter nos limites avec humilité.

On peut chuter Chuter mille fois et se relever encore ; on peut baisser les bras parfois.

 

     Il importe de savoir que certains jeux de cartes SONY DSC sont truqués…

  

 

Moon (Adrian Limani) 

(© 2016/droits réservés)

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Belle nature

Posté par BernartZé le 1 décembre 2015

Grotte aux coquillages

Dingue !

  

            C’est fou ce que l’on peut trouver parfois sous nos pieds.

 

     Souvenons-nous de nos bords de mer et des excursions maritimes qui illustraient gaiement nos cours de Biologie (aujourd’hui SVT, la Terre étant venue naturellement se greffer à la dénomination d’études d’éveil à la vie…en un raccourci moins musical).

Pour bien nous préparer notre professeur de sixième nous faisait la leçon en nous rappelant précisément nos devoirs nos objectifs et nos interdits.

Le plus important était bien sûr de partir à la découverte d’un monde marin que nous avions la chance d’approcher sans prendre d’avion de train ou de métro ; pas même un car scolaire, le trajet pouvant simplement se faire à pieds.

 

     A même le sable La chance de respirer à fond l’air marin est indicible ; un privilège dont sont cruellement privés les continentaux ; bien désolé pour eux !

Partis avec quelques bagages nous avions de quoi revenir avec de l’eau salée en bouteilles des algues et des Coquillages à profusion.

Le bonheur de fouler le sable en faisant des cueillettes est sans prix !

Viendraient plus tard les analyses et l’étude de tous ces prélèvements.

 

     La balade était belle et (pour la plupart) disciplinés nous savions goûter ces heures…sans oublier celle du retour ; pas de piqué en fin de journée dans la piscine d’eau de mer Piscine d'eau de mer !

Et quelques jours plus tard : retour à la réalité scolaire afin de tirer les enseignements de notre escapade ; de bonne guerre.

Moins d’embruns Embruns, plus de Microscope et de pipettes mais encore de l’iode plein les narines.

Il était temps de ranger de trier d’exposer et de faire des tableaux de coquillages Tableau de coquillages avec plus ou moins de (bon) goût.

 

            Bien des années plus tard nous apprîmes (forcément un mardi) que c’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme ; tatatin Dès que le vent soufflera !!

 

     L’odeur des Algues vertes vertes demeure…

 

   

Crustacés & coquillages (2005) 

(© 2015/droits réservés)

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Et quand bien même

Posté par BernartZé le 19 novembre 2015

Fauteuil en dentelle

Vieilles dentelles

(sans arsenic)

  

            Souvenir de l’enfance près d’un poêle.

 

     Une œuvre de Vieilles dentelles adossée à un fauteuil Vieux fauteuil ; et un grand-père souriant.

Comme un instantané prenant sur le fait un homme et son petit-fils à jamais oblitéré dans la mémoire d’un enfant.

 

     L’optimisme semblait de mise tant la connivence était évidente.

Le grand-père s’efforçait de sourire pour cacher sa grimace et le mal qui le rongeait en secret.

Il parlait et (ra)contait beaucoup ; des histoires vécues et d’autres inventées selon son humeur et ses improvisades.

Comme tous les grands-pères il aimait tous ses petits-enfants dont la présence lui redonnait courage alors que ses forces s’amenuisaient sans qu’aucun d’eux ne pût le deviner.

Il mourait sous les yeux d’êtres qui l’aimaient sans se douter combien il avait mal.

Malgré l’interdiction il continuait parfois à fumer Vieille pipe en y trouvant un dernier plaisir.

 

     Les parents des enfants crurent bien faire en les tenant tous éloignés des dernières heures de la maladie et de la chambre d’hôpital.

Comme ses cousin(e)s il ne fut pas autorisé à prendre part à l’enterrement sous prétexte de son (trop jeune) âge.

 

            Ils pensaient le protéger, lui n’a jamais compris.

  

 

Arsenic et vieilles dentelles (Frank Capra, 1944) (Les choses qui ne se disent pas)

(© 2015/droits réservés)

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Z’ému

Posté par BernartZé le 27 août 2015

La canne de mon grand-père

La canne de mon grand-père

  

            Nous ne sommes jamais allé ensemble à la pêche aux moules pour finir par les mettre en bocaux Moules au naturel (bocal).

 

     Peu importe si d’autres avant moi ont écrit sur ce sujet familial et universel puisqu’il s’agit de mon papy.

Papy oh ! Papy tu es mort bien trop tôt quand j’étais bien trop jeune il y a fort longtemps !

Je n’étais qu’un petit enfant et tu étais mon seul grand-père, idéalisé façon Hugo Victor Hugo, grand-père avec ta pipe ton fauteuil et ta canne.

J’ai dû sauter sur tes genoux même si je ne m’en souviens plus mais je n’ai pas oublié ton sourire et ta façon de nous faire rire, nous tes petits-enfants assis tout près dans l’attente d’une nouvelle facétie.

 

     Toujours plein d’élégance en toutes circonstances avec -le plus souvent- ton costume ta cravate et la pochette assortie sans omettre les lunettes légèrement teintée (verdâtre) Lunettes verdâtres comme l’on n’en fait plus, tu étais tu n’es plus.

Je ne t’ai pas vraiment vu mourir ; je ne t’ai pas enterré ayant été alors considéré beaucoup trop petit pour assister à tes funérailles.

Longtemps je n’ai pas compris.

 

            Des décennies plus tard, à la mort de Mamie, j’ai eu la chance d’hériter de ta canne ; ni frère ou sœur cousin ou cousine pour me la disputer.

Certains avaient eu d’autres vues sur des biens plus matériels.

 

     Ta canne reste près de moi ; je ne pourrai jamais l’utiliser pour marcher car tu étais plus petit et je ne voudrais pas l’abîmer davantage.

Mais je n’oublierai pas…

 

Papy ! 

(© 2015/droits réservés)

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Richesses et pauvreté

Posté par BernartZé le 9 août 2015

Partition musicale ''On n'a pas tous les jours vingt ans''

Une fois seulement vingt ans

(des saints animés)

  

            Mais pour toujours 5 ou 10 ans.

 

     Quand les cheveux grisonnent on se souvient ; le phénomène observé étant similaire pour les chauves prématurés, ils n’auront pas lieu de se plaindre d’ostracisme.

Plus l’on devient vieux, plus l’on repense à ses vertes années ; seuls les incurables optimistes de cent-dix ans (et plus) poursuivront leur déni, libres de le faire.

Les autres, plus nostalgiques, plus sentimentaux -à la limite de la niaiserie ou de la bêtise parfois…?- se laissent plus facilement aller, préférant s’avouer leurs émotions au risque de recueillir quolibets et incompréhension.

 

     A l’heure où le poste de télévision Petite lucarne s’est transformé en véritable rampe de réception d’images et de chaînes à profusion, il est facile de revoir « à loisir » tous les films que l’on veut ; à la condition -non négligeable- de ne pas manquer de ressources pécuniaires.

Pour se consoler…se souvenir qu’aucun écran de télévision ne vaudra jamais celui d’une salle de cinéma.

Pour les plus riches et oisifs, la (triple !) Zapette fait office de guide spirituel tous azimuts.

Et c’est ainsi qu’au hasard de nuits sans sommeil ou d’un programme repéré parmi cent-mille autres, on revoit un vieux dessin animé (l’ancêtre dinosaurus de l’animation 3D !) de sa petite enfance.

Et de se surprendre à larmoyer bêtement devant un plat de spaghetti Spaghettis de la Belle et le Clochard ou de pleurer carrément à la mort de la mère de Bambi Mort de la mère de Bambi !

Sniff et re-sniff quand Bambi reste seul Bambi (et Panpan) (avec Panpan tout de même).

N’importe quoi ?

Et que dire en revoyant Dumbo et ses grandes oreilles Dumbo ?

Rien ; en cachette de tous il est permis de pleurer et de rire alternativement…ou dans le même mouvement pour les plus audacieux.

 

            En cas de sentiment (diffus) honteux se souvenir que l’on ne vit qu’une fois…

  

 

Berthe Sylva  Everybody hurts - R.E.M. (1992)

(© 2015/droits réservés)

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