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Encore ? (!)

Posté par BernartZé le 12 novembre 2014

Plonger (Matthew Mitcham)

Plonger…

 

            Au fond du lit j’irais volontiers me noyer afin de soigner ma dépression avant de mourir.

 

     Mais ce sont des choses qui ne se disent pas, ne se confient pas et qui -surtout- ne s’écrivent pas.

Pas de délivrance en forme d’aveu ; tant pis.

Continuons à faire semblant de vivre, continuons à nous efforcer de sourire ; plus qu’un rictus Rictus (détail) sur un visage figé.

Mettons cela sur le compte des années ; rideau de rides en attendant le tomber final Tomber de rideau.

 

     Mauvaise idée de passer en boucle pour la trois-cent millième fois (en une seule vie) Albinoni qui n’a pas écrit que cet adagio dont il n’est sans doute pas même l’auteur ( Remo Giazotto 2 ?).

Il n’est pas bon de s’écouter souffrir en pleurant sur son sort, traînant au ralenti sa vieille carcasse.

Essayons une Romance pour violon de Beethoven ; oui…mais non.

De toute façon ce sont des claques qu’il faudrait s’infliger !

 

     A force de serrer les dents Radio panoramique 2 et d’endurer, elles se sont diablement élimées et le dernier repas sera sûrement fait d’une bouillie.

Mais que la vie est belle et belle la résistance contre l’irrépressible envie d’aller se coucher comme un cheval fourbu, bientôt mort.

Résister encore et toujours, par orgueil comme par défi.

Apprivoiser la douleur et en faire son amie alors qu’elle n’aime personne et qu’il aurait été préférable qu’elle ne devint pas aussi familière au fil du temps.

Mais l’on choisit rarement, voire jamais, n’en déplaise aux incurables optimistes.

 

     En étant autre L'autre tout aurait été tellement plus simple ; mais tellement moins drôle la bataille.

 

            Il n’est plus l’heure, il n’est plus temps de plonger ou de se noyer ; un nouveau jour va bientôt se lever et il faudra regrouper toutes ses forces pour mener plus loin le combat.

Trop tard pour le repos, le lit et la dépression.

« La mort viendra et elle aura tes yeux »…

 

 

Cesare Pavese à 16 ans 

(© 2014/droits réservés)

Publié dans A bout de course | 6 Commentaires »

Épilogue

Posté par BernartZé le 9 novembre 2014

Et si vieillir m'était conté...

Épilogue

  

            Je n’aurai pas le temps, dit-elle, je n’aurai pas la force…

Je ne saurai jamais si j’ai été aimée ; je l’ai cru, lui Prince pas charmant ce prince pas même charmant quand il me contait son amour infini.

Avant que de le percer à jour, ses mots avaient su toucher mon cœur fondu dans le vide.

M’a-t-il rendue heureuse alors que j’ai cru mourir tant de fois ?

Certains jours peut-être, bien malgré lui.

 

     Tant de routes s’étaient décroisées depuis lors Roads, autant de chemins de traverse empruntés ; elle avait eu l’occasion de trépasser plus d’une fois, puis de ressusciter toujours.

Ce soir-là, assise par terre Lattes de parquet japonais au coin du feu Radiateur quartz infrarouge (La Femme Moderne) elle s’était replongée dans la lecture du « Pavillon d’or » (se laissant à nouveau bouleverser) tout en dégustant un bouillon gyozas Bouillon Gyozac (Green shoot) (en prenant bien soin de délaisser les raviolis) ; le mariage lui avait semblé idéal.

La fatigue aidant, entourée d’une chaleur faussement apaisante, elle aurait pu se laisser aller à se laisser partir.

Combien de fois dans sa vie avait-elle rêvé d’une telle opportunité !

 

     Et puis et puis…elle se dit qu’à près de quatre-vingts ans elle pourrait s’accorder du repos, à défaut de pouvoir s’aimer ; se trouver un peu belle avant que ne s’achève la nuit.

Finir de vieillir, peut-être.

Et si vieillir m'était conté...(M.F.) 

 

            Et si le temps faisait son œuvre…

 

 

Single Innamoramento

(© 2014/droits réservés)

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Foin du passé

Posté par BernartZé le 6 novembre 2014

A rebours

L’œuvre du temps

  

            Alors que les rancœurs s’étaient éteintes et que les regrets n’avaient plus lieu d’être, elle décida de pardonner.

 

     Trop de fatigue, un soir, lui avait soudain fait comprendre qu’il ne lui serait désormais plus possible d’entretenir des relations « toxiques » ; c’est ainsi paraît-il qu’on les appelle.

Pourquoi pas ?

Préférons ici nuisible ou néfaste ; ce sera largement suffisant.

 

     Ce soir-là rien de spécial à noter, elle avait comme d’habitude dîné léger tout en lisant La liseuse - Fragonard (1772) (un peu moins sagement tout de même).

Et en cours de lecture, au hasard d’une page tournée d’un nouveau chapitre ou d’un simple mot évocateur, son esprit s’était mis à vagabonder ; elle avait dérivé.

Toujours sur la même ligne, elle réalisa un peu plus tard que le temps semblait s’être totalement distordu Temps distordu.

Plus de deux heures s’étaient écoulées ; elle avait même perdu le fil de sa lecture ; ho hisse Perdre le fil !

Impossible de retrouver sa concentration ; perdue dans son passé, elle ne put éviter de revivre certains souvenirs.

 

     Tic tac... Remontée d’horloge et retour en arrière, elle repensa à celui qui l’avait tant fait courir et tant désespérer ; ou bien était-ce le contraire Tant couru ?

Des promesses aux coups de cœur aux amours contrariées, elle avait tout connu, tout aimé tout supporté et tout haï.

L’enfer au paradis…quitte à tomber tête la première dans les clichés les plus éculés !

Mais contrairement à la plupart des jeunes filles, elle n’avait jamais rêvé au Prince Charmant Le prince charmant agenouillé à ses pieds tenant sa chaussure égarée à minuit.

Elle avait simplement cru être aimée et elle s’était trompée.

 

     Trompée sur lui ou sur ses sentiments ? ; un demi-siècle plus tard elle se posait encore la question.

 

            Ni remords ni regrets ; une vie non vécue…

  

Points d'interrogation

(© 2014/droits réservés)

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En rouge et bleu

Posté par BernartZé le 3 novembre 2014

Rêve rouge

Au pays des arbres en sang

  

            Il n’y fait pas bon saigner.

 

     Le combat est rude et sauvage Arbre en ''sang'' ; la violence du climat fait des arbres Arbre ''sang de dragon'' robustes et tenaces.

La Nature y est tellement rebelle que tout humain aventureux risquerait de voir son hémoglobine Hémoglobine se glacer de peur et d’effroi face à sa colère.

Tout semble avoir brûlé, la lune Pleine lune rouge comme le soleil Soleil rouge, et la vie dévastée ne laisse place qu’à un paysage de désolation Paysage désolé ; seuls les arbres en sang font de la résistance et vivent encore…comme si de rien n’était.

Un soleil infrarouge échappé d’une lampe Soleil infrarouge aurait-il opéré un travail d’anéantissement tandis que dormait la planète tout entière ?

A moins que le souffle d’un Dragon rouge revanchard n’ait voulu se venger d’un ancien mal dont les siens furent victimes ?!

 

     Que la Terre redevienne bleue, que le monde redevienne eau Océan bleu (une vision apaisante) et pluie et puis Gouttes de lumière.

Quel bonheur de revoir un bel arc-en-ciel Pluie d'arc-en-ciel, quitte à se protéger d’un simple parapluie Simple parapluie bleu !

 

            Nous saignerons tous sûrement encore mais s’il nous est encore possible de faire des Des ronds dans l'eau, alors…

 

 

Oh ! Des champignons bleus...  Oh ! Des champignons bleus…

(© 2014/droits réservés)

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