Du vécu (ou presque)…

Posté par BernartZé le 3 juin 2009

 

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La béquille de sa mobylette

           

            Tout a sans doute commencé ce jour-là !

Il en est presque sûr aujourd’hui.

Il irait même parier sa dernière paire de pantoufles en simili lézard que l’origine du mal remonte au jour de ses quatorze ans !

Avant ce jour fatidique, pas vraiment de souvenir précis pour étayer sa thèse.

Mais depuis ce fameux mardi 5 septembre 1995, sa vie a été littéralement mise sous la coupe du M.O.D.O.

Une mise sous tutelle, pure et simple !

Sans son accord, évidemment, ni la signature de ses parents.

Personne, alors, ne s’était rendu compte de rien ; rien du tout !

Et pourtant…

     Evidemment le matin de son anniversaire avait débuté de façon idéale.

Contrairement à ses pires craintes, il s’était levé en estimant, face au miroir, tous phares allumés dans la salle de bain, qu’il avait plutôt bonne mine.

Pour une fois, il ne s’était pas trouvé trop ceci ou pas assez cela ; bref plutôt « potable plus » !

Le cadeau, décidé de très longue date, était attendu pour le début de l’après-midi.

A défaut de l’effet de surprise, il lui resterait la joie de l’essayer tout de suite, même s’il savait qu’il ne pourrait officiellement l’utiliser qu’au début du deuxième trimestre, aux alentours du 1er décembre.

A condition, bien sûr, d’avoir effectué une entrée remarquable au lycée ; sinon à quoi bon continuer à progresser avec une année d’avance sur les autres ?!

Bref ! La journée s’annonçait des plus belles, et ensoleillée de surcroît !

     Certes, en y repensant, sa joie aurait pu être décuplée s’il n’avait pas dû faire une concession à ses parents : se « contenter » d’un modèle pas tout à fait dans le vent, qu’il serait -à coup sûr !- le seul à posséder au lycée.

Et puis après tout qu’importe !

Pourvu qu’il puisse enfin remiser son vieux vélo plus tout à fait à sa taille et qui lui donnait l’air d’être encore au collège !

      La matinée, dont il revint en pédalant comme une turbine, s’écoula dans un rêve.

Il avait simplement fait acte de présence, ce qui n’était déjà pas si mal pour quelqu’un qui avait bien gardé pour lui son double secret du jour.

Quartier libre l’après-midi ; c’était enfin là que les choses sérieuses pourraient commencer !

Déjeuner sans appétit rapidement pris en famille (moins sa petite sœur, de corvée de cantine) ; et puis l’attente.

Jusqu’à 15h07, heure précise (enfin, selon sa montre pas tout à fait suisse, mais réellement à quartz) où il entendit, le premier, la camionnette de livraison arriver.

Même pas le temps de sonner pour le chauffeur ! ; il était en bas avant ses parents, indispensables pour apposer leur signature et prendre officiellement livraison -en son nom- de l’objet du désir.

            Oh ! La belle (couleur) bleu turquoise ! ; le choix s’était imposé de lui-même : c’était ça ou bien orange !

Mais le plus important, encore plus au moment d’en prendre enfin livraison, était de ne pas regretter d’avoir dû lui-même débourser -et en plus- ce qu’il fallait afin de pouvoir accéder au grand luxe, à la catégorie supérieure des (futurs) conducteurs de mobylettes.

Soit…un confortable deux roues, non seulement équipé -également à l’arrière- d’une suspension, mais aussi de deux paires de clignotants !

Il n’avait pas un instant imaginé pouvoir s’en passer.

     Devant ses yeux, à présent, elle rutilait, de toutes ses options, de tous ses chromes et de sa couleur un peu voyante, de loin !

Tout à sa joie et grâce à son enthousiasme communicatif, il n’éprouva aucun mal à convaincre ses parents de le laisser « faire un tour »…dans la rue (une impasse).

Quelques pétéradants allers-retours plus tard, il était fier et ravi.

Heureux, en somme.

     Le temps de descendre de sa mobylette et cet unique instant de béatitude fut définitivement révolu.

Une page de sa jeune vie était tournée, à jamais.

Il lui suffit de tenter de mettre son véhicule sur béquille pour comprendre que quelque chose n’allait pas.

Au bord du trottoir, devant la maison de son enfance, celui-ci  refusa obstinément de rester tout seul en place, c’est-à-dire de se tenir convenablement debout !

Plus qu’une grâce penchée, il semblait atteint d’un subit accès de flemme ; pas même le courage de demeurer droit, histoire de sauver la face.

La béquille, de toute évidence la seule à incriminer, ne pouvait, ni ne voulait prendre seule en charge tout le poids de son corps !

Comme si, au bord de l’évanouissement, elle n’avait pu cacher une soudaine et durable faiblesse.

Et d’autant plus fâcheuse qu’elle se confirmait malgré des tentatives renouvelées !

     Après n’avoir pu faire autrement que de la coincer debout -grâce à la pédale droite- contre le trottoir, il ne put -non plus- s’empêcher de distinguer ses parents comme témoins privilégiés de ce terrible contretemps.

Et de faire grimper, tant bien que mal, le deux roues dans le coffre du quatre roues paternel, à charge pour tous deux d’aller consulter -en urgence- le concessionnaire jusque sur ses terres.

Evidemment celui-ci ne manqua pas de se confondre en de plates excuses et de faire remplacer la défaillante béquille par sa jumelle apparemment plus vaillante !

D’ailleurs, après quelques tours de vis, tout sembla parfaitement rentrer dans l’ordre, dans le magasin.

     Effectivement, un quart d’heure plus tard, au bord du même trottoir, devant la même maison, le même phénomène ne manqua pas de se reproduire…à la deuxième tentative.

Juste histoire de s’assurer que le premier essai était réellement concluant (et donc qu’il n’avait pas rêvé), il avait préféré, tel Gribouille, effectuer une seconde vérification, juste au cas où.

Et cette nouvelle béquille, comme la première, se révéla incapable de soutenir correctement le poids total de l’engin !

Que justice lui soit -ici et maintenant !- rendue une fois pour toute : sa vie entière, et celui de sa maternelle matrice d’adoption, elle n’eut de cesse de tenir le choc !

Affaissée, écrasée par le poids du devoir qui l’incombait, elle vécut vaillamment, pliant toujours mais ne rompant jamais ; chapeau bas !!

            Il n’empêche que ce fut le début (de mémoire) de l’escalade et la toute fin des haricots !

Tout ne fit plus, ensuite, qu’aller de mal en pis.

Tel un virus, les plus étranges maladies ne cessèrent de contaminer en cascade le deux roues initialement chéri.

     Outre la béquille acceptée avec son handicap, il ne tarda pas à subir toutes les espiègleries de son brillant engin.

Passé le voyage de noces, soit les trois premières semaines idylliques durant lesquelles il put -dès le début du deuxième trimestre- se rendre sereinement au lycée, tout content de chevaucher une monture digne de sa nouvelle maturité (malgré son jeune âge relatif), il dut vite déchanter.

Et même promptement !

Les coups du sort se succédèrent de manière de plus en plus inquiétante.

La pétaradante se mit à dérailler à tout va, afin d’affirmer son caractère.

Puis vint, en plein cœur de l’hiver, une incroyable succession de crevaisons : trois lundis de suite !!

Et de plus en plus de mal à justifier ses retards répétés, face au même professeur.

     Et enfin…peut-être l’un des summums vécus avec son deux roues, de ceux qui tutoient le sublime : en rentrant tard le soir, un soir particulièrement sombre et pluvieux, sa bécane ne démarra pas.

Elle s’y refusa ; ostensiblement !!

Bougie et moteur noyés.

Après un bon millier de vaines tentatives de démarrage, il finit épuisé et trempé.

Attention ! Pas trempé du genre très mouillé par une pluie continue et particulièrement inopportune !

Que nenni !

Non…la ville, ce soir-là précisément, connut la plus grande inondation de son histoire, au XXème siècle !

Un véritable déluge apocalyptique s’abattit nuitamment sur la cité, sa mobylette et lui-même…le faisant devenir à moitié fou, éructant à tout va, en pleine rue, et arrachant son casque afin de pouvoir respirer à nouveau !!

Trempé pour trempé…!

Tant qu’à faire, autant provoquer les océans et faire se déchaîner tous les éléments de la Création !!!

Que d’eau, que d’eau !!

Tellement…que les trottoirs ne se distinguaient plus de part et d’autre de la chaussée !

Comment finit-il par rentrer jusque chez lui ?

Mystère et dubble gum !…

            Le M.O.D.O. avait, cette nuit-là, marqué un grand coup.

     Par la suite, au fil des ans, il put noter -ou pas- divers incidents troublants.

Ceux-ci allèrent du concours de circonstances anodin et même amusant (parfois !) à une succession de coups ou contrecoups du sort.

Certains auraient pu hâtivement invoquer une certaine et évidente malchance, d’autres n’auraient pas manqué d’évoquer une possible malédiction directement héritée de ses ancêtres, aïeux et autres individus de son arbre généalogique dont il ignorait, en fait, toutes les branches inférieures à celles situées en dessous du voisinage de ses grands-parents.

De toutes façons, qui aurait pu apporter la moindre preuve tangible ?!…

     Et cependant, une telle accumulation aurait affecté toute personne sensée.

De quoi tituber un peu…

     Il ne connut plus jamais la paix.

Passée la fin de l’adolescence, dès le début de l’âge adulte et de ses balbutiements dans le monde de « l’autonomie » (!), il ne manqua pas de connaître moult revers de fortune, à chaque tentative aventureuse d’avancée dans le Monde des Objets, le monde bassement matériel.

Impossible de dresser ici même une liste exhaustive de toutes les occasions où…zut alors ! C’est vraiment pas de chance !

     Alors…juste pour le plaisir de faire rire ou sourire, il aurait pu (se) rappeler ici le tout premier objectif photo de son premier « Reflex » qui ne fonctionna pas, se contentant de tenir le rôle unique et diablement réducteur d’une loupe, voire d’un simple filtre (de poussières ?!) allant de nulle part à…pas spécialement plus loin !

Navrant.

Et vive l’invention de « la garantie » !

Pour rester dans le domaine « high tech » : son premier magnétoscope avala de travers sa première cassette VHS ; les différentes chaînes hi-fi (mini, midi…; importées du Soleil Levant ou bien du Pôle Nord), qu’il eut l’occasion d’acheter au cours de sa vie, révélèrent toutes -plus ou moins précocement- un vrai défaut de fabrication ; aucun de ses lecteurs cd (hormis le baladeur dont il eut la drôle d’idée de se lasser très rapidement) ne sut (ou ne put ?) fonctionner normalement au delà d’une période idyllique de douze mois.

Après de courtes noces, de quoi voir rouge sang, avec l’ardent désir de shooter dans le tas ou de foncer droit dans le mur !

            Tout ses « home sweet home » ne furent pas en reste, le laissant rarement serein.

Avec sa première location il hérita -malgré lui- d’un très vieux frigidaire, abandonné là par la locataire précédente (une Galloise ou une Ecossaise).

A vue de nez, il avait certainement connu la guerre ; peut-être même la Grande !

D’un look improbable de vieux bunker gris, il…refroidissait lentement et bruyamment.

Les glaces comme les glaçons n’étaient pas bienvenus.

Quand il quitta cette location pour une autre, il lui fit ses adieux sans regrets, mais avec -tout de même- un petit pincement au cœur.

     « Lâcher la proie pour l’ombre » ne fut pas pour lui une vaine expression.

Il avait quitté un espace (doté d’un volume estimable), somme toute assez confortable, pour gagner un repère aux dimensions de la cage d’une poule.

Bon.

Son corps (son « enveloppe charnelle ») ne se fit jamais à cette assignation à résidence (faute de pouvoir déménager) qui perdura (…)

Il ne cessa pas de se cogner contre les murs et les objets qui lui rabotèrent, au passage, une hanche, un bras, se montrant parfaitement incapables de lui céder la priorité en s’effaçant, avec grâce, de son étroit chemin.

Le grand mur balafré d’autrefois avait été vite remplacé (au lendemain d’une terrible giboulée de mars déportée en juin !) par des lézardes horizontales et verticales, mais plus petites.

Qui ne se sent pas en sécurité déménage ; qui ne dit mot consent…à rester !

     Outre le lave-linge qui -dès ses vertes années- décida d’essorer selon son humeur du jour (deux ou trois fuites à déplorer aussi en cours de carrière, mais passons !), il eut l’honneur et l’avantage (couramment partagé, paraît-il) de jouer les marins d’eau douce (mais aux intentions adverses !) et d’éponger à tout va, des carrelages comme des planchers de bois (définitivement morts…après séchage !).

Que d’eaux, que d’eau !!

Que de problèmes de robinetteries (lavabo, évier…mais jamais de douche ou de baignoire ; étrange…) et de toilettes !

Ah ! Les toilettes…qui choisissaient toujours l’un des -nombreux- week-ends prolongés du printemps pour s’accorder un large moment de faiblesse, telle une vacance, un moment d’absence, le temps de s’oublier généreusement.

Ça donna l’occasion de commencer une vaste collection de serpillières !

     Dans la catégorie « inondations en tous genres », il importe de se souvenir avec émotion (!) d’autres oublis (tout aussi envahissants et hostiles pour le parquet) dus à la lente, longue et terrible agonie de son vrai premier réfrigérateur qui succomba d’une phtisie (pas tout à fait) galopante avant l’âge de trois ans !

Témoin de sa consomption, il ne put que l’assister fidèlement au cours des deux semaines et demie de souffrances qui finirent par l’emporter.

Oublions les commodes, armoires, tiroirs et compagnie, les vis et les boulons qui ne tinrent pas le choc (après moins d’un trimestre d’existence), pour finalement rendre un dernier hommage aux…

…mouchoirs enflammés et aux boîtiers de cd (en partie) brûlés, réellement par maladresse (en quelques occasions) ou pour avoir -de trop près- tutoyé une flamme…de bougie !

     Après les épreuves de l’eau et du feu, il fut bien obligé de reconnaître que la terre ne manquait pas d’air ; franchement pas !!

En se rappelant constamment à son bon souvenir, elle n’avait de cesse de l’empêcher de décoller, de se défaire des incontournables questions matérielles, en le maintenant au sol, au ras du macadam !

            « Philosophe » cependant, il dut bien apprendre à relativiser son malheur.

     L’âge venant (mais ne l’aidant pas spécialement), il découvrit que « le mal » dont il subissait depuis toujours les conséquences les plus désagréables avait une dénomination et qu’il avait même été érigé en une loi par des esprits et des cerveaux (certainement…forcément !) compétents : la loi de Murphy, plus communément (et familièrement) connue sous l’appellation de « loi de l’emmerdement maximal » !

     Du jour où il put mettre un nom sur le soi-disant mauvais sort qui régissait sa vie, il cessa, dès le lendemain (!), de se considérer « pessimiste ».

Après tout, puisqu’il n’était pas du genre à ajouter une couche de confiture (de pêches) sur sa tartine beurrée, il ne pouvait certainement pas être le plus malheureux des hommes en ce bas monde !

            Ce brutal revirement n’empêcha logiquement pas le M.O.D.O. (le Monde Obscur Des Objets) de persévérer dans sa volonté de lui rendre la vie la moins harmonieuse possible.

     Et un beau jour, un 5 septembre, alors qu’il traversait en toute hâte le boulevard, de peur de voir le bus lui passer sous le nez, un lacet de chaussure décida de le lâcher définitivement ; le temps de se pencher sur sa chaussure droite et le bus, lui, ne le manqua pas.

     Sa destinée aurait-elle été autre si son premier « deux roues motorisé » avait été différent, ne serait-ce qu’au niveau de la béquille ?…

(© 2009/droits réservés) 

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La vraie vie (!) (part II)

Posté par BernartZé le 28 mai 2009

 

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OUTing

    

                        – Papa, Maman…voilà.

            J’ai un aveu à vous faire, une nouvelle à vous annoncer : je suis homo !

« Gay », comme vous dites.

     Je suis vraiment désolé de vous décevoir, mais j’ai fait tout ce que j’ai pu.

J’ai fait le maximum ; j’ai bien réfléchi, c’est comme ça.

Etant votre seul enfant, j’imagine facilement votre déception.

Tous vos espoirs reposaient nécessairement en moi et vous devez soudain tomber de haut.

Je n’y peux rien et pourtant je m’en veux quand même de vous causer une aussi grande désillusion.

« C’est ma faute, c’est ma faute, c’est ma très grande faute ! »…

Non, bien sûr !

Mais n’allez surtout pas imaginer que vous êtes, l’un ou l’autre, responsable de quoi que ce soit.

Franchement non !

C’est la faute à personne, le hasard ou la fatalité ; c’est comme ça, tout bêtement !

J’aurais très bien pu n’être pas homo, comme vous.

Le sort en a, semble-t-il, décidé autrement, non sans ironie !

C’est vraiment pas de bol !

Je n’aime pas les femmes. J’espère que vous arriverez à vous faire une raison.

Avec le temps, non ?…

     J’ai pas l’air comme ça, mais c’est une chose qui me pesait depuis tellement longtemps !

Des dizaines de fois, toutes ces années, j’ai bien failli vous le dire.

J’ai essayé souvent, renonçant à chaque fois en considérant que ce n’était pas -jamais- le bon moment ou la bonne occasion.

Je me suis traité de lâche et de tous les noms envisageables afin de me provoquer, de me faire réagir et de me forcer, moi-même, à vous dire enfin la vérité.

Ma vérité, en dépit de vous.

Pour votre plus grand dépit…?

     Je vous assure, pourtant, qu’avant d’en arriver à cette extrémité (« confession »), j’en ai fait des efforts.

Dans l’espoir d’être un jour à votre image, j’ai même fait des « tentatives » supposées me tenter.

   – La Bérézina !  Que nada !

   – Waterloo, Waterloo, morne plaine… !

Quelques incursions en boîte, avec un ami, m’ont vite découragé, pour ne pas dire carrément « refroidi ».

Si le cœur a ses raisons que la raison ignore, l’épiderme n’est pas non plus en reste, croyez-moi !

Et malgré mon désir qu’il en fut autrement, je n’ai pu, en ces occasions, que constater…mon absence totale de réaction.

Un peu honteusement (encore), je suis bien obligé de l’admettre pour vous en faire l’aveu.

De désespoir, j’ai même envisagé une cruelle malédiction héritée par mégarde, ou méritée, malgré moi !

Mais bon, ça tient franchement pas debout !

Non, il faut être fataliste, je ne vois pas d’autre issue !

            Maintenant…je ne sais pas si ça pourra vous consoler un peu, je n’ai aucunement l’intention de faire ma vie avec qui que ce soit ; pas plus un homme qu’une femme ou même qu’un lévrier afghan (beaucoup trop poilu !!).

C’est ainsi !

     En fait, je suis beaucoup plus fleur bleue que ça…

Je vous présente mes trois derniers coups de cœur :

papillonbleu.jpg  lheurebleue.bmp papillonbleu1.jpg         

     Pensez-vous pouvoir nous accueillir tous les quatre à votre prochain réveillon de Noël ?…

(© 2009/droits réservés)

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Existentielles, vous dis-je !

Posté par BernartZé le 14 mai 2009

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     Quoi ?

     Qu’est-ce-qu’il y a ?

     Qui est mort et qui ne l’est pas ?

     Qui a trouvé et qui ne pourra pas ?

     Qui se meurt et qui saura ?

     Je sais bien que l’on ne sait pas.

 

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Citations (?)

Posté par BernartZé le 14 mai 2009

       

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- Il lui ferma les yeux comme pour taire un mensonge. 

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___________________

 

 -  Et j’ai cherché ma voie   3411901786226dcdfcf5.jpg  ;  ça  m’a  rendu aphone,

essoufflé   aboutdesouffle.bmp,  

à bout de course   aboutdecourse.jpg   [!]

 

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Aphorismes, citations, fulgurances et délires verbaux en tous genres (!)

Posté par BernartZé le 14 mai 2009

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          – Ah ! Les hommes ont bien changé. Nos amants avant guerre avaient une autre allure.

          – Certes oui. Ils étaient encore en vie !

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La vraie vie (!) (part I)

Posté par BernartZé le 13 mai 2009

 

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« In(t)ing »

                     

                     - Papa, Maman…voilà. 

           J’ai un aveu à vous faire, une nouvelle à vous annoncer : je ne suis pas homo !

Pas « gay », comme vous dites. 

    Je suis vraiment désolé de vous décevoir, mais j’ai fait tout ce que j’ai pu.

J’ai fait le maximum ; j’ai bien réfléchi, c’est comme ça.

Etant votre seul enfant, j’imagine facilement votre déception.

Tous vos espoirs reposaient nécessairement en moi et vous devez soudain tomber de haut.

Je n’y peux rien et pourtant je m’en veux quand même de vous causer une aussi grande désillusion.

« C’est ma faute, c’est ma faute, c’est ma très grande faute ! »…

Non, bien sûr !

Mais n’allez surtout pas imaginer que vous êtes, l’un ou l’autre, responsable de quoi que ce soit.

Franchement non !

C’est la faute à personne, le hasard ou la fatalité ; c’est comme ça, tout bêtement !

J’aurais très bien pu naître homo, comme vous.

Le sort en a, semble-t-il, décidé autrement, non sans ironie !

C’est vraiment pas de bol !

Je n’aime pas les hommes. J’espère que vous arriverez à vous faire une raison.

Avec le temps, non ?…

     J’ai pas l’air comme ça, mais c’est une chose qui me pesait depuis tellement longtemps !

Des dizaines de fois, toutes ces années, j’ai bien failli vous le dire.

J’ai essayé souvent, renonçant à chaque fois en considérant que ce n’était pas -jamais- le bon moment ou la bonne occasion.

Je me suis traité de lâche et de tous les noms envisageables afin de me provoquer, de me faire réagir et de me forcer, moi-même, à vous dire enfin la vérité.

Ma vérité, en dépit de vous.

Pour votre plus grand dépit…?

     Je vous assure, pourtant, qu’avant d’en arriver à cette extrémité (« confession »), j’en ai fait des efforts.

Dans l’espoir d’être un jour à votre image, j’ai même fait des « tentatives » supposées me tenter.

   – La Bérézina !  Que nada !

   – Waterloo, Waterloo, morne plaine… !

Quelques incursions en boîte, avec un ami, m’ont vite découragé, pour ne pas dire carrément « refroidi ».

Si le cœur a ses raisons que la raison ignore, l’épiderme n’est pas non plus en reste, croyez-moi !

Et malgré mon désir qu’il en fut autrement, je n’ai pu, en ces occasions, que constater…mon absence totale de réaction.

Un peu honteusement (encore), je suis bien obligé de l’admettre pour vous en faire l’aveu.

De désespoir, j’ai même envisagé une cruelle malédiction héritée par mégarde, ou méritée, malgré moi !

Mais bon, ça tient franchement pas debout !

Non, il faut être fataliste, je ne vois pas d’autre issue !

            Maintenant…je ne sais pas si ça pourra vous consoler un peu, « les femmes » ne me disent guère davantage.

De là à songer sérieusement à entrer…dans les ordres.

     Aurais-je alors votre absolution ?…

(© 2009/droits réservés)

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Aphorismes, citations, fulgurances et délires verbaux en tous genres (!)

Posté par BernartZé le 12 mai 2009

 

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- Ah ! Y’a pas à dire : revoir « Les 400 coups », c’est le voir nouvellement !

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La vraie vie (!)

Posté par BernartZé le 11 mai 2009

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Arrête donc d’accoucher !

        

          La vision de plus en plus troublée par des larmes naissantes, tu semblais me chercher derrière un rideau de pluie.

Et ne parvenant déjà plus à m’entrevoir, ta pluie se fit diluvienne ; je reconnus bien là ta généreuse nature ! 

          Autant qu’il m’en souvienne, certains t’avaient prévenue : deux ou trois -c’est bien- quatre…à la rigueur, mais cinq ou six, voire davantage, cela devient carrément de l’élevage !

C’est pas moi qui l’ai dit ; je ne me serais pas permis (!)

     Toujours est-il qu’aujourd’hui…te voilà bien « embarrassée » !

     35 ans…7 enfants et…un mari tellement occupé par sa carrière galopante que l’on pourrait croire qu’il te revient seulement lors de courtes visites, le temps d’un décompte, d’une m.a.j. (!!) et d’accomplir (vaillamment) son devoir conjugal, sans jamais perdre de vue (ni d’ouïe) ses trois téléphones portables, ni l’écran -toujours allumé- de son ordinateur de…chambre (à coucher).

Il est à noter un grand progrès de sa part, puisqu’il a remisé son télécopieur depuis peu ; depuis ta dernière grossesse, si je ne m’abuse !

Depuis combien de siècles a-t-il cessé de (prendre le temps de…) te regarder au fond des yeux ?

Quand s’est-il déconnecté au point de devoir inscrire vos « rendez-vous » -et tes initiales- sur quelques pages de son agenda professionnel ?

De rares et minuscules inserts, aussi discrets que difficilement consentis.

     Toutes les fois où il a pu honorer ces rendez-vous, tu as été -bien sûr- toujours présente, , c’est-à-dire à la maison, trop occupée avec sa descendance, de plus en plus envahissante, pour trouver les heures longues ou l’attente impossible.

D’ailleurs, l’attendais-tu réellement encore ces dernières années ?

Songeais-tu seulement à venir parfois jeter un œil à son emploi du temps -professionnel- qu’il ne manquait jamais de te laisser, au fil des semaines renouvelé, maintenu par deux magnets sur le pense-bête de la cuisine familiale, la pièce de toute famille nombreuse, malgré l’omniprésente absence du père de la grande tribu (hugh !!) ?

Deux petits magnets minutieusement choisis -une subtile note de son humour, très certainement- : un portable téléphonique et un ordinateur portable se chargeaient ainsi de maintenir sa « feuille d’absences », rationnellement quadrillée en 7 x 24 cases (!)

Quelques rectangles totalement blancs (vides ?) semblaient scrupuleusement disséminés au hasard de cet échiquier de 168 cases de formes impeccablement identiques.

     J’ai le souvenir d’avoir aperçu parfois des « manifestations » de défit (ou de dépit ?) qui t’avaient, m’a-t-il semblé, fait prendre possession de certaines cases blanches pour les animer de sourires plus ou moins grimaçants et de touches de couleurs dont tu gardais, seule, le code.

Rien de tout cela depuis un bon moment.

Plus guère d’espoir ou plus de lassitude ?…

 

            Ce matin-là, tu as donc déboulé -toute hoquetante- derrière ma porte prête à être toquée (faute de sonnette, volontairement débranchée par mes soins).

Et sans même lâcher ta valise, tu as fondu dans mes bras.

Une « valise » de la taille d’un vanity-case, que tu avais emportée dans ta fuite en avant et qui se révéla contenir, rien de volumineux mais seulement du bien lourd, juste le nécessaire, histoire d’emmener avec toi toute ta culpabilité de mauvaise mère et d’effroyable épouse, évidemment !

     Je t’ai d’abord, péniblement, entendu inarticuler « je les ai tous abandonnééééééés ! », entre deux sanglots démesurééééééés (!)

Qui ne te connaîtrait pas t’aurait alors jugée bien piètre tragédienne.

Et pourtant, ces excès sont tout à fait toi !

Dans toute ton extrême splendeur !

Une fois calmée, (légèrement) apaisée, fatiguée, épuisée, nous avons pu parler, des heures durant ; et rire, bien sûr !

     Non, ta vie n’était pas finie, vaine et définitivement gâchée !

Tu n’inexistais pas par le simple fait de t’être laissée dévorer par ton rôle de mère, accessoirement d’épouse.

Sans parler de la singulière performance consistant à mettre au monde sept enfants en seulement cinq accouchements (deux paires de jumelles : un défi au calcul des probabilités ou bien un clin d’œil à la loi des séries ?!), tu as su découvrir certains charmes à ta vie.

     Tes enfants, d’abord, bien que difficilement (tous ensemble !) supportables, bien sûr !

 Ton mari, que tu aimais tout de même, encore et toujours, malgré lui et son absentéisme d’écolier buissonnier !

Et puis la vie, ta jeunesse (« en cours », seulement) et tout le temps -devant toi- qu’il te restait pour en faire, éventuellement, quelque chose…d’autre, suivant tes vœux, ta volonté et tes désirs.

            Le soir (de ce matin-là), tu partis rassérénée, l’œil clair et sec, le menton en avant, toute prête à en « découdre » à nouveau, à reprendre en mains ton existence, tes enfants, ton mari !

     Depuis, quelques nouvelles parvenues jusqu’à moi m’ont laissé espérer que je n’avais, peut-être, pas été totalement inutile ce matin-là (et les heures suivantes)…

(© 2009/droits réservés)

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Au secours !!

Posté par BernartZé le 16 avril 2009

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Oh ! Cette piscine, j’en ai marre ! 

           

            Cette vue imprenable sur ma mer va définitivement réussir à me donner la nausée.

Tout ce bleu…

Toute cette eau si plate, sans goût, sans sel, à peine chlorée…

Tout ce carrelage ; partout !

Et ces lignes droites et noires ; au fond à quoi servent-elles ?

A ne pas dévier du droit chemin ?

A ne pas se perdre en cours de route ?

A vous rappeler à l’ordre si vous avez (seulement !) l’idée de tenter de le faire ?

Certes, avec une piscine circulaire, pas d’autre solution que de tourner en rond.

Mais là, les prémices d’évasion suggérés dès la première longueur viennent (plus ou moins) vite se fracasser, au bout du compte, vous contraignant, à contre cœur, au demi-tour fissa !!

Revenir alors en arrière, tout en s’illusionnant, parce que l’on continue à aller de l’avant.

Quelle vie !!

Aurait-il mieux valu, peut-être, n’avoir jamais appris à nager ?

S’en sortir autrement ou bien… ?

     Ce luxe et ce confort matériel sont finalement affligeants ; on se lasse si facilement de tout !

C’est le concept même de la prison dorée, alors très fin, pour ne pas dire subtil, quand on habite face à la mer.

Une piscine dans une propriété privée donnant sur la plage et défiant les marées ; on finit par en oublier de sortir de chez soi, servi -en tout- à domicile.

     Jusqu’au jour où…la réalité dépassant la fiction, l’évidence vous heurte frontalement.

Allongé sur votre transat et sous un parasol, par crainte d’un excès de soleil, il vous vient à l’esprit, à un moment précis et au comble de l’horreur, que vous n’avez plus d’autre alternative que de mourir là sur le champ ou de prendre la poudre d’escampette.

S’enfuir ou dépérir !

Telle est la clé sans serrure, la solution d’un problème dont vous n’aviez pas encore pris conscience la veille au soir en vous couchant après un frugal dîner bien arrosé de plus, en solitaire évidemment.

De là à tout quitter et partir à la nage… !

     Prenez au moins le temps d’une petite réflexion en mesurant les risques d’une décision aussi radicale que soudaine.

     Physiquement, vous manquez certainement d’entraînement, ayant progressivement réduit le nombre et la fréquence de vos longueurs dans votre belle piscine que vous avez fini par seulement contempler, de plus en plus blasé.

A force de lézarder, vous vous êtes empâté : vos muscles se sont affaiblis et votre aptitude à réagir vigoureusement s’apparente plus -désormais- à celle de la limace au galop ou de l’escargot bien énervé, par temps d’orage !!

Endormi, vous vous êtes, dans tous les sens du terme et dans les grandes largeurs.

     Au fond, quel intérêt auriez-vous à brutalement changer de cap ou votre fusil d’épaule, celui-là même que vous étiez -inconsciemment- en train d’avaler de plus en plus profondément jusqu’à…l’étouffement final ?!

Vous échapper à tout prix, sera-ce bien raisonnable…aujourd’hui, à votre âge ?

Partir…pour ne jamais revenir ?

Un peu bateau, tout de même ; surtout pour vous, au moment de vous sentir écartelé, pris au piège entre la piscine et les grandes marées !

Ironie de votre trop triste sort ?

Pas si sûr…

            S’il vous semble aujourd’hui vous retrouver au bord de l’asphyxie mentale, au point que votre âme oppressée suffoque et hoquette sans cesse, alors, plutôt que de risquer un étranglement fatal et définitif, osez !

Osez renoncer à vous couler délicieusement tout au fond de votre piscine -en forme de cercueil- impeccablement carrelée, et n’hésitez plus, n’ayant plus rien à perdre.

     Sautez l’obstacle, les barrières et la digue !!

Privez-vous à tout jamais de votre propriété à coups de dynamisme et noyez, dans la mer, la piscine en rompant ses rassurants remparts !

Il ne vous restera plus alors, tel un petit poisson d’aquarium déversé dans le grand océan, qu’à nager à nouveau, librement, tranquillement et toujours plus loin, en zigzaguant, si ça vous chante.

     Parti de plus rien, ce serait tout de même un comble de ne pas arriver quelque part !…

(© 2009/droits réservés)

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Un peu de lecture inédite…

Posté par BernartZé le 30 mars 2009

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N’être pas en retard ou ne pas naître

 

            Je suis le lapin d’ «Alice au Pays des Merveilles ».

     Toujours en retard, toujours à courir, un œil constamment rivé sur ma montre (gousset).

C’est terrible et c’est plus fort que moi !

Je suis né ainsi : en retard, éternellement pressé.

     Je parle bien sûr d’un temps que les moins de vingt ans (…) n’ont pas vécu, car il est, je crois, révolu.

Plus personne ne devient mère en plus de neuf mois, la nature aurait même de plus en plus tendance à bouter l’aspirant humain hors de sa cachette, en deux temps, trois mouvements.

Pas un instant à perdre pour commencer à apprendre à vivre et à respirer de manière autonome !

C’est sans doute mieux pour tout le monde (sauf peut-être pour les pères ?).

     Espérons en tous cas que cela permette à chacun de partir désormais d’un bon pied alerte et ferme, solidement décidé à aller de l’avant, sans traîner en chemin et surtout sans avoir à se battre contre, non pas des moulins à vent (pour une fois !) mais contre cet effroyable handicap qui consiste à se sentir absolument incapable d’être à l’heure n’importe où et pour quoi que ce soit.

     Je ne souhaite pas de connaître cet épineux problème à mon pire ennemi ! 

Oh ! Je sais, on va encore me rétorquer que je suis le seul responsable de mes retards, que je refuse de faire le moindre effort pour me corriger, que c’est un moyen détourné mais habile de me faire remarquer et désirer, que c’est insupportable, un véritable manque de respect envers autrui…que sais-je encore ?

Stop à toutes ces idées préconçues !!

     JE suis la première victime de MES propres retards !

Non seulement, il ne m’amuse absolument pas de courir constamment contre la montre, mais en plus cette gymnastique me rend complètement fou, dingo, voire totalement hystérique.

Je n’exagère pas.

C’est réellement épuisant, même si cela peut contribuer à conserver une forme olympique, malgré le temps et l’âge.

Ceci dit, je n’ai jamais prétendu me qualifier pour quelque compétition que ce soit ; alors à quoi bon ?

Il faudrait aimer les paris essentiellement impossibles pour continuer à s’infliger un tel rythme de croisière.

     Imaginez un peu ! (…)

Je ne parle pas ici spécialement en mon nom, mais aussi pour tous ceux (cela ne modifie en rien mon problème, mais je ne suis pas un cas unique !) qui passent leurs journées, à longueur de vie, à tout faire pour compresser le temps ou pour le dilater, suivant les cas et les impératifs.

Si vous êtes étrangers à ce phénomène, faites -s’il vous plaît- un effort pour une fois (à chacun son tour !) pour essayer de nous comprendre.

Je vous l’accorde, c’est difficile et éprouvant, mais c’est dans un but tout spécialement humain, afin de resserrer nos liens, d’accepter les différences d’autrui en tentant au moins de les envisager.

Ce serait un bon début vers une réconciliation.

Je vous tends la main ; ne laissez pas passer cette occasion.

     J’aimerais, au moins une fois dans ma vie, avoir servi à quelque chose.

Si je pouvais aider un peu tous les éternels retardataires, que ce soit dans leur milieu professionnel ou dans leur vie privée, à faire mieux accepter le lourd handicap dont ils souffrent terriblement depuis toujours, je me sentirais peut-être moins coupable d’être né.   

Cette sorte de croisade me tient à cœur parce que j’ai trop souvent perçu l’incompréhension, ou le simple mépris, dans le regard de ceux qui devaient bien malgré eux subir tous nos retards ; c’était bien malgré nous, également.

     Je ne devrais peut-être pas m’avancer à ce point au nom de tous, mais j’ai cependant l’intime conviction que certains d’entre nous sont GE-NE-TI-QUE-MENT incapables d’être « à l’heure », celle officiellement reconnue par le plus grand nombre.

Ils n’y pourront, je pense, quasiment rien, parce que dans leurs gênes est inscrite cette impossibilité à maîtriser l’Espace Temps, une notion avec laquelle ils ne sont pas nés et qui, de ce fait, leur échappera toujours.

C’est ainsi.       

  L’Homme est imparfait, de naissance ; il faut s’y résoudre une bonne fois pour toutes.

Moi le premier !

A chacun ses tares, à chacun ses manques, ses incapacités et ses absences, ses combats perdus d’avance et cette part de lui qu’il ne parviendra, sans doute jamais, malgré tous les efforts consentis, à simplement améliorer.

     L’accepter déjà pour soi n’est pas forcément une partie de plaisir et, de plus, cela prend un temps (!) infini.

Alors, il serait peut-être plus simple, pour nous tous, d’admettre les faiblesses de chacun, afin de mieux rendre les nôtres supportables.

(© 2002/droits réservés)

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