Mirage (relevé)

Posté par BernartZé le 29 janvier 2017

Dans l'eau delà

Dans l’au-delà…

             

            Je l’ai vu assis là sur son lit, me regardant droit dans les yeux.

 

     Mon étonnement m’empêcha d’abord de remarquer son air surpris par un flash lumineux intrusif ; le connaissant il n’a pas du tout dû apprécier un tel dérangement pour lui synonyme d’incursion dans son intimité.

Réflexion faite je crois qu’il était aussi stupéfait que moi au point de douter de me reconnaître ou de ne m’avoir jamais connu.

Muettement interrogatif il semblait dire « Oui ? C’est à quel sujet ? » ou quelque chose d’approchant.

Avec son air d’attendre sans espérer une réponse je me suis demandé le pourquoi de cette réunion.

Même l’espace d’un instant elle paraissait saugrenue après toutes ces années.

Lui calme et tranquille, le regard aussi vif qu’autrefois, réveilla soudain un pan de ma mémoire où se trouvaient enfouis les moments partagés que je croyais à jamais perdus.

 

     Comment ne pas être désappointé par ces retrouvailles et bouleversé de le revoir ?

Était-ce un rêve, une illusion, une hallucination ?

Étais-je en plein délire par excès de boisson ou de fatigue ?

La faim me faisait-elle miroiter de faux espoirs réconfortants afin de me consoler d’un désert affectif où nul n’était plus aimable ou seulement bienvenu ?

 

J’ai ouvert mes bras, tendu mes mains pour le toucher à nouveau ; il m’avait tant manqué.

C’est alors que j’ai pris conscience du vide qu’il avait laissé en moi en me quittant.

 

     Le poids de l’absence ne se révèle parfois que des années plus tard, lorsque -certain d’avoir fait son deuil- on a baissé la garde.

Nul n’est alors à l’abri d’une piqûre de rappel comme s’il était besoin de mettre de l’ordre dans son passé en y replongeant plus que le bout du nez.

 

            Je ne sais plus ni pourquoi ni comment je me suis (malheureusement) réveillé…

 

  

A. 

(© 2017/droits réservés)

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Question de volonté ?

Posté par BernartZé le 29 janvier 2017

Happy new year 2017

Carte de veux

 

            (Joyeuse Nouvelle Année)

            (Joyeuse nouvelle année)

 

     Ne dit-on pas « voudrais » ?…

  

Année 2017 du coq  

(© 2017/droits réservés)

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Problèmes épidermiques

Posté par BernartZé le 26 janvier 2017

Pommade Bepanthen

Apaiser protéger réparer

  

            Les fesses du nourrisson ne sont pas les seules lésées.

 

     Se coucher et dormir ; se coucher et rêver que tout va mieux, presque bien.

Pour se pommader l’âme, pour mettre du baume au cœur, en cas d’urgence tout est permis.

Se coucher dormir rêver et croire que l’on est enfin consolé de toutes ses peines, guéri de toutes les blessures.

Notre besoin...(d'après Stig Dagerman) Encore et toujours la même rengaine, les mêmes maux et les mêmes entraves à la vie.

Rêver d’une délivrance et d’une impensable liberté permettant au corps d’échapper à toute pesanteur quitte à changer de dimension.

Rêver de chaleur retrouvée Chaleur humaine ; retomber en enfance.

 

     Les troubles du comportement peuvent s’avérer terribles, parfois mortels.

Bizarrement de nombreux individus en souffrance choisissent de s’en prendre à eux-mêmes plutôt que de remonter aux origines du mal.

Passons sur les desperados qui s’enlisent et se noient jusqu’à plus soif pour oublier que tout leur échappe, les suicidés avant l’heure qui n’en pouvaient plus depuis trop longtemps et tous ceux qui tentent de remplir leur vide de nourriture ou essayent de garder le contrôle en s’en privant jusqu’à la mort.

Restent tous les autres, les plus anonymes, ceux qui se courbent fléchissent et résistent obstinément alors qu’ils aimeraient tant se coucher.

Ils ne sont plus déprimés ni même dépressifs, ils ont basculé au-delà de ces simples considérations humaines.

Ils sont passés dans une autre dimension où la douleur est devenue une telle habitude qu’ils en ont oublié le temps où ils vivaient encore et où la notion de plaisir avait un sens et une place dans leur existence.

Cette souffrance quasi christique Consolation (Jean-Georges Cornelius) peut paraître insensée ; elle l’est.

Et pourtant elle durera encore.

 

            A tous ceux-là j’aimerais dire…

 

  

Bébé Bepanthen  (bonne nuit)

(© 2017/droits réservés)

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Farine élue

Posté par BernartZé le 23 janvier 2017

Vermicelles de riz

Il n’y a pas que le blé dans la vie

 

             Non, il y a aussi la farine de riz !

 

     A quelques jours de la nouvelle année il n’est plus temps d’ergoter.

L'année du coq Le coq sera à l’honneur ; inutile de bomber le torse et de mettre en avant un chauvinisme déplacé, vous n’êtes pas concerné si telle est votre réaction primaire.

Oubliez vos œillères tricolores, passez votre chemin ou acceptez de vous ouvrir à une vision plus orientale, en rouge et or.

Acceptez avant tout l’altérité…

 

     Sortez de vos maisons trop closes et formatées Alvéoles pour découvrir d’autres mondes d’autres connaissances et d’autres cultures.

D’autres saveurs aussi puisque c’est souvent par le ventre -dès la naissance- que se construit une vie.

Pour parler simplement et éveiller vos estomacs, voici une sympathique alternative à vos sempiternels plats de pâtes noyées dans des sauces en tous genres : Soupe vermicelles de riz nam vang Soupe Vermicelles de Riz Mama Pho Ga (Poulet) Soupe Vermicelles de Riz Vifon PHO BO (Boeuf) Soupe Vermicelles de Riz Vifon PHO GA (Poulet)

De quoi faire vibrer nombre de palais en une révolution gustative dérivée du riz.

Et pour les plus aventureux : Vermicelles de riz transparents (saveur champignon) (2) à base de farine d’haricots verts.

Sachant que les réactions oscillent généralement entre le beurk et le miam miam à vous de vous faire une opinion.

 

     Dans tous les cas, si vous voulez voyager loin, oubliez vos a priori et n’écoutez pas les conseils plus ou moins avisés ; pas davantage celui que vous venez de lire.

 

            Quant aux coqs…

 

Vermicelle de riz

(© 2017/droits réservés)

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Grand froid

Posté par BernartZé le 20 janvier 2017

US-SPACE-CURRENT SOLAR IMAGE

Givré

  

                A force de tirer sur ses manches elles cédèrent.

 

     Sur fond de ciel bleu immaculé le soleil était transi de froid ; grelottant, bleu glacé.

 

De sa Méditerranée natale il se souvenait essentiellement de la chaleur de l’enfance et des pâtisseries orientales Ballotin de pâtisseries orientales pleines d’amande et de pistache, de sucre et de miel.

Il y avait aussi les bricks sucrées gorgées de soleil Bricks sucrées et de saveurs gouleyantes en bouche comme un vin…peu léger.

Et même si ses goûters trop lourds lui restaient parfois sur l’estomac, il y repensait aujourd’hui avec tendresse.

Sans nostalgie cependant, mais c’était l’occasion de revivre les heures d’une certaine insouciance et d’un bonheur qu’il n’avait su retrouver.

 

     Dans la froidure hivernale d’un autre pays moins lumineux il en était réduit à se recroqueviller sous des couches de vêtements supposées le réconforter un peu.

Pas assez pour lui éviter des rhumes et des bronchites en cascades qui l’épuisaient davantage que sa lutte permanente contre la glace à l’intérieur.

Il était à présent aussi froid que des filets de pangas mal décongelés  Filets de pangas!

 

     De sa vie il ne se souvenait pas d’avoir un jour perdu le fil.

Même s’il se rendait parfois compte qu’il oubliait des détails du quotidien, surtout lorsque quelqu’un le lui faisait remarquer, il ne pouvait dire quand cette dissipation avait débuté.

Ce n’était plus qu’une sensation confuse pour lui et de plus en plus dérangeante pour son entourage.

Plus il s’absentait, plus il semblait encombrer et impatienter les autres.

Lui, s’endormant, se réfugiait instinctivement dans les repères rassurants d’une lointaine jeunesse qu’il lui plaisait de revoir dans ses nuits.

Là il se retrouvait en pleine possession de ses forces et d’un avenir tracé dont il recueillerait les promesses.

Là il revoyait ses souvenirs comme autant d’images précises ; un mur émouvant et animé de photos bien réelles qui le rassérénaient.

Il s’endormait aussi à table en fin de repas.

 

     Il réécoutait beaucoup Schubert, tout Schubert mais surtout l’adagio de son quintette à cordes Schubert - Quintette à cordes D956 qui le plongeait dans des abîmes de perplexité où le temps était suspendu et dans lesquels il aimait pourtant se perdre.

A près de quatre-vingt-dix ans il se savait sur la pente descendante, déclinant davantage de jour en jour.

Il n’en avait plus rien à faire tant la vie lui était devenue étrangère et de peu d’intérêt.

Sa fatigue sans limite suffisait à lui faire entrevoir la fin d’un long parcours histoire de se retirer avec grâce.

 

            Le soleil était bleu et il avait trop froid ; à force de tirer sur ses manches…

 

 

Ultime révérence

(© 2017/droits réservés)

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Coup bas

Posté par BernartZé le 17 janvier 2017

Poignard

359 fois l’an

  

            Alors d’un geste ample et généreux…

 

     Elle était là, fidèle, chaque jour au rendez-vous depuis des années.

Envahissante omniprésente dévorante effarante.

 

Elle était là, toujours, interdisant l’oubli.

Pliant le corps en deux, cassant le dos fouraillant le bas ventre.

 

Elle était là, perfide, vicieuse dans sa façon de se tapir avant de surprendre et bondir.

Lancinante pernicieuse amorale.

 

Elle était là, encore, quand moins de six jours par an elle faisait mine de se faire oublier.

Cynique et provocante d’un esprit belliqueux.

 

Elle était là le jour où le bras s’est abattu, où la dague est entrée profondément dans le corps, faisant fi de la peau de la chair et des muscles ; pour la calmer, si possible la faire taire.

 

Le cri s’est à peine entendu.

 

            Demeure une douleur…

 

 

Messerschmidt (figure grimaçante)  

(© 2017/droits réservés)

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Quel scoop !

Posté par BernartZé le 17 janvier 2017

Truffe chocolat

Brrr !

  

            J’ai la truffe froide ; constamment, même chez moi.

 

     Noël est pourtant déjà loin.

Mais les rigueurs de l’hiver font de nous des glaçons qui ne fondent pas

Étoile des neiges 1 Étoile des neiges 2 Étoile des neiges 3                           

 

 

Truffe chat  

(© 2017/droits réservés)

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Tous azimuts

Posté par BernartZé le 14 janvier 2017

Aimer ne suffit pas

Aimer ne suffit pas

 

            Il faut savoir partir.

            Il faut savoir rester.

            Il faut savoir le dire.

            Il faut savoir aimer.

 

     Amour amour que de bêtises n’ont-elles pas été dites et écrites en ton nom !

Comme si quelqu’un pouvait savoir, comme s’il pouvait comprendre et percer le mystère des sentiments les plus cachés souvent enfouis.

 

« Amour ! amour ! quand tu nous tiens… » a écrit le poète censé tout mieux connaître que tout le monde.

Lui et confrères assimilés ont écrit tout et n’importe quoi sur ce sujet fondamental, une chose et son contraire, sans craindre de se contredire.

Pourquoi s’empêcher d’improviser quelques phrases définitives sonnant comme des vérités ?

 

Quand les mots sont lâchés dans l’arène, les idées fusent et jaillissent en bouquets roses sans souci d’ineptie.

Pas de ridicule possible pour ceux qui osent faire des déclarations à l’emporte-pièce en se basant sur leur seule expérience qu’ils pensent représentative pour le plus grand nombre d’individus.

Bon Dieu ! Mais c’est…bien sûr ! Tout le monde est pareil -tous construits sur le même moule, pourvus de la même gamme de sentiments- et chacun se retrouvera dans ces aphorismes batifolant en pleine nature.

 

     Dans un concours d’expressions convenues la plus répandue est sans doute « l’homme (ou la femme) de ma vie ».

Affirmation faite le plus souvent avec une inébranlable assurance sans même penser aux conséquences d’une telle sentence.

Si l’on songe un instant que la personne implicitement désignée puisse croire l’auteur d’une déclaration aussi importante, elle n’a que deux solutions : lui sauter dans les bras L'enjeu du cirque ou fuir à toutes jambes.

Beaucoup aiment à s’illusionner pour tenter l’aventure.

Quel courage…ou bien quelle inconscience ?!

 

     Pourtant, même en supposant de multiples formes d’amour, quel…courage (si si) quelle abnégation, quel don de soi fait à l’autre s’il est aussi entier que sincère !

Pourquoi ne pas y croire, pourquoi ne pas rêver possible l’impossible ?

Pourquoi toujours douter et envisager le pire ?

Pourquoi AUSSI encombrer nos existences de phrases irrévocables qui voudraient nous guider dans la conduite de nos sentiments ?

Un grand auteur de grandes pensées (et autres réflexions…) nous a légué l’expression de son sentiment absolu : « Aimer, c’est bien, savoir aimer, c’est tout. »

C’est…aussi discutable : « tout » est-ce assez en l’occurrence ? ; existe-t-il des mesures dans les sentiments ?

Fausse lapalissade : qui sait ne pas savoir en sait déjà beaucoup.

 

            Question subsidiaire : qui saurait expliquer les raisons de ses inclinations ?…

 

 

S.G.  Mauvais joueur !

(© 2017/droits réservés)

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Chronophagie

Posté par BernartZé le 11 janvier 2017

L’œil horloge

L’attente

  

            Le temps de courir à sa perte…

 

     Certes toutes les heures blessent et si la dernière tue elle met fin du même coup à l’angoisse qui nous ronge tout au long de la vie.

 

Qui n’a pas attendu, pupille plus ou moins dilatée, un train un coup de téléphone ou de sonnette à la porte, l’aimé(e) ou…le facteur parfois !

Pour un simple colis Livraison par drone qui n’en finit pas de ne pas arriver l’inquiétude peut grandir au point d’envahir l’espace mental empêchant toute réflexion et toute action.

Chacun des sens en éveil, l’oreille est à l’écoute du moindre bruit, du plus petit indice.

Telle Tatiana Samoïlova Tatiana Samoïlova (Quand passent  les cigognes, 1957) plus soucieuse de savoir quand passeront les cigognes (contre-sens assumé !) que de connaître l’heure de venue du facteur ; mais c’est un cas atypique.

L’anxiété qui a gagné son visage révèle l’intensité et les enjeux de son attente ; si elle savait la pauvre !

 

     Sommes-nous condamnés à patienter et espérer sans fin en nous tordant les mains et les jambes tels des gamins autrefois habitués à ce que leurs caprices soient immédiatement satisfaits ?

La délivrance vient-elle avec la mort ?

Si une attente pouvait se dérouler en connaissant son heure et sa date précise d’échéance le système nerveux s’en porterait bien mieux.

Mais non bien sûr, la vie coulerait trop facilement et nous n’aurions pas autant conscience de la précarité de nos existences.

L’incertitude est une menace permanente qui nous rend excessivement vulnérables et nous sommes impuissants à nous en défaire.

Pas étonnant si à force de se prendre des coups Uppercut nos âmes finissent défigurées au point de nous faire porter sur le visage les traces de nos heurts Visage tuméfié suivant le principe inverse de celui du fameux Portrait de Dorian Gray !

Ah ! les agressions du temps !

 

            N’ayant pas d’autre choix que d’attendre, attendons sans relâche, même si cela fait mal de devoir vivre avec une dangereuse Épée de Damoclès au-dessus de la tête.

Bienheureux ceux qui ne s’en doutent pas…

 

 

LE portrait de Dorian Gray (inv.)

(© 2017/droits réservés)

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Le temps venu

Posté par BernartZé le 8 janvier 2017

The crying room

Chambre close

  

            Larmes ravalées elle avait refermé la porte à clé.

 

     Larmes bues après ses paroles et la relecture de ses lettres.

L’émotion du souvenir du dernier jour l’avait longtemps empêchée de reprendre son souffle et le cours de sa vie.

Plus rien d’autre n’avait compté durant de longs mois, des années.

Elle avait beau savoir qu’il valait mieux le laisser aller, elle ne parvenait pas à cesser de le retenir.

N’écoutant personne elle avait renoncé à toute vie sociale, préférant même rompre des liens familiaux.

Entretenir la flamme et les souvenirs était son seul souci tant sa survie en dépendait.

 

     De longs mois, des années, son existence était restée en pointillés.

Perdue et pâle T.T. (Missing) elle était retournée sur des lieux familiers, avait dérangé des photos, hanté le passé pour raviver la flamme.

Tout lui manquait : lui, eux, elle dans ses yeux.

 

     Le poids de l’absence avait été monstrueux, phénoménal au point qu’elle avait d’abord pensé ne jamais réussir à se relever.

Rester à terre n’étant pas une option sensée, elle avait fait de leur chambre un lieu fermé, une pièce de secours, un ultime recours.

Installée ailleurs pour tenter de dormir, il lui avait été impossible de ne pas y revenir régulièrement ; trop souvent.

Et de refaire chaque jour chaque nuit le trajet jusqu’à la chambre mortuaire où il était sans n’être plus.

Durant des heures elle voyait repasser des images, relisant des poèmes qu’ils avaient épousés et pleurait un peu tout en se contenant.

Durant des années ce cérémonial avait eu lieu.

 

     N’oubliant rien elle avait réussi à accepter de laisser sa place au vide dans cette pièce condamnée au passé.

Et elle l’avait une dernière fois refermée ; sans larmes.

 

            Plus tard, dans quelques temps, sans doute déménagera-t-elle…

  

 

La chambre verte (François Truffaut, 1978)

(© 2017/droits réservés)

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